Picasso la superproduction

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Le Monde, 28/12/10

Le Musée de Zurich reconstitue la première rétrospective du peintre, qui eut lieu de son vivant, en 1932. Une alliance alors inédite entre art et argent

Zurich Envoyé spécial

Une exposition Picasso de plus ? Non, pour deux raisons. Elle reconstitue la première rétrospective du maître espagnol jamais organisée dans un musée. Et la seule que le peintre a conçue lui-même. C’était en 1932, durant l’été, dans les galeries Georges-Petit, à Paris. Puis, en septembre, au Kunsthaus de Zurich, en Suisse.

Seul Zurich s’est emparé du projet. Ce musée des beaux-arts cherchait un événement pour fêter son centième anniversaire. Il l’a trouvé. A l’époque, l’exposition dura six semaines au lieu des quatre prévues et attira 34 000 visiteurs – un record alors pour la Suisse.

Picasso version 2010 devrait totaliser 200 000 entrées jusqu’au 30 janvier,  » ce qui représente la moitié des habitants de Zurich « , affirme le commissaire de l’exposition, Tobia Bezzola.

En 1932, que l’exposition quitte Paris pour Zurich et non pour New York par exemple – le puissant Musée d’art moderne (MoMA) la voulait – peut surprendre. La raison est simple. Nombre de toiles exposées sont à vendre. De par son statut privé, le musée de Zurich peut relayer le commerce.

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Dominique Perrault et le campus idéal

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Le Monde, 28/12/10

En plein débat français sur l’urbanisme universitaire, l’architecte de la BNF a conceptualisé l’université d’Ewha

La question de l’avenir des universités est revenue au-devant de la scène avec le plan campus, lancé en 2010 par le gouvernement. Il se traduira par la dévolution progressive, à partir de 2011, du patrimoine appartenant à l’Etat et devrait conduire à une transformation majeure du cadre de vie des étudiants, enseignants et chercheurs, à l’instar des grandes universités américaines ou asiatiques. Les architectes s’y préparent en tout cas.

Ainsi Dominique Perrault, principalement connu comme l’architecte de la Bibliothèque François-Mitterrand, à Paris (BNF), a obtenu le Grand Prix 2010 de l’Association des architectes français à l’export (AFEX), pour l’édifice qu’il a conçu au coeur de l’université féminine d’Ewha, à Séoul (Corée du Sud).

Cette réalisation est présentée jusqu’au 27 février à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris, en même temps que six autres projets distingués par l’Association, dont un second signé du même Perrault : la Cour de justice des Communautés européennes à Luxembourg.

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Qu’est-ce que la ville créative ?

Qu’est-ce que la ville créative ? Elsa Vincent. La ville en débat, PUF, 2009.

Alors que Lyon vient de s’embraser lors de la Fête des Lumières, il est bon de se plonger dans l’ouvrage consacré à la ville créative par Elsa Vincent, maître de conférences en urbanisme à l’Institut français d’urbanisme. La créativité est aujourd’hui l’un des pans de la politique de la ville. Elle participe à son attractivité, en combinant les ressources du talent, de la tolérance et de la technologie. Elle prend une place de plus en plus importante et c’est pourquoi ce petit livre est précieux car il permet de faire le point sur l’avancée de cette nouvelle manière de gérer la ville. Il trouve toute sa place dans la collection PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) qui propose de faire le point, en 80 pages, sur l’avancée de la recherche dans un domaine précis de l’urbanisme.

Cette approche est issue du mouvement engagé par Richard Florida, géographe et économiste américain, avec son ouvrage The rise of the Creative Class : and how it’s transforming work, leisure, community and everyday life, 2002. Il part du principe qu’il existe une classe à part qu’il nomme la « classe créative ». « Cette classe créative serait composée de deux groupes distincts par le degré de créativité de leur activité professionnelle. Le premier groupe, cœur de la classe créative, est constitué par des professionnels engagés dans un processus de création, payés pour être créatifs, pour créer de nouvelles technologies ou de nouvelles idées, comme les scientifiques, les chercheurs, les ingénieurs, les artistes, les architectes, etc. Le second groupe réunit des professionnels habituellement classés dans les services de haut niveau, qui méritent d’être associés à cette classe créative car ils résolvent des problèmes complexes grâce à un haut niveau de qualification et une forte capacité d’innovation. » Cette classe représenterait jusqu’à 30% des actifs dans les pays développés. Son approche s’inscrit dans la continuité de ceux engagés en économie territoriale (années 1990) qui mettaient en évidence l’importance des économies d’agglomérations propres aux métropoles et du tertiaire supérieur.

