Les différents types de sujets par chapitres ( Eduscol )

site Eduscol: http://eduscol.education.fr/cid59932/ressources-pour-la-classe-terminale-des-series-es-et-l.html)

Lien pour les sujets zéro :

http://cache.media.eduscol.education.fr/file/lycee/54/1/LyceeGT_Ressources_Hist-Geo_T_ES-L_epreuve-obligatoire_209541.pdf

 

1/ GÉOGRAPHIE:

 

Des cartes pour comprendre le monde (mineure): croquis montrant la complexité de l’organisation de l’espace mondial actuel / étude critique de document(s) ;

 

Des cartes pour comprendre la Russie : (mineure) : croquis sur le thème de la Russie comme État-continent eurasiatique en recomposition /  étude critique de document(s)

 

–  La mondialisation en fonctionnement (majeure ou mineure) : sujets de composition croisant deux entrées (étude des processus et acteurs de la mondialisation ou des flux et mobilités mondiaux en prenant appui sur l’étude de cas) ou les trois entrées de la question / étude critique de document(s)/  schéma sur les espaces du produit mondialisé étudié/  croquis sur les flux et réseaux de l’espace mondialisé.

 

– Les territoires dans la mondialisation (majeure ou mineure): composition qui peut croiser la première entrée générale et l’étude de cas ; une autre composition peut porter sur les enjeux géostratégiques des espaces maritimes/  L’étude de cas et les deux entrées générales se prêtent à l’étude critique de document(s)/ schéma de la ville mondiale étudiée, croquis de l’inégale intégration des territoires dans la mondialisation,  croquis des aspects géostratégiques des espaces maritimes.

 

La mondialisation en débat (majeure ou mineure): composition /’étude critique de document(s).

 

– L’Amérique : puissance du Nord, affirmation du Sud (majeure ou mineure): 4 sujets de compositions : sur  l’étude de cas (Le bassin caraïbe : interface américaine, interface mondiale), sur l’entrée générale intitulée « le continent américain : entre tensions et intégrations régionales ». 2 compositions à dimension comparative sur les États-Unis et le Brésil sont possibles : l’une sur leur rôle mondial et l’autre sur leurs dynamiques territoriales / étude critique de document(s)/  croquis du bassin caraïbe, croquis des zones de tensions et les logiques d’intégration régionale sur le continent américain, croquis des dynamiques territoriales des États-Unis et croquis des dynamiques territoriales du Brésil

 

 – L’Afrique : les défis du développement (majeure ou mineure) : 3 sujets de composition sur chacune des trois entrées de la question : Sahara, continent africain, Afrique du Sud/ étude critique de document(s). Croquis sur le Sahara,  ressources et conflits ; croquis sur les contrastes de développement en Afrique ; croquis sur  l’Afrique du Sud : les espaces inégalement développés d’un pays émergent.

 

– L’Asie du Sud et de l’Est : les enjeux de la croissance (majeure ou mineure): compositions portant sur le cas de Mumbai et sur chacune des deux autres entrées de la question: L’Asie du Sud et de l’Est : les défis de la population et de la croissance et Japon-Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales / l’étude critique de document(s)/ croquis de Mumbai

 

2/ HISTOIRE:

 

Pour chacune des questions suivantes, compositions ( majeure) ou étude critique d’un ou deux document(s)( mineure)

 

– Le patrimoine : lecture historique (Jérusalem) :

– L’historien et les mémoires de la seconde guerre mondiale:

– Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 :

– Médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’Affaire Dreyfus :

Religion et société aux États-Unis depuis les années 1890:

les États-Unis et le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson (191Smilie: 8)

– La Chine et le monde depuis le « mouvement du 4 mai 1919 ».

– Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale

– Gouverner la France depuis 1946. État, gouvernement et administration. Héritages et évolutions.

– Le projet d’une Europe politique depuis le Congrès de la Haye en 1948

– La gouvernance économique mondiale depuis 1944

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Les fonds de cartes du bac 2013

 monde proj. polaire

monde

russie

Etats – Unis

caraibe

bresil

amerique

sahara

Afrique du sud 

afrique

Mumbai

fonds de schéma planisphère

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</script>fond de schéma planisphere
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méthodologie croquis géographie

Le coquis de géographie doit répondre à quelques exigences précises:

Le choix des figurés:

Figurés de surface pour les espaces ( aplats)  : les couleurs doivent montrer une hiérarchie => utilisez un dégradé ( rouge/orange, jaune par expl) en fonction de l ‘intensté du phénomène décrit ( densité par expl) ou de la fonction centrale de l ‘ espace ( NO des Etats-Unis par expl). Si un espace est délaissé ou a une évolution contraire , choisissez une couleur en dehors du dégradé ( vert par expl). Par ailleurs, Le choix des couleurs est une question de bon sens ( les espaces agricoles seront en vert et non en rouge).

Les hachures sont aussi des figurés de surfaces qui permettent de superposer une informations sur un aplats de couleur ( un fond). Elles sont plus ou moins serrées en fonction de l ‘intensité du phénomène à montrer ( IDH , densité de pop; etc) et pour être comparables , elles doivent toujours être de même sens ( oblique de préférence)

Figurés ponctuels: cercles, carrés éventuellement losange: mieux vaut les faire « pleins » . Ils désignent souvent les villes, ports, etc. En noir ou en rouge selon le fond ( le choix du noir permet de les faire quelque soit le fond: expl avec un fond pour la mégalopolis en rouge, les figurés ponctuels seront noirs) . par ailleurs, si vous avez à montrer une croissance, un situation particulière ( restructuration, dynamisme, etc) vous pouvez entourer le figuré d ‘un cercle de couleur. La hiérarchie doit être exprimée par l ‘importance du figurés ( cercle + ou – grand selon la population de la ville par expl).

Les autres figurés ponctuels sont à utiliser avec discernement:  Les losanges sont réservés en gal. aux sites industriels, aux gisements . A éviter les étoiles, les petits bateaux sur l ‘ eau et autres graffitis.

Figurés linéaires: ce sont des lignes qui permettent de figurer les axes, les flux, les séparations ( frontières, ligne Nord-Sud par expl) ou délimiter des espaces par un contour ( mégalopolis atlantique) et les interfaces. Le choix des couleurs est là encore affaire de bon sens ( violet pour le pétrole plutôt que jaune) . l ‘ épaisseur du trait permet de hiérarchiser l’information ( IDE, migration, etc). Vous pouvez utiliser un feutre fin.

La nomenclature du croquis:

Un croquis a toujours un titre. Les océans, continents et pays en majuscules, les villes et régions en minuscules dans le cadre d’échelle mondiale ou continentale ( expl Mondialisation ou Asie Orientale) . Si le croquis ne concerne qu ‘un seul pays , les états et régions peuvent être notés en majuscules ( Californie, Main Street América, Honshu ). Ecrivez toujours horizontalement ( en particulier en cas de projection polaire, le correcteur ne doit tourner le croquis pour lire!)

« Renseigner » un croquis se fait une fois la carte achevée afin de décaler éventuellement le nom d ‘une ville ou d ‘une région pour une meilleure visibilité.  La couleur est  le noir ( éventuellement souligné) mais on accepte le bleu pour le nom des océans.

Une légende organisée:

Le titre du croquis et 3 à 4 sous-titres numérotés , soulignés et bien distincts les uns des autres. La légende se construit souvent par 1/ description des espaces, 2/ facteurs explicatifs 3/ dynamiques . Utilisez une règle pour encadrer les figurés, tracer les lignes et flux.

La présentation

Au bac, les croquis valorisés sont ceux qui présentent les deux qualités majeures :  le soin et la lisibilité => utilisez une règle, ne surchargez pas la carte. Apportez un matériel adapté. Enfin, en cas de doute, abstenez -vous ( mieux vaut ne rien noter que placez LA à la place de SF ou Chicago à la place de Detroit  )

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Sujet Pondichéry 2013

hist-geoES

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Croquis Afrique + Afrique du Sud

croquis-Afrique

croquis Afrique du Sud 

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Site SES

Voilà l’adresse du site SES évoqué en cours : http://www.ses.ac-versailles.fr/index.php

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liste des croquis et schémas géo Bac 2013/ Tes

CROQUIS
*La complexité de l’organisation de l’espace mondial actuel (T1, Q1)
*La Russie, un État continent eurasiatique en recomposition (T1, Q2)
*Flux et réseaux dans l’espace mondialisé (T2, Q1)
*Inégale intégration des territoires dans la mondialisation (T2, Q2)
*Aspects géostratégiques des espaces maritimes (T2, Q3)
*La situation d’interface du bassin caraïbe ( T3, Q1)
*Les zones de tensions et les logiques d’intégration régionale sur le continent américain (T3, Q1)
*Les dynamiques territoriales des États-Unis (T3, Q1)
*Les dynamiques territoriales du Brésil (T3, Q1)
*Le Sahara, ressources et conflits (T3, Q2)
*Les contrastes de développement en Afrique (T3, Q2)
*L’Afrique du Sud : les espaces inégalement développés d’un pays émergent (T3, Q2)
*Mumbai (T3, Q3)

 

SCHÉMAS
*Les espaces du produit mondialisé étudié ( Le téléphone portable)( T2, Q1)
*La ville mondiale étudiée (Londres) (T2, Q2)

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LA FRANCE DE LA Vème REPUBLIQUE

(voir aussi plan détaillé sur l’évolution de la fonction présidentielle)

a) Une nouvelle République : 1958 – 1962

a 1) La constitution de la Vème République

Le Président de la République :  « pivot » du nouveau régime est élu pour 7 ans  par un collège de 81500 grands électeurs jusqu’ ‘ en 1962. Il nomme le ler ministre, peut dissoudre l’AN, soumettre à référendum un projet de loi et, par l’art.16, obtenir les pleins pouvoirs pour 6 mois en cas de crise grave.

