Premières « demandes d’oubli » adressées à Google en Europe
1 06 2014Un jour après le lancement de son formulaire « de suppression de résultat de recherche au titre de la législation européenne relative à la protection des données », Google a annoncé avoir reçu, pour la seule journée de vendredi 30 mai, quelque 12 000 demandes d’internautes européens. Un chiffre non négligeable, mais qui ne préjuge pas des futures demandes.
Pour se conformer à une décision de la justice européenne datant de la mi-mai, le groupe américain, de loin le premier moteur de recherche mondial sur Internet, a mis en ligne jeudi soir un formulaire accessible aux Européens qui souhaitent demander la suppression de résultats de recherche. La Cour de justice européenne a estimé que les particuliers avaient le droit de faire supprimer des résultats de recherche les liens vers des pages comportant des informations personnelles les concernant, notamment si elles sont périmées ou inexactes, en s’adressant directement à l’exploitant du moteur de recherche.

L’internaute doit mentionner dans le formulaire les liens concernés et expliquer en quoi ils sont offensants. Les demandes des particuliers seront examinées individuellement, a précisé Google, et non traitées de façon automatique. Le groupe n’a pas fourni d’estimation quant au temps que mettront les liens concernés à disparaître, soulignant que cela dépendrait notamment du bien-fondé de la demande. Google s’inquiétait d’une éventuelle explosion des demandes, qui l’obligerait à engager plus d’employés pour les analyser et les traiter. Cette démarche devra se faire avec les agences nationales de protection des données informatiques, qui relaient déjà les demandes de déréférencement auprès des moteurs de recherche. La création de ce « droit à l’oubli numérique » répond à un souci croissant des internautes de contrôler leur réputation en ligne, souci qui se double en Europe de celui de la protection des données personnelles, et, à cet égard, d’une forte défiance envers les Etats-Unis en général et Google en particulier.
D’après Le Monde.
lycee_haag_1ere_europe
Catégories : Actualité

Commentaires récents