Que se passe-t-il à Hong Kong ?

1 10 2014

Alors que les troubles secouent Hong Kong, France Info rappelle l’histoire et la spécificité de ce territoire chinois.
Hong Kong est la région la plus riche de Chine. L’économie y est très libérale. Hong Kong possède sa monnaie, le dollar de Hong Kong. C’est la 10ème puissance commerciale mondiale et la 6ème place financière. Le PIB par habitant est le second d’Asie derrière Singapour.
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Le capitalisme de Hong Kong s’est étendu à d’autres territoires, très poches comme Shenzen, que l’on appelle les zones économiques spéciales, encouragées par Pékin. En revanche, Hong Kong n’est pas libre. La politique extérieure et la défense du territoire est décidée par Pékin. De plus, la Chine n’accepte pas que les habitants de Hong Kong choisissent librement leurs candidats pour la prochaine élection du dirigeant du territoire en 2017. C’est en grande partie ce qui alimente les manifestations aujourd’hui.

Un reportage à écouter pour aller plus loin ici.
D’après France Info.




La mondialisation à travers l’exemple de Spotify

1 10 2014

La database de Spotify permet d’analyser la diffusion dans le monde des genres musicaux. Les résultats des analyses effectuées placent la musique comme produit-témoin privilégié de la mondialisation. La mondialisation est une histoire de pouvoir, d’espace et de pôles. En tant que « produit marchand », la musique n’y échappe pas. Mieux encore, elle est un témoin privilégié de la polarisation et de la diffusion d’influence dans certaines métropoles.

Le numérique a permis la diffusion des nouveaux courants musicaux : « French Touch », house, minimale, dubstep, grunge etc. Tous ont bénéficié d’une diffusion d’un nouveau genre, permise par Internet. Le streaming musical tient un rôle majeur dans ce phénomène de « musique mondialisée ». Spotify, dont les données ont permis d’établir ce panorama des métropoles d’influence des genres musicaux, en est le n°1 mondial. Il n’est pas question pour les genres musicaux étudiés de parler de musique « mondiale » au sens qu’elle serait écoutée partout, qu’elle aurait une portée universelle. Cette étude tend justement à montrer que leur diffusion va observer une trajectoire différente en fonction de leur territoire d’origine. La musique est « mondialisée » par le numérique, car elle s’échange plus et plus rapidement. Mais ce partage n’est pas instantané, planétaire et uniformisé. Il observe des dynamiques typiques de la mondialisation, centres vers périphéries.
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Paris, Londres, Berlin forment des centres culturels majeurs qui étendent leur rayonnement dans leur environnement proche. Grâce à cet ancrage « local » – à l’échelle de la mondialisation – ces métropoles ont pu développer leur influence à l’international, dans des territoires de prédilection.Le clivage Orient/Occident se trouve ainsi ressuscité par cette étude de données à échantillon considérable … pour ce qui est de la musique, en tout cas. Cette étude géographique ne démontre pas seulement la diffusion accrue des genres musicaux des trois capitales européennes dans le monde entier. Elle illustre un phénomène de « sphères » d’influence bien différenciées entre elles.Londres est la championne toutes catégories des métropoles de la mondialisation musicale. Si les genres musicaux londoniens se sont diffusés dans le plus grand nombre de métropoles, ce sont les genres parisiens qui se sont dispersés de la manière la plus variée géographiquement. Daft Punk, Phoenix, Air d’un côté, Justice, Kavinsky de l’autre, ont dépassé les frontières européennes.

D’après La Tribune.