Archive for the ‘Education Civique’ Category

« Entre les murs »: des collégiens en or!

Lundi, mai 26th, 2008

Hier le jury du festival de Cannes, présidé par Sean Penn,  a rendu son tant attendu verdict en attribuant la palme d’or à un film qui devrait faire parler de lui: Entre les murs de Laurent Cantet.

La bande-annonce:

Au-delà de cet évènement qu’est la remise des prix sur la Croisette, c’est, vous l’aurez compris, le sujet et les acteurs de ce film qui nous intéressent. Tiré d’un roman de François Bégaudeau, ancien professeur de lettres en collège (aujourd’hui chroniqueur dans la matinale de Canal+) qui joue son propre rôle dans le film, « Entre les murs » nous plonge au coeur d’un environnement que nous connaissons bien: le collège. Ce sont des élèves de 4ème du collège Françoise Dolto (dans le 20ème arrondissement de Paris), classé « zep » (zone d’éducation prioritaire) et considéré comme difficile, qui ont joué leur « propre » rôle, celui qui pourrait être le vôtre…

Je n’ai ni vu le film (qui devrait sortir au mois d’octobre) ni lu le livre (je vais le faire très bientôt): je ne m’attarderai donc pas trop longtemps sur un contenu que je maîtrise mal mais qui aux dires des critiques s’annonce très intéressant; j’y reviendrais sans doute au moment de la sortie en salle! Je voulais juste rendre un modeste hommage à ce film et au travail accompli par l’équipe pédagogique (le réalisateur et l’auteur du livre avaient organisé un atelier écriture et improvisation dans le collège Dolto, avec des élèves volontaires): car avec Entre les murs, l’école républicaine est enfin récompensée (et c’est suffisamment rare par les temps qui courent pour le signaler…).

 En décembre 2006, l’équipe du Webpedagogique avait rencontré François Begaudeau pour parler de son livre, de son métier, des élèves…(cliquez sur l’image ou ici pour lire l’interview)

Attestation Scolaire de Sécurité Routière (1&2)

Mercredi, avril 2nd, 2008

L’ASSR ou Attestation Scolaire de Sécurité Routière est au centre de vos préoccupations en ce moment et le jour J approchant chaque jour davantage je mets à votre disposition plusieurs liens qui vont vous permettre de vous entrainer et d’être prêt pour l’examen.

 

 

Avant cela, rappelons en quelques mots à quoi sert l’ASSR!

« Les jeunes sont à la fois les premières victimes de l’insécurité routière d’aujourd’hui et les conducteurs et usagers de la route de demain. L’éducation, dès le plus jeune âge, est un enjeu majeur pour faire évoluer les mentalités et l’école en est le relais privilégié.

Présentes dans les collèges depuis 1993, les attestations scolaires de sécurité routière (ASSR), passées en cinquième et en troisième, font partie intégrante de l’enseignement obligatoire. Elles permettent de vérifier les connaissances de sécurité routière progressivement acquises tout au long de la scolarité, à partir des contenus des programmes des différentes disciplines.

Elles s’inscrivent dans le continuum de la formation théorique de tout citoyen usager de la route. Elles portent sur la connaissance des risques et des règles applicables pour chacun des types d’usagers : piéton, cycliste, cyclomotoriste, passager d’une voiture, futur automobiliste. Elles visent à favoriser la compréhension du rapport entre la règle, le risque et l’accident.  » (d’après le site securite-routiere.gouv.fr)

 

L’ASSR1 s’adresse à tous les élèves de 5ème : elle permet de s’inscrire à la formation pratique du BSR (Brevet de Sécurité Routière) obligatoire pour conduire un cyclomoteur (à partir de 14 ans) ou une voiturette (à partir de 16 ans).

 

L’ASSR2 concerne tous les élèves de 3ème : elle est indispensable pour passer les permis A (moto) et B (voiture). L’ASSR2 valide l’ASSR1 au cas où certains n’auraient pas réussi à l’obtenir.

