Savoirs CDI : une mine à découvrir

BandeauCDILe site « savoir CDI » est tout d’abord un point d’entrée privilégié pour les documentalistes  sur des ressources à caractère réglementaire, professionnel, technologique et pédagogique. Mais il met également à disposition des documents utiles pour chacun, à travers l’espace d’échanges en lien avec la liste de diffusion Cdidoc-fr où tous peuvent confronter analyses et pratiques.

L’équipe des professeurs-documentalistes de l’institution Saint Jean y ont déniché une ressource bien utile pour ceux qui voudraient, dés maintenant, se préparer ua mieux à l’épreuve d’histoire des arts.

Il s’agit d’une fiche méthodologique pour passer l’oral d’histoire des arts. Au format PDF largement répandu, elle directement téléchargeable sur le site. Nous vous conseillons d’en prendre connaissance : c’est une excellente base de préparation !

Les artistes représentent la Première Guerre mondiale.

Représenter la guerre est une question qui intéresse autant les artistes que les hommes politiques. Lors de la Première guerre mondiale, l’Etat français, l’armée s’intéresse à cette représentation de la guerre. Dès l’automne 1914, le général Niox, directeur du musée de l’Armée, accrédite avec l’accord du Grand Quartier Général, des peintres pour des missions aux armées. Ces missions deviennent officielles en 1916. Les peintres sont envoyés en zone de combat pour témoigner de la situation. Bien sûre l’armée souhaite que ces peintres mettent en avant l’héroïsme français et la barbarie allemande. Ils ont un message à transmettre dans un sens favorable à la cause nationale. Plusieurs expositions sont organisées par le musée de l’armée.  Les artistes qui n’ont pas été mobilisés (soit pour des raisons de limite d’âge soit pour des raisons médicales), peuvent se porter volontaires.

Le choix des artistes sélectionné est très éclectique : on y trouve des peintres représentants de la tradition artistique française du XIXe siècle.

Ainsi les portraits de héros de la guerre connaissent un grand essor comme ce portrait : Le Capitaine aviateur Guynemer, peinture à l’huile signée Henri Achille Zo (1873-1933) et datant de 1918.

Le Capitaine aviateur Guynemer, peinture à l’huile. Henri Achille Zo, 1918.

 

La toile, qui respecte les proportions réelles (elle fait près de deux mètres de hauteur), est un portrait posthume de Guynemer posant devant une autre toile. Georges Guynemer est le pilote français le plus célèbre et le plus honoré de la Première Guerre. il meurt au combat le 11 septembre 1917 à 22 ans et trouve place en octobre 1917 au Panthéon, en tant que « symbole des aspirations et de l’enthousiasme de l’armée de la Nation ».

 

Le portrait de Zo est ici très académique, il reprend les codes du portrait militaire : modèle debout, uniforme, décorations, regard droit. Au second plan du tableau, derrière Guynemer, se trouve une représentation de l’allégorie de la Victoire.

 

Des artistes modernes sont aussi choisis par l’armée.

Ainsi l’artiste André Lhote qui sera, après la guerre, l’un des fondateurs du mouvement cubiste, réalise cette toile en 1918 :

André Lhote  L'attaque  1918

André Lhote L’attaque 1918

Des artistes issus du mouvement Nabi. Ce sont des artistes post impressionnistes qui à la fin du XIXe siècle, créent une peinture moderne, sans s’attacher au réalisme, ils utilisent de grands aplats de couleurs, sans mélanges, bordés de cernes.

Ainsi Maurice Denis, est envoyé en mission artistique en Picardie (occupée par les Allemands). Il y réalisera cette œuvre :

 

Maurice Denis, Batterie de 155 en forêt de Coucy, 1917-1918, huile sur toile, 79 x 113 cm, coll. part.

Maurice Denis, Batterie de 155 en forêt de Coucy, 1917-1918, huile sur toile, 79 x 113 cm, coll. part.

Maurice Denis, Batterie de 155 en forêt de Coucy, 1917-1918, huile sur toile, 79 x 113 cm, coll. part.

 

Il aurait préféré être envoyé sur le Plateau de Craonne (également en Picardie), afin de toucher au plus près les champs de bataille, puisque c’est un secteur d’opérations situé sur le Chemin des Dames, repris par les troupes françaises le 6 mai 1917. Sa demande sera refusée, les autorités considérant encore ces zones comme brûlantes en septembre 1917. Pour des raisons évidentes de sécurité, les artistes circulent en arrière du front et évitent les premières lignes ou les secteurs où les combats font rage.

