le jardin des retours

La Naissance de Paris

site à ne pas manquerL’été est propice à la flânerie et à l’émerveillement. Pour les Parisiens, visiteurs et curieux qui passeraient par la vallée de la Seine, une idée de ballade pas banale: le Paris de l’Antiquité. Notre belle capitale a la chance de conserver sur son sol un grand nombre de témoignages des temps antiques.

De l’époque pré-celte et celte peu de choses (les pirogues de Bercy, un arc et du matériel archéologique) visibles en partie au Musée Carnavalet. Ce musée est aussi le musée de l’histoire municipale et propose, dans un univers raffiné, l’histoire du site parisien jusqu’au XIX° siècle.

Mais de l’époque gallo-romaine, foison et moisson! De l’amphithéâtre (les « arènes de Lutèce« ) aux monumentaux thermes de Cluny l’oeil suit l’utilisation du relief, le quadrillage romain en cardo (nord/sud, la rue Saint-Jacques) et decumanus (toutes rues perpendiculaires au cardo). Pour comprendre l’histoire gallo et romaine de Lutèce/Paris, le site Paris, ville antique propose reconstitutions, explications efficaces et très illustrées, pour tous les âges. Le site frère de Saint-Denis ravira ceux qui veulent en savoir plus sur la basilique.

La visite de la méconnue et impressionnante crypte archéologique du parvis de Notre-Dame mettra du concret devant les yeux, et vous pourrez ensuite passer la Seine et admirer la dame à la Licorne et tous les témoignages du Paris médiéval: rive gauche dans le Musée du Moyen Age (musée de Cluny), et rive droite en entrant dans la tour Jean Sans Peur.

Le Musée de Cluny propose cet été une exposition sur les « trésors de la peste noire » et la tour Jean sans Peur une expo sur « l’école au Moyen Age« . Pour en prendre plein les yeux, nous sommes servis!

Pour écouter l'émission sur la naissance de ParisEt pour tous ceux qui voudraient en savoir plus j’ai participé (merci à eux) à l’émission « Sur la route » de Billie sur Radio Notre-Dame ce matin, que vous pouvez écouter en différé. Paris celte, bataille de Lutèce, Paris gallo-romain, le pilier des nautes, les monuments et l’archéologie antique à Paris, sainte Geneviève et Clovis, les invasions normandes… il y avait tant de choses à raconter!

Bonne lecture, bon surf, bonne écoute et bonne visite!

A bientôt

Hugo Billard


Publié le 6 juillet 2007 par Hugo Billard dans Actualité

Les résultats du bac en ligne

Bonjour à tous,

Pour trouver les résultats du bac, par académie, par filière et par nom, cliquez ici.

Félicitations à tous les bacheliers (et mention spéciale à mes TS3, que je vais regretter après 3 années de bons et loyaux services auprès d’eux).
Pour ceux qui passent le rattrapage, lisez et regardez les conseils donnés ici.

Bon courage et à bientôt

Hugo Billard


Publié le 1 juillet 2007 par Hugo Billard dans Actualité,Réviser le bac,Vidéos

La fin de la discrimination positive aux Etats-Unis?

vers le site de la Cour Suprême des Etats-Unis

Pour écouter ce billet: Ecouter ce billet en mp3

La Cour Suprême a lancé hier un avis attendu depuis longtemps par les spécialistes: par les arrêts Parents v. Seattle et Meredith v. Jefferson, les écoles américaines ne peuvent plus utiliser la discrimination positive pour refuser un élève dans leur établissement. « La recherche par les écoles d’un objectif estimable ne veut pas dire qu’elles sont libres d’effectuer une discrimination sur la base de la race pour l’atteindre » (extrait de la décision de la Cour Suprême, 28 juin 2007). C’est la fin de la politique des quotas raciaux dans les écoles. Pour les juges « le moyen de mettre fin à la discrimination raciale c’est de cesser de discriminer en fonction de la race ».

Qu’est-ce que ça veut dire?

Le 17 mai 1954, par l’arrêt « Brown v. Topeka Board of Education » la Cour Suprême des Etats-Unis avait interdit toute ségrégation dans les établissements scolaires. Cet arrêt allait accompagner tout un mouvement de remise en cause du « separate but equal », un grand mouvement des droits civiques dont Rosa Parks (la jeune noire qui a refusé en 1955 de laisser sa place à un homme blanc dans un bus) et son avocat Martin Luther King allaient être les représentants (vous pouvez voir et écouter son discours « I have a dream » de 1963). La même Cour Suprême, en 1956, avait interdit la discrimination dans les transports publics.

