La situation du chômage en France
26 01 20132012 a été une année terrible sur le front du chômage. En un an, le nombre de demandeurs d’emploi a bondi de 10,4 % en France. Mais cette explosion du chômage n’a pas été ressentie partout de la même manière sur le territoire. Si aucune zone d’emploi métropolitaine n’a vu le nombre d’inscrits reculer, la hausse s’est étalée de 2,4 % à Istres-Martigues (Bouches-du-Rhône) à 26,2 % dans la petite zone d’emploi de Sartène-Propriano.?Les zones les plus fortement touchées sont celles où le chômage était jusqu’ici le plus bas. Sur les 35 zones d’emploi qui affichent la progression la plus forte entre novembre 2011 et novembre 2012, près de 80 % avaient ainsi un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale au troisième trimestre 2012.
A l’image de Vitré (Ille-et-Vilaine), 5,7 % de taux de chômage mais 22,6 % d’inscrits de plus en un an, soit la quatrième hausse la plus forte au niveau national, les zones jusqu’ici préservées ont été heurtées de plein fouet. En 2008, la crise avait déjà frappé plus fortement qu’ailleurs des zones industrielles comme Cholet, Morteau ou la région rennaise, elles ont été à nouveau fortement impactées en 2012. Mais des villes comme Rodez, Beaune, Dijon, Brive-la-Gaillarde qui ne faisaient pas partie des principales victimes de la crise de 2008 sont cette fois-ci durement touchées.
A l’opposé du spectre, sur les 35 zones qui ont le mieux résisté à l’explosion du chômage cette année, les deux tiers avaient un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. Comme si ces zones, impactées depuis longtemps par la crise, avaient développé une résistance. L’arc méditerranéen et le Nord-Pas-de-Calais sont ainsi relativement épargnés. Reste que sur les 35 zones au taux de chômage le plus élevé, un peu plus de la moitié ont tout de même connu une hausse du nombre de demandeurs d’emploi supérieure à la moyenne.
Plusieurs zones continuent à voir leur chômage exploser alors qu’elles sont déjà dans une situation difficile. A Belfort-Montbéliard par exemple, le nombre de demandeurs d’emploi a bondi de 21,1 % en un an, alors que la zone affiche déjà un taux de chômage de 12 %. La vallée de l’Arve, entre Chamonix et Genève, Perpignan, Valenciennes, Charleville-Mezières, Dreux, Sens, Pont-Audemer, Douai, Alès, Lens et la Corse apparaissent également comme « doublement perdantes » en 2012.
Il reste encore en France quelques rares zones de presque plein emploi et où l’année 2012 ne s’est pas révélée trop dure. C’est notamment le cas de Coulommiers (Seine-et-Marne) qui avec un taux de chômage de 7,5 % et une hausse des demandeurs d’emploi contenue à 4,7 % en un an apparaît comme un des derniers havres de résistance à la crise. Nemours, Poitiers, Pau, Granville, Lons-le-Saunier, Plaisir ou Loudeac font également partie, dans une moindre mesure, de cette catégorie.
D’après Le Monde.
Vous pouvez consulter les résultats, zone par zone de façon interactive ici.

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