Enfin l’une des œuvre les plus révolutionnaires faite dans ce contexte des missions d’artistes aux armées est un tableau de Félix Vallotton intitulée : Verdun. Tableau de guerre interprété, projections colorées noires, bleues et rouges, terrains dévastés, nuées de gaz.

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Verdun. Tableau de guerre interprété, projections colorées noires, bleues et rouges, terrains dévastés, nuées de gaz.

Félix Vallotton 1917

Dimensions : Hauteur 114 cm – Largeur 146 cm
Technique : Huile sur toile.
Musée de l’Armée

Le suisse Félix Vallotton (1865-1925) est l’un des grands artistes de la fin du XIXe siècle et du début XXe siècle. Il bénéficie très tôt d’une renommée internationale. Il est trop âgé pour être mobilisé en 1914, alors il se porte volontaire pour les missions aux armées.

La bataille de Verdun (février à décembre 1916) est un symbole de la violence de masse.

« Dans cette œuvre il représente un champ de bataille en proie au déluge. L’espace est structuré de façon géométrique : alors qu’on distingue au premier plan une terre bouleversée, hérissée de troncs d’arbres sectionnés, au centre de la toile, des faisceaux lumineux colorés se croisent au-dessus de flammes et de nuées de gaz blanches et noires en formant des triangles, tandis que sur la gauche s’abattent les lignes obliques de la pluie (mais il pourrait tout aussi bien s’agir d’une averse de balles). La vision d’ensemble est celle d’un paysage de guerre où s’affrontent des forces antagonistes, la violence des intempéries et celle des hommes qui se battent à distance. Le tableau concentre visuellement le déchaînement des moyens mis en œuvre de part et d’autre dans un petit périmètre pour détruire l’adversaire.  […]

L’idée n’est pas d’essayer de rendre compte des instants décisifs du combat, ni d’en montrer les tenants et les aboutissants. […] La violence extrême des combats provoque la désagrégation du paysage, la disparition, l’effacement de l’humain derrière les machines de guerre. »

Laurent VÉRAY. L’Histoire par l’image.

Monsieur G. te fait découvrir l’art égyptien…

Bonjour à toi jeune visiteur… Afin de satisfaire ta quête éperdue de savoir, Monsieur G. a mis à ta disposition sur son blog plusieurs articles relatifs à l’art égyptien. Que ce soit les pyramides, les momies, les bijoux tu pourras y trouver quelques éléments de réponse à certaines de tes questions. Voici quelques liens sur lesquels tu peux cliquer si tu veux aller y faire un tour.

Sur la pyramide de Khéops, une petite vidéo : à venir dans quelques jours ici

Un petit article réalisé par une élève sur les bijoux en Egypte : http://lewebpedagogique.com/stjean/2013/10/19/les-bijoux-degypte/

Un petit descriptif des différentes étapes de la momification : http://lewebpedagogique.com/stjean/2013/10/21/etape-2-la-momification/

Et si tu as bien lu les différents articles ci-dessus, un petit jeu qui t’emmènera au cœur des pyramides et de leurs secrets : http://lewebpedagogique.com/stjean/2013/10/20/au-coeur-du-tombeau/

Roy Lichtenstein: artiste pop art.

De nombreux artistes du XXe siècle ont travaillé sur la société de consommation. Roy Lichtenstein est un artiste américain (1923-1997) et son œuvre utilise et illustre la société de consommation. Il appartient au courant artistique du Pop art.

Roy Lichtenstein a été fortement influencé par la publicité populaire et le modèle de la bande dessinée qui se développent à partir des années 1950.

Il veut voir si ces productions industrielles faites en série peuvent être de l’art, inspirer l’artiste.

« Je suis intéressé par ce qui serait normalement considéré comme les pires aspects de l’art commercial. Je pense que c’est la tension entre ce qui semble être tellement rigide et cliché et le fait que l’art ne peut pas vraiment être de cette façon. » Roy Lichtenstein.

Dans cette œuvre Lichtenstein s’inspire d’une publicité pour des vacances en Italie.