Depuis 1954, et progressivement, s’est mise en place une politique de mise en valeur des minorités raciales en réservant un quota de places pour chaque catégorie (Wasp, Noirs, Hispaniques, Asiatiques, Natives). Cette politique dite de « discrimination positive » est aujourd’hui remise en cause par les contestations de plus en plus fortes de leur mise en application: dans l’Etat de Washington (Seattle, à ne pas confondre avec Washington DC, siège du gouvernement fédéral) et dans l’Etat du Kentucky, des parents d’élèves remettaient en cause le fait que leurs enfants n’aient pas pu s’inscrire dans l’école la plus proche de chez eux faute de place (le quota de blancs étant atteint), et contestaient une forme de ségrégation spatiale préjudiciable pour eux. Avec le soutien du gouvernement. Le vrai problème est sans doute ailleurs: dans la perpétuation de la ségrégation socio-spatiale (les blancs d’un côté de la ville, les noirs de l’autre), et dans la continuité des schémas mentaux séparant blancs, noirs et hispaniques (ce qui n’a rien de spécifiquement américain).

Pour lire les analyses du New York Times (en anglais)Ce qui laisse craindre, notamment pour le New York Times, un retour insidieux à une politique de ségrégation raciale.

Cette décision rappelle ce qu’est la Cour Suprême: l’instance la plus élevée de construction de la jurisprudence, celle qui dit le droit au niveau le plus élevé (elle dit même ce qu’est la Constitution). Elle est composée de 9 membres nommés à vie qui sont tous de très éminents juristes et souvent politiquement engagés. Depuis l’an dernier la Cour Suprême est à majorité conservatrice (5 contre 4), c’est exactement la balance qui a fait pencher la décision d’hier.

Quelles seront les conséquences de cette décision de la Cour Suprême?

Sans doute d’abord un engorgement des tribunaux pour faire appliquer cette nouvelle jurisprudence partout où des parents d’élèves le réclameront. Et à terme une décision fédérale dont la teneur dépendra du résultat des élections présidentielles de 2008 (le gouvernement actuel, selon Le Monde, appuyait les parents d’élèves à la Cour Suprême).

A bientôt

Hugo Billard


Publié le 29 juin 2007 par Hugo Billard dans Actualité,Comprendre

Pour réussir le rattrapage en histoire-géo

Pour répondre à Alice, quelques rappels pour tous ceux qui veulent se préparer à « l’épreuve orale de contrôle » (le rattrapage) en histoire-géo.

L’épreuve se prépare en 20 minutes et dure… 20 minutes.

 

Vous êtes interrogés en histoire ET en géographie. Selon les consignes officielles, « L’examinateur propose deux sujets au choix du candidat. Chaque sujet comporte une première partie, soit en histoire, soit en géographie, qui fait l’objet de l’interrogation principale et une seconde partie dans l’autre discipline qui fait l’objet d’une interrogation plus rapide. »

Vous êtes interrogés sur le programme de l’année, avec ou sans documents proposés par l’examinateur! « Les sujets portent sur des thèmes majeurs ou ensembles géographiques du programme. Ces sujets peuvent être accompagnés d’une brève chronologie, de documents, d’une carte ou d’un fond de carte. (…) L’examinateur évalue la maîtrise des connaissances et la clarté de l’exposition. Le questionnement qui suit l’exposé peut déborder le cadre strict des sujets proposés et porter sur la compréhension d’ensemble des questions étudiées. » Donc pas de panique si vous traitez « la guerre froide entre 1947 et 1991 » et que l’on vous interroge aussi à l’oral sur les pouvoirs du président de la république ou sur la décolonisation de l’Afrique noire.

Quelques conseils en vidéo pour être prêt le jour de l’épreuve orale:

http://lewebpedagogique.com/histoire/10-points-pour-reussir-loral-du-bac-toutes-sections/

Bon courage et à bientôt

Hugo Billard


Publié le 26 juin 2007 par Hugo Billard dans Actualité,Réviser le bac,Vidéos

Pour une histoire de l’environnement dans l’action politique

Le gouvernement Fillon 2 vient d’être annoncé, avec son lot de nouveautés, de surprises, de constantes, d’équilibres. Une belle surprise, peu notée par les médias, est la nomination de Nathalie Kosciuscko-Morizet, députée de l’Essonne, au nouveau Secrétariat d’Etat à l’Ecologie.

