18 04 2015 Depuis deux siècles, la France rend hommage aux grands noms de l’histoire de France, de la littérature et de la science, en passant par la politique, en baptisant de leurs patronymes écoles, collèges et lycées. Les personnalités honorées racontent ainsi l’histoire tumultueuse du pays, la passion française pour l’éducation nationale, les héros célébrés par la République, ceux qu’elle a oubliés.
Promoteur de l’école publique, gratuite, laïque, Jules Ferry est l’homme le plus célébré au fronton des établissements publics français. Les noms choisis pour les collèges témoignent de ce contexte. Jean Moulin est entré au Panthéon en 1964, 98 collèges portent son nom, soit le personnage historique le plus célébré dans les collèges. Françoise Dolto, pionnière de la psychanalyse pour enfants, est la plus célébrée parmi les figures contemporaines non politiques Georges Brassens aurait-il pu imaginer que son nom apparaîtrait au fronton de 149 établissements ?

Fait rarissime : certaines personnalités voient de leur vivant leur nom offert à un établissement : c’est le cas des auteurs-compositeurs Pierre Perret, Henri Dès et Yves Duteil, ou encore de Yann Arthus-Bertrand.
Jeanne d’Arc est la femme la plus célébrée… mais par l’enseignement privé. L’école publique ne laisse qu’une place dérisoire aux grandes femmes de l’histoire. Une dizaine de femmes seulement parmi les cinquante noms les plus donnés.
Pour en savoir plus, c’est ici.
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Catégories : Actualité 16 04 2015 Le pape François a prononcé publiquement, le 12 avril, le terme de « génocide » pour qualifier les massacres des Arméniens, une première pour le Vatican. Ces massacres, considérés comme l’un des tout premiers génocides du XXe siècle, ont eu lieu entre 1915 et 1923.
Cent ans après, le bilan des victimes et des déportations reste un sujet controversé : les Arméniens estiment qu’environ 1,5 million des leurs ont été tués. Pour sa part, la Turquie considère qu’il s’agissait d’une guerre civile qui a fait 300 000 à 800 000 morts, autant du côté turc qu’arménien.
Plus que les chiffres, c’est la reconnaissance d’un génocide qui cristallise les tensions. Cette reconnaissance est devenue l’objet d’un conflit diplomatique et a notamment été un des points de friction lors des négociations entre la Turquie et l’Union européenne, en vue d’une adhésion éventuelle à celle-ci.
Le premier pays à reconnaître officiellement le massacre arménien est l’Uruguay, le 20 avril 1965. Le dernier en date est la Syrie, en mars 2015. Au total, seuls 23 pays l’ont reconnu
Il existe des différences entre ces reconnaissances. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un projet de résolution soumis ou adopté par le Parlement. Aux Etats-Unis, par exemple, des résolutions sont plusieurs fois passées à la Chambre des représentants (1984) et à sa commission des affaires étrangères (2007), contre l’avis de Georges W. Bush, sans que ces textes ne deviennent force de loi.
A l’inverse, la France a reconnu publiquement le génocide arménien dans la loi dans la loi du 29 janvier 2001.

Même avec une résolution ou une loi affichées dans le sens de la reconnaissance du génocide, tous les pays ne s’engagent pas au même niveau. Un degré d’engagement qui se reflète dans le vocabulaire choisi. L’Uruguay, par exemple, ne parle pas de « génocide » mais de « martyr ».
La Turquie n’est pas toujours désignée explicitement comme ayant une responsabilité dans les faits. Soit le texte ignore tout à fait de mentionner un auteur, comme celui du Vatican ou de la France par exemple, soit il reste assez flou et préfère citer « l’Empire ottoman », comme le Chili, la Syrie, la Suisse, l’Italie, le Liban ou la Belgique.
Le choix de la reconnaissance ou non du génocide arménien est en tout cas toujours lié à une stratégie diplomatique. Cela explique pourquoi les Etats-Unis ont tellement de mal à avancer sur ce point, en dépit de son importante diaspora arménienne : la Turquie est une alliée de longue date de l’OTAN et joue un rôle stratégique dans les intérêts américains au Moyen-Orient.
Au Royaume-Uni, la question reste également très sensible, voire taboue. Ses diplomates ne parlent pas de « génocide » mais de « ce qui s’est passé entre 1915 et 1923 ». Le pays compte beaucoup de ressortissants turcs et tient à préserver de bonnes relations avec la Turquie.
D’après Le Monde.
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Catégories : Actualité 9 04 2015 Jean-Louis Crémieux-Brilhac, responsable de la communication de la France libre et historien de la seconde guerre mondiale, est mort, mercredi 8 avril, à l’âge de 98 ans.
Né le 22 janvier en 1917 à Colombes , Jean-Louis Crémieux est originaire d’une famille juive implantée depuis cinq siècles à Carpentras, puis Nîmes et Narbonne. Depuis 1931, il passe une partie de ses vacances en Allemagne où il assiste à la montée du nazisme.

Mobilisé en septembre 1939, il suit une formation à Saint-Cyr et est affecté à l’extrémité ouest de la ligne Maginot. En juin, il est fait prisonnier dans la Marne et envoyé en Allemagne avant de parvenir à s’évader et de gagner l’Union soviétique, où il a connu là aussi la détention.
« La vie de ce grand homme a épousé le siècle. Héros de la campagne de France en 1940, il s’évade de son camp de prisonnier pour rallier Londres en 1941. Responsable de la communication de la France Libre, il fut l’un des premiers à dénoncer les chambres à gaz en 1944 », déclare le chef de l’État dans un communiqué.
A la Libération, Jean-Louis Crémieux-Brilhac devient le cofondateur de la Documentation française, avant d’en devenir le directeur.
D’après Le Monde.
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Catégories : Actualité 4 04 2015 Le nombre de patients qui se rendent à l’étranger pour recevoir des soins aurait doublé en cinq ans, passant de 7,5 millions en 2007 à 16 millions en 2012. Ce marché mondial est aujourd’hui estimé à 60 milliards d’euros. De nombreux pays ont choisi d’investir dans le tourisme médical, les uns en misant sur le faible coût des soins prodigués (Thaïlande, Pologne), les autres sur leur qualité (États-Unis, Allemagne).

La France, qui ne manque pas d’atouts, peine à se positionner sur ce marché. Certaines craintes ne sont pas entièrement levées : peur d’une médecine à deux vitesses, d’un moindre accès aux soins, doute sur les bénéfices économiques réels. De fait, il faut se garder de voir dans cette source de financement une solution aux difficultés financières de certains établissements et aux diminutions de budgets. Les enjeux n’en paraissent pas moins conséquents : aux retombées économiques directes pour le secteur de la santé, le tourisme, l’industrie des sciences ou le BTP s’ajoutent les retombées indirectes liées à la stratégie d’influence française (accroissement des partenariats de recherche, prestige à l’international, etc.).
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