Le ler ministre: nommé par le Président n’est pas soumis à l’investiture de l’Assemblée mais son gouvernement peut être mis en minorité par une motion de censure (majorité absolue des présents). Aucun ministre ne peut cumuler un mandat parlementaire ( => mise en place de la suppléance) . Il détient personnellement et concurremment avec le Parlement l’initiative des lois. Il peut prendre des ordonnances (acte pris par le gouvernement sur l’autorisation du Parlement et pour une période donnée).

Le Parlement est bicaméral :

L’Assemblée Nationale : Elle garde son rôle législatif et budgétaire mais le gouvernement peut faire adopter un texte de loi sans vote par le 49.3. Elle n’est plus permanente mais se réunie lors de 2 sessions (à partir de 1995 une session unique de neuf mois). Son ordre du jour est fixé par le gvt. Elle ne peut le renverser qu’en adoptant une motion de censure à la majorité absolue de ses membres (les abstentions étant considérées comme des refus de la motion)

Élue pour 5 ans au SUD selon un système majoritaire uninominal à deux tours. Seuls les candidats ayant obtenu au premier tour au moins 10 % de suffrages des électeurs inscrits (chiffre ramené à 12,5 % en 1976) peuvent se présenter au second tour (sont élus directement au premier tour ceux qui ont obtenu un nombre de suffrages exprimés égal au quart des électeurs inscrits). Ce mode de scrutin favorisera la stabilité parlementaire

Sénat : élu au SUI (collège d’élus locaux formé dans chaque département par les députés, les conseillers généraux et les représentants des conseils municipaux) pour 9 ans renouvelable par tiers tous les 3 ans. Discute des projets et proposition de lois. Rôle restreint (mais supérieur au Conseil de la République qui ne donnait que des avis).

L’Assemblée vote les lois et en propose, avec le Sénat. On parle alors de projet de loi lorsque le texte est déposé par le gouvernement et de proposition de loi lorsqu’il émane du Parlement. En cas de rejet d’un projet ou d’une proposition de loi par le Sénat, le texte retourne à l’Assemblée nationale pour être amendé. Ce va-et-vient du texte de loi entre les deux chambres, jusqu’au vote d’un texte identique, est appelé « navette parlementaire » ou tout simplement « navette ». Si le désaccord persiste, une commission parlementaire mixte paritaire est créée, composée de sept députés et de sept sénateurs afin de régler la question. Un nouveau texte est alors proposé aux deux chambres. Si aucun accord ne peut alors être trouvé, et à la demande du gouvernement, c’est finalement l’Assemblée nationale, élue au suffrage universel direct, qui vote la loi selon les termes de son choix. Cette procédure est appelée le pouvoir du dernier mot accordé à l’Assemblée nationale.

Le Conseil Constitutionnel: 9 membres (3 Prés. de la Rép., 3 du Sénat, 3 de l ‘ Assem.)  qui veillent à la conformité des lois et à la régularité des élections.

  a2) La victoire gaulliste

Le texte est approuvé par référendum le 28 septembre par 79% des suffrages favorables. Toutes les forces politiques avaient appelé à voter oui sauf le PCF, une partie de la gauche derrière quelques personnalités telles que Mitterrand et PMF.

Les législatives des 23 et 30 novembre 1958 permettent aux gaullistes regroupés dans I ‘ UNR (Union pour la Nouvelle République) de devenir la principale formation politique  (70% des voix) alors que la gauche subit un grave échec (15%). Le renouvellement des hommes politiques est considérable avec 420 nouveaux députés sur 552 élus.

De Gaulle est élu président de la République le 21 décembre avec 78% des suffrages et choisit M. Debré comme ler ministre.

   Michel Débré

b) Les années de Gaulle:1962-1968

b1) Le règlement des problèmes coloniaux

  b11/L’Algérie :

De Gaulle souhaite avant tout restaurer la grandeur de la France mise en cause par le conflit algérien. Pragmatique, il souhaite tout d’abord ménager les différents partis.  En juin 1958, de Gaulle se rend en Algérie (à Alger : « Je vous ai compris ! », et à Mostaganem : « vive l’Algérie française ! »). En septembre, il offre au FLN la « paix des braves ».  En septembre 1959, il annonce l’autodétermination : les Algériens choisiront entre la sécession, la francisation ou l’association. Pour la première fois un gouvernement envisage une Algérie indépendante. Du 24 janvier au 1er février 1960 a lieu à Alger la « semaine des barricades ». . Le 8 janvier 1961, le référendum sur l’autodétermination de l’Algérie en métropole donne 75 % de « oui » des suffrages exprimés.

Le 22 avril 1961 le putsch des généraux (Challe, Salan, Jouhaux et Zeller) éclate à Alger.. Parallèlement, des pourparlers de paix ont lieu avec les représentants du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne, organe exécutif du FLN créé en 195Smilie: 8). Ces négociations se déroulent dans un véritable climat de violence :

–  l’OAS (Organisation armée secrète) créée en février 1961 à Madrid par des activistes et des officiers sous l’autorité du général Salan multiplie les attentats contre les partisans de l’indépendance..

–  le 17 octobre 1961 environ 30 000 hommes, femmes et enfants algériens manifestent à Paris contre la décision du couvre-feu décidée en réplique aux attentats. La police tire sur la foule (cent morts) ;

Finalement le conflit se termine par les accords d’Evian du 18 mars 1962 qui imposent un cessez-le-feu. Ils sont approuvés par le référendum du 8 avril 1962 (90 % de « oui » des suffrages exprimés.

b12/L’Afrique noire française

Avec l’arrivée de de Gaulle au Pouvoir en 1958, L’Union Française se transforme en Communauté Française suivant la nouvelle Constitution. Il s ‘ agit d ‘une étape intermédiaire pour préparer l ‘indépendance. Par référendum, tous les territoires, sauf la Guinée de Sékou-Touré, répondent favorablement.

Dès 1960, de Gaulle accorde  l’indépendance totale. Ainsi, par une évolution qui permit d’éviter les débordements de violence, 15 Etats deviennent en 1960 indépendants tout en restant liés avec la France par des accords de coopération.

b2) Réforme et crise de l’année 1962

De Gaulle remplace Debré par Pompidou en avril 1962 qui n’est pas parlementaire ce qui déplaît aux partis politiques. Il souhaite  profiter de l’émotion de l’attentat orchestré contre lui par l’OAS au Petit Clamart (22 avril 1962) et annonce en septembre 1962 son projet d’un référendum sur l’élection du président de la République au SUD. Le président doit avoir un contrat avec le peuple et une légitimité que seul le SUD peut lui apporter.

Les partis politiques s’opposent d’emblée au projet et le Conseil d’Etat rappelle qu’un projet de révision constitutionnelle demande l’application de l’article 89 ( vote par les deux chambres du Parlement puis référendum) et non de l’article 11 (référendum).

En octobre, le gouvernement est renversé après le vote d’une motion de censure (par 280 voix sur 480 députés). De Gaulle riposte par la dissolution de l’assemblée. Finalement, les Français approuvent en octobre à 68 % le SUD contre l’avis du « Cartel des non »: Communistes,  socialistes,  MRP  et Indépendants

Même succès aux élections législatives de novembre sur 482 députés, l ‘ UNR en a 233 et grâce à l’apport du PRI (Parti des Républicains Indépendants de VGE) emporte la majorité absolu des sièges (268 députés/241 de maj abs).

     G.Pompidou

b3) Stabilité politique et diplomatie d ‘ indépendance nationale

   b31) Stabilité mais usure du pouvoir

 En 11 ans, il n ‘ y aura que 3 1er ministres seulement : Debré (1958-1962), Pompidou (1962-1968), Couve de Murville (1968-1969). Même stabilité dans les ministères : P. Messmer : ministre des armés de 1960 à 1969, A. Malraux, min. des affaires culturelles de 1959 à 1969)).

Mais l’usure du pouvoir entame la popularité de de Gaulle qui lors de l’élection présidentielle de 1965 est mis en ballotage au 1er tour par le candidat de la gauche: Mitterrand. Au second tour De Gaulle ne recueille que 55,5% des voix et considère que cette victoire est un demi – échec. Effritement aussi lors de l ‘ élection législative de 1967 où la majorité ne l ‘ emporte que de justesse.

 b 32) une politique étrangère de grandeur et d ‘indépendance nationale

De Gaulle considère la politique étrangère de la France comme un « domaine réservé » et il se fait « une certaine idée de la France ».

Elle s ‘exprime surtout à l ‘ égard des Etats – Unis jugés par de Gaulle trop pesants. Il dote la France de la force de frappe en 1960 et en mars 1966 quitte l’organisation politique de l’OTAN.  (cf. R.I). Il critique l’intervention américaine au Vietnam (discours de Phnom Penh en 1966) ainsi que celle d’Israël en 1967 lors de la guerre des Six Jours. Il soutient cependant Kennedy lors de la crise de Cuba.

A l ‘ égard de la construction européenne, de Gaulle ne remet pas en cause le traité de Rome mais refuse la « supranationalité ». Il refuse par ailleurs l ‘ entrée de la GB par deux veto en 1963 et 1967.(la GB ne rentrera qu’en 1972).

