Affaire Verizon : La maison Blanche défend la saisie de millions de données téléphoniques
6 06 2013Après le scandale provoqué par les révélations du Guardian sur la saisie automatique des centaines de millions de données téléphoniques de citoyens américains, c’est l’argument de la « lutte contre le terrorisme » que l’administration Obama a brandi pour se défendre.
Le quotidien britannique a révélé que, dans le cadre d’un programme hérité de l’ère Bush et de la lutte antiterroriste, une ordonnance de justice secrète obligeait l’opérateur américain Verizon à donner quotidiennement à l’agence nationale de sécurité (NSA) la totalité des données téléphoniques de ses abonnés.Un haut responsable américain qui, sous couvert d’anonymat, a expliqué que cette collecte d’information est un « outil crucial » pour lutter contre le terrorisme. Sans confirmer explicitement les faits, mais sans non plus les nier, ce dernier a insisté sur le fait que l’ordonnance « ne permettait pas au gouvernement d’écouter les conversations téléphoniques de quelqu’un » et ne portait pas sur « le contenu des communications ou le nom des abonnés ». De son côté, la sénatrice de Californie a déclaré à la presse que l’ordonnance secrète révélée n’était que le renouvellement – d’une durée de trois mois, du 25 avril au 19 juillet – d’une pratique courante. D’autres parlementaires ont également insisté sur le fait que cette pratique était parfaitement légale, en raison du Patriot Act en vigueur depuis 2001.
Ce scandale éclaire d’une nouvelle lumière le Patriot Act, loi antiterroriste votée dans la foulée des attentats du 11 septembre, et qui suscite beaucoup de critiques depuis des années parmi les défenseurs des libertés individuelles.En 2011, le Congrès a prolongé le Patriot Act et l’exécutif semble avoir tenu au courant certaines commissions parlementaires de son utilisation de la loi pour réclamer des données en vrac, et non ciblées sur des suspects de terrorisme.
D’après Le Monde.
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Catégories : Actualité

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