A Séoul, les autoroutes urbaines disparaissent du ciel

18 02 2014

La destruction a commencé le 6 février. La voie express suspendue d’Ahyeon sera remplacée fin août par une autre voie, plus « douce », réservée aux bus. Séoul a décidé d’effacer de son paysage cet ouvrage, symbole du développement accéléré de la Corée du Sud, aujourd’hui quatrième économie asiatique. Proche du vibrionnant quartier étudiant de Hongik, la route suspendue de 989 mètres de long sillonnait le coeur de la capitale depuis 1968.

A l’époque, la mairie était aux mains de Kim Hyun-ok. Nommé à 39 ans à ce poste, et surnommé « Bulldozer Kim », omniprésent sur les chantiers et toujours coiffé d’un casque affichant l’impératif « chargez », ce proche du président autoritaire Park Chung-hee (père de l’actuelle dirigeante Park Geun-hye) a engagé d’importants travaux qui ont transformé la ville à marche forcée. Dans ses projets, les voies suspendues occupaient une place importante. La première fut celle d’Ahyeon. Elle devait faire partie d’une liaison – jamais achevée – traversant la ville d’est en ouest. Face à l’explosion de la démographie et du trafic, 101 voies seront bâties jusque dans les années 1980.

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Aujourd’hui la capitale sud-coréenne veut faire disparaître les traces de cette urbanisation.


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