Les régions de France

mars 14th, 2008

L’article tant attendu par les élèves de 4ème, qui planchent en ce moment (enfin je l’espère) sur leurs exposés consacrés aux différentes régions de France, arrive enfin sur le blog!

 

Les 22 régions de la métropole et leurs départements

 

Les territoires français d’outre-mer dont 4 ont le statut de région (Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane)

 

L’objectif est ici de vous présenter le découpage régional français en vous rappelant quelques-unes des étapes historiques et les raisons de ce découpage, en expliquant les grands principes de fonctionnement des régions et enfin en vous donnant une liste de liens pour parfaire vos exposés.

 

1. Chronologie

 

1789: avec la Révolution française, les anciennes provinces du royaume, héritières de la féodalité, sont supprimées et remplacées par 83 départements. Comme pendant la monarchie l’administration française est centralisée: toutes les décisions passent par la capitale et la Nation, comme le roi avant elle, ne reconnait pas les identités régionales.

Les provinces françaises de l’Ancien Régime (article détaillé ici)

XIXème siècle: les revendications régionalistes sont de plus en plus virulentes. Souvent liées aux courants monarchistes et contre-révolutionnaires, les partisans d’un retour des pouvoirs accordés aux régions mettent en avant la défense des particularismes régionaux et la coupure (ou le manque de liens) entre l’État et ses populations.

 

1917-1920: après la première guerre mondiale, l’Etat créé une quinzaine de groupements économiques régionaux. L’objectif des « régions Clémentel » (du nom du ministre du Commerce à l’origine du projet) est de rendre plus efficace l’action économique pour accélérer la reconstruction du pays (ravagé par la guerre). En 1919, sont créées 19 « régions touristiques » selon une logique géographique, culturelle, historique et touristique donc.

 

1955: sous la IVème République sont lancés des « programmes d’action régionaux » dans le cadre de l’aménagement du territoire en vue de « promouvoir l’expansion économique et sociale des différentes régions ». 23 régions furent créées suivant des considérations strictement techniques mais qui réussirent néanmoins à coïncider en plusieurs endroits avec les anciennes provinces de France. L’un des artisans de ce découpage est Serge ANTOINE (1917-2006) auquel le journal l’Express dédie un article intitulé L’homme qui a dessiné les régions; sur le même site on trouve une analyse, région par région, de ce découpage par Serge Antoine lui-même, qui est également considéré comme l’un des pionniers du développement durable.

Serge Antoine, l’homme qui a dessiné les régions

 

1969: Echec du référendum organisé par le général Charles de Gaulle (alors président de la Vème République) qui visait à élargir les pouvoirs des régions: ceci explique que lorsque furent créés les conseils régionaux en 1972 ils n’eurent que de compétences très limitées. La déconcentration ou décentralisation des compétences de l’État vers les régions s’avérait pourtant nécessaire comme le montre ce débat télévisé organisé quelques mois avant le référendum (remarquez le ton calme et courtois de cette émission d’un autre temps, celui de l’ORTF):

[ina]http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=a5d0688eca70b23d7e72081ded05a107&noresize[/ina]

 

1982-1986: Phase décisive pour les régions telles que nous les connaissons aujourd’hui. La loi de décentralisation du 2 mars 1982 dite loi Deferre donne en effet aux régions le statut de collectivités territoriales (au même titre que les départements et les communes). Cette disposition ne sera effective qu’en 1986 avec la première élections des conseillers régionaux aux suffrage universel. Le pouvoir exécutif est donc détenu par le président de région, alors que le conseil régional règle par ses délibérations les affaires de la région.

Gaston Deferre (1910-1986)

2004: De nouveaux transferts de compétences (de l’État vers les régions) sont prévus mais les problèmes de financement retardent leur mise en œuvre.

 

 

2. Principes de fonctionnement et compétences

 

  • Les institutions (d’après le site region-bretagne.fr)

LE CONSEIL GENERAL: Le Conseil régional est l’assemblée délibérante de la Région. Il arrête, après débat, les grandes orientations de la politique régionale et vote chaque année en janvier le budget de l’année. Il regroupe un nombre variable de conseillers régionaux issus des différents départements qui composent la région. Ils sont élus au suffrage universel pour six ans. Le Conseil régional se réunit au moins une fois par trimestre en assemblée plénière (sessions) et délègue une partie de ses attributions à sa commission permanente dans l’intervalle des sessions, à l’exception du vote du budget et de l’approbation du compte administratif notamment.

