Mouvement

22 06 2011

En mouvement. Sois en mouvement constant. Si jamais tu t’arrêtes, tu es perdu.Tu n’as qu’une seule chance. Alors cours! Si tu ne cours pas assez vite, la vie ne te fera pas de cadeau. Dans cette course vers la mort chaque instant est un surplus de vie. Aucun miracle n’arrivera. Tu es seul face à eux. Puni pour des actes justes qu’eux ne comprennent pas. Dans le long couloir noir menant à cette mort certaine tu as réfléchi, entendant la clameur des autres résistants. Mais l’étreinte de ta fin t’a brouillé les idées.  Tu n’as plus qu’une chance. Cours! Tu crois que tu préfères faire face à la mort, rester immobile ? Tu n’y arriveras pas ! C’est parti. Tu es entré. Quelques secondes de silence puis la lumière du jour. Tu te places en ligne avec les autres voyageurs pour ton dernier voyage. Les buttes sont à dix mètres derrière toi. Mais tu seras mort avant d’y arriver. Tu es déjà mort! Écoute les ordres. Tu dois te retourner. Tu le fais, enfin. Tu tournes le dos à tes agresseurs pour faire face à ta dernière épouse. La mort. Le vrai jeu commence. Écoute ! On te dit de courir! Tu refuses. Ton esprit te bloque. Mais ton corps est plus fort. Un pas après l’autre tu accélères. Tu n’es plus qu’une proie que l’aigle guette. Pourtant tu cours comme un lapin pour échapper au chasseur. Les balles sifflent autour de toi.Tu t’écroules. Ta jambe est blessée. Tu rampes. Quelle humiliation! Écoute! Tu les fais rire! Tu les dégoûtes ! Tu ne sens plus rien. Juste un léger souffle d’air. Une sortie. Oui.

La fin de l’exécution.

Camille.



La vie ou la mort ?!

31 05 2011

Tu seras… Il sera … Mais moi, je ne suis plus. Je suis dans le monde d’en bas : et oui, vous m’avez bien n’entendu, je suis en Bas ou personne ne peut vous entendre… Quand j’étais en haut, je m’appellais Yann, j’avais 11 ans. Et dans ma vie personnellement tout se passait très bien, sauf Ce jeu… Ce n’était pas le cache-cache ou le loup mais Le jeu du foulard. Qui est normalement interdit. Sauf que ce jour… Un grand m’a proposé d’essayer de me le faire, j’ai accepté avec hésitation mais le connaissant parfaitement, j’ai finalement accepté. Et je n’aurai pas dû parce ce  » grand » m’a envoyé entre la vie et la mort. Et là la vie n’a pas voulu de moi mais la mort me rafolait alors je n’ai pas eu le choix. Je ne me souviens de rien. A part ce grand.. De jour en jour, j’apprenais qui était ce  » Grand » que je connaissais pourtant parfaitement.. Je cherchais encore et encore, et puis je trouvais.. C’était, Charles mon père..                       C’est pour cela qu’il ne faut jamais se fier aux apparences.                             

                                                                                                       Antoine.



Le camion bleu

30 05 2011

Ce matin mon voyant l’avait prédit. Je devais mourir à cause d’un camion bleu. Et actuellement je suis mort. Mais tout ne s’est pas passé comme je l’aurais imaginé. Sur le chemin du retour une peur me hantait. Celle de croiser l’objet de ma mort. Regardant autour de moi je vis une multitude de camions, mais aucun de couleur bleue. Une joie immense me gagna et arrivant chez moi je me mis à courir. Mais je trébuchai sur un petit jouet. Le petit camion bleu de mon fils. Ce fut la dernière chose que virent mes yeux.

Pierre.



La mort guette …

26 05 2011

Personne ne me connaît. Je disparaitrai d’autant plus vite. Je m’appelle Moira, j’ai 21 ans. Comme une idiote , je cours, sachant pourtant que cela ne sert à rien. Je cours sans réfléchir. Les rues défilent. Je cours si vite qu’on dirait que je vole. Je dépasse des passants interloqués par ma rapidité. J’accélère. Elle n’est pas loin derrière moi. Flash-back. Je suis passée du mauvais côté. Celui de la mort, des ténèbres. Il n’y aura pas de « happy end » pour moi. De toute façon, j’en ai horreur. Si l’on me voit, on a peur de moi. Je suis habillée de rouge sang et de noir. Mes yeux noirs et mes cheveux aile-de-corbeau contrastent avec ma peau blanche. Fin du flash-back. Elle me suit. Elle m’a vue. La Mort. Je n’aurais pas dû choisir sa route. ça y est. Elle m’a dépassée, se plante devant moi, je m’arrête. Une ruelle sombre, peu éclairée, s’ouvre à ma droite. Je m’y engouffre. Trop tard. Sa faux me glace le coeur, je glisse. Plus de force, plus de mots. La Mort me guettait, elle m’a trouvée. Je jette un dernier regard à mon corps tombé en poussière à cause des ténèbres. J’ai froid. Si froid…

Lorianne