Tous les billets de la catégorie Mondialisation

La Chine, atelier du monde

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COMMODITY CITY from Jessica Kingdon on Vimeo.

http://www.laboiteverte.fr/commodity-city-un-documentaire-a-linterieur-du-plus-grand-marche-du-monde/

Un produit dans la mondialisation : la tomate

Agriculture dans le monde, Géographie, Histoire Géographie 2019, Mondialisation, Terminale 0 commentaire »

A lire ici, pour y retrouver les principaux éléments du fonctionnement de la mondialisation, avant d’aller vers des compléments et des vidéos sur Géoconfluences.

 

 

Londres ville mondiale.

Histoire Géographie 2019, Mondialisation, Non classé, Terminale, Villes 0 commentaire »

Londres, sur le site Geoconfluences.
Avec un sujet d’étude sur document.

De l’importance de la culture générale et des facteurs culturels dans les relations commerciales

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Un article à propos des mésaventures du fabricant de stylos Bic, lâché par son partenaire indien, ce qui s’expliquerait peut être par des raisons d’incompréhension culturelle d’après l’auteur de cet article.

 » Bruno Marion, consultant, auteur de Réussir avec les Asiatiques, business et bonnes manières aux Éditions Organisation, constate souvent un malentendu dès le départ. Une fois l’accord signé avec l’entreprise convoitée, les Occidentaux ont tendance à négliger les relations humaines avec les partenaires locaux. Du côté indien ou chinois, les choses ne sont pas du tout vécues de la même façon, notamment quand l’entreprise, et c’est le cas la plupart du temps, est d’origine familiale.

« Sans ces relations, c’est presque comme s’il n’y avait pas eu de tractation financière. En résumé, on a été d’accord à l’instant où on a signé. Après, au moindre accroc, l’accord est considéré comme caduc. » Ce qui est tout à fait aberrant pour un Occidental, notamment si le motif de mécontentement n’a pas été exprimé auparavant. Bruno Marion explique ce comportement par une notion du temps différente qui conduit à une « impermanence » au lieu de la permanence de l’accord. D’où le conseil de ce spécialiste : tisser un réseau de relations à tous les niveaux, présidence mais aussi direction générale, direction des usines.

« “Vous êtes venu pour ne rien faire”, ai-je l’habitude de dire aux patrons que j’accompagne la première fois en Asie. Il faut avoir un plan d’action relationnelle avant d’avoir un plan de négociation commerciale ou industrielle. » Autrement dit, accepter de “perdre du temps”. Bruno Marion conseille aussi de continuer à cultiver les relations avec la famille actionnaire après la signature de l’accord. »

Métissage culturel en Arabie Séoudite

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Clip vidéo d’un groupe de rap de jeunes Séoudiens : une chanson sur un mariage qui commence de manière traditionnelle et ensuite …
Via cette note du blog Culture et politique arabe qui explore les échanges culturels et les influences traditionnelles ou occidentales dans le monde arabe.

Face à la mondialisation culturelle

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Affirmations des cultures locales
Le Cyber fest Noz http://www.antourtan.org/cyber2005/
Critiques de l’universalisme des droits de l’homme par la Chine http://www.dachary.org/obses/memoire.html et les Etats musulmans http://www.aidh.org/Biblio/Txt_Arabe/inst_org-decla90.htm

L’OMC peut aussi favoriser les pays pauvres

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Subventions au coton : les Etats-Unis déboutés en appel à l’OMCEn mars, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a rendu un arrêt final déclarant que les subventions versées aux planteurs de coton aux Etats-Unis constituaient une violation des règles du commerce international et déprimaient les cours mondiaux.
C’est la première fois que l’OMC remet en question les subventions agricoles d’un pays …
qui versent actuellement des subventions agricoles estimées à 300 milliards de dollars par an.