LE PRESIDENT DU CONSEIL GENERAL: Elu par l’assemblée régionale pour six ans, le président exerce le pouvoir exécutif de la Région et agit en son nom. En amont, il prépare les délibérations soumises au vote des élus. Puis il conduit les débats de l’assemblée et de la commission permanente. En aval, il fait exécuter les délibérations qui sont prises, en s’appuyant sur les services de l’administration régionale dont il est le chef. Enfin, il est responsable du budget régional: il ordonne les dépenses et prescrit l’exécution des recettes (emprunts, taxes et impôts).

Les conseillers régionaux de Bretagne

LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL REGIONAL: Instance sans équivalent dans les autres collectivités (Départements, communes), le Conseil économique et social (CESR) est l’assemblée consultative régionale. Il regroupe des représentants de la vie économique, sociale et culturelle de la Région. Le CESR donne son avis sur les dossiers que lui soumet le président du Conseil régional. Cet avis est obligatoire sur les orientations budgétaires. Le président du Conseil régional peut le consulter sur tout sujet économique, social et culturel. Le CESR peut également débattre de sa propre initiative ou réaliser des études sur toute question d’intérêt régional (autosaisine). Il se réunit au moins quatre fois par an et délègue à un bureau de conseillers élus le suivi du travail de ses commissions dans l’intervalle des sessions.

LE CONSEIL REGIONAL DES JEUNES: Le Conseil régional des jeunes (CRJ), ce sont des lycéens et apprentis engagés dans un exercice concret de la citoyenneté. Elus par leurs pairs pour deux ans (2006-2008), ils mettent en place durant ce mandat un programme d’actions au service des jeunes de leur région. L’organisation de la jeune assemblée est calquée en partie sur celle du « vrai » Conseil régional : les jeunes conseillers régionaux se réunissent en session plénière avec leurs suppléants (au moins deux fois par an). Et dans l’intervalle des sessions, ils travaillent en commissions sur les sujets qu’ils ont choisis. Le CRJ est présidé par le président du Conseil régional et un(e) jeun(e) conseiller (élu(e) par ses pairs). Pour en savoir plus.

  • Les missions (exemple de l’Ile-de-France)

La Région agit dans le cadre de compétences conférées par les lois de décentralisation mais aussi dans de nombreux autres champs d’intervention de notre vie quotidienne, avec l’objectif constant d’améliorer la vie des populations:

  1. la construction, la rénovation, l’entretien et l’équipement des lycées
  2. l’apprentissage et la formation professionnelle des adultes
  3. les transports collectifs et les routes
  4. l’aménagement du territoire et la planification (travaux de grands équipements et développement de l’espace rural)
  5. le développement économique
  6. le logement et les solidarités
  7. l’enseignement supérieur et la recherche
  8. l’environnement et la mise en valeur du patrimoine historique et paysager
  9. la culture
  10. le sport, les loisirs et le tourisme.
  • Le budget

Les recettes de la région Languedoc-Roussillon (l’argent à disposition de la région)

 

 

Les dépenses de la région Limousin

 

3. Particularismes régionaux

 

Nous avons vu en cours que la France, « Une et indivisible » par ses lois et sa Constitution, est aussi synonyme de diversité: le climat, le relief, les langues, les coutumes, les activités varient d’un point à l’autre de l’Hexagone. La défense et l’entretien de cette diversité est aussi une des missions des régions qui poursuivent la construction de leur identité propre. Je vous propose ici d’aborder trois thèmes: les langues, la gastronomie et le patrimoine historique (je vous rassure, cette partie est beaucoup plus ludique que les précédentes, qu’il était néanmoins nécessaires d’aborder(!); elle est aussi celle qui vous servira à pimenter votre exposé avec des anecdotes en tous genres)

  • Les langues

Les langues régionales de France

 

Quelques liens:

Un article du journal Ouest-France signé Jacques LeGoff qui aborde la question des relations entre langues régionales et unité nationale.

Un reportage de la chaîne Euronews qui évoque la même question (l’exemple choisi est celui du breton pour la France et du gallois au Royaume-Uni):

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Langues de France en chanson est un site qui vous propose un voyage en train et en musique à travers la France des région, ce train vous amène même en outre-mer…un voyage que je vous conseille vivement!

