Tempête Xynthia : ouverture du procès

15 09 2014

Cinq semaines d’audience, plus de 120 parties civiles. C’est un procès-fleuve qui s’ouvre lundi 15 septembre, appelé à durer jusqu’au 17 octobre au centre de congrès Les Atlantes des Sables-d’Olonne, aménagé en tribunal pour l’occasion.
La tempête. Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, 53 personnes avaient perdu la vie, principalement en Vendée et en Charente-Maritime, dont 29 à La Faute-sur-Mer, après le passage de la tempête Xynthia sur la côte Atlantique. La plupart des victimes avaient péri noyées dans leurs maisons, inondées après la submersion d’une digue.

Les deux premières semaines d’audience vont être consacrées au rappel des faits, aux compte-rendus d’expertises et aux témoignages d’une cinquantaine de victimes. Ces dernières vont raconter ce qu’elles ont vécu la nuit du drame, lorsque les flots ont débordé des digues et englouti des lotissements, piégeant les habitants durant leur sommeil.
René Marratier, maire de La Faute-sur-Mer de 1989 à mars 2014, son adjointe à l’urbanisme Françoise Babin, Philippe Babin, agent immobilier, et Patrick Maslin, gérant de sociétés de construction et conseiller municipal, sont poursuivis pour homicides involontaires aggravés et mise en danger de la vie d’autrui. Alain Jacobsoone, à l’époque directeur départemental adjoint des territoires et de la mer, est poursuivi pour homicides involontaires aggravés pour avoir négligé d’alerter le maire sur les dangers de la tempête qui s’annonçait. Ils risquent tous au maximum cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

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Le drame a entraîné un vif débat sur les responsabilités de l’Etat et des élus locaux dans l’urbanisation de ces terrains à risque. Les victimes veulent comprendre comment 29 personnes ont pu trouver la mort dans des lotissements, où certaines maisons venaient d’être construites, dans une zone très restreinte surnommée plus tard la « cuvette mortifère ».
Une autre question porte sur le dispositif d’alerte et de prévention, car nombreux sont les habitants qui ne savaient pas qu’ils habitaient dans une zone à risque, et personne ne les avait prévenus la veille du drame qu’une alerte rouge avait été déclenchée.

Les conséquences de la tempête. Pour les assureurs, le coût de la tempête a été estimé à 1,5 milliard d’euros. Pour l’Etat, la facture s’est élevée à plus de 400 millions d’euros en raison principalement des crédits nécessaires pour racheter les maisons situées dans les zones à risque sur le littoral, dont 522 maisons à La Faute-sur-mer, ensuite détruites.

D’après Le Monde.




Les premières images des Alpes suisses sont sur Google

15 09 2014

Après la saisie de villes et de rues, Google numérise les chemins et sentiers pédestres grâce à Street View Trekker. Ce sac à dos spécialement préparé intègre un système de 15 caméras permettant la prise de vues circulaires. Celles-ci sont disponibles sur le site Internet Google Maps.

Le Club Alpin Suisse, Google Suisse, Suisse Tourisme et les Chemins de Fer Rhétiques ont présenté devant la presse à Berne les premières images prises dans les Alpes. Celles-ci montrent le chemin menant de l’Hospice du Grimsel à la Lauteraarhütte, dans l’Oberland bernois.
Pour compléter cette randonnée virtuelle, les caméras ont également filmé l’intérieur de la Lauteraarhütte, élue la plus belle cabane parmi 23 dans le cadre d’une votation publique sur Internet.
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Ces images fournissent aux amateurs de randonnées une orientation, donc de la sécurité, lors de la planification de leur tour en montagne. Outre les Alpes, les utilisateurs de Street View peuvent également visiter virtuellement de nombreux sites suisses

Après les Iles Galapagos, Venise, le Grand Canyon ou les pyramides de Gizeh, les Alpes suisses peuvent désormais aussi être admirées par des millions de personnes dans le monde entier.
D’après Le Matin.