Aux termes de l’Accord de l’OMC sur l’agriculture de 1995, les pays ne peuvent accroître leurs subventions agricoles au-delà du montant versé en 1992. Le Brésil a soutenu que les Etats-Unis ont violé cette disposition, ce qui a coûté à ce pays d’Amérique du Sud 600 millions de dollars de manque à gagner. Si les Etats-Unis ne se conforment pas à l’arrêt de l’OMC, le Brésil pourra prendre des sanctions commerciales à leur encontre.

Cet arrêt est aussi une victoire pour les pays africains producteurs de coton qui accusent depuis longtemps les subventions du Nord de détruire les moyens de subsistance de millions de paysans par une concurrence déloyale. De nombreux pays en développement ont exigé une élimination totale des subventions agricoles pendant les négociations du « cycle de Doha » en cours. Les producteurs de coton du Bénin, du Burkina Faso, du Tchad et du Mali se sont félicités de cet arrêt et ont exhorté les Etats-Unis à appliquer la décision rapidement. Cet arrêt « confirme que les subventions ne sont pas équitables et qu’elles doivent être progressivement éliminées à très, très brève échéance, » dit Samuel Amehou, ambassadeur du Bénin à l’OMC.
Source : Afrique Renouveau (publié par l’ONU)

Les flux de la mondialisation

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Une ouverture croissance du commerce international
Un cours sur le commerce international
Les Investissements Directs Etrangers; IDE continuent à privilégier les pays riches, clip_image002[6]
mais progressent plus vite dans les NPI
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(Cartes sciences po)
Les flux d’information, un enjeu stratégique : le réseau de l’AFP, RFI, TV5 et France 24

Les paradoxes de la mondialisation

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Comparable à la mondialisation de la « belle époque » ?

D’ailleurs, la mondialisation contemporaine n’est finalement pas si extraordinaire que cela. Qu’on se figure, pour preuve, qu’en 1913, la part du commerce international dans le PIB des principaux pays d’Occident était de 12%. Niveau retrouvé seulement… en 1970 ! …

 

Le fruit de décisions politiques
« La mondialisation n’est pas un impératif technologique simplificateur. En fait, elle n’est pas du tout premièrement un phénomène économique. Considérée dans une perspective historique plus large, elle doit se comprendre comme un évènement essentiellement politique. » [3] Effectivement, « La mondialisation, […], apparaît comme une conséquence de l’échec et du rejet du vieil idéal de la planification économique centralisée et du contrôle exercé d’en haut. » [4] Si la mondialisation avance aujourd’hui, c’est donc parce que les idéologies collectivistes ont échoué, obligeant les dirigeants à libérer l’économie.
http://www.lescarnets.net/index.php?2007/05/05/117-l-hypocrisie-des-pays-riches

 

Des produits qui font le tour du monde
Made in Monde: voici ce que nous pourrions lire sur les poupées du futur. Elles auront été dessinées aux Etats-Unis; leurs cheveux, confectionnés au Japon; leurs vêtements, conçus en France; leur corps, moulé à Taïwan; et le tout, assemblé en Chine. (…) Oui, l’économie se mondialise. Non, elle ne nous vole pas notre liberté.
Suzanne Berger : les nouvelles frontières de l’économie mondiale
http://www.stephane.info/show.php?code=weblog&direct=1051&lg=fr

Chasseurs d’usines : le grand bazar mondial
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2849410276/402-8903364-2247317

Lunettes en double d’Afflelou
http://unvoyageauliban.hautetfort.com/archive/2006/01/04/peril-jaune-episode-2-ouverture-commerciale-et-desindustrial.html

 

Un phénomène parallèle : la révolution numérique
Pierre Bézier invente les instruments mathématiques de description des formes dans l’espace qui rendent possible l’informatique et la typographie par des non spécialistes qui veulent travailler directement leurs publications à l’écran. Cela provoque la destruction quasi instantanée et plusieurs métiers et création de nouveaux … développeur Java … Ces nouveaux métiers bouleversent les société et les espaces. (d’après)

http://paris.blog.lemonde.fr/2007/09/15/les-courbes-de-pierre-bezier-ont-redessine-le-monde/

