le jardin des retours

Nunavut

Connaissez-vous le Nunavut?

Le 1er avril 1999, la confédération canadienne a créé un territoire de 1.9 million de km2 peuplé de 29 000 habitants. Dirigé par un gouvernement autonome, ce territoire s’étend de la baie d’Hudson aux marges du Groënland.

Le Nunavut a été construit pour répondre aux demandes de la population inuit. Dans leur langue, l’Inuktitut, Nunavut signifie « notre terre ».

En janvier 2004 l’émission « Le Dessous des Cartes » de Jean-Christophe Victor, avait consacré un riche numéro au passage du Nord-Ouest, cette route maritime qui permet, lorsqu’elle est libérée des glaces, de passer de l’Atlantique Nord à l’Alaska et la Russie.

La fonte des glaces permet au Canada de considérer cet espace comme stratégique pour son développement économique: la création du Nunavut permet de maintenir en permanence dans cette région des infrastructures et des administrations de contrôle. La découverte de champs de gaz et de pétrole dans le sous-sol de cette région donne également des frissons à tous les investisseurs et des assurances au gouvernement inuit (même si tout n’est pas rose loin de là).

Pour aller plus loin, notamment pour les étudiants des classes prépa et les lycéens de Terminale, lire le compte-rendu d’un café géo tenu à Saint-Dié cette année à propos de la souveraineté canadienne sur l’Arctique. Très très très instructif… et en plus bien écrit.

Un nouveau Suez/Panama/Malacca pour le XXI° siècle?

A bientôt

Hugo Billard


Publié le 13 décembre 2006 par Hugo Billard dans Comprendre

Martin Luther King, « I have a dream » (28 août 1963)

Martin Luther King, I have a dreamLe 28 août 1963 le révérend Martin Luther King prononce au Lincoln Memorial de Washington un discours, entre prêche et programme, appelé à devenir l’un des plus célèbres du XX° siècle: « I have a dream ».

Le texte est disponible en français et en anglais. Vidéo en V.O. (17:27), à écouter en entier pour bien suivre l’ambiance, le lieu symbolique de ce discours et le style rhétorique enflammé de Martin Luther King.
Merci d'activer Javascript et Flash pour voir cette vidéo Flash.

Le dossier du FBI sur Martin Luther King est disponible ici (en .pdf).

Le prix Nobel de la Paix lui est décerné en 1964, ce qui lui a donné l’occasion d’un mémorable discours d’acceptation (10 déc 1964) et d’un discours sur le fond de son action (11 déc 1964).

Jeux Olympiques de Mexico 1968Le 1er juillet 1968 l’émission radiophonique « Cinq colonnes à la Une » revenait sur l’unité et les divisions des mouvements noirs américains, suivant une « marche de la peur », 3 mois après l’assassinat de Martin Luther King (à visionner sur le site de l’INA), le 4 avril 1968. L’époque voit le développement du « Black Power« : quelques semaines plus tard Tommie Smith et John Carlos lèveront le poing lors de la remise de leurs médailles aux JO de Mexico

Pour aller plus loin encore, lisez l’article de Bevan sur son blog, en direct de Californie, American Civilization.

Bonne écoute

Hugo Billard


Publié le 12 décembre 2006 par Hugo Billard dans Comprendre

Mondialisation: lire Laurent Carroué

carroue1.jpg Laurent CARROUE, de Paris-VIII, est le pape actuel de la géographie de la mondialisation , tant par sa production que par sa réflexion sur le sujet.

Lors d’une conférence organisée par l’APHG de Caen , mise en ligne par l’hyperactif Daniel Letouzey, il est revenu sur les concepts de mondialisation et de globalisation, à l’aide d’une multitude d’exemples fouillés et disponibles sur le site comme autant de fiches pratiques .

La mondialisation est pour lui « un système géoéconomique, géopolitique et géostratégique ». Il maintient la définition de globalisation comme « l’étude et l’analyse de phénomènes affectant le fonctionnement de l’espace terrestre – le globe – dans une interrelation et une interaction entre le milieu et les sociétés humaines ». Tout est occasion de définition (voir notamment I.B.), mise en perspective historique et réflexion à plusieurs échelles à l’aide d’exemples développés. Carroué développe une approche géohistorique de la mondialisation, faisant remonter la première mondialisation aux grandes découvertes, la deuxième aux révolutions industrielles et la troisième au monde contemporain.