En fait si l’Europe doit se faire c’est à partir du couple France / Allemagne. Dès septembre 1962 il fait un voyage triomphal en Allemagne où il est reçu par Adenauer avec lequel il signe le traité de janvier 1963 qui inaugure l’ère des rencontres régulières.

De Gaulle définit une politique étrangère propre reconnaissant la Chine communiste dès 1964 et en se déplaçant au Mexique (1964) et en URSS (1966).

 c) La crise de 1968 et le départ de de Gaulle : 1968-1969

La crise qui s’ouvre en mai 1968 révèle un malaise latent aux sociétés en fin de croissance. Aux Etats-Unis, au Japon en Allemagne et en Italie elle se développe aussi sous des formes proches. Elle ne devient en France une crise politique que dans sa dernière phase et encore celle ci se résout par une victoire écrasante du gaullisme.

c1) La crise de 1968

La génération des baby-boomers est massivement entrée à l’université : 140 000 étudiants en 1950, 800 000 en 1968. Une partie du monde étudiant est gagnée aux idées anarchistes et gauchistes qui contestent la société capitalistes dans un contexte d’opposition à la guerre du Vietnam. A Nanterre ils s’organisent dans le « Mouvement du 22 mars »  autour de Daniel  Cohn – Bendit. Les incidents entraînent la fermeture de l ‘université le 2 mai 1968 et le déplacement du mouvement vers la Sorbonne et la Quartier Latin. Les affrontements débutent dans la nuit du 10 au 11 mai entre police et étudiants.

Le 13 mai les syndicats décident de se joindre au mouvement et lancent le mot d’ordre de grève générale. Grèves et occupations d’usines se multiplient (Renault, Citroën) et à la fin du mois de mai il y a 10 millions de grévistes (volontaires ou non soit 40% de la p.a) qui paralysent le pays. La crise devient sociale.

Pompidou organise une confrontation générale qui débouche sur les accords de Grenelle du 27 mai 1968 : les salaires sont augmentés en moyenne de 10% (le SMIG 35%). Mais la base refuse de s’associer à la signature des syndicats (CFDT, CGT) et le mouvement continue. En fait on s’aperçoit vite que les syndicats ne contrôlent pas grand-chose d’un mouvement largement spontané aux contours dépassant de très loin les clientèles classiques des centrales syndicales. Mais la crise devient alors politique.

Le 27 mai 1968 se tient au stade de Charléty un grand rassemblement de la gauche et le 28 mai ,F. Mitterrand  demande la formation d’un gouvernement provisoire présidé par Mendès France alors que le PCF propose un « gouvernement populaire ». Le 29 mai, de Gaulle est introuvable. Il est en fait à Baden-Baden pour consulter le général Massu qui commande les forces armées stationnées en Allemagne.

Le 30 mai De Gaulle dissout l’assemblée et appelle les Français à refuser le désordre. Dès  17 heures, 500 000 d’entre eux sont dans les rues de Paris pour soutenir le gouvernement. C ‘ est le tournant des événements.

Les élections  des 23 et 30 juin voient l ‘ UDR et ses alliés remporter la majorité absolue avec 294 députés sur 487. La gauche s’effondre en particulier le PCF qui passe de 73 à 34 députés

c2) Le départ du général de Gaulle:1968-1969

En fait la victoire gaulliste aux Législatives est plutôt celle de la peur du désordre que celle du gaullisme. Il tente de remobiliser l ‘opinion en sa faveur en lui proposant un référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat. La gauche et le centre se déclarent hostiles au projet mais aussi une partie de la majorité (VGE).

Le 27 avril 1969, 52 % des votants votent « non ». Sans y être obligé, de Gaulle démissionne le 28 avril.

d) Néo-gaullisme et libéralisme : 1969-1981

 d1) La présidence de G. Pompidou : 1969 -1974

Pompidou apparaît comme l ‘ héritier de de Gaulle. il est élu président de la République en juin 1969. La gauche est à nouveau laminé au 1er tour (Deferre obtient 5 % des voix, Rocard : 3,5 %). Il l ‘ emporte au second tour contre le président du Sénat, le centriste A. Poher avec 57,5% des voix

  J.Chaban Delmas

   d11) La « Nouvelle Société » de J. Chaban-Delmas

Nommé 1er ministre, CD pratique une politique d ‘ouverture vers le Parlement, les centristes (VGE aux finances,) et même le syndicalisme modéré (Delors). il annonce son intention     d’établir une « Nouvelle Société » : libéralisation de la télévision, amorce de la décentralisation régionale, modernisation de l ‘industrie française. Surtout il met en place une politique contractuelle (conventions collectives), créé le SMIC et généralise la mensualisation des salaires. Création du ministère de l’Environnement en 1971, loi sur la formation professionnelle continue.

   d12) Les nouvelles difficultés

Ce nouveau programme indispose la fraction la plus conservatrice de la majorité et Pompidou est lui aussi réticent. La rivalité ne peut que conduire au départ du 1ler ministre en juin 1972. Pompidou nomme alors P. Messmer qui mène une politique plus conservatrice Mesmer reprend le contrôle étatique des médias (radio, télévision).

 P.Messmer

D ‘autre part l ‘opposition se réorganise en un front commun : Les socialistes se regroupent en 1971, au congrès d’Epinay, dans le parti socialiste dont Mitterrand devient le dirigeant.

En mai 1972 socialistes, communistes de G. Marchais et radicaux de gauche signent le « Programme commun de gouvernement » en vue des législatives de 1973. Les résultats est une nette progression de l ‘ opposition mais la droite reste majoritaire.

Lorsque Pompidou meurt en avril 1974, la France est déjà entrée dans la crise économique mais avec des institutions fortes et acceptées. Cependant la droite est à présent divisée entre les gaullistes de l’UDR et la droite « modérée » regroupée autour de Valéry Giscard d’Estaing.

 d2) V. Giscard d’Estaing et le « Libéralisme avancé »

Le septennat s ‘ouvre sur la crise qui se traduit par la stagnation économique et l ‘ inflation (En 1974 : 15 %). Le chômage se développe (450 000 en 1974 et 900 000 fin 1975).L ‘ élection présidentielle est serrée : F. Mitterrand  arrive en tête au 1er tour  avec 43,2 % des voix. Alors que VGE n ‘ en obtient que 32,6 %. Ce dernier l ‘ emporte d ‘ extrême justesse au 2nd tour avec 50,8 % des voix (424 000 voix d’avance). C ‘est la bipolarisation.

 V.Giscard d’Estaing

      d21) La phase de transition : 1974 -1976

VGE (48 ans) nomme J. Chirac 1er ministre (pas le choix : le groupe UDR est prépondérant à l’Assemblée.) et entame une politique de réformes : majorité à 18 ans (21 ans depuis 1792), création d’un secrétariat à la condition féminine, Loi sur le divorce par consentement mutuel (1974), loi sur l’avortement (1975).

 Une présidence plus « proche des Français » : remontée des  Champs Elysées à pied,  « causeries » au coin du feu à la TV, repas chez les Français, invitations des éboueurs…

Face à la crise le gouvernement réagit en garantissant les ressources des chômeurs pour au moins un an, augmentation du minimum vieillesse. Cependant les effets de la crise se font de plus en plus sentir (chômage passe de 450 000 en 1974 à 1 million en 1975) alors que le gouvernement hésite entre la déflation et la relance par la consommation. De plus, les tensions entre VGE qui veut tout contrôler et J. Chirac entraînent la démission de ce dernier en août 1976 (le 1er ministre souhaitait une dissolution de l’AN et des élections anticipées ce qui refuse VGE). Chirac transforme l’UDR en RPR (Rassemblement pour la République) et est élu à la mairie de Paris en 1977. Les giscardiens se rassemblent dans l’UDF (Union pour la démocratie française) en 1978.

  J.Chirac

  d22) la phase centriste : 1976 – 1981

R. Barre qui succède à J. Chirac est un adepte des grands équilibres économiques et non de l’intervention de l’Etat. Son plan veut lutter contre l ‘ inflation (prix et tarifs publics bloqués pendant 3 mois, encadrement du crédit, encouragement à l’épargne), libérer les entreprises du contrôle des prix et favoriser les exportations.

Malgré quelques résultats entre 1977 et 1979, le second choc de 1980 vient ruiner les efforts du pays et l ‘inflation reste à 13,6 % de même que le chômage qui touche en 1981, 1,6 millions de personnes.

 R.Barre

e) Alternances et cohabitations : 1981 – 2002

  e1) F. Mitterrand président : 1981-1995

    Le 10 mai 1981, F. Mitterrand est élu président de la République avec 51,7 % des voix devant VGE. Il nomme P. Mauroy premier ministre et dissout l ‘ Assemblée nationale. Les élections  des 14 et 21 juin donnent lieu à une « marée rose » avec une majorité absolue pour le seul PS;. Ils gouvernent avec le PCF (4 ministres) et les Radicaux de gauche.

  F.Mitterrand

  e11) « l’état de grâce » et les grandes réformes

P. Mauroy décide de faire une politique de relance par la consommation afin de combattre le chômage (et non plus l’inflation) : taux d’intérêts baissés, SMIC et bas salaires revalorisés (10%), baisse de la durée du travail à 39 heures payées 40, hausse des allocations familiales (20%), de logement et des prestations vieillesses. Le gvt crée aussi 225 000 emplois publics.