 

Concurrence pour l’accès aux matières premières : Alumine et cotonnade : le grand jeu du local et du mondial
Les Chinois vont même jusqu’à faire financer par leur Exim Bank China un « bloc » qui fascine les Guinéens : des mines (21 concessions sur 11 000 km2) + une usine de traitement + une centrale hydroélectrique. Tout cela, enveloppé comme un « cadeau d’arrivée », sera remboursé en alumine …
l’Américain BHP Billiton, à la tête d’un consortium qui cherche à s’emparer de Rio Tinto, vient de s’installer en Guinée sur le mont Nimba, tout près de la frontière ivoirienne et libérienne, pour en extraire du fer. Il cherche aussi de la bauxite. Encore plus « étrange », voilà les Iraniens ! Le groupe ITOK a acquis en mai 2007 une concession de bauxite près de Boké, dans l’arrière-pays, dont l’exportation fera fonctionner deux usines de traitement, l’une à Bandar Abbas (construite par les Italiens de FATA !) et l’autre, également sur le Golfe persique, financée (tiens !) par les Chinois de la CITIC
http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=1106

 

Des NPI qui rattrapent les pays riches

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Ikéa : une production largement délocalisée …
Actuellement, la Chine (connue pour son respect des droits des travailleurs…) dépasse la Pologne, au point de devenir le plus gros fournisseur de l’entreprise, avec 18 % des produits du groupe. Au total, 30 % du « made in quality of Sweden » proviennent du continent asiatique (4). Selon The Observer, la part des pays en développement dans la production aurait grimpé de 32 % à 48 % entre 1997 et 2001 (5).
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/12/BAILLY/14239

Qui utilise les grandes ONG humanitaires pour se donner une image d’entreprise citoyenne.
Depuis les années 1990, et en réponse aux attaques des organisations environnementales sur le bois, Ikea a noué des liens avec le Fonds mondial pour la nature (WWF) et Greenpeace. Quand elle est accusée de faire travailler des enfants, des partenariats avec l’Unicef et Save the Children sont imaginés. Sans préjuger de la pertinence de ces projets, on peut faire deux constats : la politique d’Ikea en matière environnementale et sociale est uniquement réactive. Il ne s’agit pas d’engagements « philanthropiques » (pour qui y croirait encore), mais de sauver les affaires. Ensuite, ces collaborations ne garantissent rien. Aucune des ONG « partenaires » ne contrôle la production. Aucune d’entre elles n’effectue de visites chez les fournisseurs.
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/12/BAILLY/14238

 

Vers une délocalisation ultime de certains métiers
Sélection technique : nord concepteur et capitaliste créancier contre pays usines .
Les grandes entreprises automobiles délocalisent tout sauf le bureau de style. Pour faire un tableau de bord elles confient le marché à un gros sous-traitant (100 000 employés) pour une somme forfaitaire, qui contient en elle-même son taux, élevé de délocalisation : tant pour des dessinateurs techniques au prix français et tant au prix roumain ou indien.
Le dessinateur technique français trouve encore du travail payé 800 euros/jour à son entreprise pour aller … former des ingénieurs roumains de même niveau technique que lui et payés 200 euros par mois.
Le niveau des indiens n’est pas forcément plus faible, on peut leur confier toute la mise en place des fils, les cotes et des formes d’un simple dessin de tableau de bord réalisé au bureau de style de l’entreprise automobile (qui fait des voitures moches). C’est la même chose pour toutes les entreprises automobiles, qui partagent leurs sous traitants et donc la conception de leurs pièces mécaniques.