L ‘histoire du ministère de l’Environnement est symptômatique de la prise de conscience par les sociétés industrialisées de la nécessité de corriger certains effets de l’essor économique et social de la fin du XX° siècle, et de prévenir des effets que l’on pense nocifs à terme (d’où les notions de principe de précaution et de développement durable). Il ne s’agit pas de ralentir le progrès industriel ou l’aménagement urbain, il ne s’agit pas d’inscrire l’être humain en opposition à la nature (deep ecology), mais de prévoir à l’avance les effets d’un projet – d’où la nécessité de connaître l’histoire environnementale d’un lieu -, ou de faire corriger un projet en cours – d’où la nécessité d’avoir la main sur l’aménagement du territoire -, ou encore d’obliger à raisonner en termes de durabilité à l’échelle la plus vaste possible (d’où l’obligation de travailler à 27 et pas seulement tout seul).

C’est la raison pour laquelle le ministère jusque-là occupé par Alain Juppé s’intitulait Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables: l’étude écologique est un préalable qui permet un développement dans le temps qui aboutit à un aménagement qui pourra être pérenne. L’étude des intitulés ministériels révèle une pensée politique (lorsqu’il ne s’agit pas que d’une mode passante, mais dans ce cas on tient le temps que tient la mode… un hiver ou un été). Nathalie Kosciuscko-Morizet est une enfant des grandes écoles d’ingénieur et d’administration de la République (Polytechnique, Eaux&Forêts), elle est dans une UMP qui a longtemps été frileuse une des voix de la réforme environnementale. Les semaines qui viennent diront si elle réussit le pari, commun à tous les pays industrialisés ou en voie de développement, de faire concilier, dans les faits comme dans les esprits, écologie et efficacité économique, industrie et préservation des ressources, histoire des lieux et développement durable.

L’histoire politique de l’environnement en France peut prendre un nouveau tournant si la nouvelle ministre n’oublie pas l’histoire et la mémoire des lieux dans la définition de ses priorités. Pourquoi pas une délégation ministérielle à l’histoire de l’environnement? Il y a des dizaines d’équipes en France qui travaillent, chacune de leur côté ou presque, sur ces sujets, dans grand lien officiel. Il y a du grain à moudre, à toutes les échelles, qui demandent énergie et impulsion.

Nous reviendrons ici sur l’histoire de l’environnement et sur son actualité politique. Je sais bien que tout ne vient pas du politique, et c’est heureux. Mais sans le politique, peu se fait. C’est son honneur et c’est sa charge.
A bientôt

Hugo Billard, historien de l’environnement, qui aimerait bien que ce secteur bouge en France (et qui n’a rien à vendre, pour déjouer les critiques que je sens poindre).


Publié le 19 juin 2007 par Hugo Billard dans Actualité,Comprendre

Correction du bac histoire géographie 2007

Bonjour,

Un lien pour obtenir mes éléments de correction pour les sujets tombés en L/ES et en S. Vous pouvez aussi lire les propositions de correction de Mme Boutet, du lycée Victor-Louis de Talence.
Et pour compléter ces informations, des précisions de méthode et de fond sont disponibles sur le forum du webpédagogique (par sujet).

Un amical salut d’encouragement pour mes inoubliables élèves de TS3, dont vous pouvez voir quelques performances en cours filmées lors d’un portrait de ce blog réalisé par France 5 (avec ma tête en prime, pour une fois je peux bien me mettre en avant).
Bon courage et à bientôt

Hugo Billard


Publié le 14 juin 2007 par Hugo Billard dans Actualité,Réviser le bac,Vidéos

Mercredi soir: corrections et discussions sur le forum du webpedago!

Bonjour à tous,

JE REPONDRAI SUR LE FORUM A TOUTES VOS QUESTIONS

MERCREDI 13 JUIN ENTRE 19H30 ET 22H30.

A bientôt, et BON COURAGE A TOUS!

Ne laissez pas de commentaires ici sur les sujets du bac, rendez-vous directement sur le forum!

Hugo Billard


Publié le 12 juin 2007 par Hugo Billard dans Actualité,Réviser le bac,Vidéos

Crise au journal « Le Monde »

Le Monde

Pour écouter et télécharger ce billet: Crise au Monde

Le journal Le Monde vit des heures importantes. Récusé par une grande partie des journalistes de la rédaction, Jean-Marie Colombani doit abandonner à la fin du mois de juin son poste de président du directoire et de directeur du journal.

