Arctique : une station polaire russe menace de sombrer

27 05 2013

Installée en Arctique depuis octobre 2012, la station polaire russe SP-40 menace de sombrer. D’inquiétantes crevasses sont apparues sur la banquise qui la supporte, probablement en raison de la fonte des glaces. Les autorités russes ont établi un plan d’évacuation d’urgence impliquant notamment un brise-glace nucléaire.Voilà plusieurs années que les records se succèdent en Arctique, mais ils sont généralement annoncés en septembre. Aucun chiffre n’a été publié sur l’état actuel de cette étendue de glace depuis le record historique de fonte battu en septembre 2012.

Les Russes ont entamé une véritable conquête de l’Arctique dès 1937. Depuis, ils y installent des stations scientifiques dérivantes dans le but d’étudier l’océan Arctique et d’observer divers paramètres météorologiques. La 40e a été inaugurée en octobre 2012, mais elle pourrait bien disparaître plus rapidement que prévu.

Les Russes précisent que la destruction de la banquise pourrait poser problème pour l’environnement situé dans la zone de dérive des glaces, qui passe non loin de la zone économique exclusive (ZEE) canadienne. En plus de l’évacuation, la Russie envisage également d’envoyer un brise-glace nucléaire sur place pour démanteler puis déplacer la station, par exemple jusqu’à Severnaïa Zemlia. Les autorités russes ont de bonnes raisons pour intervenir aussi rapidement, puisqu’elles ont déjà perdu la station polaire Severny SP-32 en 2004 dans des conditions similaires. Elle a sombré après une rupture de banquise qui la supportait, heureusement sans faire de blessé ou de victime. SP-37 et SP-39, pour leur part, ont été récupérées par un brise-glace respectivement en 2010 et 2012