Le bilan de Michael Bloomberg

10 09 2013

En mars, il a été classé 7ème fortune des Etats-Unis avec 27 milliards de dollars. Avant d’être élu maire de New York en 2001, Michael Bloomberg (71 ans), était un homme d’affaires réputé. Maire pendant douze années, il est à l’origine de mutations considérables à New York, aussi bien urbaines et culturelles que sociales.

A l’approche de l’échéance électorale du 5 novembre, le niveau de criminalité est à son plus bas niveau historique. Pour parvenir à ce résultat, le maire s’est notamment appuyé sur une nouvelle réglementation du commerce des armes à feu dans l’Etat de New York. La popularité s’explique notamment par le succès de plusieurs mesures en faveur de la santé publique. Michael Bloomberg a ainsi banni la cigarette des bars et des restaurants en 2003, puis des parcs en 2011. Il fait construire près de 700 kilomètres de pistes cyclables dans la métropole et a attribué davantage d’espace aux piétons. La mairie de New York a également obligé la plupart des enseignes de fast-food à afficher le nombre de calories contenues dans leurs menus. Michael Bloomberg se prononce ouvertement en faveur du droit à l’avortement. Dans le même temps, il défend la création d’une loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe dans l’Etat de New York jusqu’à son adoption définitive en juin 2011. Autre point fort des trois mandats de Michael Bloomberg à la tête de New York : sa politique urbaine visant à  redynamiser les quartiers de la ville. Près de 40 000 nouveaux bâtiments ont été construits depuis sa prise de fonctions.  Le maire a également soutenu les activités culturelles et artistiques de la ville au travers de dons (publics et personnels) à des fondations.

Aujourd’hui, alors qu’il s’apprête à passer la main, Michael Bloomberg peut se targuer d’avoir laissé une empreinte forte sur la ville, même si les prix du logement et la hausse du coût de la vie  pour les classes moyennes sont les deux principales sources de mécontentement de la population new-yorkaise. En douze ans, la proportion des foyers aux revenus annuels supérieurs à 200 000 dollars (153 000 euros) a doublé à New York, quand le taux des New-Yorkais sous le seuil de pauvreté est resté stable (20 %).

D’après Le Monde.