La 2e partie est l’occasion de revenir, avec force exemples, sur des concepts comme métropolisation, archipel mégapolitain mondial, fracture numérique, réseaux, pôles, aires d’attraction, flux migratoires, division internationale du travail, délocalisations.

La 3e partie remet en cause les mythes de la mondialisation face à leur réalité: les spécificités culturelles n’y sont pas gommées (exemple de la Turquie et de l’Afghanistan à l’appui), et les firmes trans-nationales (ou multinationales) y sont replacées dans leur géographie particulière et non comme des deus ex machina de la mondialisation (ce que nous avons tendance à faire dans les cours de lycée…).

Bref, ça fait du bien, un vrai raisonnement géographique clair, net et accessible à l’appui (même si l’iconographie richissime est difficile à lire faute de droits d’auteur). A compléter avec un café géo grenoblois de septembre 2004 où Laurent Carroué secouait les puces intellectuelles de son auditoire.

Pour trouver sur le sujet une biblio-webographie voir ici . Pour revenir sur la mondialisation, voir le billet-index des articles de ce blog sur le sujet. Pour réviser la géo au bac, voir le blog de Thomas qui est déjà revenu sur le thème. Et par curiosité, regardez comment on peut raconter une certaine manière de comprendre la mondialisation à l’école primaire: c’est le Monde de Zoé (en .pdf), et au collège (en .pdf aussi). Assez anti-altermondialiste. A voir comme tel.

Avec ça les étudiants de classes prépa, les lycéens avancés de Terminale et leurs profs sont armés pour comprendre ce qu’est la mondialisation – sa complexité, sa réalité et ses mythes.

Bravo à Daniel Letouzey d’avoir mis tout ça en ligne.

Bonne lecture et à bientôt

Hugo Billard


Publié le 5 décembre 2006 par Hugo Billard dans Comprendre,Lire

Mariage homosexuel en Afrique du Sud

h_4_homox1i1.jpgC'est fait! L'Afrique du Sud vient de légaliser le "partenariat civil" et le "mariage" entre deux personnes d'un même sexe. La loi s'applique à partir d'aujourd'hui 1er décembre 2006.

Cet événement s'inscrit dans une logique juridique: la Constitution sud-africaine de 1996 interdit toute discrimination fondée sur le sexe et sur l'orientation sexuelle. Le mariage était jusque-là défini comme l'union "d'un homme et d'une femme, à l'exclusion de tout autre". En 2005 la Cour constitutionnelle avait sommé les autorités de l'Etat de faire adopter une loi rendant conforme le mariage et le principe de non-discrimination sexuelle. Si les débats ont été houleux et si ce n'est pas le président mais la vice-présidente qui a signé la promulgation de la loi, ce changement législatif pose des questions à tous les pays concernés par les mêmes attendus.

Le Monde revient sur le contexte de cette légalisation du mariage homosexuel en Afrique du Sud. Valérie Hirsch, dans Libération, mardi 14 novembre, rappelait les réactions contrastées voire haineuses de certains dirigeants d'Etats voisins, et complétait les faits le lendemain. Elle fait de même sur RFI en insistant sur les réactions dans le pays, notamment dans les townships. Jeune Afrique et Habibou Bangré dans Afrik.com reviennent sur l'affaire.

i683111122zapiro.gifLe dessinateur Zapiro porte un regard acéré sur les hypocrisies habituelles lorsque l'on aborde le sujet du mariage homosexuel (source: courrierinternational.com ).

L'Organisation Mondiale de la Santé a supprimé l'homosexualité de la liste des maladies mentales en… 1990. Le regard porté sur l'homosexualité a depuis fait un pas important dans la reconnaissance, mais ce regard reste culturellement plutôt hostile sauf dans les grandes villes. L'évolution est lente, mais les modifications des législations suivent en partie les changements d'optique des populations. Sauf en Afrique du Sud, où le cas est forcé par la Cour constitutionnelle.

La loi française interdit la discrimination fondée sur le sexe et l'orientation sexuelle. Si le Pacs a été créé en 1999, rien n'empêche les autorités juridiques (Conseil d'Etat, Cour constitutionnelle) et judiciaires françaises (Cour de Cassation) de s'en saisir ou d'en être saisies. 

