C’est la deuxième question du programme en Histoire et Théorie des Arts. Comme celle du passage du Moyen Age au monde de la Renaissance, il s’agit de comprendre comment, à partir du milieu du XIXe siècle, une deuxième révolution artistique, après celle du passage aux Temps Modernes (XVe-XVIe) bouleverse la donne établie à la Renaissance provocant une rupture plus radicale encore dans tous les domaines artistiques.

          

 

En effet, le XIXe siècle est un siècle de ruptures et d’abord sociale et économique : industrialisation et urbanisation, course à la modernité, enrichissement nouveau de la bourgeoisie qui impose ses goûts dans les arts dont la métropole (capitale politique, économique, culturelle) devient la vitrine. Dans le sillage du romantisme, l’artiste s’émancipe des pesanteurs académiques, mais aussi des goûts dominants, pour exprimer sa vision du monde, et de plus en plus au-delà des apparences visuelles. Il paye souvent le prix de l’incompréhension et du mépris mais trouve ses espaces d’exposition grâce au Salon des refusés et aux marchands et collectionneurs qui se substituent au mécénat.

Dans les arts, la rupture avec l’académisme et l’historicisme provoque  l’éclosion de multiples courants, en particulier dans la peinture. Si la sculpture demeure plus longtemps dans le giron académique, au moins jusqu’à Rodin, l’architecture traverse une période mouvementée car elle est plus directement en prise avec le contexte socio-économique et technologique : nouveaux besoins, nouveaux modes de vie, nouveaux matériaux (fer, béton, verre), influence grandissante des ingénieurs, tendance au fonctionnalisme, à la fusion entre architecture et arts décoratifs ainsi qu’à l’abandon progressif des ordres antiques. (voir l’ouvrage de Michel Ragon Histoire de l’architecture et de l’urbanisme modernes, tome 1 (une référence incontournable car facile à lire, très pédagogique) ainsi que les ouvrages de référence de Siegfrid Giedion Espace temps architecture et de Nikolaus Pevsner Génie de l’architecture européenne.

Dans la peinture, l’espace pictural hérité du Quattrocento vacille avec les impressionnistes pour disparaître complètement avec le cubisme.La représentation de la nature elle même est bouleversée par l »art abstrait naissant au début du XXe siècle. Les ruptures de la mopdernité sont tellement profondes que le terme d’avant-garde a été emprunté à l’art militaire eet aux révolutions pour désigner les artistes en rupture avec la tradition académique. Sur le plan chronologique nous nous limiterons, à la période qui va des années 1850 au lendemain de la Première Guerre Mondiale.

 

Pour un panorama de l’art à la période qui nous intéresse (1850-1920) voir les chapitres correspondants du manuel universitaire Histoire de l’art Flammarion (Époque contemporaine, XIXe-XXIe siècle)

En plus léger de la Renaissance à nos jours : https://bescherelle.com/bescherelle-chronologie-de-lhistoire-de-lart-9782218977435

Pour approfondir, Hans Belting Le chef d’oeuvre invisible.

Laisser un commentaire