Le projet One dollar

1 05 2013

Comment vit-on avec un dollar par jour selon les endroits de la planète. ?

Pour que cette réalité soit davantage qu’une statistique, le réalisateur Rithy Panh a initié le projet One Dollar.  Le but est de réaliser un webdocumentaire international et multi-culturel, qui engage des citoyens issus de toutes nationalités et classes sociales. L’appel à participation s’adresse aux réalisateurs, expérimentés ou débutants, aux geeks et aux membres d’ONG, séduits par la thématique. Ils sont invités à réaliser des courts-métrages de sept minutes racontant le quotidien de personnes qui vivent avec approximativement un dollar par jour. Les portraits seront mis en ligne sur une carte du monde qui servira de plateforme interactive. Ainsi, citoyens, artistes, chercheurs économistes pourront alimenter le site de leurs commentaires, une manière de générer une réflexion de fond sur des problématiques transversales.

Le projet commence à peine et il faudra consulter à nouveau le site dans quelques mois.

C’est à découvrir ici.




Comment la France cherche à vendre « la ville durable » à la Chine

1 05 2013

Aujourd’hui, 690 millions de Chinois vivent dans les villes, soit un habitant sur deux, contre moins de 200 millions en 1980. Le taux de croissance urbaine progresse à un rythme de 3 % par an et cette expansion devrait se poursuivre jusqu’en 2020 ou 2030, notamment dans le centre et l’ouest du pays. « La Chine est l’un des rares pays au monde où l’on produit encore des villes, qui bénéficient d’importants soutiens financiers des pouvoirs publics. Ce développement urbain constitue un immense marché pour les entreprises étrangères, assure Jean-François Doulet, maître de conférence à l’Institut d’urbanisme de Paris et directeur adjoint du centre franco-chinois Villes Territoires. D’autant que la Chine est demandeuse d’expertise étrangère pour l’aider à gérer un processus extrêmement rapide qu’elle a du mal à maîtriser. »

De fait, l’urbanisation galopante de la Chine, si elle s’est améliorée depuis vingt ans, souffre de lourds handicaps. De piètre qualité et peu durables, les quartiers résidentiels sont souvent mal connectés au centre urbain. D’imposantes infrastructures de transports viennent couper les villes, les équipements publics manquent et l’environnement est négligé. Dans le Grand-Ouest chinois, 700 sommets vont être rasés pour bâtir des métropoles. Les villes représentent dans le pays 70 % des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Mais, alors que la ville durable devient un produit d’export, la France accuse du retard sur ses concurrents, essentiellement allemands, britanniques et américains. Pour conquérir ce marché, Paris mise depuis peu sur un créneau : une offre globale, intégrée, axée sur la qualité de vie. Sur le modèle des écoquartiers et écocités développés dans l’Hexagone, les Français proposent d’intégrer en amont de la conception de la ville les questions de transports, d’énergie, d’eau, de déchets, de réseaux intelligents et d’espaces verts. Cette offre sur la ville durable, la France la mûrit depuis un an. Le groupe de travail espère développer d’ici une à deux années plusieurs démonstrateurs en France de villes vertes, des vitrines pour l’export.

D’après Le Monde, avril 2013.