Le problème tourne toujours autour de la même question, que tout citoyen mais aussi les étudiants des classes prépa en philo et les lycéens en ECJS se posent : dans les actes politiques, faut-il suivre la majorité qui s'exprime (élection, médias, sondages) ou suivre ses propres idées au nom de la légitimité de l'élection? La question n'a jamais été aussi brûlante. J'attends vos réactions.

Bonne lecture

Hugo Billard


Publié le 30 novembre 2006 par Hugo Billard dans Actualité,Comprendre

Le Pape en Turquie (1)

h_4_ill_839725_pape2.jpg

Mardi 28 novembre 2006 le pape Benoît XVI a rencontré le le directeur des affaires religieuses au sein du gouvernement turc Ali Bardakoglu.

Alors que les relations entre beaucoup de musulmans et le Pape n'étaient pas au beau fixe (relire le billet sur l'affaire du discours de Ratisbonne ), la visite de Benoît XVI en Turquie a donné lieu à des gestes symboliques comme celui de cette poignée de mains.

Le site du Monde propose des vidéos , des compte-rendus , des analyses, à lire avant de se faire un avis. Lire notamment ce qui a trait à la laïcité et aux religions en Turquie.

Pour le contexte local, lire les notes du blog "Au fil du Bosphore" de Guillaume Perrier.

Je reviendrai plus tard sur les enjeux de cette visite mais en attendant: que pensez-vous de cette affaire et de cette visite?

A bientôt

Hugo Billard


Publié le 30 novembre 2006 par Hugo Billard dans Actualité,Comprendre

L’Orient compliqué?

header.gif Ce billet non pas pour illustrer seulement l'expression "l'Orient compliqué" (Charles de Gaulle) mais pour pousser les lecteurs du blog à prendre 90 secondes de leur temps pour regarder défiler 5000 ans de l'histoire du Proche-Orient en une animation efficace – et à des échelles variables.

Cliquez sur http://www.mapsofwar.com/ind/imperial-history.html.

Il faudra revenir en détail sur toutes les étapes de cette animation. Ce sera pour de prochaines vacances… 

Merci à Caroline Jouneau-Sion et à son site http://cjouneau1.free.fr/ lié à l'excellent site des Clionautes (un bonjour particulier aux colistiers qui passeraient par ici), pour l'indication de cette animation.

Bonne lecture

Hugo Billard 


Publié le 29 novembre 2006 par Hugo Billard dans Comprendre

La France au Liban (1920-1946)

calevan.gif Pour les étudiants des classes prépas et les élèves des lycées qui travaillent sur l'histoire du Moyen Orient, des organisation internationales , de la colonisation et de la décolonisation, l'émission "2000 ans d'histoire" de Patrice Gélinet (France Inter) fait l'histoire du protectorat français sur le Liban (1920-1946), et aussi de la Syrie, des accords Sykes-Picot aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale.

picto_ecouter.gif A écouter aussi pendant l'émission, des extraits de "la croisière jaune" et de "Lawrence d'Arabie" – et en plus ça rend intelligent.

Bonne écoute. J'y reviendrai.

Hugo Billard


Publié le 28 novembre 2006 par Hugo Billard dans Comprendre

Tiers-Monde: un mot, un espace, une idée, une histoire

sauvy.JPG Le mot "tiers-monde" a été inventé par le démographe français Alfred Sauvy et utilisé pour la première fois le 14 août 1952 dans un article de France-Observateur intitulé "Trois mondes, une planète". Il regroupe tous les pays décolonisés et/ou non-alignés.

bandoung.gif Le tiers-monde s'oppose à ses origines au bloc de l'Est dirigé par l'URSS et au bloc de l'Ouest regroupé autour des Etats-Unis. L'idée d'un troisième groupe, dont les pays seraient non-alignés sur l'un ou l'autre Grands, émerge en 1955 lors de la conférence de Bandoung (Indonésie) . Cette conférence regroupe beaucoup des pays décolonisés récemment, qui en appellent à une troisième force pour peser sur les relations internationales.