A ceci s ‘ ajoute des mesures structurelles promises par F. Mitterrand dans son programme des « 110 propositions » : Décentralisation par les lois de Deferre de 1982 et 1983. Nationalisations : CGE, PUK, Rhône-Poulenc, Thomson-Brandt, 36 banques (CIC, Paribas…l’Etat contrôle 95% du crédit).

Et des réformes sociales : retraite à 60 ans, 5ème semaine de congé, abolition de la peine de mort.

  e12) La rigueur.

La politique de relance par la consommation n ‘ a pas enrayé la crise. chômage continue sa progression (2 millions en octobre 1981). L’augmentation des dépenses publiques a entrainé une augmentation du déficit public (+ 28%). La balance commerciale et la balance des paiements se détériorent car la politique de relance favorise surtout les importations.  P. Mauroy décide d ‘un virage à 180 ° en annoncent en juin 1982 la « rigueur ». 3 dévaluations successives (81, 82, 83) n ‘ont d ‘autres effets que baisse de la valeur du franc. Malgré le blocage des prix et des salaires en 82. En 1984, il y a 2,3 millions de chômeurs.

Les revers se multiplient : au début 84 le gouvernement décide de diminuer l’activité de la sidérurgie et des mines s’aliénant le soutien des syndicats mais aussi du PCF.  Forte opposition sur le projet d’un service public unique d’enseignement de Savary qui est retiré. Echec aux élections européennes de juin 1984 la majorité ne recueille que 33% des voix (le PC tombe à 11%).

L. Fabius (38 ans) succède à P. Mauroy en juillet 1984 et poursuit, sans les communistes, la politique d ‘ austérité mais abandonne les grands projets idéologiques dont le coût  accroissaient le déficit budgétaire.

 P.Mauroy    L.Fabius

Pour éviter un revers prévisibles aux élections législatives de 1986, Mitterrand impose le scrutin proportionnel interdisant aux partis de droite de se rassembler mais au risque de voir le Front National rentrer à l’assemblée.

 e2) La 1ere cohabitation : 1986 – 1988

Aux élections de juin 1986, la droite libérale l’emporte malgré le bon score du Front National qui obtient 9,6% des voix et 35 députés. Le PS limite les dégâts (avec 32 % des suffrages exprimés le PS reste le parti n° 1 mais le PCF s ‘ effondre au niveau de 1932 (35 députés)). Au même moment les premières régionales donnent à la droite 20 des 22 régions.

F. Mitterrand nomme J. Chirac 1er ministre. Se met en place une dyarchie c’est-à-dire un partage concurrencé du pouvoir entre les deux têtes de l’exécutif .Il y a donc partage des tâches : « le 1er min ; détermine et conduit la politique de la nation » ( art.5 et 20 ) / le président Mitterrand rappelle les règles en s’ appuyant sur la C° de 1958 : «  Le PR assure la continuité de l’ Etat et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics » , il «  garantit l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire, il est le chef des armées » , enfin , il «  veille à l’ application des grands principes républicains ». Le Président s’arroge le domaine de la défense et des AE.

Mitterrand n’intervient pas dans la politique quotidienne mais refuse à 3 reprises de signer des ordonnances de privatisation demandées par le gvt qui doit passer alors par l’AN. Le PR conserve cependant une fonction tribunitienne forte.

C ‘ est un retour à la politique libérale avec E. Balladur à l ‘ économie. Privatisations de Saint Gobain, Paribas, Société Générale. Au total 65 entreprises sont concernées. Mais il ne revient pas sur les réformes de 1981.

Cependant le gouvernement est confronté à de nombreuses difficultés manifestations étudiantes contre la réforme Devaquet, , grèves dures à la SNCF en hiver 1995,  vague d ‘attentats terroristes, otages du Liban, violences en Nouvelle – Calédonie.

En même temps les résultats économiques ne sont pas à la hauteur des espérances: (2.6 millions de chômeurs  en février 1987),  malgré un léger redressement (hausse moins rapide du chômage) en partie ruiné par le krach boursier de 1987.

  e3) Le retour de la gauche au pouvoir: 1988 – 1993

Lors des élections présidentielles de juin 1988, la division a droite (Chirac + Barre)  permet à F. Mitterrand de l’emporter largement avec 54% des voix contre 46% à Chirac. Il nomme alors M. Rocard 1er ministre et prononce la dissolution de l ‘ A.N. Les socialistes n ‘obtiennent alors qu’ ‘une majorité relative.

Il met en place le RMI financé par le nouvel impôt sur les fortune ( ISF : impôt de solidarité sur la fortune). Il lance un « Plan pour l ‘ emploi » et crée la CSG pour financer la SS.

Cependant, les déficits publics ne font que s ‘ accroître et le nombre des chômeurs augmente continuellement (9 % de la p.a ).

Les rivalités entre F. Mitterrand et M. Rocard entraînent le départ du 1er ministre en mai 1991.

E. Cresson est nommée 1er ministre en mai 1991 au moment où la croissance se ralentie considérablement. Elle est confrontée à des mouvements sociaux graves (paysans, infirmières) et affaiblie par les scandales politico – financiers qui touchent les socialistes. Commence l’ère des « Affaires »  (délits d ‘initiés, financement des partis politiques).

Elle démissionne en avril 1992 et est remplacée par Pierre Bérégovoy .Sa politique économique est aussi un échec : fin 1992, le nombre des chômeurs dépasse les 3 millions et en 1993, pour la première fois depuis la guerre, la croissance est négative. Par contre l ‘inflation est réduite à 2%. Les Français accueillent mollement l ‘Union Européenne: le traité de Maastricht est ratifié avec 51 % de oui.

M.Rocard  E.Cresson   P.Bérégovoy

 e4) La seconde cohabitation: mars 1993 – mai 1995.

Les élections législatives de mars 1993 sont un succès historique pour la droite libérale qui emporte 80 % des sièges (462 députés sur 577).

F. Mitterrand nomme alors E. Balladur premier ministre. C’est une cohabitation « courtoise ».

Le nouveau gouvernement cherche à restaurer la confiance et à limiter les déficits publics et lance un emprunt avec succès. Ainsi que de nouvelles privatisations. Cependant la courbe du chômage, même ralentie dans sa progression, poursuit sa hausse jusqu’en 1994 où elle atteint un sommet historique avec 3.4 millions demandeurs d ‘ emplois.

 E.Balladur

e5) Le septennat de Jacques Chirac et la 3eme cohabitation: 1995 – 2002

     J. Chirac et E. Balladur sont en compétition à droite.  En face, le PS présente L. Jospin. (Enarque, longtemps militant trotskiste, au PS en 1971 et 1er secrétaire en 1981, ministre de l’éducation Nationale en 1988, en disgrâce avec Mitterrand en 1992).

Chirac finit par s’imposer au 2nd tour avec 52,6 % des voix. Il lance le thème de la « fracture sociale »

e51) La rigueur : 1995- 1997 :

A. Juppé est nommé 1er ministre. Très vite la réduction de la dette publique devient prioritaire pour satisfaire les critères imposés par Maastricht pour créer l’euro. Les mesures de lutte contre le chômage et la « fracture sociale » passent au second plan.

  A.Juppé

A l’automne 1995 ; l’annonce du plan Juppé pour combler le déficit de la SS => des grèves dans les services publics. L’impopularité du 1er ministre s’accroît => Chirac décide de dissoudre l’AN et d ‘ anticiper les élections législatives prévues en 1998. La « gauche plurielle » emporte les élections.

e52) La 3ème cohabitation : 1997- 2002

L. Jospin est appelé à Matignon et forme un gouvernement « pluriel » (rose, rouge, vert) avec des ministres communistes, écologistes, et radicaux.

Il va bénéficier de retour de la croissance et en mars 2000, le nombre de chômeurs repasse sous la barre des 2.5 millions.

Le gouvernement créé des emplois jeunes et réduit le temps de travail à 35 heures ( mise en place des « RTT »), le Pacte civil de solidarité (PACS). Progressivement la popularité de Jospin s’effrite : division de la majorité, opposition des enseignants à la réforme Allègre, montée de l’insécurité, déficit croissant de la SS.

Le quinquennat est approuvé par référendum en octobre 2000 par 73 % de « oui » mais 70 % d’abstentions.

 L.Jospin

Les 3 cohabitations:

f) le quinquennat de J.Chirac:2002-2007

– Election présidentielle du 21 avril 2002 : Atomisation de la vie politique : 16 candidats lors du 1er tour de la présidentielle de 2002. Développement du vote protestataire (Le Pen au second tour avec 16.8% des voix) associé à une forte abstention et au développement des formes de revendications associatives (Attac, Confédération paysanne, Act-up). L’ensemble de la classe politique appelle à voter pour Chirac (qui n’avait fait que 19.7% des voix au 1er tour) qui l’emporte au 2nd tour par 82,5% des voix.

Au mois de juin 2002 la droite gagne les législatives avec 53% des voix.

Le quinquennat est marqué par une grave crise de confiance à l’ égard des dirigeants: le gvt de Raffarin subit une lourde défaite aux régionales de 2004 (20 régions à gauche sauf Corse et Alsace). Echec du référendum sur la Constitution européenne en mai 2005 (54.8%) alors que les grands partis appelaient à voter oui.

Le nouveau 1er ministre de Villepin en 2005 doit affronter des mouvements de contestation:, émeutes dans les banlieues en novembre 2005, CPE (contrat de travail pour les moins de 26 ans) qui est retiré.