Roy Lichtenstein : La Fille avec un ballon
Girl with Ball, 1961 huile sur toile(153 x 92 cm) New York, MoMA

Extrait su supplément d’une édition du dimanche du New York Times

Cette publicité, imprimée en de multiples exemplaires, est un noir et blanc pour des raisons économiques. Lichtenstein va reprendre cet élément de l’imprimerie dans son tableau : Il n’utilise que les trois couleurs primaires : Rouge, Bleu et Jaune (les plus économique pour le dessin industriel) et il pousse cette utilisation des couleurs jusqu’à faire à son personnage des cheveux Bleu comme son maillot. Il reprend ici le fonctionnement des bandes dessinée bon marché dans sa peinture (évidemment les cheveux bleus n’existent pas, les industriels de la BD voulaient par cette technique montrer des cheveux noirs en économisant une couleur). Lichtenstein fait ici une allusion humoristique à cette société de consommation qui recherche l’économie pour la grande distribution, car son tableau à lui n’est pas imprimé, il est peint.

Sur la publicité, on y voit une jeune femme en maillot de bain, tenant un ballon au dessus de sa tête. La photo fixe la jeune femme dans son mouvement mais on sent qu’elle s’amuse, qu’elle est heureuse.

Lichtenstein reprend la même pose dans son œuvre, le même visage, mais on a l’impression qu’il a fait disparaître le plaisir de son personnage. Le sourire se transforme presque en grimace. Il veut montrer des personnages lisses et finalement assez peu expressifs.

On retrouve ces éléments dans de nombreuses toiles de Roy Lichtenstein.

Roy Lichtenstein : Jeune fille se noyant; Drowning Girl , huile et magna sur toile, (171,8 x169,5 cm), 1963, New York, MoMA

Dans cette œuvre-ci, Lichtenstein s’inspire de la bande dessinée, ce tableau représente une vignette de BD. On retrouve ici, les couleurs très limitées : Noir, Banc, Bleu, Rouge.  On trouve, comme dans les bandes dessinées une bulle de pensée : « Je m’en moque ! je préfère me noyer –que d’appeler Brad à l’aide ! » Le dessin de l’artiste est également repris des bandes dessinées : le contour noir de chaque forme. Elle est couchée dans l’eau comme dans un lit, seuls son visage et son épaule émergent. Elle est entourée de vagues cependant la vague qui arrive au dessus de sa tête ne semble pas très grande, on n’a pas l’impression d’un danger imminent. Le sentiment mélodramatique de la mort  qui apparaît dans la bulle apparaît alors comme exagéré. Là encore Lichtenstein montre que le sentiment dans ce type d’image est faux ou au moins surjoué.

Roy Lichtenstein, Vicki, Emaux sur métal, 1964, (106x 106 cm)
Budapest, Ludwig Mùzeum

Vous aurez remarqué que dans ces œuvres, Roy Lichtenstein fait apparaître les points de trame. Cette technique de dessin industriel est inventée aux Etats-Unis au début du XXe siècle. Elle permettait d’apporter des dégradées et de la nuance. Les aplats de couleurs donnent une couleur vive, les points espacés donne une couleur plus pâle vus de loin. Lichtenstein va pousser à l’extrême cette technique en peignant des centaines de points espacés pour rappeler les dessins commerciaux. Il les réalise à l’aide de pochoirs.

 

Roy Lichtenstein, Diptyque d’Eddie, 1962, Huile sur toile, deux panneaux (111,8×132,1 cm) Collection particulière

Cette œuvre de 1962, le Diptyque d’Eddie, résume bien les caractéristiques de l’œuvre de Lichtenstein : une vignette de Bande dessinée, des bulles pour faire parler les personnages, des traits noirs pour délimiter les contours, une palette des couleurs limitées : jaune, rouge, bleu, vert noir et blanc. Enfin des visages plutôt inexpressifs malgré le texte : « J’ai quelque chose à manger pour toi dans la cuisine, chérie… » « Je n’ai pas faim, maman, S’il te plait, je veux juste aller dans ma chambre ». La seconde partie du diptyque (un diptyque est un tableau en deux parties) nous confie les pensées de la jeune femme «  j’ai essayé de me raisonner ! J’ai essayé de voir les choses du point de vue de maman et papa ! J’ai essayé de ne pas penser à Eddie, pour que mon esprit soit clair et que mon bon sens reprenne le dessus ! Mais le souvenir d’Eddie revenait… »

 

 En ce moment une exposition sur l’oeuvre de Roy Lichtenstein se tient au musée Beaubourg au centre Pompidou depuis le 3 juillet  jusqu’au 4 novembre 2013.

Retrouvez d’autres oeuvres de Roy lichtenstein avec le lien suivant : http://www.centrepompidou.fr

D.

La vie parisienne à travers le père Goriot.

Les écrivains et les peintres illustrent la société dans laquelle ils vivent. Au XIXe siècle, la vie parisienne va inspirer les artistes. Dans cet article, des extraits du roman Le père Goriot écrit par Honoré de Balzac en 1834-1835 sont illustrés par des peintures du XIXe siècle.