Dans le même genre le site Chansons en langue d’oïl se « contente » des régions au nord de la Loire.

  • La gastronomie

« On peut parler de cuisine dans plusieurs pays de la planète » mais la France « est le seul pays où on a une telle diversité et de telles possibilités de transformation des produits des artisans de la terre et de la mer », selon le chef Guy Savoy (trois étoiles au guide Michelin)…On parle même d’inscrire la gastronomie française au patrimoine mondial de l’humanité, c’est dire!

 

Du pain et du vin! (cliquez sur les cartes pour explorer deux sites gastronomiques: le premier rapporte les spécialités de chaque région, le second présente une liste interminable de liens vers des sites consacrés à la « bonne bouffe » de France et d’ailleurs). Salivez bien:

 

Les pains spéciaux de France

 

Les vignobles français

  • Le patrimoine

Paysages et monuments français participent de la diversité de la France et de sa renommée dans le monde (la France est, rappelons-le la première destination touristique au monde avec près de 75 millions de visiteurs chaque année). Voici quelques sites qui permettent de voyager sans bouger de chez soi, en passant un bon moment:

Le site des Journées du patrimoine.

Survols de France, une multitude de magnifiques photos.

Ce site vous propose des ballades interactives dans les régions (mais toutes ne sont pas encore disponibles).

La liste des biens français inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

Le Géoportail pour voir la France en 3d.

L’oeil de Yann Arthus-Bertrand.

 

Maintenant vous pouvez facilement passer ce petit test de localisation des régions: ici.

 

Derniers conseils pour votre exposé: pensez bien à utilisez plusieurs sources d’information (et pas seulement wikipedia) et à citer ces sources à la fin de votre exposé. Bon travail à tous et n’hésitez pas à poser des questions par le biais des commentaires si vous rencontrez des problèmes.

Réviser Clovis et Charlemagne

mars 12th, 2008

Pour réviser le contrôle de vendredi consacré au chapitre 3 je vous propose deux quizz disponibles sur internet. Cliquez sur les images pour y accèder.

Au fait, à quel évènement correspond chacune de ces images?

Pour le contrôle vous devez connaître:

 

  • des dates: 476; 481; 496; 511; 732; 751; 768; 771; 800; 814; 843 et 987.
  • du vocabulaire: barbares; conversion; baptême; loi salique; maires du palais; pape; comtes et comtés; missi dominici; renaissance carolingienne.
  • des personnages: Attilla; Mérovée; Clovis; les Mérovingiens; les Roi Fainéants (Dagobert); Charles Martel; Pépin le Bref; Charlemagne; les Carolingiens; Hugues Capet; les Capétiens.
  • des capitales: Tournai; Paris; Aix-la-Chapelle
  • des cartes: les royaumes barbares (p:51); les conquêtes de Clovis (p:52); les conquêtes de Charlemagne et l’empire carolingien après le partage de Verdun (cahier).

Voici quelques liens qui pourront vous aider dans vos révisions:

Bonus: une chanson que vous connaissez tous…

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8 mars: Journée internationale des femmes

mars 8th, 2008

Aujourd’hui, 8 mars 2008, c’est la journée des femmes, dont le but est de célébrer la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes et de faire le point sur la situation des femmes dans le monde. Reconnue par l’O.N.U. en 1977 et en France en 1982, cette journée trouve ses origines dans les luttes menées par les femmes pour affirmer leurs droits, aussi bien dans le travail, la vie politique ou la vie quotidienne.

 

 

Longtemps les femmes ont été cantonnées a des rôles secondaires, l’histoire se contentant (trop) souvent de parler des Grands Hommes. Alors même que la femme fut l’objet des premiers cultes préhistoriques comme le montrent les nombreuses « Vénus » découvertes par les archéologues.

 

 

Avec la Révolution française et Olympe de Gouges, puis surtout au XXème siècle, les femmes s’organisent pour demander l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Page sur le statut des femmes dans l’histoire.

