Quel avenir pour le périphérique parisien, 40 ans après sa création ?

29 04 2013

Chaque jour, pas moins de 1,1 million de véhicules circulent sur ce ruban de 35 km de long et de 40 m de large ceignant la capitale. Inauguré le 25 avril 1973  après quinze ans de travaux, pour faire face à l’accroissement rapide de la circulation, le périphérique s’est, au fil du temps, transformé en une insupportable fracture entre Paris et les 29 communes limitrophes de la Petite Couronne.

Principale nuisance pour les 100 000 riverains qui vivent à moins de 200 m du boulevard périphérique : des concentrations de polluants atmosphériques qui dépassent deux, trois ou quatre fois les normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Autre problème, le bruit de fond du flot de voitures. Des revêtements anti-bruit ont été testés porte de Vincennes et doivent être étendus à d’autres endroits critiques afin d’abaisser le niveau sonore. D’ici à quelques années, la mairie espère ainsi voir éclore différents projets : création d’une « canopée solaire » (couverture légère accueillant des panneaux photovoltaïques) dans le 14e arrondissement, construction d’un immeuble-pont et de passerelles, comme à la porte de Vincennes, plantation d’une forêt linéaire (19e). Des espaces qui doivent permettre de limiter les nuisances sonores, et rendre le périphérique plus agréable, sans toutefois limiter la pollution atmosphérique.« Mais pour cela, il n’y a qu’une solution : réduire le trafic, lâche René Dutrey. A long terme, si l’augmentation du prix des carburants permet de limiter l’usage de la voiture individuelle, on espère remplacer  le périphérique par un boulevard classique, avec des feux rouges. Ce serait vraiment la fin de la muraille. »

Une histoire à découvrir en images ici.

D’après Le Monde.

 


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