 

Industries de Main d’oeuvre en Chine

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Photo http://amazingfiltered.blogspot.com/2007/09/making-toys-in-china.html

 

Développement des emplois qualifiés dans les NPI : embauches d’ingénieurs en Inde
« Capgemini compte faire travailler 100 000 personnes dans le monde en 2010, contre 75 000 salariés aujourd’hui. Et, d’ici trois ans, 40 % du total des effectifs de la société de services informatiques (SSII) se trouveront en Inde. En 2010, l’entreprise informatique se donne en effet pour objectif d’employer 40 000 ingénieurs dans ce pays, contre 13 500 aujourd’hui, en faisant le choix de la croissance interne. Les effectifs seront alors deux fois plus importants qu’en France. Dès 2007, la croissance des recrutements va atteindre le rythme de 100 % en Inde contre 3 % dans l’Hexagone. Capgemini n’est pas tout seul à vouloir se développer en Inde.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=979727&clef=ARC-TRK-NC_01

 

Les NPI veulent concurrencer directement les pays riches
Notre erreur (collective) est de croire que les chinois (ou les indiens) accepteront une répartition mondiale du travail basée sur la spécialisation entre conception (pour nous) et production (pour eux), entre activités à haute valeur ajoutée et activités industrielles polluantes… Encore une (grave) illusion ! La Chine travaille à développer ses champions dans tous les secteurs, son indépendance énergétique, bien loin des préoccupations de l’UE, résolument opposée à une politique industrielle.
http://www.infoguerre.com/article.php?sid=1059

 

Critique des pratiques sociales chinoises
200 millions de mindong, paysans migrants devenus ouvriers en ville. Sans permis de résidence citadin, sans droits (éducation, santé) … Les salaires des ouvriers dans l’industrie (10 à 30 fois moins qu’en Europe ou aux USA) n’ont pas bougé depuis 1980, à cause de l’afflux des migrants et de la volonté du PCC.
En réalité, peu de sociétés occidentales y font réellement des profits (1/3 environ), mais c’est un secret de polichinelle
Le PCC est ainsi la véritable « main invisible » du marché chinois. L’intervention du parti est déterminante à tous les niveaux :
il maintien un esclavage moderne (législation du travail, migrations, permis de résidence…),
-il pèse sur la compétitivité et la croissance chinoise en contrôlant et manipulant le cours du yuan (sous évaluation de 30 à 40%),
-il intervient sur les ingrédients des prix agricoles et industriels (fixation du prix des matières premières et des céréales), donc le niveau de vie des paysans et des mindong…
-il ne lutte pas contre l’irrespect de la propriété et du droit des marques, (résultats moyens sur la qualité des voitures (sécurité approximative)
-il intervient dans la gestion des grandes entreprises (jamais totalement privée), ce qui est assez différent de la concurrence « franche et loyale » de l’UE,
-il organise l’inéquité des conditions de production entre industriels locaux et étrangers. Le soutien étatique (via des subventions) fournit aux entreprises chinoises des surcapacités d’investissement (rendues possibles par le non respect des règles prudentielles du système bancaire chinois), [acceptent de demander des retours sur investissement faibles et aléatoires]
-l’Etat chinois a à sa disposition plus de 850 milliards de dollars de réserves de devises, car il contrôle une partie des capitaux des banques…
sur La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? : Les dégâts du libéral-communisme en Chine et dans le monde
de Philippe Cohen, Luc Richard Editeur : Mille et une nuits (26 Oct 2005) …
http://www.infoguerre.com/article.php?sid=1059

Travail forcé et laogai

http://unvoyageauliban.hautetfort.com/archive/2006/01/05/peril-jaune-iii-ils-ne-jouent-pas-franc-jeu.html

 

