planning de révision du bac blanc
20 12 2014 Commentaires : Pas de Commentaires »hgecoli
Catégories : Terminales
Qu’est-ce ? C’est un indice qui mesure les inégalités d’une distribution (par exemple de revenus, de pouvoir d’achat…). Comme tout indice, il varie de 0 (égalité complète) à 1 (inégalité complète)
Comment est calculé l’indice de Gini ? Il est le double de l’écart entre l’égalité parfaite (ligne droite) et la courbe de Lorenz (qui calcule les pourcentages cumulatifs du total des revenus reçus par rapport au nombre cumulatif des bénéficiaires)
NB : Une baisse de l’indice de Gini observée entre deux dates indique une diminution globale des inégalités. A l’inverse, une élévation de l’indice reflète une augmentation globale des inégalités.
Carte des inégalités de salaires dans le monde issue de http://ceriscope.sciences-po.fr

Les comparaisons entre pays développés, mais aussi avec les pays émergents sont fréquentes (en Portugais mais très facile à comprendre)

Il sert souvent aux gouvernements à communiquer sur leurs actions :
C’est dans le numéro de mars 2007, 1à Questions sur la mondialisation (vous pourrez le trouver au CDI)
« Avant, les évènements qui se déroulaient dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Depuis, ils sont tous dépendants les uns des autres. » La constatation est banale, hormis le fait que celui qui la formule, Polybe, vivait au IIe siècle avant J.-C. ! La mondialisation, cette création d’un espace mondial interdépendant, n’est donc pas nouvelle. Certains la font même remonter à la diffusion de l’espèce humaine sur la planète…
Dès l’Empire romain, une première mondialisation s’est organisée autour de la Méditerranée. Mais il faut attendre les grandes découvertes, au XVe siècle, pour assurer la connexion entre les différentes sociétés de la Terre et la mise en place de cette « économie-monde » décrite par l’historien Fernand Braudel (1). Une mondialisation centrée sur l’Atlantique culmine au XIXe siècle : entre 1870 et 1914 naît un espace mondial des échanges comparable dans son ampleur à la séquence actuelle. Ouverture de nouvelles routes maritimes, avec le percement des canaux de Suez et de Panama, doublement de la flotte marchande mondiale et extension du chemin de fer, multiplication par 6 des échanges, déversement dans le monde de 50 millions d’Européens, qui peuplent de nouvelles terres et annexent d’immenses empires coloniaux…, la naissance de la mondialisation telle que nous la connaissons aujourd’hui a commencé il y a un siècle et demi.
Mais le processus n’est pas linéaire : la Première Guerre mondiale puis la grande dépression des années 1930 suscitent la montée des nationalismes étatiques, une fragmentation des marchés, le grand retour du protectionnisme. La mondialisation n’est plus à l’ordre du jour jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La guerre froide et la constitution des blocs figent ensuite le monde pendant près d’un demi-siècle. Pourtant, la mondialisation actuelle est déjà en train de se mettre en place. Jacques Adda la définit comme « l’abolition de l’espace mondial sous l’emprise d’une généralisation du capitalisme, avec le démantèlement des frontières physiques et réglementaires (2) ». Selon l’OCDE, elle recouvre trois étapes :
• L’internationalisation, c’est-à-dire le développement des flux d’exportation ;
• La transnationalisation, qui est l’essor des flux d’investissement et des implantations à l’étranger ;
• La globalisation, avec la mise en place de réseaux mondiaux de production et d’information, notamment les NTIC (nouvelles technologies d’information et de communication).
La mondialisation actuelle, ce « processus géohistorique d’extension progressive du capitalisme à l’échelle planétaire », selon la formule de Laurent Carroué(3), est à la fois une idéologie – le libéralisme –, une monnaie – le dollar –, un outil – le capitalisme –, un système politique – la démocratie –, une langue – l’anglais.
A chaque phase de mondialisation, on retrouve les mêmes constantes : révolution des transports et des moyens de communication, rôle stratégique des innovations (les armes à feu au XVe siècle, la conteneurisation après la Seconde Guerre mondiale, Internet depuis les années 1990), rôle essentiel des Etats mais aussi des acteurs privés, depuis le capitalisme marchand de la bourgeoisie conquérante à la Renaissance jusqu’aux firmes transnationales et aux ONG aujourd’hui.