 

Pour les deux une séance de rattrapage est prévue à la fin de l’année scolaire (le 30 mai il me semble) mais après les entrainements qui vous sont proposés ici vous n’aurez aucune excuse…(cliquez sur les campagnes de sensibilisation de la sécurité routière pour y accèder)

 

1. Réviser les panneaux:

 

2. Entrainements et tests en vidéo sur le site eduscol:

 

3. Le site code3000 vous propose 15 séries de questions avec les explications pour chaque réponse:

 

4. Le site perso d’un professeur de mathématiques qui propose de revenir sur les questions de vitesse et de freinage avec une fiche de révisions, un jeu et trois quizz thématiques:

 

5. Un petit quizz, assez simple mais rappelant les grands principes de la sécurité routière:

 

 

Voilà, j’espère que ces aides vous seront utiles, que tout ce passera bien pour vous…et que vous ne tomberez jamais sur un panneau comme celui-ci:

 

 

Le droit à l’éducation, ici et ailleurs

Mardi, février 26th, 2008

le voleur de vacancesUn proverbe français dit que l’école de la vie n’a point de vacances, sans doute pourrait-on préciser que les vacances ne sont jamais vraiment sans école! Des devoirs à faire, des contrôles à réviser, des livres à lire et maintenant un blog à consulter; vos professeurs vous laissent rarement tranquilles pendant vos périodes de repos (méritées)! Comble du comble, les devoirs que je vous ai donné à faire portent sur le thème de l’école!

Cet article sera l’occasion de rappeler ce qui a été vu en classe et de vous aider à préparer votre « devoir maison » qui consiste à recueillir des témoignages de personnes votre entourage sur l’école (au sens large) qu’ils ont connu.

(si vous voulez seulement les informations concernant les témoignages que vous devez recueillir, rendez-vous à la 3ème partie)

 

 

1. Les inégalités face au droit à l’éducation

Il faut quand même penser de temps en temps que sur notre planète, bien des enfants souhaiteraient avoir la chance d’avoir, comme vous, des devoirs à faire pendant les vacances: ils sont en effet 115 millions à ne pas aller à l’école primaire et ces enfants sont bien souvent des filles (environ 3 sur 5) pour lesquelles les campagnes pour l’éducation sont nombreuses:

Clip de l’UNICEF pour améliorer la fréquentation des filles dans les écoles du Bénin:

Documentaire de l’association « Toutes à l’école »:

Les pays les plus touchés par un taux de scolarisation très faible (inférieur à 50%, voir carte du cours) sont en Afrique subsaharienne (au sud du Sahara) et en Asie du Sud. Pourtant beaucoup de ces pays ont signé la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, de 1989.

192 pays du monde sont donc d’accord pour reconnaitre que l’éducation est un droit pour tous les enfants comme le précisent les articles 28 et 29 de la Convention: les États s’engagent à rendre « l’enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous » dans le but de « favoriser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques« .

Le texte complet de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant

La liste des pays signataires

Le site de l’UNICEF

Une des conséquences directe de l’absence de scolarisation est l’analphabétisme (un analphabète ne sait ni lire ni écrire):

Les enfants qui ne vont pas à l’école ne sont pas en vacances: ils travaillent pour aider leur famille à survivre dans des conditions de grande pauvreté. Le travail n’est cependant pas toujours incompatible avec la scolarisation comme le montre le témoignage de la jeune éthiopienne que nous avons vu en cours. Même si cela ce passe dans des conditions très difficiles et pénibles, les enfants les plus défavorisés peuvent cumuler travail et éducation.

Journée mondiale contre le travail des enfants, le 12 juin:

L’UNICEF a placé la scolarisation au primaire pour tous les enfants du monde au 2ème rang des ces objectifs de développement pour le millénaire: allez faire un tour ici pour en savoir plus (deux vidéos sont disponibles si vous possédez le logiciel RealPlayer).

2. L’éducation en France: une conquête

L’idée d’une « école pour tous » est née en même temps que celle des Droits de l’Homme, c’est-à-dire avec la Révolution française de 1789. Avec cet évènement sont nés les principes de liberté, d’égalité et de fraternité (ou solidarité) qui régissent aujourd’hui notre République. Deux « révolutionnaires » se sont particulièrement intéressés à la question de l’éducation: Condorcet et Talleyrand. Condorcet, par exemple, auteur des Mémoires sur l’instruction publique (1791-1792), fait la promotion de la gratuité et de la laïcité de l’enseignement publique, dans un objectif d’égalité des chances entre les citoyens: «  Offrir à tous les individus de l’espèce humaine les moyens de pourvoir à leurs besoins, d’assurer leur bien-être, de connaître et d’exercer leurs droits, d’entendre et de remplir leurs devoirs ; assurer à chacun la facilité de perfectionner son industrie, de se rendre capable des fonctions sociales auxquelles il a le droit d’être appelé, de développer toute l’étendue des talents qu’il a reçus de la nature ; et par-là, établir entre les citoyens une égalité de fait et rendre réelle l’égalité politique reconnue par la loi. Tel doit être le premier but d’une instruction nationale et, sous ce point de vue elle est, pour la puissance publique, un devoir de justice« . (intégralité du texte ici)