D’énormes contrastes de richesse entre les pays
Pratique discutable: les chaussures de sport de la marque New Balance sont actuellement fabriquées en Chine par des ouvriers travaillant de 14 à 16 heures par jour, six à sept jours par semaine pour un salaire de 0,3 euro de l’heure. New Balance appartient à une seule personne: Jim Davis vivant aux Etats-Unis avec une fortune dépassant 1,6 milliard de dollars. liste 2006
Pratique acceptable: Respecter les conventions fondamentales du travail: 1 pour un plafond du temps de travail, 29 et 105 contre le travail forcé, 87 et 98 pour la libre association en syndicat, 100 contre la discrimination et 111 pour l’égalité des rémunérations, 138 et 182 contre le travail d’enfants, 131 pour le respect du salaire minimum; et le code du travail où l’entreprise et ses sous-traitants sont installés. Produire pour le marché local, celà réduit également le coût environnemental du transport international.
http://fr.transnationale.org/aide.php

 

Limites et risques des délocalisations
Des coûts de la coordination à distance. Par exemple, une entreprise française délocalisant en Chine gagne à l’évidence en termes de coût du travail, mais elle perd en productivité (perte inférieure au gain lié au différentiel de salaire dans le cas général), et elle doit assumer également des coûts de coordination à distance (coût et délais de transport, problème de qualité des produits, de fiabilité des prestataires, d’assurance, etc.). Les entreprises doivent donc raisonner en coût complet, ce qui les conduira, dans certains cas, à délocaliser et, dans d’autres cas, à ne pas délocaliser. …
Schneider Electric en Chine. Les Echos nous apprennent en effet que la firme française a perdu un procès en contrefaçon contre l’un de ses principaux concurrents chinois, le groupe Chint, et qu’elle doit en conséquence verser dans les dix jours la somme de 335 millions de yuans, soit plus de 31 millions d’euros. La lecture de l’article laisse penser que la décision de la justice chinoise n’est pas des plus impartiales (le PD-G de Chint, Nan Cunhui, est un proche du pouvoir et membre du parlement chinois)
http://obouba.over-blog.com/article-12751882.html

 

La délocalisée reste risquée
Certes, le salaire horaire des ouvriers chinois représente une fraction de ce que touchent leurs homologues américains; un ingénieur informaticien est beaucoup moins bien payé en Inde qu’aux Etats-Unis. Mais même en Chine et en Inde, malgré une population immense, le salaire des cadres et des techniciens expérimentés connaît une hausse rapide. Le coût de la main-d’oeuvre compte, évidemment, mais d’autres facteurs s’avèrent bien plus importants qu’on ne le pense souvent: le risque politique, les menaces sur la propriété intellectuelle, le prix des matériaux et de l’équipement, les frais de transport, les taux d’intérêt, le coût de l’énergie, les taxes, les brevets.
Suzanne Berger : les nouvelles frontières de l’économie mondiale p 307
http://www.stephane.info/show.php?code=weblog&direct=1051&lg=fr

 

La fermeture d’une usine n’est pas forcément un signe de désindustrialisation
Michelin est en train de bouger d’un point de vue organisationnel et spatial, mais pour l’essentiel, tout ce que l’on en retient dans les médias (tout ce que j’ai entendu hier à la radio/TV en tout cas) c’est l’annonce de la fermeture de l’usine de Toul pour 2009, qui emploie actuellement 826 personnes, et l’arrêt de la production de pneumatiques pour automobiles sur le site de Lasarte, en Espagne, qui emploie environ 500 personnes.
En s’appuyant sur cet article du Monde, on voit pourtant que ces « évènements » s’inscrivent dans une stratégie plus large : Michelin souhaite en effet s’engager en Asie et dans les PECO pour se rapprocher des marchés où la demande croît fortement. Le groupe ne désinvestit pas pour autant à l’Ouest de l’Europe, mais cherche à monter en gamme (spécialisation du site espagnol sur les motos haut de gamme) et à gagner en productivité (2 milliards d’euros d’investissement en Europe de l’Ouest, dont 1,15 milliards en France). Bref, on approfondit la division du travail à l’échelle du continent européen. Et si le site de Toul est condamné, le solde en termes d’emplois en France et en Espagne n’est pas nécessairement négatif, puisque le groupe prévoit d’embaucher entre 2007 et 2011 plus de quatre mille personnes en France, et plus de six cents personnes en Espagne.
http://obouba.over-blog.com/article-12821812.html

