Connecter les pays émergents
7 10 2013La World Wide Web Foundation, aidée d’une trentaine d’organisations et d’entreprises – dont Google – lancent l’Alliance pour in internet abordable . Le but de la fondation de Tim Berners-Lee (considéré comme le « père » du web) est de faire passer le coût de connexion à Internet dans le monde sous la barre des 5 % du revenu mensuel moyen de chaque pays, un objectif de l’ONU.
En travaillant d’abord avec trois à quatre pays d’ici fin 2014, puis une douzaine d’ici fin 2015.« . 39 % de la population mondiale (2,7 milliards de personnes) est connectée à Internet, avec de grandes disparités selon les régions. 77 % des habitants des pays développés y sont connectés, contre 31 % des pays en développement. Le coût de la connexion, lui, a fondu de 82 % dans le monde depuis 2008, pour atteindre 21,5 % du produit national brut par habitant ; 1,7 % dans les pays développés contre 30,1 % dans les pays émergents. Le but de l’initiative est de passer ce chiffre à 5 %. En France, le coût mensuel d’une connexion Internet (31,6 euros) correspond à 0,9 % du produit national brut par habitant, contre 747 % en Gambie.
Pour ses objectifs, le projet mondial a le soutien des géants américains du numérique. Mais celui qui investit le plus est bien Google, qui se pose régulièrement en défenseur d’un « Internet ouvert ». Les multinationales américaines voient leur intérêt à ce développement d’Internet.
Avant l’annonce de l’alliance, Google a débuté le développement de réseaux sans fil et de terminaux destinés aux pays émergents, censés connecter un milliard de personnes à Internet, en lien avec les opérateurs locaux. Le groupe a lancé son projet de ballons connectés, un réseau censé accomplir ce but. En s’impliquant dans l’alliance, ces acteurs deviennent des interlocuteurs privilégiés pour les Etats, opérateurs et entreprises des pays émergents, en limitant d’avance les problèmes de régulation et de concurrence, monnaie courante Etats-Unis et en Europe. Arriver les premiers, même s’ils doivent laisser le champ libre aux acteurs locaux, leur permettra de modeler la vision d’Internet de ces pays.
Il y a un deuxième bénéfice, plus direct : développer eux-mêmes des marchés à conquérir, quand les pays développés approchent la maturité. Connecter les deux tiers du monde qui ne l’est pas est avant tout pouvoir leur fournir leurs services, sans réelle concurrence. Concrètement, cela signifie fournir des contenus, des services et de la publicité de milliards de personnes…
Une carte interactive à découvrir ici
D’après Le Monde
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Catégories : Actualité



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