La DLC en métropole…et en outre-mer

9 06 2013

Vous n’osez par manger un yaourt quand sa date limite de consommation (DLC) est dépassée d’un jour ? Vous craignez l’intoxication alimentaire ? Mais saviez-vous que le même yaourt peut être consommé vingt jours plus tard en Outre-mer ?  Alors que la quasi-totalité des yaourts doivent être consommés dans un délai de trente jours s’ils sont commercialisés dans l’Hexagone, ils bénéficient d’un délai de 55 jours lorsqu’ils sont distribués outre-mer. Les Ultra-Marins auraient-ils un estomac différent ? Le reblochon est commercialisé avec une DLC de 35 jours dans l’Hexagone et de 70 jours dans les Outre-mer. Le Parlement vient d’adopter un texte qui interdira ce double étiquetage. Fin mai, le Sénat a définitivement adopté une proposition de loi « visant à garantir la qualité de l’offre alimentaire en outre-mer« .

La question qui se pose désormais est la suivante : l’industrie agro-alimentaire va-t-elle aligner les dates sur celles de la métropole ou celles de l’Outre-mer ?  l’Association nationale des industries alimentaires ne nous a pas répondu. Reculer les dates de péremption dans l’Hexagone permettrait aux consommateurs de faire des économies et de limiter le gaspillage. L’annonce de ce double étiquetage éclaire en tout cas d’un jour nouveau les pratiques des « déchétariens » ou « freegan » (terme né aux Etats-Unis de la contraction entre free, « gratuit », et vegan, l’un des courants végétariens).

Ils n’hésitent pas à glaner de la nourriture dans les poubelles de certains magasins. Signalons aussi le site Internet Zéro-gâchis qui signale les magasins vendant des produits proches de la DLC, à des prix très avantageux.

D’après Le Monde.