Des projets de téléphérique

9 02 2014

C’est la nouvelle mode. A l’approche des élections municipales, tout le monde veut son téléphérique urbain. Dans le coeur des candidats, le câble a remplacé le tramway, vedette du précédent scrutin. La liste s’allonge tous les jours : Nancy, Poitiers, ou Port-Vendres (Pyrénées-Orientales). Souvent, le projet émane de candidats en mal de notoriété, désireux de donner d’eux-mêmes une image innovante à peu de frais.

Cela fait bientôt dix ans que le téléphérique essaie de descendre des montagnes pour s’installer en ville. Ses partisans, qui s’appuient sur des réussites à Medellín (Colombie) ou Nijni-Novgorod (Russie), parent le câble – électrique, silencieux et sûr – de multiples vertus écologiques. Il permet de  transporter presque 2 000 personnes par heure, certes moins qu’un tramway mais davantage qu’un bus. En outre, ajoutent certains sans le crier trop fort, un téléphérique n’empiète pas sur l’espace voué à l’automobile, contrairement au tramway. Ses défenseurs insistent aussi sur son coût.

 

Les experts, pour leur part, sont moins catégoriques. « Les coûts d’investissement et d’exploitation sont encore difficiles à estimer » car ils dépendent de l’aménagement architectural et des expropriations nécessaires pour implanter les pylônes. En attendant, le téléphérique moderne et urbain tient du serpent de mer, ou plutôt des airs ; on ne parle que de cela mais les travaux n’ont commencé nulle part. Seuls trois projets tiennent vraiment la corde. A Brest, le câble qui traversera la Penfeld, une rivière encaissée, doit être mis en service fin 2015. A Toulouse, l’aérotram reliera un centre de recherche médicale, un CHU, et une université. Dans le Val-de-Marne, le « Téléval » surplombera un entrelacs de rocades autoroutières et de noeuds ferroviaires entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges.

 

D’après Le Monde.




Keystone, l’oléoduc qui embarrasse Obama

4 02 2014

L’oléoduc Keystone XL, qui doit permettre d’acheminer chaque semaine des millions de barils de pétrole extrait des sables bitumineux, du  Canada vers le Golfe du Mexique, soulève des questions économiques et environnementales, alors que le président américain Obama pressé par les républicains, doit prochainement se prononcer sur son avenir.

Qu’est-ce que Keystone XL ?

C’est un projet d’oléoduc géant entre le Canada et les Etats-Unis, lancé en 2008. D’un coût de 4 milliards d’euros, il a pour objectif d’acheminer 830 000 barils par jour de brut extrait des sables bitumineux de l’Alberta vers les raffineries texanes du golfe du Mexique.

Son tracé, d’une longueur d’environ 1 900 km dont 1 400 km sur le territoire américain, doit relier Hardisty (Alberta) à Steele City (Nebraska) avec des connexions vers d’autres pipelines existants ou en projet. Le but est de raccourcir de moitié le trajet actuel de l’oléoduc Keystone qui relie depuis 2010 l’Alberta à des terminaux pétroliers dans l’Illinois.

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Quels risques pose-t-il pour l’environnement ?

Les écologistes critiquent toujours les risques de pollution des nappes phréatiques en cas de fuite, mais également l’origine du pétrole acheminé. Les sables bitumineux de l’Alberta, ces poches de pétrole non conventionnel visqueux et lourd, nécessitent une extraction bien plus énergivore et consommatrice d’eau que les hydrocarbures traditionnels. Surtout, elle génère un grand volume de gaz à effet de serre.

Quelles seront ses retombées économiques ?

En transportant 830 000 barils de brut par jour, Keystone XL permettrait de réduire la dépendance énergétique américaine de 40 % envers le Venezuela et le Moyen-Orient. Les opposants, eux, disent que Keystone n’aura aucun impact sur l’autonomie énergétique des Etats-Unis car la majorité du pétrole acheminé vers les raffineries sera en réalité exporté vers l’Europe et l’Amérique Latine.

Où en est le projet ?

TransCanada a annoncé, le 22 janvier, le début de l’exploitation du tronçon sud de l’oléoduc, entre l’Oklahoma et les raffineries du Texas. Cette portion de l’oléoduc, longue de 780 km et située entièrement en territoire américain, ne faisait pas l’objet de controverses importantes.

D’après Le Monde.




Six millions de morts par an, un milliard d’ici à 2100 : les effrayants chiffres de la mortalité due au tabac

4 02 2014

Les ravages du tabac : une infographie très complète du journal Le Monde

à voir ici.

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Sotchi avant et après les travaux pour les Jeux

3 02 2014

Découvrez à ce montage d’images à quoi ressemblait Sotchi avant les Jeux Olympiques et maintenant.

Le complexe olympique est constitué de onze sites répartis sur deux ensembles : le premier situé au bord de la mer Noire et le second en montagne. Toutes les installations sportives, le réseau de  transports (dont un aéroport rénové) et l’hébergement pour plus de 100 000 visiteurs sont sortis de terre en quelques années. L’impact sur l’environnement est fortement critiqué par les ONG internationales et locales, qui parlent de la compétition olympique la plus polluante de l’histoire et déplorent des dégâts parfois irréversibles pour l’écosystème local.

C’est à visualiser ici.

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