Pourquoi ce journal est-il encore aujourd’hui considéré comme le journal de référence de la presse française?

Le Monde a été fondé le 18 décembre 1944 sur les ruines du journal Le Temps par un journaliste résistant, Hubert Beuve-Méry, à la demande de Charles de Gaulle. De Gaulle voulait, alors que la presse française se reconstituait tous azimuths, que la France possède un journal de référence qui soit idéologiquement neutre et ouvert aux questions internationales. Il s’agissait de montrer que le journal communiste L’Humanité n’était pas le seul à pouvoir exprimer sa filiation à la résistance et à porter l’image de la presse française. La guerre froide s’est aussi préparée dans les équilibres de la presse.

De cette époque le Monde garde deux caractéristiques

1. Une apparence de neutralité face aux pouvoirs politiques. Apparence parce que si le journal revendique sa neutralité dans l’énoncé des faits et la rigueur de l’analyse, il n’en prend pas moins régulièrement position, par le biais des éditoriaux (que Beuve-Méry signait « Sirius »). Le Monde s’est parfois prononcé pour des candidats à l’élection présidentielle (Mitterrand en 1981, Balladur en 1995, Royal en 2007), et il est habituellement classé quelque part entre le centre-gauche social-démocrate et un centre-droit européen et social. Mais la relation entre le pouvoir politique et le journal a toujours été orageuse, et l’affaire des écoutes téléphoniques de l’Elysée, qui avait visé dans les années 1980 des journalistes comme Edwy Plenel, n’a rien fait pour arranger les choses. Si les éditoriaux sont engagés, le journal revendique sa neutralité.

2. Le Monde est un journal qui veut porter aux questions internationales, à l’analyse des faits, à la rigueur des analyses, et aux enquêtes de fond, une attention particulière. Pour cela de grandes plumes de la vie politique et culturelle mondiale s’y expriment, comme cette semaine le président brésilien Lula da Silva, qui demande une réforme du G8 en faveur des pays émergents (Mexique, Brésil, Afrique du Sud, Inde, Chine), ou l’opposante ukrainienne Ioulia Timonenko, l’ancienne pasionaria de la révolution orange, qui place les menaces russes d’un retour à la guerre froide dans son contexte européen et ukrainien. Cette ouverture au monde est un héritage de Beuve-Méry qui semble préservé, et les éditoriaux du journal sont des documents historiques qu’un éditeur avisé ferait bien de publier (par exemple l’édito de Colombani au lendemain du 11 septembre 2001, « Nous sommes tous des Américains« , fait aujourd’hui partie des documents étudiés au lycée et à l’université).

La crise actuelle révèle des failles d’un autre ordre.

1. Le Monde est devenu sous la direction de Jean-Marie Colombani un groupe de presse d’influence européenne, avec des participations dans le capital de journaux de qualité (La Stampa), l’achat de groupes de presse (Le Midi Libre, le groupe La Vie-Télérama, l’excellent Courrier International), des partenariats avec des groupes financiers comme celui de Vincent Bolloré pour la gestion du gratuit Matin Plus (Bolloré est le propriétaire du yacht qui a permis à Nicolas Sarkozy une jolie polémique sur ses vacances maltaises). Les groupes Axa, Saint-Gobain, BNP, etc. participent à son conseil de Surveillance. Voir l’organigramme ici. Or le groupe Le Monde perd de l’argent depuis longtemps (14.3 millions d’euros l’an dernier), et l’entrée de ces groupes financiers dans la gestion de l’entreprise Le Monde inquiète les journalistes pour leur indépendance éditoriale. Si Bolloré fait des affaires avec le groupe Le Monde, est-ce que le journal Le Monde va toujours dire la vérité sur Bolloré dans ses colonnes?

2. Depuis la publication en 2003 d’une enquête de Pierre Péan et Philippe Cohen sur La face cachée du Monde, le journal vit une crise d’image qui se focalise autour de trois personnes: Edwy Plenel, directeur de la rédaction, qui a démissionné en 2004, Jean-Marie Colombani, directeur du journal et président du directoire, qui ne sera plus à la tête du journal à la fin du mois, et Alain Minc, président du conseil de Surveillance, dont l’influence actuelle, réelle ou supposée, auprès du président Sarkozy, inquiète les rédactions et les lecteurs attachés à la neutralité du journal.

