Rédiger un paragraphe argumenté

19 05 2008

Je sens que vous allez vous jeter sur cet article comme la misère sur le bas-clergé breton (c’est une expression de ma grand-mère que vous n’avez pas connue…).

Votre terreur : le paragraphe argumenté, appelé aussi question de synthèse, voire même synthèse, tout court.

Voici quelques conseils qui pourront vous aider. Je commence par le plus important :

1- AYEZ CONFIANCE EN VOUS !

Souvent vous êtes persuadé(e) que vous n’allez pas y arriver ce qui donne les situations suivantes :

– Vous ne rédigez rien du tout, des fois que vous ayez l’air d’un(e) idiot(e) en écrivant n’importe quoi

– Vous écrivez votre cours appris par coeur, au moins ça c’est le prof qui l’a écrit c’est plus sûr.

– Vous écrivez ce que vous pensez dans le désordre, après tout ça peut rapporter quelques points pour l’encre.

Alors moi je vous réponds :

VOUS POUVEZ LE FAIRE, vous l’avez déjà fait. Vous avez déjà écrit une lettre, une carte postale, un message ou un commentaire sur un blog pour expliquer à mamie que les vacances c’est super parce que …, pour dire au monde entier (sur votre blog) que vos parents sont les pires de la galaxie parce que … ou à votre copine qu’elle est vraiment nulle parce que…

Bon, vous savez donc écrire un paragraphe argumenté.

C’est vrai, ça ne concerne pas encore ni l’Histoire, ni la Géographie ni l’éEducation civique mais je vais y venir.

2- Lisez (et comprenez) le sujet du paragraphe ou de la synthèse

Ç a a l’air bête dit comme ça mais c’est important.

Il faut lire le sujet plusieurs fois, en faisant l’effort d’essayer de le comprendre. Ensuite au brouillon vous devez entourer les mots importants, puis les définir rapidement (qu’est-ce que c’est, de quoi ça parle, quand ?…)

Par exemple :

La révolution française a-t-elle transformé l’Europe ?


Image hébergée par servimg.com

 

Bon évidemment c’est plus facile si vous avez appris votre leçon.

3- Notez vos idées (au brouillon)

C’est la partie un peu magique : si vous avez écouté en classe, appris vos leçons, lu des choses autour du cours (dans votre manuel par exemple) ça peut venir très vite, d’autant que ces questions sont souvent posées dans les titres des cours ou des parties du cours.

Si ça ne vient PAS très vite : utilisez les documents ! Ils sont souvent un bon point de départ.

Mais ATTENTION : ne prenez pas l’anecdote donnée par le doc, mais bien l’IDEE donnée par chacun des documents. Par exemple ce tableau :

Vous l’avez reconnu : le « Tres de Mayo » de Goya, qui décrit la répression qui s’est abattue sur les madrilènes après leur révolte contre les Français (ça c’est l’anecdote, ou l’événement qui peut venir en exemple).

L’idée ici,  c’est que les peuples se révoltent contre les français qui leur imposent leur autorité, et que naît un sentiment national.

4- Séparez idées, arguments, exemples.

Une idée, c’est un élément de réponse à la question.

Un argument, c’est un élément qui prouve que vous avez raison d’avoir cette idée.

Un exemple, c’est un événement qui a vraiment existé, un lieu qui existe vraiment… qui rend votre argument crédible et évite le blabla.

Exemple :

Idée : La révolution française a fait naître le sentiment national

argument 1 : elle a affirmé et diffusé le droit des peuples à disposer d’eux-même. 

exemple 1 : la révolution a chassé les rois pour mettre en place des républiques soeurs, des provinces Unies à l’Italie.

argument 2 : les peuples se sont unis contre la France de Napoléon. 

Exemple 2 : les espagnols se sont révoltés contre les troupes françaises le 2 mai 1808, et le tableau de Goya porte un message nationaliste.

5- Mettez vos idées dans un ordre logique ou chronologique ou d’importance. 

6- Faites des phrases :

Une idée par phrase, une phrase par idée.

Vous exprimez d’abord une idée, puis un argument, puis son exemple si besoin, puis de nouveau un argument, puis un exemple etc…

Une idée + ses arguments et leurs exemples = un paragraphe. Vous passez une ligne entre deux paragraphe.

ET VOUS AJOUTEZ DES CONNECTEURS LOGIQUES !!!

– Si c’est un argument ou une idée qui se place sur le même plan que le précédent : « de plus », « de même », « en outre »…

– Si c’est une idée qui est contraire à la précédente : « en revanche », « par contre », « cependant »…

– Si c’est la conséquence de ce qui vient avant : « par conséquent », « donc », …

(voyez votre prof de français !!!)

Des questions ? Ecrivez un commentaire !!!


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