Mais c’est au XIXème siècle que le droit à l’éducation va le plus progresser et que l’école va devenir « gratuite, laïque et obligatoire ». Avec François Guizot d’abord qui en 1833 oblige chaque commune de France à se doter d’une école primaire (on ne parle pas encore de laïcité et beaucoup de ces écoles sont donc tenues par le curé, des prêtres ou des religieuses). Mais celui qui a le plus marqué la politique de l’éducation en France est Jules Ferry qui par les lois de 1881 et 1882 va poser les bases de l’école que l’on connait aujourd’hui . L’école de Jules Ferry, aussi appelée « école 1900 », est une école républicaine dans laquelle l’instituteur est le représentant de l’État dans la classe: sa mission était d’inculquer les valeurs de la République aux futurs citoyens.

Quelques liens sur l’école vers 1900:

 

Au XXème siècle, l’amélioration du système éducatif français se poursuit: l’accent est mis sur la mixité et la démocratisation (l’ouverture au plus grand nombre) de l’enseignement secondaire (collège et lycée). C’est en 1975, avec la loi Haby, que la mixité devient obligatoire (les garçons et les filles vont dans les mêmes classes) et que le collège devient « unique »: tous les élèves qui atteignent les objectifs de l’école élémentaire intègrent le collège, jusqu’en 3ème. En France la scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans depuis 1959.

Une chronologie beaucoup plus complète

3. Témoignages sur les évolutions du système éducatif

Le devoir maison que vous devez rendre le mardi 11 mars a pour objectif de vous montrez qu’aujourd’hui encore l’école continue d’évoluer au rythme des innovations techniques et des besoins des élèves.

Vous devez donc interroger au moins deux personnes de votre entourage afin de leur demander quelle école ils ont connu. Vous pouvez les interroger sur tous les thèmes « scolaires » que vous désirez: programmes, professeurs, matériel, punitions, jeux pendant les récréations, règles de vie à l’école, etc…

Dans votre copie vous devrez présenter vos témoins et l’école sur laquelle vous l’avez interrogé.

Pour rendre votre interview un peu plus « piquante » demandez à votre témoin des anecdotes, insistez par exemple sur des questions comme « Quel était votre professeur préféré? », « Celui que vous aimiez le moins? » (sans forcément citer les noms…), « Quelle est la plus grosse bêtise que vous avez faite à l’école? », « Quels sont vos meilleurs et vos pires souvenirs? », etc…

Dernier conseil: préparez vos questions avant d’interroger votre témoin, l’échange entre vous ne sera que plus agréable.

Bon travail à tous et n’hésitez à utiliser les commentaires pour poser vos questions!

Pour se détendre un peu, le clip on ne peut plus décalé de « Poil au tableau », chanson de 1981 signée Richard Gotainer:

 

Concours « U.E. et non-discrimination »: les résultats!

Jeudi, janvier 17th, 2008

Nous avions, au premier trimestre et en classe de 5ème, participé au concours, organisé par l’Union européenne, visant à la réalisation d’un poster luttant contre toutes les formes de discriminations.

 

Les femmes, le handicap, le racisme avaient, entre autres, fait l’objet d’un travail en groupe, la réalisation du poster et la présentation du projet à la classe. Le travail des élèves a ensuite été envoyé aux organisateurs, qui ne les ont malheureusement pas sélectionnés.

 

Et oui, aujourd’hui, j’ai (enfin) reçu les résultats que l’on attendait tous:

 

 » Chers participants,

C’est avec plaisir que nous vous annonçons que l’équipe française de la catégorie 12-14 ans, originaire d’Arthez de Béarn a obtenu le premier prix européen remis par M. Franco Frattini à Bruxelles. Vous pouvez retrouver leur affiche, ainsi que celles des autres lauréats européens (par pays) sur le site du concours: www.eurojeune.eu.