Les villes cherchent à tirer partie de cette classe créative et à l’attirer. Les villes qui ont souffert de la crise industrielle, conséquence de la mondialisation et des délocalisations, ont misé sur l’ « amélioration du cadre de vie : les espaces verts, les espaces publics et surtout la vie culturelle ». Il s’agit de jouer sur l’avantage comparatif des lieux. La mise en avant de la ville vise à attirer les investisseurs dans le contexte de villes qui connaissent des difficultés pour se reconvertir. Les friches sont des laboratoires pour la créativité urbaine afin d’attirer les « créatifs » des entreprises. L’identification de la ville créative se fait par le biais d’indicateurs, les 3T : le nombre de diplômés bac + 4 (pour mesurer le Talent), le nombre de brevets déposés (symbolisant la place de la Technologie) et la combinaison de plusieurs facteurs pour rendre compte de la Tolérance (nombre de personnes nées à l’étranger, poids de la communauté homosexuelle, mais aussi pourcentage d’actifs exerçant un métier artistique).

Elsa Vincent propose une analyse critique des travaux de Florida. Pour elle, les critères retenus sont insatisfaisants pour juger de la créativité d’une ville. Elle dénonce le « show » mis en œuvre par Florida pour décrocher des contrats dans les villes en crise. La notion même de classe est remise en cause au nom de l’absence d’unité des gens qui sont créatifs. Malgré tout, si cette idée de ville créative « pourrait être interprétée comme un projet politique libéral, au sens américain du terme c’est-à-dire plus tolérant en matière de vie et de choix de vie. », on voit mal comment canaliser la créativité dont le propre est de se manifester là où on ne l’attend pas. Elsa Vincent pense, qu’au-delà de ces réserves, le concept peut être un outil de programmation de l’action politique et le vecteur de mutations urbaines contemporaines.

Elsa Vincent, à partir des exemples de Chalons en Champagne (le cirque), Belleville (rock alternatif) remonte pour cela le temps (les années 1980) pour montrer comment l’art engage un processus de gentrification. Elle analyse la manière dont le processus créatif gagne à se territorialiser dans certains quartiers. La gentrification, qui s’accompagne d’un traitement volontariste du paysage foncier, fait disparaître la Bohême spontanée à l’origine du quartier. Elsa Vincent se demande si la ville programmée des créatifs reste créative. L’auteur ne croît pas à la reproduction du modèle de la ville créative. Les urbanistes ne semblent pas accorder assez d’importance à la sérendipité (le rôle du hasard dans les lieux). Elle doute que cela puisse se faire de manière artificielle. Il semblerait, pourtant, qu’avec l’ouverture du Centre Pompidou Metz et les bons chiffres de fréquentation, « la sauce est prise ». Espérons que cet exemple va faire mentir Elsa Vincent.

Catherine Didier-Fèvre © Les Clionautes

Exposé sur le Musée, par Faiza, Kimberley et Frédéric

Le Musée du Quai Branly (ou musée des arts et des civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques)

Le musée du Quai Branly est d’abord un grand jardin où il y a une sorte de pont suspendu.Ce musée est conçu comme une grande passerelle au milieu des arbres.Il a été réalisé par un architecte français nommé Jean Nouvel. Le premier bâtiment est recouvert de végétation. Ce musée se situe juste au pied de la tour Eiffel et ne contient point d’escaliers.

La première statue que l’on découvre, et qui nous accueille, est une statue du Mali,qui date d’un millénaire. Elle marque l’entrée du musée. Ce musée est composé de quatres aires géographiques qui sont l’Asie,l  ‘Afrique,l’Océanie et les Amériques, représentées par des couleurs différentes au sol. Les visiteurs s’y promènent en toute liberté.

La rivière est une sorte de long rempart d’abord déstiné aux aveugles car des symboles (figurines) y sont incrustés et permettent aux personnes de les sentir au toucher sans pour autant les voir. Le musée des arts et des civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, et des Amériques est composé de trois mezzanines et ne contient aucune porte, pour ne pas mettre les continents dans des « cases ».

Il est composé de plusieurs statues dans plusieurs galeries. Il contient plusieurs bâtiments comme le « bâtiment musée ». Il fut plus conçu comme un site Internet qu’un livre, car il n’a pas de fin et qu’il est toujours agréable de le revisiter comme à la première fois. Il rassemble beaucoup d’histoires, de cultures mais aussi de tout ce qui a été decouvert ou fait par l’homme. Il fut inauguré par Jaques Chirac le 20 juin 2006, en présence de plusieurs personnes comme Dominique de Villepin. Ce musée est ouvert au public depuis le 23 juin 2006.

Le compte-rendu de notre visite, par Alexandre, Houria et Jerôme.

Le musée du Quai Branly.

Ici, Alexandre, Jérôme et Houria.