Les différences de développement, le jeu des relations internationales après la crise de Suez et la crise de Cuba, enfin la guerre du Vietnam vont peser pour que beaucoup de ces non-alignés rejoignent finalement l'un ou l'autre bloc. Les conférences de Belgrade (1961) et la Tricontinentale (1966) ne seront que des réunions de principe, la conférence d'Alger en 1973 semble un sursaut, mais sans réels lendemains.

La fin de la guerre froide (1989-1991) transforme l'idée de tiers-monde; les pays en voie de développement ou moins avancés sont regroupés dans l'expression "les Suds" (un TB livre en lien), un espace très divers, spatialement décousu, sans voix propre, même s'il cherche des leaders, comme le Brésil, comme l'Inde, qui pourraient exprimer avec force l'idée que le décalage entre la Triade et le reste du monde est toujours béant.

Pour aller plus loin, un article d'Immanuel Wallerstein (en .pdf), paru dans Le Monde Diplomatique en 2000, revient sur l'évolution du mot et de l'idée de tiers-monde, entre Bandoung (1955), date de la fondation du groupe des non-alignés, et Seattle (2000), qui a vu une grande réunion des altermondialistes. Cette lecture, indiquée par le blog de Lyonel Kaufmann (une webographie en lien) sera particulièrement utile aux étudiants des classes préparatoires à la fois dans leur travail sur les relations internationales et sur la mondialisation, et aux élèves de Terminale y trouveront des explications et des cas propices à enrichir leurs notes et révisions.

Bonne lecture

Hugo Billard


Publié le 26 novembre 2006 par Hugo Billard dans Comprendre

Altermondialisation, altermondialisme

altermondialisme.jpg Dans la série des billets sur la mondialisation, son principe, son fonctionnement , son évolution , ses lieux, réseaux (voir pour cette notion le blog de Thomas ), inventeurs /innovateurs et penseurs , se poser la question de la remise en cause du principe ou du fonctionnement de la mondialisation n'est pas incongru. Deux livres du politologue Eddy Fougier présentent ce mouvement: Dictionnaire analytique de l'altermondialisme (chez Ellipses) et Altermondialisme, le nouveau mouvement d'émancipation? (chez Lignes de repères).

DEFINITION: On a donné le nom "antimondialiste" puis "altermondialiste" à ce mouvement assez disparate mais très visible dans les pays de la Triade depuis le début des années 1990 qui cherche à remettre en cause et réorganiser le fonctionnement, la hiérarchie, les rapports de force et les solidarités entre pays industrialisés et pays en voie de développement.

Dans "les enjeux internationaux ", Thierry Garcin est revenu sur le concept d'altermondialisme (écouter l'émission ici) avec Eddy Fougier (10 minutes). Du même auteur, lire sur le site de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI) le papier dans lequel il présente le concept et son livre.

Les messages politiques très disparates des tenants de l'altermondialisme brouillent les cartes. Le mieux est donc de lire des chercheurs (géographes, historiens, politologues, etc.). Le concept d'altermondialisme pose au moins trois questions à la mondialisation: la solidarité, la mobilité et le partage des ressources.

diamond_effondrement.jpg Pour la discussion du terme de solidarité Nord/Sud, voir le compte-rendu du livre dirigé par Yvette Veyret sur la question du développement durable (il ne peut y avoir croissance équitable sans s'assurer que le développement des pays du Sud soit pérenne). Pour la question de la mobilité lire le papier de Gorgia Ceriani sur le site des cafés-géo. Pour la question du partage des ressources énergétiques et de leurs déchets, lire le dernier billet sur la conférence de Nairobi .

Et si vous êtes sceptique sur la capacité des civilisations à s'autodétruire, je conseille fermement la lecture du livre de Jared Diamond, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie (Gallimard, 2006).

J'extrais cette citation de la dernière page: Diamond s'interroge sur la capacité de notre monde contemporain à ne pas s'effondrer de lui-même. "la dernière raison d'espérer est l'interconnexion même du monde contemporain globalisé. Les sociétés du passé n'avaient ni archéologues ni médias d'information. (…) Aujourd'hui le flux d'informations nous apprend en temps réel ce qui advient partout dans le reste du monde. Par ailleurs nous accumulons des connaissances sur l'éffondrement des sociétés d'autrefois afin de tirer un bénéfice concret de ce savoir. Cette intelligence du temps et de l'espace d'hier à aujourd'hui c'est notre chance, dont aucune société passée n'a bénéficié à un tel degré" (p.582). De la mondialisation comme chance pour la survie de l'humanité?