Nous clôturons donc avec émotion ce concours 2007 sur « l’Union Européenne et la non-discrimination » avec un premier prix pour la France. Encore une fois, nous tenons à tous vous remercier pour votre créativité et votre enthousiasme. Vous avez été nombreux à participer cette année et le jury a longtemps délibéré avant de désigner les lauréats.

Nous espérons vous retrouver nombreux pour une nouvelle aventure européenne lors du prochain concours. Restez ouverts sur l’Europe en 2008 « année européenne du dialogue interculturel ».

L’équipe EuroJeune « 

 

Bravo donc aux gagnants, des collégiens français, et à tous les élèves qui ont participé à ce projet: nous tenterons ensemble de faire mieux l’année prochaine!

 

L’affiche gagnante de la catégorie 12-14 ans

(laissez des commentaires pour dire ce que vous en pensez!!):

 

 

L’affiche gagnante de la catégorie 15-18 ans

 

(réalisées par des lycéens de République Tchèque):

 

 

Vous pouvez aller voir les autres affiches récompensées ici.

La guerre n’est pas qu’un jeu…

Mardi, décembre 18th, 2007

Bonjour,

A l’occasion du chapitre consacré aux Droits de l’Enfant je vous invite à vous intéresser d’un peu plus près au phénomène des « enfants-soldats » qui est malheureusement toujours d’actualité!

Les enfants, du monde entier et de toutes les époques, aiment « jouer à la guerre » pour de faux: le succès des pistolets à eau, des épées en bois ou plus récemment des jeux vidéos qui portent sur ce thème (type Counter Strike) tend à le démontrer encore aujourd’hui. Les parents se posent d’ailleurs souvent la question de savoir s’ils doivent donner ce genre de « jeu » à leurs enfants sans risquer de développer chez eux des comportements violents…

Pour la plupart des enfants du monde la guerre est donc un jeu!

Bataille avec des pistolets à eau: un jeu d'enfants

Mais pour d’autres enfants, surtout en Afrique et en Asie (voir carte et liste des pays où l’on trouve des enfants soldats), la guerre est bel et bien réelle: une réalité terrifiante , traumatisante, de laquelle il est très difficile de sortir.

« On ne naît pas violent, on le devient. C’est si facile pour un enfant de devenir soldat, si difficile ensuite de lui faire récupérer l’humanité qu’il a perdue. Mais c’est possible » Ishmael Beah

Qu'est-ce que tu voudrais être quand tu seras grand? Un enfant!!!

C’est ce que montre les témoignages de ces deux anciens « enfants soldats »:

Ce sont près de 300 000 enfants, filles et garçons confondus, qui sont enrôlés dans des forces armées et qui participent aux combats, dans des pays ravagés par la guerre.

Violence, mort, drogue, sang, maladie, viols constituent le quotidien de ces milliers d’enfants, souvent orphelins, et pour qui l’armée, malgré les conditions très difficiles, est une nouvelle famille.

quelques clichés d'enfants soldats

Plusieurs associations, organisations, collectifs luttent contre ce phénomène destructeur et interdit, rappelons-le par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (1989-1990), ratifiée mais pas toujours appliquée par les Etats.

  • L’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance) consacre un dossier pour la « libération des enfants soldats », c’est ici. Dans ce dossier vous trouverez l’interview du jeune Ishmaël Beah et une petite animation vidéo très parlante (ici).
  • L’organisation non gouvernementale Amnesty International fait la même chose ici.
  • La Défenseure des Enfants, rappelle les 10 points clés de la Convention internationale des droits de l’enfant (ici) dont le n°10: « Personne n’a le droit de faire de toi un soldat. Où que tu habites, tu as le droit de vivre en paix. Les guerres, quand elles éclatent, ne doivent concerner que les adultes. Ils n’ont pas le droit de te faire participer. Ils n’ont que le droit de te protéger« 
  • Le collectif musical Univerbal et son album « Enfants soldats d’ici et d’ailleurs » qui a pour objectif d’alerter l’opinion publique (et notamment les plus jeunes) sur ce problème. Balladez-vous sur le site pour en apprendre un peu plus sur leur action en Afrique (la barre de navigation est en haut de la page).

Le clip du collectif « Enfants soldats d’ici et d’ailleurs »

(vous noterez que le clip est tourné dans une école, seul rempart, peut-être, au terrible destin des ces enfants oubliés)

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