La France maintient son industrie 1990 2004
Un mouvement d’externalisation des fonctions de services aux entreprises
1990 Industrie 19,8% Services aux entreprises 11,7% Total 31,5%
2004 Industrie 15,1% Services aux entreprises 16,4% Total 31,5%
http://obouba.over-blog.com/article-2517605.html

 

Les chiffres de l’attractivité : une délocalisation limité et causée par la concentration et des succès des entreprises
1. sur les 21 500 créations de filiales industrielles sur la période 1987-2002, 18 000 correspondent à la création d’une filiale en France, 3 500 sont des implantations à l’étranger,
2. la part des implantations étrangères augmente sur la période, passant de 9,5% en moyenne à la fin des années 1980 à 23% début 2000
3. les investissements hors de France se dirigent principalement en Europe (PECO de plus en plus)
… « le choix d’investir à l’étranger plutôt qu’en France implique pour la firme d’avoir atteint un niveau de productivité et une taille suffisante (…) la réduction relative de la propension des firmes à investir en France au cours de la période considérée pourrait [donc] refléter un accroissement de la productivité moyenne permettant à un nombre accru d’entreprises d’investir sur les marchés étrangers » (souligné par moi).
http://obouba.over-blog.com/article-10768593.html

 

La France attire toujours des projets industriels, mais plus les mêmes
La France, 2ème du classement en 2005, a dégringolé brutalement en 2006 à la … 2ème place, toujours derrière le Royaume-Uni, et toujours devant l’Allemagne. En termes de créations d’emplois (20 509 emplois créés en 2006 dans l’hexagone), elle est 3ème derrière la Pologne (largement première : les PECO attirent moins de projets, mais des projets de plus grande taille, plus intensifs en main d’œuvre) et le Royaume-Uni. On y apprend en outre que la France se caractérise par une « domination des services aux entreprises et du secteur des logiciels (74 et 72 projets) » et qu’elle est « n°1 européen des implantations de fonctions industrielles ». Tout va mal, donc…
Y a-t-il eu un bug dans la rédaction du titre de la Tribune ? Que nenni. Le titre se réfère non pas aux statistiques sur les projets effectivement réalisés, mais à l’autre partie de l’étude, sur les discours des dirigeants.
http://obouba.over-blog.com/article-11085914.html

 

Des stratégies face à la mondialisation > compétitivité prix ou compétitivité personnelle ou avantage d’innovation
En favorisant la compétitivité prix, on incite les entreprises à adopter certains positionnements stratégiques, et on désincite à l’engagement dans des stratégies de compétitivité hors prix. Or, le problème essentiel de la France est celui de la qualité de sa spécialisation, trop sur le premier type d’activité, pas assez sur le second.
Plus généralement, en réduisant la question de l’avantage concurrentiel des firmes à celle des différentiels de coût du travail, on occulte l’importance d’une part des gains de productivité en vue de réduire les coûts salariaux unitaires (et des moyens de les soutenir : investissement en capital physique, humain, public, réorganisation des entreprises) et d’autre part des stratégies de différenciation/innovation pour sortir de la concurrence en prix.
http://obouba.over-blog.com/article-10850237.html

 