Le père Goriot est un roman qui raconte l’histoire du jeune Eugène de Rastignac, qui arrive à Paris et qui va découvrir la « vie parisienne ».

Portrait d’un jeune homme, XIXe siècle Ecole française

« Eugène de Rastignac avait un visage tout méridional, le teint blanc, des cheveux noirs, des yeux bleus. Sa tournure, ses manières, sa pose habituelle, dénotaient le fils d’une famille noble, où l’éducation première n’avait comporté que des traditions de bon goût. S’il était ménager de ses habits, si les jours ordinaires il achevait d’user les vêtements de l’an passé, néanmoins il pouvait sortir quelquefois mis comme l’est un jeune homme élégant. Ordinairement, il portait une vieille redingote, un mauvais gilet, la méchante cravate noire, flétrie, mal nouée de l’étudiant, un pantalon à l’avenant et des bottes ressemelées. » Le père Goriot Folio Classique p 36-37

 

Monsieur Boileau (1893) Henri de Toulouse Lautrec

« Vautrin, l’homme de quarante ans, à favoris peints, servait de transition. Il était un de ces gens dont le peuple dit : Voilà un fameux gaillard ! Il avait les épaules larges, le buste bien développé, les muscles apparents, des mains épaisses, carrées et fortement marquées aux phalanges par des bouquets de poils touffus et d’un roux ardent. Sa figure, rayée par des rides prématurées, offrait des signes de dureté que démentaient ses manières souples et liantes. Sa voix de basse-taille, en harmonie avec sa grosse gaieté, ne déplaisait point. Il était obligeant et rieur. Si quelque serrure allait mal, il l’avait bientôt démontée, rafistolée, huilée, limée, remontée, en disant : Ça me connaît. Il connaissait tout d’ailleurs, les vaisseaux, la mer, la France, l’étranger, les affaires, les hommes, les événements les lois, les hôtels et les prisons. Si quelqu’un se plaignait par trop, il lui offrait aussitôt ses services. Il avait prêté plusieurs fois de l’argent à madame Vauquer et à quelques pensionnaires ; mais ses obligés seraient morts plutôt que de ne pas le lui rendre, tant, malgré son air bonhomme, il imprimait de crainte par un certain regard profond et plein de résolution. »  Le père Goriot Folio Classique p 37

 

Danse à la ville (1883) Auguste Renoir

« — Hier, j’étais au bal chez madame la vicomtesse de Beauséant, une cousine à moi, qui possède une maison magnifique, des appartements habillés de soie, enfin qui nous a donné une fête superbe, où je mes suis amusé comme un roi…

[…]

— Enfin reprit l’étudiant en lui coupant la parole, je danse avec une des plus belles femmes du bal, une comtesse ravissante, la plus délicieuse créature que j’ai jamais vue. Elle était coiffée avec des fleurs de pêcher, elle avait au côté le plus beau bouquet de fleurs, des fleurs naturelles qui embaumaient; mais, bah ! il faudrait que vous l’eussiez vue, il est impossible de peindre une femme animée par la danse. Eh bien, ce matin, j’ai rencontré cette divine comtesse, sur les neuf heures, à pieds, rue des Grès. Oh! le coeur m’a battu […].   Le père Goriot Folio Classique p 72- 73.

 

Portrait de Robert de Montesquiou (1897) Giovanni Boldini

« Mon jeune ami, reprit Vautrin, d’un air paternellement railleur, si vous voulez faire figure à Paris, il vous faut trois chevaux et un tilbury pour le matin, un coupé pour le soir, en tout neuf mille francs pour le véhicule. Vous seriez indigne de votre destinée si vous ne dépensiez trois mille francs chez votre tailleur, six cents francs chez le parfumeur, cent écus chez le bottier, cent écus chez le chapelier. Quant à votre blanchisseuse, elle vous coûtera mille francs. Les jeunes gens à la mode ne peuvent se dispenser d’être très forts sur l’article du linge : n’est-ce pas ce qu’on examine le plus souvent en eux ? » Le père Goriot Folio Classique p 206

 

 

 

Le salon de la princesse Mathilde, rue de Courcelles (1859) Charles Giraud

« Rastignac arriva rue Saint-Lazare, dans une de ces maisons légères, à colonnes minces, à portiques mesquins, qui constituent le joli à Paris, une véritable maison de banquier, pleine de recherches coûteuses, de stucs, de paliers d’escalier en mosaïque de marbre. Il trouva madame de Nucingen dans un petit salon à peintures italiennes, dont le décor ressemblait à celui des cafés. »  Le père Goriot Folio Classique p 192