 J.P Raffarin   D.de Villepin

Conclusion:

Elections de mai 2007: un regain de participation car avec 83.7% des votants au 1er tour, c’est la plus forte participation depuis 1974. N. Sarkozy l’emporte avec 53,6% des votes.

Cependant, aux élections législatives de juin 2007, l’abstention a atteint un record de 40%

Recul de l’extrême droite: (10%,) des écologistes et des communistes.

La présidence de N.Sarkozy est marquée par un retour de la prééminence du PR sur le 1er ministre : communication directe, »hyper-présidence », une dégradation de l’image de la fonction présidentielle dans un 1er temps et une tentative de représidentialisation ensuite.

 

 

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Organisation et dynamiques du territoire américain

Le territoire américain est tout à la fois immense,  maîtrisé et valorisé. Son organisation en grands ensembles régionaux  n’est cependant pas figée et sous l’effet conjugué de la mondialisation, de l’intégration régionale et de facteurs endogènes, des dynamiques recomposent et rééquilibrent ce territoire.
Quelles sont les facteurs de valorisation du territoire et les dynamiques qui en structurent l’organisation?
Après avoir présenté la maîtrise et la valorisation du territoire, nous en montrerons les dynamiques  (dans le cadre notamment de la mondialisation et de l’intégration régionale) et enfin l’organisation en grands ensembles régionaux.

 

1/ Conquête maîtrise et valorisation du territoire (321)
Conquête: Au XVIIème  colons anglais/ progression forte au XIXème: « Ruée vers l’or »(1849) transcontinental (1869).
Maîtrise complète du territoire grâce à la trame serrée des réseaux de transport => maillage dense du territoire et interconnexions : multimodalité/. Expl. du réseau aérien (importance des hubs: Atlanta)/ réseaux ferré (les grands axes du « transcontinental landbridge »)/ aménagement des axes fluviaux (Waterways : Mississippi des Grands Lacs à la Nouvelle-Orléans, le Saint-Laurent : Seaway).
Valorisation des ressources: 60 % du territoire utilisable à des fins agricoles mais 1/2 seulement est utilisé/ Charbon : 30 % des réserves mondiales (Wyoming, Colorado,) Pétrole: Golfe du Mexique, le mid-continent au pied des Rocheuses,  l’Alaska et off Shores dans le Golfe du Mexique/ potentiel hydroélectrique (Tennessee/Colorado).

 

2/ Les dynamiques territoriales (322)
Mondialisation et intégration régionale (Alena) favorisent la  littoralisation des hommes et des activités, le développement des interfaces continentales et maritimes et  la métropolisation. Ce sont  les moteurs d’une dynamique territoriale qui contribuent au  glissement du centre de gravité économique et démographique vers la Sun Belt.
Les interfaces littorales (Californie/Golfe du Mexique (Houston)/ façade atlantique)
Les interfaces continentales (Puget Sound/Main Street América/ Méxamérique: maquiladoras, twin cities)
Les métropoles => mouvement de métropolisation/création de ville-monde et de mégalopoles, centre d’impulsion de la mondialisation/ création d’aires urbaines étendues (mégalopolis atlantique, Grands Lacs, la « San San »)/ fort dynamisme des métropoles de la Sun belt (Phoenix/Dallas…).

 

3/ Les grands ensembles régionaux (331)
La mondialisation et l’intégration régionale (ainsi que des facteurs endogènes non demandés ici) provoquent une évolution dans l’organisation du territoire américain avec un glissement du centre de gravité économique du Nord – est vers les régions périphériques du sud et de l ‘ Ouest
Nord-est: centre moteur (40% de la P° ind./ 75% des sièges sociaux, Bourses de Wall Street et de Chicago, ONU, FMI, Pentagone/ 16 des 25 1ère  universités (Yale, Harvard, Princeton).
Sun Belt : 45% de la pop./ à l’origine de 70% de l’accroissement démographique depuis les 60’s/ archipel de croissance ( Californie/Floride/Texas).

 

L’organisation du territoire des EU illustre tout à la fois la maîtrise des espaces, l’influence de  la mondialisation qui renforce partout le rôle des grandes métropoles et des interfaces  maritimes et enfin  la régionalisation dont témoigne l’essor des régions transfrontalières.

Remarques:
Dans les parties 1 et 3 je n’ai pas replacé tous les expl. que vous devez avoir dans votre cours.
Dans les parties 2 et 3 il ne faut pas hésiter à renvoyer à votre schéma.
Par ailleurs, le sujet porte ici sur les seuls facteurs externes (essentiellement mondialisation et intégration régionale) des dynamiques territoriales. Il y a aussi des facteurs internes : essor des gisements minéraliers et énergétiques périphériques (Texas, Californie), des activités de haute technologie, du  tourisme (Floride, Californie)/ mobilité de la population et délocalisation des entreprises), croissance démographique, climat attractif (héliotropisme)…

 

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exerc.plan (2h): La Chine et le monde :1919-1976

sujet: Vous montrerez tout d’abord comment la Chine apparaît comme un pays dominé par des puissances étrangères jusqu’en 1949 puis qu’elle intègre le bloc socialiste jusqu’au milieu des années 50 et enfin qu’elle recherche une troisième voie et une reconnaissance de l’Ouest

1919-1949 : Une Chine dominée, morcelée par les puissances étrangères 

a/rappel du contexte: pays morcelé, dominé par l’impérialisme étranger:
-« Traités inégaux »/ domination éco. et financière/ concessions territoriales (France, GB,EU, Russie, Japon, Allemagne)
– Instabilité politique (empereur Pu Yi renversé en 1911, République en 192)/ manque de souveraineté du gouvernement/ fragmentation territoriale : opposition des seigneurs de la guerre/ Tibet/Mongolie.
b/ Le mouvement du 4 mai 1919 et ses conséquences
– Cession du Shandong au Japon (Conf. de la Paix) => humiliation/révolte nationaliste/étudiants/Pékin et grdes villes => refus de signer le Traité de Versailles/ 1922: la Chine récupère le Shandong.
– Émergence des revendications nationalistes et révolutionnaires en Chine: Guomindang/PCC
mais division et conflit entre les deux partis à partir de 1927(« commune de Canton », « Longue Marche »1934-1935)  => affaiblissement du gvt.
c/ L’invasion japonaise et la guerre.
1931: Mandchourie => Mandchoukouo. 1937: guerre sino-japonaise (invasion des grandes villes/massacre de Nankin/ les « Trois Tout »/bilan en 1945 :15 ms de morts.)
d/ 1945-1949: La Chine parmi les vainqueurs de la guerre: siège au CS de l’ONU/ fin des traités inégaux/ fin des concessions sauf Macao et Hong Kong.
Reprise de la guerre civile et victoire du PCC de Mao Zedong en octobre 1949 => exil du gvt. nationaliste à Taïwan.

 

1949- milieu des 50’s : la Chine dans le bloc soviétique

a/ contexte de guerre froide/ Chine isolée : seuls les pays du bloc socialiste reconnaissent la RPC (+ GB pour Hong Kong) => Alliance de 1950 avec l’URSS/adoption du modèle économique soviétique.
b/ La Chine dans la guerre froide: participation officieuse à la guerre de Corée/ soutien aux indépendantistes d’Indochine. Rôle de Zhou En Lai à la Conférence de Genève sur l’Asie (1954)
c/ Tension et rupture sino-soviétique: coexistence pacifique (Khrouchtchev/1953) et déstalinisation  critiquée par la Chine. Politique du « Grand Bond en Avant »(195Smilie: 8) critiquée par l’URSS => 1960: retrait des coopérants soviétiques/ critique de la position de l’URSS dans l’affaire de Cuba/rupture des relations en 1963=> isolement de la Chine qui ne parvient pas à affirmer son leadership /URSS sur les pays communistes.

 

Milieu de 50’s-1976 : La recherche d’une reconnaissance internationale

a/ La Chine: leader du Tiers-Monde? Participation à la Conf. de Bandoeng (1955)/soutien aux mouvements indépendantistes/tournée africaine de Zhou En Lai en 1964.
Mais division (Tibet/guerre contre l’Inde en 1962)/ affaiblissement et division (Révolution Culturelle, 1966)
b/ L’ouverture vers l’Ouest:
Reconnaissance par la France en 1964 mais un certain isolement après la rupture avec l’URSS/ politique triangulaire de Nixon et « diplomatie du ping-pong »/ intégration à l’ONU (récupération du siège au CS jusque là à Taïwan)/ voyage de  Nixon (1972)

 

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TES 3 : Les Etats-Unis et le monde depuis 1941

L’attaque japonaise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941 précipite l’entrée des Etats-Unis dans le second conflit mondial  et met un terme à une politique isolationniste déjà quelque peu entamée par le président Roosevelt. Jusqu’à nos jours, en poursuivant à l’échelle mondiale leur « Destinée Manifeste »,  les Etats-Unis assument leurs responsabilités de grande puissance. Successivement chef de file du « monde libre », gendarme du monde et promoteur de la démocratie et de l’économie de marché, la « République impériale »(R.Aron) développe une diplomatie faite  d’idéalisme et de pragmatisme. Par ailleurs, La quête permanente de sécurité et de puissance favorise, dans un cadre multilatéral ou non, l’interventionnisme du pays.

Ainsi, quelles places et quels rôles  occupent tour à tour les Etats-Unis dans le concert des nations depuis 1941? Pourquoi et comment définissent-ils un nouveau rapport au monde qui rompt avec le traditionnel isolationnisme hérité de la doctrine Monroe ?