La mondialisation unifie les bas salaires dans le monde, au détriment de ceux des pauvres des pays riches
On ne peut plus ignorer les interrogations des jeunes Français, qui se demandent en quoi la mondialisation leur est favorable si elle est avant tout synonyme de baisse des salaires et de précarité. On ne peut pas non plus répondre à ces interrogations par l’espoir qu’un jour ou l’autre tout le monde récoltera des bénéfices. Comme disait Keynes, à long terme nous serons tous morts.
L’accentuation des inégalités dans les pays industriels avancés est une conséquence prévue depuis longtemps mais rarement mentionnée de la mondialisation. La pleine intégration économique implique une égalisation de la rémunération du travail non qualifié partout dans le monde, et, bien que nous soyons encore très loin d’atteindre cet « objectif », la pression vers le bas est manifeste.
Selon les théories économiques, tout le monde ne ressort pas vainqueur de la mondialisation, mais les bénéfices nets sont positifs, et les gagnants peuvent donc dédommager les perdants sans perdre leur avantage….
Une bonne protection sociale et un marché proche du plein-emploi créent un climat qui incite tous les acteurs – travailleurs, investisseurs et entrepreneurs – à prendre les risques nécessaires pour l’investissement et la création d’entreprise.
Le problème est que la mondialisation de l’économie a devancé celle de la politique et des mentalités. Nous sommes devenus plus interdépendants, d’où la nécessité d’agir ensemble, mais nous manquons de cadres institutionnels pour le faire de manière efficace et démocratique.
Les organisations internationales comme le FMI, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce sont plus indispensables que jamais, et pourtant la confiance qu’elles inspirent est au plus bas.
Joseph Stiglitz
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4471446.htm

 

Un protectionnisme maintenu dans le domaine agricole
Dans les pays riches, les droits de douane se traînent à des niveaux très bas (5 à 8%) sauf dans le textile. Mais l’Inde est beaucoup mieux protégée (12% mais le « niveau consolidé » pourrait être 35%) et les pays en développement ne s’ouvriront que lorsqu’ils recevront en échange des concessions sur l’agriculture. … des systèmes de protection qui sont radicalement différents (droits douaniers pour l’Europe, subventions pour l’Amérique du Nord), on est au royaume d’Ubu. L’Inde taxe les huiles qui entrent à 300%, la Thaïlande la soie à 220%. Quant au lait et au riz qui entrent au Japon, il faut compter, en valeur, 1740% de taxes pour le premier et 700% pour le second… La solution, pour l’instant, est celle des accords bilatéraux, des règles qui prolifèrent et la loi du plus riche qui impose ses règles à ses partenaires.
http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=955

 

Avantages aux pays riches
J’ai aussi parlé des anomalies de la mondialisation : alors que l’argent devrait circuler des pays riches vers les pays pauvres, au cours des dernières années c’est l’inverse qui s’est produit. Les riches sont mieux préparés face aux fluctuations des taux d’intérêt et de change, et les pauvres font les frais de cette volatilité.
Joseph Stiglitz
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4471446.htm

Les paradoxes de la mondialisation culturelle

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Débats asiatiques pour ou contre l’universalité des Droits de l’Homme
Pour une limitation « asiatique » des droits de l’homme au nom de la « communauté ».
 » Pour les Asiatiques, la communauté, la majorité viennent en premier. L’individu, la minorité doivent avoir leurs droits, […] mais sans empiéter d’une manière déraisonnable sur ceux de la majorité. […] On peut tolérer quelques déviations, mais l’exhibition illimitée de la liberté personnelle, n’est pas ce que les Asiatiques attendent de la démocratie. […]
Les droits de l’homme asiatiques ne doivent pas être une simple copie des droits de l’homme occidentaux. […] Jusqu’ici, certains pays asiatiques ont refusé de se soumettre aux pressions de l’Occident à propos de la démocratie et des droits de l’homme « .
Mohamad Mahathir, discours devant la conférence internationale sur le futur de l’Asie, Tokyo, 1995. Source