Notre groupe a pour mission de faire un résumé de la visite du musée.

Nous allons parlé des objets de la visite et du musée.

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Nous avons remarqué que dans le musée du quai Branly, il y a  une tour avec des vitres au centre du musée. Il s’agit d’une partie de la réserve, destinée aux instruments de Musique venant des Antipodes.

Il y avait aussi un chemin, qui représente une « rivière ». Des vidéoprojecteurs projettent des mots, comme des poissons qui nageraient dans l’eau. Il y avait les noms des pays qui avait laissé des œuvres dans le musée.

– Nous sommes d’abord allés en Océanie :

Nous avons vu ce qu’on appelle  « La maison des esprits ».

Cette « Maison des esprits » consistait à faire des offrandes aux esprits qui n’étaient rien d’autre que des Animaux. Par exemple le crocodile. Selon les croyances des habitants, le crocodile est l’esprit (ou l’animal) qui créa le Monde avec sa queue gigantesque.

Les femmes ne pouvaient pas rentrer dans ce Temple. Mais elle possédaient leur propre Maison. Il y avait aussi un Totem d’exposé. Avec les esprits.

Ils possédaient aussi des tambours creux pour les cérémonies. Des tambours creux, c’est-à-dire des troncs d’arbres évidés. Certains scientifiques ont cherché comment ces tambours étaient creusés, mais ils n’ont pas trouvé de réponses certaines ; ces pratiques restent secrètes encore aujourd’hui ! Certains disent qu’ils les ont creusés sous l’eau, d’autres disent qu’ils brûlaient l’intérieur.

Nous avons vu aussi des crânes, 5 pour être précis. Il y avait 2 crânes qui représentaient les esprits. Deux autres étaient des crânes du camp ennemis, ainsi qu’un Crâne « trophée ».

– Nous sommes ensuite allés en Asie :

Nous sommes allés voir un Costume de Chamane, à ne pas confondre avec « des marabouts » et des « Sorciers » !

Le chamane résout les problèmes des gens, de santé, et d’argent.

Il voyageait dans le monde des esprits avec un Costume, son visage caché par une voile. Pour eux, si les esprits voyaient le visage du chamane, ces derniers pouvaient aller dans le corps du chamane, et le tuer.

Il entrait « en transe », en bougeant la tête de bas en haut, en récitant une prière et en jouant du tambour. Les médecins ont conclu qu’en faisant Tout cela, le cerveau manquait de dioxygène (O²), ce qui causait des hallucinations.

– Nous sommes ensuite allés en Afrique :

Nous avons vu des statuettes dans une petite salle.

Ces petites statuettes servaient pour les habitants à résoudre leur problème. Tout d’abord, le chamane fabriquait la statuette. Ensuite, l’habitant qui voulait résoudre son problème allait chercher des herbes magiques. Il les mettait dans une petite boite (ronde sur le ventre de la statuette), avec un Miroir par-dessus. Car pour eux, les Mauvais esprits étaient tellement moches, que quand ils se voyaient, ils avaient peur d’eux-mêmes. Si le problème ne se résolvait pas, il retournait voir le chamane avec la statuette. Il léchait un clou, et le plantait sur la statuette pour réveiller l’esprit (les dieux) qui est dans la statuette. Les statuettes les plus grosses étaient réservées aux villages.

On a vu aussi 5 masques. Les personnes portaient les masques pour représenter l’esprit de l’animal (ou de la personne) qui le représentait. Exemple d’esprit : La jeune fille Peule. Mais aucune femme ne pouvait porter de masque. Donc c’était les hommes qui portaient les masques.

Plus le masque est grand, plus c’est un grand esprit qui reviendra a un jeune Homme pour le porté lors de la cérémonie.

Si un masque était abîmé, il l’enterrait. Pour eux, le masque est un être vivant important.

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Présentation

Je suis passionnée d’ Histoire de l’Art, guide interprète expérimentée et auteure de romans et jeux de piste et je souhaite ici rejoindre les enseignants, les parents et les jeunes dans une discussion autour des approches pratiques de l’enseignement de l’histoire des arts.

Voici pour l’introduction.. avec un aperçu en 3 pages :

– L’ Histoire de la Peinture sous la forme d’un roman fantastique à partir de 12 ans. Il y a des connaissances à enseigner, une intrigue fantastique pour entrer dans la matière, et même un point de départ en classe…que je voudrais approfondir avec les enseignants.

– A Marseille, pour les enseignants qui me connaissent déjà et ceux qui sont intéressés par mes visites participatives et jeux de piste animés avec les groupes scolaires.

– A Marseille, pour les familles qui souhaitent visiter la ville avec  un livret  de jeux de piste en main, de quoi éveiller la curiosité des jeunes comme dans une chasse au trésor.