C’est le « doux commerce », selon la formule de Montesquieu, qui fonde la mondialisation : ce que les Anglo-Saxons appellent globalisation (le terme mondialisation n’a pas son équivalent anglais) est né d’un essor sans précédent du commerce mondial après 1945. Depuis cette date, les échanges progressent plus vite que la production de richesses. Ils sont dopés par la généralisation du libre-échange, avec la mise en place du Gatt (l’accord général sur les tarifs et le commerce) en 1947 et la création de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) en 1995.
La mondialisation actuelle est d’abord et avant tout une globalisation financière, avec la création d’un marché planétaire des capitaux et l’explosion des fonds spéculatifs. La fin de la régulation étatique qui avait été mise en place juste après la Seconde Guerre mondiale s’est produite en trois étapes : d’abord, la déréglementation, c’est-à-dire la disparition en 1971 du système des parités stables entre les monnaies, qui se mettent à flotter au gré de l’offre et de la demande ; ensuite, la désintermédiation, possibilité pour les emprunteurs privés de se financer directement sur les marchés financiers sans avoir recours au crédit bancaire ; enfin, le décloisonnement des marchés : les frontières qui compartimentaient les différents métiers de la finance sont abolies, permettant aux opérateurs de jouer sur de multiples instruments financiers. Grâce aux liaisons par satellite, à l’informatique et à Internet, la mondialisation se traduit par l’instantanéité des transferts de capitaux d’une place bancaire à une autre en fonction des perspectives de profit à court terme. Les places boursières du monde étant interconnectées, le marché de la finance ne dort jamais. Une économie virtuelle est née, déconnectée du système productif : au gré des variations des taux d’intérêt des monnaies et des perspectives de rémunération du capital, la rentabilité financière des placements devient plus importante que la fonction productive. Les investisseurs peuvent choisir de liquider une entreprise, de licencier ses salariés et de vendre ses actifs pour rémunérer rapidement les actionnaires.
Comment en est-on arrivé là ? Le tournant décisif se produit dans les années 1980. En 1979, l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan aux Etats-Unis et de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne signifie l’avènement des doctrines libérales. La même année, le Sénégal inaugure le premier « plan d’ajustement structurel » : la crise de la dette vient de commencer pour les pays en développement, obligés d’adopter des « stratégies de développement favorable au marché », selon la formule des institutions financières internationales (Banque mondiale et FMI). Cette unification des modèles économiques gagne non seulement le monde en développement mais aussi les pays de l’Est : c’est en 1979 toujours que la Chine libéralise son agriculture. Cinq ans plus tard, en 1984, elle ouvre ses premières zones économiques spéciales. Cinq ans après encore, la disparition du mur de Berlin annonce celle de l’Union soviétique en 1991, année où l’Inde, jusque-là nationaliste, protectionniste et autarcique, se libéralise à son tour.
En dix ans, la face du monde a résolument changé. La fin de la guerre froide crée l’illusion qu’une communauté internationale est née, qui va enfin percevoir « les dividendes de la paix ». Le capitalisme paraît avoir triomphé, au point que Francis Fukuyama annonce « la fin de l’histoire ». Les firmes transnationales amorcent un vaste mouvement de redéploiement de leurs activités. La décennie 1990 est jalonnée par de grandes conférences internationales où les acteurs traditionnels de la diplomatie, les Etats et les institutions internationales, se voient bousculés, interpellés par de nouveaux acteurs, qui privilégient la démocratie participative. Filles de la mondialisation, dont elles utilisent un des ressorts essentiels, le pouvoir des médias et de la communication, les ONG se fédèrent en réseaux planétaires grâce à l’utilisation d’Internet. Elles imposent la vision nouvelle d’un monde interdépendant, où les grandes questions – pauvreté, santé, environnement – doivent être appréhendées de manière globale. Le Sommet de la Terre (Rio, 1992) inaugure ainsi l’ère du développement durable.
Mais l’apparente unification de l’espace planétaire cache de profondes disparités. A l’espace relativement homogène d’avant la révolution industrielle s’est substitué un espace hiérarchisé entre des territoires qui comptent dans l’économie mondiale et d’autres qui sont oubliés. « Le monde de la globalisation est un monde de la concentration, de toutes les concentrations : la moitié de l’humanité réside sur 3 % des terres émergées, et la moitié de la richesse mondiale est produite sur 1 % des terres », explique Olivier Dollfus (4). La mondialisation a à la fois des centres d’impulsion et des périphéries, intégrées ou au contraire délaissées. Les espaces moteurs de la mondialisation appartiennent à l’« archipel métropolitain mondial », une toile de grandes mégalopoles, essentiellement localisées au sein de la Triade (Etats-Unis, Europe, Japon), qui sont reliées entre elles par des réseaux.