Annonce du plan : cf. intitulé du sujet sur feuille

1941-1947:

a/ L’engagement dans la guerre mondiale
– rappel contexte : depuis 1937, rupture progressive de l’isolationnisme (lois « Cash and carry »: 1939, conscription : 1940, loi « Prêt-bail »:1941). Charte de l’Atlantique: 1941.
 – Pearl Harbor (7/12/1941) => entrée en guerre le 8/12 des EU
 – Campagnes militaires dans le Pacifique et en Europe / bombes A sur Hiroshima et Nagasaki.
– Aide éco et financière: les EU « arsenal des démocraties » (Roosevelt) : « Victory Program »:1942.
b/ Le projet mondial des EU
– Contexte en 1945: Les EU concentrent les attributs de la puissance: des pertes limitées (300 000) et un territoire intact, une éco. en forte expansion (près de 50% de la P° ind.), 65% du stock d’or mondial alors que la valeur des autres monnaies s’est effondrée. Les EU décident d’assumer leur puissance.
 – Réorganisation financière: Bretton Woods (1944)/FMI/GATT)
– Restauration du multilatéralisme : Roosevelt à Yalta (fév.1945):projet de l’ONU/ Conférence de San Francisco (juin 1945), siège à NY.
– Défense de la démocratie: Déclaration sur l’Europe libérée (Yalta).

 

Dès 1946 Churchill dénonce à Fulton la politique soviétique de satellisation des pays d’Europe de l’est et le « rideau de fer »  qui les sépare des démocraties occidentales. La quête d’un nouveau multilatéralisme défendu par Roosevelt à Yalta s’efface devant la nécessité de contenir l’expansion du communisme. Les EU entrent dans la guerre froide.

1947-1990 : Les Etats-Unis leader du « monde libre »

a/ Une politique offensive d’endiguement
 – Rappel contexte (Grèce/Turquie), Discours de Truman (mars 1947): le containment (Kennan)
 – Plan Marshall (16 pays européens, 13Mds de $, OECE).
 – OEA (194Smilie: 8)/ 21 Etats américains.
 – OTAN (avril 1949)/ « Parapluie nucléaire » américain/ 12 pays + Grèce, Turquie (1952); RFA (1955)
–  » Pactomanie » dans les 50’s / Eisenhower/ « Théorie des dominos » => continentaliser l’URSS (OTASE, 1954 et Pacte de Bagdad en 1955).
– Rappel des crises de Berlin (schéma)/ Corée et Cuba pour illustrer la politique de containment.
b/ Une « République impériale »(R.Aron) contestée
– Revers dans la suprématie scientifique (spoutnik: 1957)/dans la politique de containment (Vietnam)/ dans le leadership occidental (De Gaulle et l’OTAN en 1966)/ remise en cause de Bretton Woods (dévaluation du $ en 1971)/ valeurs morales (Pinochet/CIA en 1973 et dans un autre genre Watergate, 1974)/ défi à la puissance (Iran/Carter/1979).
 c) Un rôle toujours moteur dans le « concert des nations »
– expl de Nixon: SALT1(1972)/ politique de « vietnamisation/Accords de Paris:1973)/ politique triangulaire (Chine/URSS).
 – Carter et les Accords de Camp David (Arafat/Begin, 197Smilie: 8)
 – Reagan (« America first »): relance de la guerre fraîche (Pershing en Europe, projet IDS)/ politique de « roll back » en Amérique Latine/ finalement Accords de Washington sur les euromissiles avec Gorbatchev (1987)

 

La chute de l’URSS et plus largement l’échec du modèle communiste permettent à F.Fukuyama d’évoquer alors « la fin de l’histoire » et la victoire idéologique de la démocratie libérale américaine. « L’ hyperpuissance » américaine défend alors un nouvel ordre mondial mais doit faire face aux nouveaux défis d’un monde multipolaire.

 

Depuis 1990: hyperpuissance et fragilités

a/Les EU et le » nouvel ordre mondial »
– Nouveau contexte / rôle restauré de l’ONU (plus de veto systématique et paralysant) =>G.Bush évoque le « nouvel ordre mondial » : Application avec la 1ère guerre du Golfe (Tempête du désert, janvier 1991) pour libérer le Koweït des troupes irakiennes de S.Hussein/ nouveau rôle de « gendarmes du monde »
b/politique d' »enlargement » de B.Cinton :
– étendre la démocratie et l’économie de marché/ développt. du soft power (S.Nye)/ ALENA (1995) négociation avec la Chine (entre à l’OMC en 2001)
– Les EU: « the indispensable nation » (M. Albright, sec. d’Etat): Accords d’Oslo (Arafat/Rabin)/ intervention en ex-Yougoslavie en 1994 et 1999 et Accords de Dayton (1995).
  – Un pays qui défend cependant ses intérêts et étend son influence: extension de l’OTAN (1999, Pologne, Hongrie, Rép. Tchèque)/ refus de ratifier le Protocole de Kyoto (1997)/ d’adhérer à la CPI (199Smilie: 8)/relance de l’IDS avec le NMD (1999)
c/ la tentation unilatéraliste avec G.W Bush
– Rappel du contexte des attentats du 11/9/2001. Bush dénonce « l’Axe du mal » et les « rogue states ». Les EU se considèrent en guerre et privilégient la sécurité du pays (« think local, act global ») => nouvel  interventionnisme : punitif en Afghanistan avec l’ONU contre les Talibans: 2001/ préventif contre l’Irak en 2003 mais sans l’ONU (menace de véto français) => « Wilsonisme botté » (Pierre Hassner).
– Développt. de l’antiaméricanisme dans les opinions publiques / un certain enlisement sur les théâtres d’opération (guerre asymétrique).
 d/ le retour du multilatéralisme depuis 2008
– B. Obama : les alliés doivent « partager le fardeau de la sécurité »/politique d’apaisement au M. Orient (discours du Caire, 2009)/ pas d’intervention directe en Libye et retrait des troupes d’Irak (2011)/ promotion du « smart power » avec H. Clinton.

 

Depuis 1941,Les Etats-Unis ont marqué de leur empreintes les relations internationales et imprégné le monde de leur mode de vie et de leur culture  au point que l’on a pu parler  du XXème siècle comme un « siècle américain » . Contestée puis concurrencée aujourd’hui, l’influence de la puissance   des Etats-Unis et son ascendant sur le monde restent pourtant  une réalité toujours  tangible.

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Flux,acteurs et territoires de la mondialisation

  La mondialisation se caractérise par la multiplication des échanges et l’intensification des relations d’interdépendances entre les territoires à toutes les échelles. Initiée avec les Grandes Découvertes au XVIème siècle, puis relancée au XIXème avec la 2nd Révolution industrielle et la colonisation, elle prend une toute autre ampleur à partir des années 70 et dessine un monde hiérarchisé où dominent des centres d’impulsion, des pôles majeurs et des réseaux  laissant des périphéries en marge. Quels sont les caractères et les acteurs de la mondialisation? Quels sont les espaces moteurs de  la mondialisation et ceux qui restent à l’écart ?

Après avoir présenté l’évolution et la nature des flux qui caractérisent la mondialisation nous en identifierons les principaux acteurs et enfin les territoires privilégiés et les espaces en marges.

 

1/ Les échanges et les flux

 a/ Les flux de population

 – Depuis 1975, x 3 des flux de populations (en 2013, 215 millions de personnes résident hors de leur  pays de naissance, 175 ms en 2002).Mais à relativiser : taux d’émigration en 2013 de 2.6% contre 5.2% en 1913.

– Les réfugiés politiques et climatiques et déplacés : environ 50 millions

– Tourisme : 1 milliard; Flux fortement polarisés, Europe 1ère destination ( 485 ms, mais forte progression de l’Asie)

b/Les échanges de biens et services

– depuis 1950, le commerce mondial augmente 2 x plus vite que la P°.trafic de produits manufacturés x 20 depuis 1950.

– La nature des flux évolue : les flux de mat.1er ont augmenté en tonnage mais baissé en % du fait de l’augmentation plus rapide des flux de produits manufacturés (50%) et des services (21%).

 – Prendre l’expl de l’IPhone

c/Les flux immatériels

– mondialisation et explosion des flux d’information et télécommunications : Depuis 2000, le nombre des téléphones portables est passé de 740 millions à 5.3 milliards (x6). Expl. tiré de l’étude de cas sur le téléphone portable (En 2007, seul 1 % de la population d’Afrique et du Moyen-Orient était connecté au réseau 3G. En 2014, ce chiffre devrait atteindre 35  %)

– Explosion des IDE depuis les 90’s : x° 5 en 20 ans

– transferts de fonds des migrants (Inde, Chine> 50 milliards de $)

d/ Les facteurs de l’accélération des échanges et les réseaux

(Un sujet qui porterait sur les flux, réseaux et acteurs de la mondialisation pourrait faire de ce paragraphe une 2ème partie en développant davantage, les acteurs seraient alors vus dans  une 3ème partie  )
– révolution des transports ( conteneurs)/télécommunications/ plates-formes multimodales/hub/numérique => création de réseaux privilégiés (routes maritimes/ façades maritimes).
– Suppression progressive des barrière douanières tarifaires et  non tarifaires/développement des interfaces et des zones franches.

– Développement des aires éco régionales => développement de réseaux d’échanges régionaux.

-Rôle des villes mondiales dans la mise en place de réseaux d’échange dans l’AMM.