Un militant des droits de l’homme devenu président coréen estime que le bouddhisme apporte les bases des droits de l’homme.
Peut-on affirmer une tradition asiatique au nom de laquelle on pourrait rejeter les valeurs démocratiques ou les droits de l’homme comme étant l’expression d’une hégémonie occidentale ? Je ne le pense pas. […] La compassion et la bienveillance qu’enseigne le bouddhisme ne se sont certes pas traduites en une Déclaration des droits de l’homme, mais cette doctrine n’en véhicule pas moins l’affirmation de la dignité et de l’absolu de la personne humaine. […] Je crois que les racines de la démocratie et du respect de la personne existent dans les deux traditions, occidentale et asiatique. La grande différence est que l’Europe a su les ériger en système social.
Kim Dae-Jung, entretien avec Philippe Pons, Le Monde, 17 mai 1994. Source

Foi sport et massacre aux Etats-Unis
Ce matin-là, quand le lycée de Columbine fut secoué par des tirs et des explosions provoqués par deux de ses élèves
, deux cultes naquirent. L’un est lié à Cassie Bernall, rêve incarné de l’Amérique profonde : belle, blonde et fervente chrétienne. Le 20 avril 1999, Eric Harris s’est frayé un chemin à coups de carabine dans la bibliothèque, a collé le canon de son arme sur le front de Cassie, puis, avec un sourire, lui a lâché : « Tu crois toujours en Dieu, maintenant ? » D’une voix ferme, elle lui a répondu que oui, et il a pressé la détente. … Mais le drame de Columbine a accouché d’un autre culte, tout aussi puissant aux yeux de ses fidèles. Celui-là prospère dans une autre Amérique, parmi les exclus, les égarés, les rejetés qui en conçoivent de la haine. Là, Eric Harris et Dylan Klebold ne sont plus des meurtriers, mais des vengeurs héroïques. Source

Huntington : La réaffirmation des identités non occidentales
Modernisation, en résumé, ne signifie pas nécessairement occidentalisation
. Le sociétés non occidentales peuvent se moderniser et se sont modernisées sans abandonner leur propre culture et sans adopter les valeurs, les institutions et les pratiques occidentales dominantes … Comme le disait Fernand Braudel, il serait « infantile » de penser que la modernisation ou « le triomphe de la civilisation au singulier » mettra un terme à la pluralité des cultures historiques incarnées depuis des siècles par les grandes civilisations du monde. ….
L’indigénisation a été à l’ordre du jour dans tout le monde non occidental dans les années quatre-vingt et quatre-vingt- dix. La résurgence de l’islam et la « ré-islamisation » ont dominé les sociétés musulmanes. En Inde régne aussi le rejet des formes et des valeurs occidentales, et L’ « hindouisation » de la politique et de la société. En Extrême-Orient, les gouvernements soutiennent le confucianisme, et les dirigeants politiques et intellectuels parlent d’ « ‘asianiser » leur société . Au milieu des années quatre-vingt, le Japon est devenu obsédé par le « Nihon-jinron » ou théorie du Japon et des Japonais » …
La démocratisation entre en conflit avec l’occidentalisation
, … Les hommes politiques des sociétés non occidentales ne gagnent pas les élections en montrant combien ils sont occidentalisés. La concurrence électorale au contraire,les incite à aller dans le sens de ce qui est le plus populaire, en général ce qui est ethnique, nationaliste et religieux. »
Source

Babigoù Breizh : Appel aux candidats à la présidentielle française !

L’association Babigoù Breizh a pour objectif déclaré de créer des structures d’accueil destinées à la petite enfance ayant pour spécificité de s’occuper des enfants en langue bretonne. …  manière à la fois douce et pérenne de réenraciner le breton en Bretagne …. 
la CAF du Morbihan, soutenue en cela par
la CNAF (Caisse Nationale des Allocations Familiales) a estimé que « l’usage du breton dans l’accueil des enfants constitue un obstacle à l’accès universel des familles à cet accueil » et a donc refusé les financements indispensables à la création de ces crèches … Est-il normal que l’on refuse aux bébés bretons de parler la langue ancestrale pratiquée sur leur territoire ? Source

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