 

 

Aujourd’hui, l’histoire des femmes est devenu une branche à part entière des recherches historiques: l’objectif de ces historiens étant de réhabiliter les femmes, et pas seulement les plus célèbres, dans l’histoire de l’humanité (on parle aussi d’histoire des genres). Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ce courant historique je vous propose l’article de wikipedia consacré à l’histoire des femmes et le site de la revue CLIO, Histoire, Femme et Société qui s’ouvre à tous ceux qui « entreprennent de rendre visibles les femmes ou proposent une lecture sexuée des sociétés » (de nombreux articles, un peu difficiles pour les plus jeunes d’entre vous, sont accessibles en ligne).

Vous trouverez ici les grandes dates de l’histoire de la lutte des femmes pour l’affirmation de leurs droits:

La grande histoire de la lutte des femmes

L’Enyclopédie Britannica propose elle, en anglais of course, un guide pour partir à la rencontre des femmes qui ont marqué l’histoire:

Les 300 femmes qui ont changé le monde

 

Le droit de vote est un des combats les plus représentatifs de la lutte des femmes pour l’égalité des droits. Les premières a l’avoir obtenu sont les femmes de Nouvelle-Zélande en 1898, les Françaises ont elles dû attendre 1945!

Le droit de vote en France:

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Celles qui se battaient pour l’application de ce droit, celui qui fait d’une personne un citoyen à part entière, étaient appelées « suffragettes« , comme l’illustre cette vidéo chantante tirée du film Mary Poppins (1964):

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Bonne journée à toutes…et à tous!

« L’enfant de Noé » d’Eric-Emmanuel Schmitt

mars 7th, 2008

Ouverture d’une nouvelle catégorie sur ce blog, consacrée à la lecture et plus précisément aux livres qui traitent d’histoire (mais pas seulement). Cette catégorie pourra être « alimentée » par vos propres articles (il suffit de me faire une proposition et d’envoyer, grâce aux commentaires, votre texte sur un livre que vous avez aimé).

 

Pour l’inaugurer je vous propose un petit roman (120 pages) que je viens juste de terminer. Il s’agit de L’enfant de Noé écrit par Eric-Emmanuel Schmitt en 2004 (nous reparlerons bientôt de cet auteur qui utilise beaucoup l’histoire dans ces romans).

 

 

Je ne suis pas critique littéraire et je ne vais donc pas me lancer dans une analyse profonde de cet ouvrage. Je vous indique simplement que ce livre raconte l’histoire de Joseph, enfant belge et juif, caché pendant la Seconde guerre mondiale (1939-1945) par le père Pons, dans la Villa Jaune, pensionnat catholique d’un petit village de Belgique (alors occupée par l’armée allemande).

 

L’histoire de Joseph est celle de milliers d’enfants juifs qui ont été protégés de la folie nazie par ceux qui seront reconnus « Juste parmi les Nations » en 1953 par Israël, l’État hébreu. Ces hommes et ces femmes, qui n’étaient pas juifs, ont en effet risqué leurs vies pour sauver les juifs de l’horreur des camps de concentration.

 

Mais la relation entre Joseph et le père Pons permet aussi de mieux comprendre les deux religions, juive et catholique, présentes dans ce livre qui diffuse un grand message de tolérance.

 

Citation:

« -Nous allons conclure un marché, veux-tu? Toi, Joseph, tu feras semblant d’être chrétien, et moi je ferais semblant d’être juif. tu iras à la messe, au catéchisme, tu apprendras l’histoire de Jésus dans le Nouveau Testament, tandis que moi, je te raconterai la Torah, la Michna, le Talmud, et nous dessinerons ensemble les lettres de l’hébreu« 

 

Je vous laisse découvrir par vous-même quel rôle vient jouer ici Noé (personnage de l’Ancien Testament), dans ce livre rempli d’émotion mais aussi d’humour et de pensées plus profondes.

 

 

En plein débat sur l’opportunité de faire porter aux élèves de CM2 la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah (la catastrophe en hébreu), ce roman vient nous rappeler que si cette période fut sans doute l’une des plus terribles et horrifiante de l’histoire de l’humanité, elle montra également les facettes les plus belles de la nature humaine: le dévouement, la solidarité et le sacrifice au service de l’Autre.

 

Pour terminer je vous propose une vidéo tirée du film Au Revoir les Enfants réalisé par Louis Malle en 1987, qui raconte, d’après ses souvenirs d’enfance, une histoire proche, pour l’ambiance et les faits rapportés, de celle de Joseph et du Père Pons même si, dans le film, l’histoire se termine beaucoup moins bien, pour les enfants juifs comme pour le prêtre catholique:

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N’oubliez pas de donner votre avis et envoyez-moi vos propositions de « Lectures ».

