GIotto, le plus grand des primitifs italiens.

Réplique d’une partie de la Navicella (nom donné à cette scène à cause du grand bateau qui occupe la majeure partie de l’espace) d’après la mosaïque de Giotto par  Francesco Berretta, 1628, huile sur toile, 740 x 990 cm. Rome, Fabbrica di San Pietro.

Cette mosaïque de dimension monumentale montrant la barque des apôtre prise dans la tempête et Saint Pierre sauvé par le Christ, fut réalisée par Giotto vers 1280-1300. Lire article ici.

Un dessin de la totalité de l’oeuvre subsiste également :

Anonoyme d’après Giotto : Navicella. 1305-1513. Plume sur papier, 274 x 388 mm. New York, Metropolitan Museum of Art.

Impressionnante à son époque, cette mosaPique a frappé les esprits si fortement que sa renommée s’est perpétuée pendant des siècles. On peut dire que sa place dans l’histoire de la peinture équivaut à celle du Laocoon pour la sculpture. Par la dramatisation extrême et l’expressivité individualisée des apôtres  en particulier de Saint Pierre en partie immergé, elle était considérée (malgré la présence d’un Christ majestueux, de manière très peu réaliste car vu de face et sans aucun naturel) par Léon Battista Alberti comme le parangon de la peinture d’histoire, genre majeur à partir de la Renaissance : souci narratif et de vraisemblance, grâce à une expressivité mesurée et au sens de la dramatisation. Ce sont là les éléments « rhétoriques » de l’image qui, associés à la perspective au XVe siècle, composeront la révolution picturale de la première Renaissance.

Le contexte de cette oeuvre révolutionnaire.

La peinture italienne à cette époque était dominée par le style byzantin mais qui est rogressivement rénové par une tendance à rendre les figures moins hiératiques. A Rome, Giotto travaille en même temps qu’un des grands peintres contemporains, Pietro Cavallini à Santa Maria in Trastevere (Rome).
Une des mosaïques de cette église que vous pouvez voir ici : https://www.wga.hu/html_m/c/cavallin/mosaic/index.html témoigne du nouveau style.

Presentation in the Temple, 1296-1300, Mosaique, Santa Maria in Trastevere, Rome.

Voici une autre byzantine :

Présentation de Marie au Temple avec Annonciation à l’arrière plan,  à l’église du monastère de Daphni près d’Athènes (début du XIIe siècle)

La comparaison des deux Présentations montre les innovations italiennes des « Primi lumi » (expression de Vasari) :

La cinquième scène du cycle de Marie, la Présentation au temple, se trouve dans l’abside. Dans cette scène, les décors architecturaux définissent le champ d’action des personnages et contribuent matériellement à la structuration de l’espace image. Un autel avec son baldaquin se dresse entre Marie et le vieillard Siméon, qui berce l’enfant Christ dans ses bras. De même, des éléments architecturaux remplissent les intervalles entre les protagonistes et les personnages secondaires, Joseph et la prophétesse Anne. Le changement de perspective, en particulier la combinaison de vues de dessus et de dessous dans une même structure (celle de l’autel au milieu), est typique de l’architecture chez Cavallini.

L’intéressant travail de Marie Burki et Déborah Luck, HK 2013-2014 notamment pour les explications sur Saint François

https://drive.google.com/file/d/0ByMLcNsCNGb5bHRoN21uRVAzZmc/edit?usp=sharing

https://drive.google.com/file/d/0ByMLcNsCNGb5WWlKUElZY1R4NG8/edit?usp=sharing

Leurs sources :

https://drive.google.com/file/d/0ByMLcNsCNGb5aHJEaWp2ZDFZTzA/edit?usp=sharing

Les fresques de la Chapelle Scrovegni à Padoue (Cycle de la vie de la Vierge et du Christ) par Héléna Nondier, Adèle Fullenwarth

https://drive.google.com/file/d/0ByMLcNsCNGb5OFB1MWhiN0RjQ0k/edit?usp=sharing

Sur les fresques de la Chapelle Scrovegni avec beaucoup de photos de détails :

https://goo.gl/photos/7BoyyzgNtZ9rsXDr9