En Afrique, quand développement durable rime avec innovation

8 12 2013

Sénégal : une bourse en ligne pour les producteurs d’oignons

Aboubacar Sidy Sonko, 34 ans, est l’inventeur de la plate-forme Mlouma, qui permet de connecter producteurs et acheteurs de produits agricoles par le biais d’Internet et l’envoi de SMS. La filière oignon sénégalaise a été la première à se lancer. L’idée est de mettre directement en contact des groupements de producteurs et des grossistes, en se passant d’intermédiaires. Plus de 3 000 producteurs d’oignons auraient déjà profité de ce service, qui doit leur permettre de mieux vendre leur production et d ‘éviter de perdre une partie de leurs récoltes à cause des goulets d’étranglement du circuit traditionnel de distribution. Mlouma a commencé à s’étendre à la filière papaye et sa plate-forme a vocation à fonctionner pour l’ensemble des productions agricoles du pays. Mlouma a déjà été distingué par la Banque mondiale, qui l’a retenu parmi les quatre projets africains les plus innovants en matière d’agriculture.

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Burkina Faso : des métiers à tisser… le plastique

Un jour, Haoua Ouedraogo-Ilboudo n’a plus supporté de retrouver régulièrement un de ses moutons étouffé par un sac plastique. Elle a décidé de partir en guerre contre ce fléau qui défigure les alentours des villes du pays du sud. En 2003, elle a ouvert un centre de recyclage des sacs plastiques, d’où sortent depuis cabas, sacs, sandales et autres objets en plastique recyclé. Le centre de recyclage emploie aujourd’hui 85 personnes. Chaque année, seize tonnes de sacs plastiques sont collectées. Les sacs sont ensuite lavés et découpés en lanières qui sont ensuite assemblées et montées sur des métiers à  tisser ou bien encore crochetées ou tricotées. « La prochaine étape sera de nous doter d’une unité pour faire fondre le plastique et fabriquer des tables, des bancs ou des tuteurs pour faire pousser les tomates », explique Haoua Ouedraogo-Ilboudo.

D’après Le Monde.




Une exposition sur un peintre du XVIème siècle

8 12 2013

Le musée du Louvre consacre une exposition à Cousin, père et fils. Son nom, glorifié dans les histoires anciennes, inscrit au fronton des écoles des beaux-arts et à l’attique des musées, n’a jamais été oublié. Il demeure le symbole du renouveau du vitrail et de la tapisserie au XVIe siècle. Un magistral Livre de perspective et un manuel pour apprendre à dessiner, Le Livre de pourtraicture, en ont  assuré le renom. Mais, pour la plupart d’entre nous, Cousin n’est plus aujourd’hui que le peintre d’un seul tableau, Eva Prima Pandora. Récemment restaurée, cette Ève profane, premier grand nu féminin de la peinture française, odalisque sacrée et cavernicole, fixe l’image primordiale de la femme dans toute sa séduction.

cousin

Ce tableau est présenté ici au centre de la création de cet artiste polyvalent et fécond à côté de dessins magistraux, de sculptures, d’estampes, de livres à gravures, d’une tapisserie, d’une broderie et d’une pièce d’armure, qui confirment les mérites insignes de Cousin dans toutes les techniques. Un choix d’oeuvres de son fils et héritier complète l’image de ce grand inventeur d’un style qui, classique avant la lettre, s’est nourri tout autant du passé cultivé par la Renaissance que des sophistications du maniérisme.

C’est à découvrir ici.