PS: pour les élèves de 4èmes qui s’inquiètent de ne pas voir l’article sur les régions qu’ils patientent jusqu’à lundi (j’ai commis une erreur dans la liste des exposés).

« Pharaon »: un péplum polonais sur Arte

mars 2nd, 2008

ARTE, propose ce soir un « Thema » consacré à l’Egypte ancienne et plus particulièrement à la Nubie, territoire aujourd’hui engloutie sous les eaux retenues par le barrage d’Assouan (Aswan sur la carte ci-dessous)!

La soirée est donc composée d’un film (que je n’ai pas encore vu mais dont il se dit beaucoup de bien) et d’un documentaire.

Le film:

Pharaon est un péplum polonais réalisé en 1965 par Jerzy Kawalerowicz. Pharaon est l’adaptation du roman du même nom écrit par Boleslaw Prus en 1895 et qui raconte l’histoire de Ramsès XII (XXème dynastie, vers -1090) qui se bat contre les envahisseurs (les Lybiens par exemple) mais également contre les prêtres qui ne veulent pas partager leur pouvoir. Je ne pourrais pas vous dire grand chose d’autre sur ce film ne l’ayant pas vu moi-même, si ce n’est que les critiques saluent souvent la beauté des paysages et la mise en scène grandiose; je vous invite donc à vous rendre sur la page qu’Arte a dédié à sa soirée thématique pour en savoir plus: c’est ici (vous pourrez y voir la bande annonce). Un péplum est un film ayant pour sujet l’Antiquité et usant bien souvent d’énormes moyens pour la production; ainsi Pharaon est un des films les plus chers de l’histoire du cinéma européen. Péplum vient du nom d’un vêtement porté par les femmes dans l’Antiquité romaine (c’est d’ailleurs en Italie que ce genre cinématographique est né).

Une page très très complète sur le film Pharaon.

Statue de femme vêtue d’un peplum (exposée au Louvre):

Affiches de quelques célèbres péplums:

 

Notons que le péplum a vécu ses heures de gloire dans les années 1960 où il a vu de grands réalisateurs (Cecil B.Demille, Stanley Kubrick, Sergio Leone…) et tous les plus grands acteurs de l’époque (Kirk Douglas, Charlton Heston, Elisabeth Taylor) s’emparer du genre avant que celui-ci ne disparaisse presque totalement des écrans pendant 30 ans, si ce n’est dans des films parodiques comme La vie de Brian avec les Monty Python ou Deux heures moins le quart avant Jésus Christ avec Coluche.

Le genre a retrouvé ses lettres de noblesses et les écrans dans les années 2000 suite au succès du Gladiator de Ridley Scott. Depuis le péplum fait la reconquête des salles de cinéma (300, Alexandre, Troy, Astérix, etc…)

Le documentaire

Abou Simbel, un temple sauvé des eaux de Thomas Weidenbach, 2003

 

Dans les années 1960, l’Egypte se modernise à pas forcés sous les ordres de Gamal Abdel Nasser, leader arabe de la décolonisation et président de la République d’Egypte. Un de ses grands ouvrages, que l’on pourrait qualifier de « pharaonique », est le barrage d’Assouan qui devait réguler les crues du Nil. Il est achevé en 1970.

 

Le barrage d’Assouan sur wikipedia

 

Sa construction est racontée dans ce documentaire sous deux angles: celui, archéologique, qui explique pourquoi et comment il a fallu déplacer le temple d’Abou Simbel afin d’éviter que celui-ci ne soit englouti sous les eaux du lac Nasser formé par la retenue des eaux du Nil. Une entreprise colossale, dirigée par l’UNESCO, réalisée par 900 ouvriers pendant dix ans!

 

Vue panoramique du temple d’Abou Simbel

 

Mais le documentaire aborde aussi la question des dizaines de milliers de Nubiens expulsés de la zone pour permettre la construction du barrage. Aujourd’hui l’histoire et la culture nubienne sont réhabilitées grâce à un musée dédié à cette civilisation, à Assouan.

 

 

La Nubie et Assouan et le musée sur hominidés.fr.

Le site du Nubia Museum (en anglais)

 

Bonne soirée avec Arte (sinon pensez à l’enregistrer…)!