3. S’ajoute à cela une crise de forme: depuis dix ans se multiplient les grandes publicités, les titres tapageurs et les articles people, qui ont fait perdre au journal beaucoup de lecteurs anciens, en même temps qu’il en gagne d’autres, moins stables et plus jeunes. La multiplication des numéros spéciaux (Le Monde 2), des techniques marketing de vente (parfois réussis, comme les films ou les opéras vendus avec le journal), l’essor important du site lemonde.fr indiquent une modification de la forme et de l’image du journal.

Bref Le Monde vit une crise de croissance, entre papier et numérique, entre gestion financière et neutralité des analyses, entre tentation de la peopolisation et ouverture internationale. Le remplacement de Jean-Marie Colombani témoigne d’une étape dans la croissance du journal: après la modernisation vient la volonté de recentrer le journal sur ses valeurs fondatrices. En ces temps de questionnements sur les valeurs de la société française (voir la polémique sur Guy Môquet), Le Monde n’échappe pas à la règle.

Souhaitons-lui longue vie.

A bientôt

Hugo Billard


Publié le 8 juin 2007 par Hugo Billard dans Actualité,Comprendre,Lire

« Le Jardin des Retours » sur France Inter

Ecoutez la chronique Blog à Part de ce matinBonjour,

Une fois n’est pas coutume, un peu d’autopromotion à faire circuler. Après un premier passage sous la houlette de David Abiker le 4 octobre dernier, ce blog a été le sujet de la chronique radiophonique « Blog à part », sur France Inter, avec Alexandre Boussageon.

Vous pouvez lire et écouter la chronique de ce matin en ligne: le journaliste, rédacteur en chef au Nouvel Obs, s’est intéressé à la manière dont je commente l’actualité et son contexte: toute « la saveur de l’histoire ». Alexandre Boussageon a notamment fait allusion à l’article sur Nicolas Sarkozy et Guy Môquet, et aux Chroniques de la France.

A bientôt

Hugo Billard


Publié le 5 juin 2007 par Hugo Billard dans Actualité

Une histoire de la Bretagne

L'enclos paroissial de Saint-Thégonnec et son calvaireA la demande d’Aziliz et Tiphaine, bretonnes bretonnantes atteintes d’une bretonnitude aiguë mâtinée de seine-et-marnitude, quelques éléments subjectifs et incomplets sur l’histoire de la Bretagne. Autant le dire, il n’est pas question ici de faire l’histoire de cette bien belle région, mais de donner quelques pistes internet et biblio. A compléter par qui le veut bien.

Pour l’histoire bretonne point besoin d’aller très loin: l’excellent et très complet site des archives départementales de Loire-Atlantique propose des documents et points d’histoire pour toutes les périodes. A propos, Nantes est-elle bretonne? Le département de Loire-Atlantique a été détaché de la Bretagne par le Régime de Vichy en 1941, donc la question culturelle se pose toujours… Pour trouver d’autres documents le site Lexilogos est truffé de documents, notamment iconographiques (le style romantique y est très présent).

La plus récente histoire de la BretagneLa plus récente – et très complète – histoire de cette région a été publiée en 2005 au Seuil: un beau coffret, un gros travail iconographique, deux tomes denses et bien écrits comme Joël Cornette en a l’habitude, et qui raconte ses intentions et son itinéraire ici. Pour lire une histoire plus rapide mais également bien documentée, Michel Renouard, aux éditions Ouest-France, a publié une Histoire de la Bretagne à mettre dans toutes les bourses. Bernard Tanguy et Michel Lagrée ont publié un Atlas d’histoire de la Bretagne en 2002 qui est déjà épuisé. A quand une nouvelle édition?

On ne peut pas faire l’histoire de la Bretagne sans faire l’histoire de la culture celte ni celle du kilt: lisez ces quelques paragraphes vous serez incollables sur la question. La Bretagne est une terre de révoltes, une terre de révolution culturelle, une terre de spiritualités tant traditionnelles que chrétiennes: voir ces sites sur les alignements de Carnac, sur les enclos paroissiaux (site de celui de Saint-Thégonnec) et sur les calvaires (par communes dans le Finistère, sinon voir le beau catalogue collectif des calvaires sur flickr.

Billet à compléter par vos propositions de sites en commentaires. Je ferai un autre billet pour synthétiser vos trouvailles.

Ce billet est dédié au très cher Philippe Jung, parti au soleil pour un avenir radieux, qui nous avait fait découvrir le littoral, les algues, les crabes et le cidre breton 😉

A bientôt

H. Billard


Publié le 22 mai 2007 par Hugo Billard dans Comprendre,sur le net