De nouveaux mots dans le dictionnaire

28 05 2013

Le Petit Robert, qui renouvelle chaque année son édition avec les mots et expressions récents installe ainsi l’actualité dans ses milliers de pages et fait entrer « mariage pour tous », « boson de Higgs » ou encore « palmé » (qui a reçu la Palme d’Or à Cannes). En somme, ces nouvelles entrées servent au dictionnaire d’ »effet d’aubaine » pour montrer qu’il peut « être dans la boucle » et avoir un maximum d’ »amis » (sur Facebook) et de « suiveurs » (sur Twitter), quitte à retenir des locutions « chelous » comme « aquoibonisme », « cacher la merde au chat » ou « être ravitaillé par les corbeaux ».

Bref, le dictionnaire s’ouvre à tous les vents. Y compris à ceux qui soufflent depuis longtemps sur les rédactions : « locataire de l’Élysée », « vouloir être calife à la place du calife », « être vent debout » sont des poncifs qui tombent tous seuls sous les doigts des journalistes et qui se trouvent désormais avaliser par le Petit Robert.

D’autres expressions sont tirées du langage parlé actuel : « bombasse », « choupinet », « clasher », « galoche », « hénaurme » (variante de énorme), « plan cul », « kéké » ou « c’est une tuerie ». Des mots issus directement de l’anglais, comme « street art » et « low cost » n’ont pas trouvé d’équivalent dans l’étymologie française et sont repris tels quels.

Les mots québecois comme « bas-culotte » (collant), « bourrasser » (malmener) et « cadran » (réveil) ont trouvé leur place, de même que « arcade » (local commercial) pour les Suisses. Enfin, du côté des noms propres, un grand nombre d’écrivains (Jonathan Littell, Alice Munro, Fred Pellerin, Olivier Adam) entrent dans le Petit Robert, de même que des cinéastes (Michel Hazanavicius, Jafar Panahi), des artistes plasticiens et photographes (Ai Weiwei, Berenice Abbott), des musiciens (Carla Bley), des créateurs de mode (Jean-Paul Gaultier, Louis Vuitton, Hermès)… Bref, surtout des artistes occidentaux et des hommes.