 

Madame Moitessier (1856) Jean Auguste Dominique Ingres

« Le lendemain, à l’heure du bal, Rastignac alla chez madame de Beauséant, qui l’emmena pour le présenter à la duchesse de Carigliano. Il reçut le plus gracieux accueil de la maréchale, chez laquelle il retrouva madame de Nucingen. Delphine s’était parée avec l’intention de plaire à tous pour mieux plaire à Eugène, de qui elle attendait impatiemment un coup d’œil, en croyant cacher son impatience. Pour qui sait deviner les émotions d’une femme, ce moment est plein de délices. Qui ne s’est souvent plu à faire attendre son opinion, à déguiser coquettement son plaisir, à chercher des aveux dans l’inquiétude que l’on cause, à jouir des craintes qu’on dissipera par un sourire ? » Le père Goriot Folio Classique p 205

D.

Enluminures et châteaux forts

Les enluminures permettaient de décorer les manuscrits du moyen-âge. Beaucoup d’entre elles font référence aux châteaux forts: en voici quelques exemples:

Enluminure pour un manuscrit de Lancelot du Lac, vers 1480, BnF

On observe ici l’arrivée de deux chevaliers devant un château fort. Le pont levis est ouvert pour leur permettre d’y entrer.

 

 

 

 

 

Armorial de Revel, France (Auvergne), 1456
Paris, BnF, département des Manuscrits

On observe ici une ville fortifiée. Au centre de la ville, se trouve le château fort. L’artiste l’a représenté comme un simple donjon. C’était la partie la plus importante du château. Il pouvait être rond ou carré, comme sur ce manuscrit.

 

 

 

Sébastien Mamerot, Passages faits outre-mer, France, fin du XVe siècle Paris, BnF, département des Manuscrits

Sur cette représentation, le roi et la cour sont à l’extérieur d’une ville fortifiée. On aperçoit derrière eux un château perché sur un éperon rocheux. L’artiste a voulu montrer que la ville (Vézelay) était protégée par un château construit sur une légère altitude en dehors de la ville, qui servait surement à guetter l’arrivée des ennemis. On remarque à gauche du château une cloche d’alarme qui surmonte le mur d’enceinte.

 

 

Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet Paris, BnF, département des Manuscrits

On observe ici que le paysage du moyen-âge est couvert de château. Trois châteaux apparaissent dans cette enluminure: l’un au premier plan, son pont levis est abaissé pour permettre le passage, et deux autres à l’arrière plan.

 

Pour trouver d’autres enluminures illustrant les châteaux forts, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de la Bibliothèque nationale de France: http://classes.bnf.fr/ema/feuils/index.htm

D.

Ulysse et les sirènes.

Ulysse est l’un des héros de la mythologie grecque.

Son histoire est racontée dans “ L’Odyssée ” qui retrace son voyage de retour dans son royaume qui dura dix ans durant lesquels il vécut de nombreuses aventures. L’auteur de cet ouvrage est Homère ;  grand poète grec, né au IXe siècle avant Jésus Christ.

Un jour, la magicienne Circé, le prévient  qu’il devra affronter des dangers, notamment des sirènes.

 Les sirènes, étaient des êtres fabuleux, avec une tête et un buste de femme sur un corps d’oiseau. Elles vivaient sur des rochers escarpés entre l’île de Capri et la côte italienne. Elles attiraient et charmaient les marins par la douceur de leur voix, qui faisait tout oublier et les navires se brisaient sur les récifs entrainant les marins vers la mort.

 Prévenu par Circé, Ulysse veut leur résister. Il demande à ses hommes de se boucher les oreilles avec de la cire pour ne pas entendre le chant des sirènes. Quant à lui, comme il voulait écouter leur voix mais ne pas se laisser entraîner par leur charme, il demande à son équipage de l’attacher très solidement au mât du navire pour être sûr de résister à la tentation de rejoindre les sirènes.

Cette scène a été représentée par de nombreux artistes dès l’antiquité. En voici quelques exemples.

vase grec à figures rouge, Ve siècle avant JC, British Museum, Londres.

Mosaïque de Dougga, Afrique, Tunise
I, IIe siècle après JC

Terre cuite, IIIe siècle
Le Louvre, Paris

Les artistes peuvent représenter différemment le même sujet mythologique.

 

 

 

 

D.