L'altermondialisme est-il autre chose d'un avatar de la mondialisation? A discuter ici.

Bonne lecture

Hugo Billard


Publié le 21 novembre 2006 par Hugo Billard dans Comprendre

Conférence de Nairobi: climat et développement durable

h_9_ill_817605_rechauffement.jpg Après Rio en 1992, Kyoto en 1997, et quelques suites, la conférence de Nairobi (Kenya) sur le réchauffement climatique vient de se clore sur des résultats limités . Hervé Kempf dans Le Monde du 19 novembre 2006 dresse un bilan de la conférence et de ses résultats.

Comment gérer les émissions de CO2?

Le débat, politique et technique, est renvoyé à la conférence de 2007 : il a opposé les gros émetteurs de CO2, les pays industrialisés, producteurs de pétrole, mais aussi la Chine et l'Inde – dont les économies sont fondées sur le charbon -, aux pays en développement (dont le Brésil) qui font valoir les incertitudes technologique du CCS (une technologie de capture et de stockage du CO2) et leurs craintes que ces projets ne divertissent l'aide aux projets de développement durable. Mais pour beaucoup d'observateurs, il ne sera pas possible de réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre dans le monde sans en passer par cette technologie. La date-butoir de 2012 pour que les pays industrialisés réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre est en tout cas passée par pertes et profits…

h_9_ill_836155_nairobi01080890.jpg Comment répartir les efforts dans la lutte contre le réchauffement climatique sans empêcher les pays en voie de développement de se développer ?

La conférence a accouché d'une souris sous forme de constat: la déforestation dans les pays en développement représente de 20 à 25 % des émissions mondiales de CO2, soit davantage que l'ensemble des secteurs du transport (14 %), selon les chiffres donnés par le rapport Stern. Selon les participants il faut créer des structures qui permettent de diminuer la déforestation, parce qu'elle cause appauvrissement des sols et assèchement du milieu. En attendant on ne touche pas aux transports… et aucune mesure contraignante n'est adoptée.

Comment aider le continent africain à faire face?

La conférence fait un constat. La décrue des précipitations, déjà observée au XXe siècle, devrait se poursuivre. (…) La tendance dominante est… au réchauffement et à une baisse des précipitations qui devraient aggraver l'accès à l'eau. En 2025, quelque 480 millions d'Africains risquent de connaître de réelles difficultés parce qu'ils vivront dans des régions aux ressources en eau insuffisantes. 70 millions d'autres, vivant dans les zones côtières, devront sans doute les quitter, en 2080, du fait de la montée du niveau de la mer. Tout aussi grave, la superficie des terres souffrant de "graves limitations environnementales" devrait progresser au sud du Sahara, passant de 80 000 à 600 000 km2. Ainsi, "les impacts du changement climatique pourraient largement bloquer les efforts de développement dans des secteurs-clés".

Comment sur place lutter contre le réchauffement? Les instruments mis en place par le protocole de Kyoto ne semblent pas d'un grand secours pour l'Afrique. Il s'agit principalement du "mécanisme de développement propre" (MDP), par lequel des firmes occidentales financent des projets environnementaux dans des pays du Sud en échange de "crédits d'émission" à négocier sur le marché du CO2. Mais, sur plus de mille projets en cours, 9 seulement concernent des pays africains.

La montagne a accouché d'un mulot. Mais le rapport Stern (en anglais) , sur lequel se sont appuyés les participants, est riche d'enseignements sur l'état du réchauffement climatique.

Lire les analyses de Marlène Jaulin sur son TB blog Environnement

Quand à la notion de réchauffement climatique, elle reste discutée, malgré beaucoup de faits très concordants. Voir les liens vers Claude Allègre et le Conseil économique et social que notre Fabien Crégut national a mis sur son blog La Soupe Primitive.  

Bon courage aux étudiants des classes prépa et aux lycéens qui planchent sur la notion de développement durable… 

A suivre.

Bonne lecture

Hugo Billard 


Publié le 20 novembre 2006 par Hugo Billard dans Actualité,Comprendre