Ils traînent, prennent la poussière ou trônent au fond d’un placard. Les appareils électroniques usagés qui encombrent les intérieurs se multiplient, et « le défi de leur recyclage n’est pas suffisamment bien traité ». L’augmentation de ces déchets « connectés » a été cartographiée par Step en partenariat avec les Nations unies. Une carte qui répertorie, dans chaque pays, le poids de ces ordures électroniques. En France, chaque habitant en conserve en moyenne 21,09 kilogrammes. Même poids, ou presque, au Japon (21,49 kg), ou au Royaume-Uni (21,82 kg).

Les champions des déchets électroniques sont les Etats-Unis, qui arrivent en tête du classement, avec 9,4 millions de tonnes. Cette position de leader n’est pas vraiment une surprise, puisque les Etats-Unis sont un pays très équipé en ordinateurs et autres objets électroniques. La Chine arrive en deuxième position, avec 7,3 millions de tonnes de déchets. Mais si les Américains en conservent en moyenne 29,8 kg, les Chinois, eux, en produisent en moyenne 5,4 kg. Un écart qui traduit également la fracture numérique et électronique, illustrant la différence de niveau de vie entre les deux pays. Selon ces données, le volume annuel mondial de déchets devrait augmenter d’un tiers en 2017, et s’établir à 65,4 millions de tonnes. Une augmentation de 33 % en cinq ans, à laquelle de nombreux pays ont bien du mal à répondre. Si certains, comme l’Allemagne, ont développé des politiques de recyclage, s’en débarrassent. Aux Etats-Unis, en 2010, 8,5 % des déchets collectés avaient été exportés.
Comme le soulignent les associations de défense de l’environnement, ces ordures électroniques sont souvent envoyées en Asie, où les chantiers de ferraille extraient et revendent des substances valorisables, telles que le cuivre, le fer ou le nickel. Des composantes monnayables, mais aussi très polluantes et toxiques, comme le rappelle Greenpeace.
D’après Le Monde.
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