La logique du réseau évince celle du territoire : réseaux de transport (des hommes, des marchandises, des matières premières, de l’énergie), mais aussi réseaux de télécommunications et réseaux relationnels. Malgré les extraordinaires progrès des technologies, il n’y a donc aucune abolition du temps et de l’espace, mais la distance n’est plus métrique : elle s’apprécie en fonction de l’équipement des lieux en réseaux, qui définit leur accessibilité et leur attractivité. Les effets de centralité se renforcent, au détriment des territoires ou des populations qui n’ont pas d’« avantage comparatif » dans la mondialisation, pas de pouvoir d’achat ou pas de matières premières par exemple. Ceux-là disparaissent dans des trous noirs, sauf quand l’enclavement leur confère précisément la valeur d’un isolat, culturel ou naturel (5). Le tourisme, première industrie mondiale, peut ainsi parfois renverser la hiérarchie des lieux en muséifiant de prétendus paradis perdus (6).
La mondialisation renforce donc les inégalités. Sur un plan spatial, puisque l’accentuation de la rugosité de l’espace s’observe à toutes les échelles : planétaire, régionale, nationale, locale. Mais aussi sur le plan social : l’écart entre ceux qui peuvent saisir les opportunités offertes par la mondialisation et ceux qui ne trouvent pas leur place, entre riches et pauvres, se creuse à toutes les échelles. Un cinquième de l’humanité seulement consomme (et produit) les quatre cinquièmes des richesses mondiales. Sans régulateur, la mondialisation engendre la marginalisation des plus faibles et la prolifération des activités illicites, voire criminelles. Sans contre-pouvoir, le capitalisme finit par aboutir à des situations de concentration et de monopole qui ruinent la concurrence et remettent en question les mécanismes du marché. Face à ces logiques comme à l’émergence de multiples passagers clandestins, il faut des régulateurs.
Loin d’abolir le rôle des Etats, la mondialisation leur redonne au contraire tout leur sens : seule la puissance publique peut réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire. Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, la mondialisation s’accompagne paradoxalement du grand retour des Etats. Le libre-échange est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie. Les zones d’influence se reconstituent par le biais des accords bilatéraux. Entre le dirigisme des pays émergents, le « socialisme de marché » de la Chine et du Viêtnam, les dictatures d’Asie centrale, et le grand retour du nationalisme en Amérique centrale, le libéralisme est loin de régner sur la planète, y compris et surtout dans sa patrie d’adoption, les Etats-Unis, qui le remettent en question depuis que le centre de gravité du monde s’est déplacé de l’Atlantique vers le Pacifique avec la montée en puissance de la Chine.
Loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne au contraire toute leur force aux singularités locales. « En tant que changement d’échelle, c’est-à-dire invention d’un nouvel espace pertinent, la mondialisation crée inévitablement des tensions sur les configurations locales préexistantes en les menaçant d’une concurrence par sa seule existence (7). » L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes, la mondialisation fragmente paradoxalement le monde. Jamais les combats mémoriels et l’intolérance religieuse n’ont été aussi aigus.
Absence d’une gouvernance et de régulateurs mondiaux, grand retour des Etats et du local, la mondialisation est ainsi en train de se muer imperceptiblement en « glocalisation (8) », juxtaposition à l’infini de politiques locales, visant à décliner à leur façon une économie mondiale qui s’inscrit d’abord et avant tout dans des lieux, un « espace vécu », pour reprendre la formule du géographe Armand Frémont (9). « Le local n’est plus le foyer d’une socialisation rassemblée dont la communauté villageoise était la forme la plus aboutie, mais le point de rencontre, voire de confrontation entre des groupes dont chacun possède son propre espace d’action et de référence (10). »
En ce début de XXIe siècle, la mondialisation se trouve ainsi, paradoxalement, en recul. Comme si elle n’avait constitué qu’une phase historiquement datée dans l’histoire de l’humanité.
Notes
(1) F. Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècle, 1979, rééd. LGF, 3 vol., 2000. Voir aussi La Dynamique
du capitalisme, 1985, rééd. Flammarion, coll.« Champs », 2005.
(2) J. Adda, La Mondialisation de l’économie. Genèse et problèmes, La Découverte, 7e éd. 2006.
(3) L. Carroué, D. Collet et C. Ruiz, La Mondialisation. Genèse, acteurs et enjeux, Bréal, 2005.