 

 

2/ Les acteurs

a/Les Etats et les aires économiques régionales

 -Rappel des 1ère et 2ème mondialisations (colonisation)

 -Rôle dans la libéralisation des échanges (Gatt puis OMC) / dans la mise en place des Aires éco. régionales (UE/ALENA/Mercosur)/ dans l’édification de frontières asymétriques.,

 -Rôle dans la législation sociale, fiscale, aménagement des territoires, emplois publics.

b/Les firmes transnationales

 -20% du PIB mondial, les 2/3 du commerce international. De  6000 en 1970 et 27 000 filiales à 82 000 et 815 000 en 2011/. Stratégie d’accès aux produits et aux matières premières, d’accès aux marchés et la valorisation des inégalités socio-économiques (avantages comparatifs).

 -80% appartiennent au Nord mais le nombre de FTN des pays du Sud progresse très vite (+50% depuis 2006, 4 chinoises parmi les 10 premières).

 -Prendre l’expl d’Apple et de l’IPhone.

c/Les organisations internationales

– OMC/FMI/Banque mondiale: régulation, aide.(159 Etats)

– gouvernance mondiale (G8 et G20)

– Les ONG (Greenpeace, Amnesty International)

– Les organisations illicites

 

3/ centres d’impulsion et espaces en marge de la mondialisation

a/Triade et BRICS

– Rappel des facteurs d’intégration (stratégie des FTN/accessibilité/présence de hub/accords de libre échange/bassin d’emplois/ technopoles/zones anches)

–  Triade: Amérique du Nord, Europe occidentale et Asie-Pacifique (Japon, Corée du Sud) +l’ensemble des anciens NPI mais aussi la Chine littorale. 75% du PIB mondial, 85% de la RD, 90% de la capitalisation boursière et 80% des ventes des 500 premières FTN.

 -BRICS: 6% du PIB mondial en 1990, 20% en 2010 /30% de l’industrie mondiale/ 31 % de la croissance mondiale.. En 2011,  Chine  1ere puissance industrielle devant les EU. Le Brésil dépasse la France, et le RU est talonné par l’Inde.

b/Les grandes métropoles

– Ville-mondiale : sièges sociaux des FTN dans les CBD, bourses, activités du III ère >, universités, hubs et institutions internationales (FMI, ONU, UNESCO)/ New York, Tokyo, Londres et Paris/ réseau hiérarchisé (Archipel Mégalopolitain Mondial)

-expl de Londres

c/Les interfaces et les zones franches

 – Interfaces continentales et frontalières (Méxamérique/ maquiladoras/ libre échange/ l’ALENA)

 – Interfaces maritimes : les façades (Northern Range, Mégalopole japonaise, Mégalopolis atlantique, façade chinoise) / hinterland/ plate-forme multimodale/ hub portuaire (Singapour, Yanshan)

– Les zones franches: 2000 dans 134 pays/ 45 millions de salariés/ 33 millions en Chine avec  plus de 200 zones franches qui réalisent 47% des exportations de biens manufacturés

d/Territoires en marge de la mondialisation

– des Suds : 45% de la pop.mond. vit avec moins de 2$/j. Plus d’1 milliard de personnes souffrent de la faim, 1.5 milliard n’a pas accès à l’électricité et 3 milliards à l’assainissement.

– PMA: définition/48 / 900 millions d ‘ habitants/ 34 sont en Afrique. Leur PIB est ó à celui du Danemark.

– Des marges à des échelles différentes : des Etats (cf PMA) / régionale (espaces ruraux/ espaces urbanisés ou littoraux, expl Chine intérieure, Amazonie, Bihar-Kerala en Inde/ Chiapas-région du nord au Mexique)
-Les zones grises: Etats défaillants/zones de trafic…

 

La mondialisation a internationalisé et multiplié les échanges et défini aussi un monde hiérarchisé et fragmenté. Pourtant, l’hégémonie des pays du Nord est aujourd’hui contestée par l’émergence de nouveaux acteurs qui redessinent un monde multipolaire  alors que des marges, à toutes les échelles, restent exclues de la mondialisation.

 

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Commentaire de document : » La malnutrition en Afrique est un «problème structurel» »

LE FIGARO. – La faim dans le monde a reculé au cours des vingt dernières années, selon un rapport du FAO sur l’insécurité alimentaire publié le 9 octobre 2012. La situation de l’Afrique subsaharienne, qui a vu sa population malnutrie augmenter de 64 millions, est toutefois «préoccupante», a déclaré Jomo Sundaram, le directeur général adjoint de la FAO. Pourquoi ce continent reste-t-il autant touché par l’insécurité alimentaire?

Pierre JACQUEMOT. – Trois phénomènes peuvent expliquer cette situation. Tout d’abord, l’Afrique a connu une croissance urbaine spectaculaire, la plus rapide dans l’histoire de l’humanité. Une partie de la population a quitté les campagnes pour aller chercher du travail dans les villes, ce qui explique aujourd’hui le problème de manque de main-d’œuvre qu’on observe sur les terres agricoles. Ensuite, les politiques agricoles ont largement échoué. Ainsi, l’agriculture africaine reste peu efficace: d’une part, son rendement est très faible et sa modernisation reste très limitée. Seules 3 à 4% des terres sont irriguées par exemple.

Comment expliquez-vous ce faible rendement agricole?

Il n’y a aucune politique agricole de la part des États. Tous ont toujours préféré s’occuper de l’industrie, des services et de l’administration. On observe la même chose chez les bailleurs de fonds, telle que la Banque mondiale. C’est seulement depuis cinq ans qu’ils se rendent compte que l’Afrique a un potentiel agricole.

Les conflits ethniques et l’instabilité politique sont également des facteurs aggravants…

Bien entendu, les événements extérieurs accentuent cette insécurité alimentaire et fragilisent la population car elles n’a plus accès à l’eau potable ni aux champs. Dans les zones de conflits, lors de crises humanitaires ou de catastrophes naturelles, on assiste aussi à des déplacements de populations qui se rendent dans des camps de réfugiés. Après de tels événements, il y a rarement un retour vers l’agriculture.

Le réchauffement climatique est également en cause?

L’impact du réchauffement climatique est en grande partie négatif puisqu’il provoque une désertification des territoires. Alors que le Sahara gagne du terrain, les territoires réservés à l’agriculture diminuent par exemple. Il faut aussi prendre en considération l’augmentation du niveau de la mer, qui peut être une menace pour l’agriculture si l’eau salée s’infiltre en grande quantité dans les nappes phréatiques.

L’augmentation du nombre de personnes malnutries en Afrique subsaharienne peut-elle être reliée à la crise économique mondiale?

Cela n’a rien à voir avec la crise économique. Seuls l’Afrique du Sud et le Kenya, deux pays très économiquement ouverts, ont ressenti cette crise. Les autres ont été beaucoup moins sensibles aux fluctuations du marché. En Afrique subsaharienne, l’insécurité alimentaire est avant tout un problème structurel et chronique. En revanche, une dizaine de pays, tels que le Sénégal, le Mali ou encore la Mauritanie, peuvent craindre l’augmentation du prix des produits énergétiques, comme le pétrole et tous ses dérivés car cela peut, en conséquence, faire augmenter le prix de leurs produits agricoles.

Quelles pourraient être les solutions envisagées pour lutter contre cette malnutrition chronique?

L’agriculture urbaine est une des réponses possibles. Depuis quelque temps, on constate le développement d’une activité agricole à l’intérieur des villes. Sur les trottoirs, dans les arrière-cours, les jeunes et les femmes tiennent des potagers, produisent des biens alimentaires et bénéficient d’un circuit court, puisque la clientèle est sur place. Par ailleurs, on assiste aujourd’hui au développement de l’agriculture agro écologique, une agriculture verte adaptée au milieu et appropriée aux compétences de l’agriculteur. Il s’agit, par exemple, de remplacer des engrais chimiques par des engrais écologiques ou de diversifier les productions. Enfin, une des solutions adaptées à l’Afrique et défendue par les institutions internationales est l’agriculture familiale. Elle permet aux agriculteurs de satisfaire une autoconsommation tout en vendant une partie de leur production. Beaucoup d’ONG et de centres de recherche agronomique se mobilisent sur ces questions, mais ce qui est fait n’est jamais suffisant.

Interview dePierre Jacquemot, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), spécialiste des questions économiques et politiques africaines, Le Figaro, 10/10/2012.

 1/  Présentez le document

2/ D’après Pierre Jacquemot, quels sont  les facteurs de la persistance de la malnutrition en Afrique subsaharienne?

3/ Quelles solutions peuvent être envisagées pour améliorer cette situation ?

4/ Commente caractériseriez-vous ces pays dans le cadre de la mondialisation ?

 

 1/ Ce texte est la retranscription d’une interview accordée par Pierre Jacquemot au journal quotidien « Le Figaro » du 10 octobre 2012. Ce spécialiste des questions économiques et financières de l’Afrique  à l’IRIS, expose les facteurs de l’insécurité alimentaire en Afrique subsaharienne et propose quelques solutions au moment où le dernier rapport  de la FAO singularise la situation « préoccupante » de  la région dont  le nombre de malnutris a augmenté de 64 millions depuis 20 ans alors que, dans le même temps, la faim recule dans le monde.

2/ Selon Pierre Jaquemot quatre facteurs  principaux  expliquent  l’insécurité alimentaire persistante de l’Afrique subsaharienne : La « croissance urbaine spectaculaire » qui entraîne un fort exode rural et donc la raréfaction de la main d’œuvre rurale; l’absence d’une véritable politique agricole publique, une « Révolution verte »,  qui explique les faibles rendements; les conflits, les évènements climatiques qui chassent les populations des terres agricoles sans perspectives de retour et enfin la désertification des territoires et la salinisation des nappes phréatiques qui favorisent la stérilisation des terres. Secondairement, l’augmentation des prix des produits énergétiques peut aussi avoir un impact mais sur une dizaine de pays seulement car le problème est avant tout structurel.

