La Chine sur la Lune
15 12 2013Pour la première fois en trente-sept ans, un engin venu de Terre a aluni. Il s’appelle Chang’e 3, déesse de la Lune, et est chinois. La sonde lunaire a été lancée avec succès le 1er décembre et s’est posée le 14 décembre sur une plaine de lave basaltique lunaire.
Le rover de 120 kilogrammes à six roues, baptisé Yutu (« le lapin de jade »), chargé d’enregistrer toutes sortes de données physiques et visuelles, a été déployé sur la Lune plusieurs heures après l’alunissage de la sonde spatiale Chang’e-3. L’astromobile y évoluera pendant trois mois sur une surface de près de cinq kilomètres carrés. Il est doté de sept instruments scientifiques, dont un radar pour analyser le sous-sol, de caméras ainsi que d’un télescope pour observer le cosmos depuis la Lune.
Avec Chang’e 3, la Chine reprend toutefois le relais de l’exploration lunaire et, surtout, franchit une étape-clé de sa marche vers la Lune : d’ici à 2020, le pays, qui a envoyé à cinq reprises des hommes dans l’espace depuis 2003 et a mis en orbite une mini-station spatiale habitable en 2012, devrait en principe maîtriser toute la séquence technologique qui permettra de faire séjourner des taïkonautes sur l’astre des nuits et de les ramener sur Terre. A terme, la Chine envisage de créer une base lunaire, tout en continuant son programme de station orbitale. C’est le seul pays au monde à être engagé à ce jour dans un programme aussi ambitieux et aussi complet. Le pari est osé, mais rien n’interdit à la Chine, soulignent les observateurs, d’ouvrir plus tard ses programmes à des participants étrangers : elle attirera de nouveaux financements, tout en gardant la tutelle.
D’après Le Monde.
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Catégories : Actualité

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