(4) O. Dollfus, La Mondialisation, Presses de Sciences po, 2e éd., 2001.
(5) J. Lévy, Le Tournant géographique. Penser l’espace pour lire le monde, Belin, 1999.
(6) S. Brunel, La Planète disneylandisée. Chronique d’un tour du monde, éd. Sciences Humaines, 2006.
(7) J. Lévy et M. Lussault (dir.), Dictionnaire de la géographie, Belin, 2003.
(8) Y. Lacoste, De la géopolitique aux paysages. Dictionnaire de la géographie, Armand Colin, 2003.
(9) A. Frémont, La Région, espace vécu, Flammarion, coll. « Champs », 1999.
(10) O. Dollfus, op. cit.
Il y a 25 ans disparaissait le Mur de Berlin, le Mur de la honte. A l’époque, on n’imaginait pas que d’autres murs seraient créés.
40 000km de frontières sont murés, soit 16% des frontières mondiales
Voici une carte de ces « nouvelles » frontières
Et une vidéo du magazine Le Dessous des cartes sur ces murs-frontières

Un article inforgraphique qui présente 38 cartes pour expliquer la mondialisation (et en anglais, petits chanceux)
En 4è nous avons travaillé sur l’itinéraire d’un t-shirt, qui montre que le transport est essentiel dans le commerce mondial : itinéraire à retrouver ici (journal du Net)
et un superbe diaporama de Géraldine Duboz (dont je salue au passage l’admirable travail) sur la révolution du conteneur
Voilà qui va rappeler des souvenirs aux 4èmes, mais qui peut intéresser aussi les terminales :
Dans cette vidéo de la chaine i-télé, on constate qu’au Bangladesh, un t-shirt vendu 29€ ailleurs a rapporté 18 centimes à l’ouvrier qui l’a fabriqué : pays atelier et DIT (Division Internationale du Travail)
Terminales, voici les 3 fiches de vocabulaireTHEME-2-lexique-1e?re-partieTHEME-2-lexique-3e-partieTHEME-2-lexique-2e-partie
Suivant le principe du suffrage universel indirect, les sénateurs sont élus six ans (et renouvelables par moitié tous les trois ans) par un corps de « grands électeurs » (composé à 95 % de conseillers municipaux). Or, en mars 2014, c’est la droite et d’abord l’UMP qui avaient remporté les élections municipales. Il était donc fort probable que la droite (UMP, centre-droit de l’UDI) aient la majorité absolue au Sénat.
Ce sont 179 sièges de sénateurs qui étaient à pourvoir sur 348 ce dimanche 28 septembre 2014. La droite a remporté 116 sièges, la gauche (PS, PCF, écologistes, radicaux de gauche, divers gauche) 61 tandis que le FN compte désormais 2 sénateurs.

Quel est le rôle du Sénat ?
– Le vote des lois (pouvoir législatif avec l’Assemblée nationale);
– Le vote du budget.
– Le contrôle de l’action du gouvernement (séances de questions au gouvernement, commissions…).
– Il représente les collectivités territoriales dont il est issu par les élections.
Pour aller plus loin :
– Sur le site Vie publique : Comprendre les institutions et son grand quiz
Le Sénat manque encore son rendez-vous avec la parité, article du journal Le Monde
Réforme des institutions :
un point de vue : Le Sénat ne sert à rien, il faut le supprimer selon R. Garrido
Sur le même thème, les jeudy politique se demandent Le Sénat, stop ou encore ?
http://www.dailymotion.com/video/x26m3sv
Jean-Pierre Raffarin : Il faut renforcer la crédibilité du Sénat

Et, cédons aux sirènes de l’infotainment : le Petit Journal a présenté une émission autour du Sénat, ici : le Sénat, à quoi ça sert
2. Un monde fragmenté ? De multiples inégalités de développement
et un article sympa de France24 qui nous rappelle que lorsqu’Yves Lacoste publia en 1976 (déjà!!!) La Géographie ça sert d’abord à faire la guerre il ne se trompait pas. Mais là c’est plus une guerre de comm’
devoir maison guidé
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Pour créer la fiche de révision :
NOTIONS
Carte
Conflit , nouvelles conflictualités, États et frontières
Développement
Culture, civilisations
Développement durable (définition + schéma)
VOCABULAIRE
– Lectures géopolitique, géo-économique, géo-culturelle, géo-environnementale.
