Comment, à Shanghai, PSA « sinise » ses voitures …
19 04 2013Au coeur de Shanghai, dans le « China Tech center », structure qui fête ses cinq ans, tous les nouveaux modèles du constructeur sont « réinterprétés » pour non seulement coller aux goûts du public chinois, mais aussi adapter ces modèles aux règlementations locales et aux usages de conduite locaux… « En Europe, le klaxon d’une voiture est utilisée en moyenne 10 000 fois. En Chine, c’est 400 000 fois ! Il faut donc faire en sorte que le klaxon dure », raconte Pierre-Frédéric Lebelle, le patron du centre de recherche et développement de PSA en Chine. Le cas de la 3008 est un bon exemple de cette adaptation. « Sur cette 3008, la calandre, la face avant de la voiture, est beaucoup plus imposante que sur son équivalent européen. Quand on a une voiture en Chine, il faut qu’elle ait de la ‘face’, qu’elle en impose à son entourage », raconte M. Lebelle.
Lancée début 2013 en Chine, la 3008 – un des rares succès actuels de la marque Peugeot en Europe – s’y est déjà écoulée à 10 000 exemplaires et l’usine de Wuhan doit augmenter ses cadences pour répondre à la demande. Car si PSA s’est installé dans le pays dès les années 1980, il n’a pas su dépasser les 4% de part de marché, contrairement au groupe Volkswagen, qui vend aujourd’hui 2,6 millions de véhicules, et détient plus de 20% du marché… L’Allemand a de longue date offert des modèles adaptés. Alors que les Chinois aiment les grandes voitures avec coffre des segments C et D (65 % du marché), PSA leur a longtemps proposé des petites voitures compactes du segment B (15 % du marché). « Pour l’instant, les premiers effets sont prometteurs. Au premier trimestre, les ventes du groupe ont décollé de 31 %, pour atteindre 141 000 ventes pour les deux marques confondues. C’est une croissance supérieure à celle du marché, qui grimpe de 20 %.
D’après Le Monde.

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