How was the life ?

9 10 2014

Ce rapport très dense, de plus de 260 pages, est consacré à l’étude de la vie depuis 1820. « How was the life ? » (Comment était la vie ?) scanne les données de vingt-cinq pays dans huit régions du monde, concernant des thèmes aussi variés que le PIB par habitant, les salaires, les inégalités de revenu, l’éducation, l’espérance de vie, la taille, les inégalités hommes-femmes, la sécurité des personnes, les institutions politiques, la qualité de l’environnement, ou encore des « indicateurs composites du bien-être ».
Assez logiquement, compte tenu des progrès médicaux et technologiques, tout au long des XIXe et XXe siècles, la situation globale s’est plutôt améliorée. L’espérance de vie, d’abord, n’a cessé de progresser, passant de moins de 30 ans en 1830 à près de 70 ans en 2000. En Inde, elle est ainsi passée de 23,7 ans en 1901 à 64 ans un siècle plus tard. Pour les rares pays africains renseignés dans cette étude, l’espérance de vie à la naissance a aussi progressé mais elle reste nettement plus faible : 55,1 ans en 2000.
Si l’amélioration de l’éducation ou de la santé peut être corrélée avec la croissance du PIB, il en va autrement pour l’environnement. La perte de biodiversité, qui affecte notre bien-être sur le long terme, précisent les auteurs, est aussi flagrante et corrélée à l’extension des activités humaines. Après une période de croissance qui a permis la mise en place de politiques redistributives, notamment au lendemain de la seconde guerre mondiale, les auteurs du rapport notent une reprise de la progression des inégalités de revenus à partir des années 1990.

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Si l’Europe occidentale, terrain de guerre historique, a connu globalement moins de conflit depuis la deuxième partie du XXe siècle, si les guerres coloniales ont aussi pris fin au cours de ce siècle, les conflits armés se jouent désormais à l’intérieur des pays. Selon les statistiques présentées dans l’étude, 29 conflits étaient comptabilisés en 1820, dont 21 « externes » et 8 « internes ». Dans les années 1990, le total est de 32, mais la proportion s’est inversée avec 24 internes pour 8 externes.
La somme de ces indicateurs peut-elle constituer la mesure de la qualité globale de la vie ? Non, mais ces statistiques assemblées tel un puzzle permettent une appréciation globale. « La corrélation entre la croissance du PIB et la progression des différents indicateurs n’est pas automatique, analyse Marco Mira d’Ercole. L’augmentation de l’espérance de vie tient plus aux progrès de la médecine qu’à la croissance du PIB par exemple. » Les avancées en santé et éducation profitent de la croissance du PIB mais, expliquent les auteurs du rapport, certaines de ces mesures du bien-être ont progressé dans plusieurs pays et régions en dépit d’une stagnation du PIB.
Tous les indicateurs ne disent pas la même chose. « Le produit intérieur brut est une mesure économique et n’a pas vocation à calculer le bien-être ou le bonheur, poursuit M. Mira d’Ercole.
D’après Le Monde.




Comment faire une bande-annonce efficace ?

9 10 2014

Une analyse par l’équipe de Contrechamp du journal Le Monde.

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La carte de la qualité de vie dessine une France de l’Ouest privilégiée

9 10 2014

Peut-on mesurer le bonheur avec des chiffres?? Faut-il prendre en compte le taux de chômage, le pourcentage de succès au bac, les revenus moyens, la distance du domicile au travail, la mortalité??
Les experts de l’Insee se sont penchés sur la qualité de vie dans les territoires. Ils ont défini 27 indicateurs très larges, (accessibilité aux équipements, à la culture, aux sports, aux loisirs, les niveaux de diplôme, l’écart entre les salaires femmes-hommes, les revenus…) et les ont appliqué à l’échelle de 2.677 lieux de vie de France métropolitaine.
Leur conclusion est, bien sûr, que les territoires qui accueillent en moyenne les populations les plus favorisées cumulent souvent des niveaux de diplôme, des taux d’emploi et des revenus parmi les plus élevés. Ils se situent principalement dans les grandes métropoles. A l’inverse, les zones où se rencontrent les plus grandes difficultés économiques (fort taux de chômage de longue durée, bas revenus, moins bonne insertion professionnelle des plus jeunes) sont d’anciennes régions industrielles et des zones urbanisées du sud de la France. Sans oublier les zones rurales plutôt isolées. Les spécialistes évoquent l’effet «?cumulatif?», tant en positif qu’en négatif.

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Mais les différences de qualité de vie ne sont pas uniquement liées au niveau de richesse ou de qualité de l’environnement. L’Insee met en avant des contrastes sociétaux. «? Dans certaines régions, la cohésion sociale est plus forte à travers une plus grande implication collective dans la vie associative et citoyenne?», souligne-t-elle. Au niveau très local, la part des familles monoparentales est ainsi de 18?% à Paris et Metz, mais 10?% à Decazeville. Et celle des vingt ans ou plus ayant eu au moins le bac atteint 87?% à Paris contre 59?% à Drancy ou 44,2?% à Tonneins. Et si l’on recalcule par départements avec une batterie de 9 indicateurs, arrivent en tête l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire.
L’étude montre aussi que les territoires situés autour des villes moyennes offrent des emplois et des conditions de vie plutôt favorables. Ces territoires se situent dans l’Ouest et le Sud-Ouest et à proximité de certains grands pôles de l’Est.

Le document intégral de l’Insee est à retrouver ici.

D’après Les Echos.