– Conflits inter-étatiques, intra- (ou infra-) étatiques ; organisations supra-étatiques (ou supra-nationales) ; membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU (P5)
– Nords ; Suds ; Triade, États émergents, PPHR (Pays Pétroliers à Hauts Revenus), PMA (Pays les Moins Avancés) ; Métropoles
– aires culturelles ; revendications identitaires (ex : régionalismes)
– empreinte écologique ; réfugiés climatiques ;
Que comprendre ?
Prendre conscience de la complexité du monde actuel.
Avoir une approche critique des représentations cartographiques.
Les notions géographiques actuelles sont-elles trop schématiques dans un monde de plus de plus complexe ?
Comment comprendre par les cartes les dynamiques géographiques du monde actuel ? Quels sont les apports
et les limites de la carte ?
Comprendre le monde, c’est analyser ces quatre grilles.
• Lecture géopolitique : les relations entre États ; leurs conflits, leurs alliances, leurs rapports
d’influence, qui demeurent une donnée essentielle de l’organisation du monde.
• Lecture géo-économique : les inégalités de développement façonnent le monde. La massification
des échanges permet de comprendre le fonctionnement actuel des territoires mondiaux.
• Lecture géoculturelle : la diversité culturelle existe et pose la question de l’uniformisation culturelle
de la planète.
• Lecture géo-environnementale : permet de décrire le fonctionnement de la planète et quel est son
avenir. Les territoires sont-ils durables ?
La cartographie est l’étude et la construction de cartes. La fonction de celles-ci est de localiser et nommer
les lieux. Elles sont une reproduction d’une réalité, quelles que soient les échelles. C’est rendre visible ce qui
ne l’est pas.
Le détail
1. La représentation cartographique
L’échelle, rapport entre la longueur réelle et sa représentation sur une carte.
• Les projections
Les projections permettent une représentation du monde en volume. Celle-ci influence notre perception.

• Les différents types de cartes
Type de carte
Définitions
Carte de synthèse : Mise en relation de phénomènes abstraits
Carte analytique : Représentation de phénomènes abstraits
Carte descriptive : Localisation de phénomènes spatiaux identifiables
Anamorphose : Déformation de la carte géographique et des distances en fonction du critère choisi
• Une vision du monde
La carte est influencée par nos perceptions et celles de chaque société. Le centrage sur l’Europe, les États-Unis ou la Tasmanie modifie notre perception de monde. Dans le premier cas, le monde semble dominé par cette Europe puisqu’elle en est le centre.
2. Comprendre le monde
Caractéristiques Géopolitique
Depuis 1991 : 3 fois plus de guerres.
Concentration des conflits au Proche-Orient et au Moyen-Orient.
Accumulation de facteurs d’instabilité et tensions.
Nouvelles formes de conflictualités : guerres civiles, querelles identitaires civiles jouent un rôle plus important
Piraterie, kidnapping, terrorisme.
Géo-économique
Intensification et extension planétaire des flux d’échanges.
Espaces dominants, centres moteurs.Révolution de l’échange, infrastructures numériques.
Régionalisation et continentalisation développent la complémentarité des économies.
Unification en interdépendances des économies.
Intensification des compétitions entre les espaces.
Nouvelles répartition des tâches.
Centre d’impulsion (Triade). Centre secondaire (pays émergents). Périphéries marginalisées (PMA).
Les frontières Nord/Sud mouvantes et modifiées.
Géo-culturelle
Le monde, uniformisation des pratiques culturelles alimentaires, sportives. Liée à l’occidentalisation du monde.
Son origine : le soft power, les FTN (firmes transnationales), les mass-médias.
Notion de « village planétaire », McLuhan.
Uniformisation relative. Les différences culturelles demeurent. Les objets culturels mondialisés s’adaptent aux différentes consommations.
Il existe des flux secondaires de transfert culturel du Sud vers le Nord.
La mondialisation génère des réactions identitaires qui renforcent les différences culturelles.
« Choc des civilisations », de Huntington.
Géo-environnementale
Le XIXe siècle marque la naissance de l’homme agissant sur son milieu. Le développement basé sur les énergies fossiles crée une prise de conscience : gaz à effet de serre, global change.
En parallèle, c’est la découverte de pandémies.
Naissance d’une conscience écologique. Les sommets de la Terre : Rio (1992), Kyoto (1997), Copenhague (2009).
Confronter à la priorité de croissance économique.
Difficulté de repenser totalement le modèle économique occidental.
Réfléchir à deux échelles : « penser mondial, agir local ».
SUJETS POSSIBLES
Analyse critique d’un ou deux documents cartographiques (cf ceux du manuel)