3/ P.Jaquemot évoque trois pistes pour lutter contre la malnutrition. Tout d’abord le développement d’une agriculture urbaine vivrière réduisant les coûts de transport et donc les coûts de production. Puis la mise en place d’une agriculture « agro-biologique », polyculture sans engrais chimiques importés mais utilisant des engrais locaux et écologiques. Enfin, le développement d’une agriculture vivrière familiale satisfaisant aux besoins des producteurs qui pourraient vendre leurs surplus.

4/ L’Afrique subsaharienne concentre les PMA (Pays les Moins Avancés): sur 48, 34 y sont localisés. Ces pays se caractérisent notamment par une faible intégration dans la mondialisation. P. Jaquemot écrit notamment qu' »à part l’Afrique du Sud et le Kenya, deux pays très économiquement ouverts, les autres ont été beaucoup moins ouverts aux fluctuations du marché » montrant ainsi l’isolement relatif de l’Afrique subsaharienne. L’enclavement de certains Etats, l’insécurité politique, le faible développement des infrastructures de transport et des secteurs industriels, malgré quelques efforts, mettent en marge de la mondialisation la plupart des pays d’Afrique subsaharienne.

Posted in 4.ECD GÉOGRAPHIE, G4.L'Afrique,les défis du développement

TES : corrigé ( Le rapport des sociétés à leur passé)

 (les sujets tiennent compte  du temps imparti de 2 heures; au bac les sujet porteraient plutôt sur l’ensemble de la période et du thème. Par ailleurs, l’effort, pour ce 1er exercice, porte surtout sur la construction de la composition; Voir catégorie Smilie: 8))

De la mémoire aux mémoires de la 2nd guerre mondiale : 1944- début des 1990

Vous montrerez comment ont évolué les mémoires de la 2nd GM et notamment le rôle des historiens dans la connaissance des évènements et dans l’évolution de ces mémoires.

De la libération de Paris en août 1944 jusqu’à la loi Gayssot de 1990, le récit transmis de la 2nd guerre mondiale a beaucoup évolué.La multiplicité des acteurs et des comportements, les nécessites politiques mouvantes et les travaux des historiens ont ainsi remis en cause une mémoire figée et permis la résurgence de mémoires enfouies.

Comment et pourquoi, la mémoire collective et consensuelle s’est muée progressivement, entre 1944 et les 1990’s , en une pluralité de mémoires ? quel rôle l’historien a-t-il joué dans cette fragmentation de la mémoire?

Dans l’immédiate après guerre et jusqu’au départ du général de Gaulle en 1969,  les nécessites de l’unité de la nation et de sa reconstruction fondent le mythe d’une France résistante. A partir des années 70, le travail de mémoires des historiens  et les revendications mémorielles des victimes oubliées  imposent des mémoires plurielles et parfois concurrentes de la 2nd GM.

1/ Une mémoire unique et sélective: 1944-1969

a/ Le contexte de l’après-guerre

  Division des Français/épuration/procès

  Rôle de De Gaulle et du PCF (« le parti des 75 000 fusillés »)/ nécessité de l’unité

  Rôle de la Résistance privilégié (le « mythe résistancialiste / « La bataille du Rail »)/      

  Minimisation de Vichy

b/ Une seule nation amnésique

  Pas de distinction entre les victimes / peu d’audiences des déportés

   Lois d’amnistie (Procès de Bordeaux)

   Reconsidération de Vichy / Mythe du double-jeu (Robert Aron)

 c/ de Gaulle au pouvoir et l’exaltation de la Résistance 

   Les commémorations (Mont Valérien/cendres de J.Moulin)

   la censure (« Nuit et Brouillard »)

(Transition) A la fin des années 60,  la mémoire entretenue d’une France unanimement  résistante s’effondre grâce aux travaux des historiens, aux témoignages  et à  l’action  de groupes mémoriels qui exhument un passé , à la fois  plus complexe et plus douloureux, obstrué jusque là par  le « mythe résistancialiste ». La mémoire devient mémoires.

2/ Une mémoire contestée et des mémoires retrouvées : 1969-1990

a/ La mémoire officielle de 2nd guerre mondiale revisitée

  Documentaires et les films (« le Chagrin et la Pitié », « Lacombe Lucien »)
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x619fy_le-chagrin-et-la-pitie-1_webcam[/dailymotion]

  Études historiques(Paxton)

 b/ La résurgence de la mémoire du génocide

Rappel du procès Eichmann/ rôle de la FFDJF/  Film de Lanzmann (« Shoah »)

inculpations et  procès ( Barbie, Touvier, Bousquet, Papon)

Les années 90 ont imposé le principe du devoir de mémoire et l’intervention de plus en plus marquée de l’Etat dans les questions mémorielles comme en témoignent la loi Gayssot de 1990 qui qualifie de délit la contestation des crimes contre l’humanité et la reconnaissance par J.Chirac en 1995 de la responsabilité de l’Etat français dans le génocide . Ainsi revient-on à une forme de mémoire collective officielle qui peut affecter le travail de mémoires des historiens.

 

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Le Moyen-Orient : cartes et enjeux majeurs

Voilà une excellente synthèse à partir de cartes et de courts paragraphes sur les enjeux du Proche et Moyen Orient réalisée par le  Blog d’histoire-géographie du lycée Louis Armand d’Eaubonne:  thttp://la-story.over-blog.com/2015/01/le-moyen-orient-par-les-cartes.html

Il y a aussi cette étude en 40 cartes de Vox.com : http://www.vox.com/a/maps-explain-the-middle-east

« Histoire de comprendre »: La naissance d’Israël

 

        Bac blanc (2), explication d'un doc. Affiche Nasser et Ben Bella,1956

1/ En 1956, le colonel Gamal Abdel Nasser dirige l’Egypte après avoir renversé la monarchie pro-britannique, Ahmed Ben Bella (décédé en février 2012)  est alors l’un des dirigeants du FLN algérien, arrêté en octobre 1956, dans un avion de Royal Air Maroc, détourné en toute illégalité internationale par l’armée de l’air française. Il reste emprisonné pendant toute la durée du conflit (1962). Le Drapeau de l’Egypte figure à gauche du colonel Nasser, celui du FLN (futur drapeau de l’Algérie indépendante) à droite de Ben Bella. Dans un médaillon au-dessus des deux leaders figurent quatre drapeaux : En haut à gauche, Egypte, à droite, Algérie, en bas à gauche, Maroc, à droite, Tunisie. L’allégorie est un taureau (« bête immonde »), portant un uniforme (allemand ?) Il s’agit peut-être d’assimiler la barbarie du colonialisme au nazisme. La bête est terrassée par les drapeaux des deux nations alliées.

 

 2/ L’année 1956 est marquée en Afrique du nord, par la deuxième année du soulèvement de l’Algérie (FLN) contre la domination coloniale française. Le nouveau Président du Conseil, Guy Mollet (SFIO) a décidé l’envoi du contingent et ainsi d’accentuer l’effort de guerre alors qu’il avait été élu sur le programme du Front Républicain « pour la paix en Algérie ». Mais il a également décidé de reconnaître l’indépendance de la Tunisie et du Maroc au mois de mars.En novembre, pour répliquer à la nationalisation du canal de Suez, il se lance avec les Britanniques dans une expédition militaire destinée à récupérer le canal. Le fiasco est total, les Etats-Unis et l’Urss s’y étant opposé.

 3/ En 1956,  Nasser soutient le FLN dont le siège est abrité au Caire. Ce qui a lourdement pesé dans la volonté française d’intervenir en novembre contre Nasser. Nasser par son soutien au FLN veut manifester sa solidarité anti-impérialiste et anticolonialiste, et aussi son projet de réunir tous les Arabes (panarabisme) pour reconstituer la puissance passée du monde arabe face à l’Occident. D’autant plus que les Français et les Britanniques s’étaient alliés avec l’Etat d’Israël pour attaquer l’Egypte en novembre 1956.

 4/ Depuis 1955, Nasser apparaît comme un des grands leaders du tiers-Monde (Conférence de Bandung ; février 1955 dont  la déclaration finale exprime son soutien aux pays du Maghreb en lutte contre le colonialisme français, au peuple sud-africain victime de l’Apartheid et au peuple palestinien). Il se réclame d’un socialisme arabe. L’Urss et les Démocraties populaires prennent le parti de Nasser et du FLN dans un contexte de guerre froide. Ces deux Etats adoptent une partie du modèle soviétique : Parti unique, économie collectivisée et centralisée, mais conservent la religion musulmane (refus de l’athéisme de l’URSS). Aide militaire, aide à la construction du barrage d’Assouan.Les deux Etats se retrouvent aux conférences des Non-alignés à Belgrade en 1961,  puis au sein de la CNUCED à partir de 1964 pour revendiquer un nouvel ordre économique international. A la fin des années 1970, les deux pays sont confrontés à l’échec du modèle d’économie collectivisée et centralisée tandis que s’est constituée une caste militaro-bureaucratique corrompue. L’Egypte est vaincue lors de la guerre des 6 jours en 1967. Ces blocages  conduisent au retour du religieux comme seul espoir des peuples de l’Afrique du nord.

Posted in 3.ECD HISTOIRE, H6.Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis 1918