Le sexisme et les violences verbales , étude de cas.

Ted Yoho, un membre républicain du Congrès américain, aurait été surpris en train d’invectiver la représentante politique sur les marches du Capitole. Depuis, il a présenté ses excuses à Alexandria Ocasio-Cortez pour ces propos insultants. Mais la démocrate a balayé du revers de la main ses excuses, dans un discours prononcé le jeudi 23 juillet 2020.

«Je ne demandais rien à personne, je montais les marches, et Ted Yoho a agité son doigt sous mon nez, a-t-elle expliqué, le jeudi 23 juillet. Il m’a dit que j’étais « dégoutante ». Il m’a dit que j’étais « folle ». Avant d’ajouter : «Devant un journaliste, Ted Yoho m’a traitée – je cite – de « put*** de sal*** ». Ce sont les termes qu’il a employés contre une femme membre du Congrès.» La démocrate a ainsi refusé les excuses du Républicain.

Traiter une femme de salope est ce du sexisme  à votre avis ? Est ce grave ou pas du tout ? Vous répondrez à ces deux questions en introduction .

Ecoutez la formidable réponse d’ Alexandria Ocasio-Cortez à l’agression dont elle a été victime . Vous devez développer une réponse , sans reprendre ses mots et en vous aidant de la vidéo ci dessous , pour ces 2 questions :

Pourquoi et comment notre société doit elle lutter contre les violences verbales ordinaires contre les femmes ? 

 

POUR ALLER PLUS LOIN…

Depuis le 27 novembre 2018, un nouveau service en ligne permet de discuter en direct avec un policier ou un gendarme spécialiste des violences sexistes ou sexuelles, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Vous pouvez lui expliquer votre situation personnelle sans donner votre identité, signaler des faits de violences sexuelles et/ou sexistes dont vous êtes victime ou témoin. Vous pouvez aussi demander des informations, des conseils ou de l’aide.

https://www.gouvernement.fr/les-actions-du-gouvernement/interieur/je-suis-victime-ou-temoin-de-violences-sexistes-ou-sexuelles

Illustration 1

Chantage, humiliation, injures, coups… Les femmes victimes de violences peuvent contacter le 3919.

 

Bienvenue sur le blog d’Histoire Géographie de N.DEPREY au collège La Source

Vous trouverez ici les traces écrites des cours, des jeux sérieux pour mieux apprendre, des vidéos ou documents annexes pour enrichir les cours ou apprendre différemment. Le blog est le prolongement de notre salle de classe et un fidèle allié pour l’enseignement à distance.

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Comment trouver ce qu’on cherche ? Il y a 3 façons :

1. On peut taper directement à gauche le mot clé dans la barre de recherche, par exemple « égalité »

2. Ou alors on cherche par catégorie, par exemple si je se suis en 5e je cherche les articles des 5emes

3. Et enfin , on peut trouver le mot clés dans le mur d’étiquettes , en cliquant dessus on accède directement aux articles liés

 

Et le plus simple est de suivre le lien que je donne sur le bureau numérique qui permet un accès direct.

Un conseil : mettre dès à présent le lien de ce blog dans vos favoris !

Les anciens articles publiés ont été retirés pour faire place aux nouveaux articles actualisés qui seront publiés au fur et à mesure de notre progression en classe.

Yvette Lundy , une résistante marnaise est décédée

Yvette LUNDY est devenue une des grandes figures de la Résistance marnaise qui a mis son énergie dans la transmission des valeurs de la Résistance et de la mémoire de la Déportation.
Elle ne cesse de témoigner auprès des jeunes, en particulier dans le cadre de la préparation du Concours national de la Résistance et de la Déportation.   

Yvette Lundy, devant le Monument aux martyrs de la Résistance de Reims
à l’issue de la cérémonie organisée le 26 septembre 2005
par l’Amicale des déportées de Ravensbrück

   C’est avec une profonde émotion que je vais rappeler la vie subie dans les camps.
Ma Résistance s’est arrêtée net dès que la Gestapo est venue m’arrêter, puis m’interroger dans les locaux du Cours d’Ormesson à Châlons-sur-Marne.
Ensuite, c’est la prison de Châlons, le fort de Romainville et, toujours sous escorte brutale le petit camp de Neue Bremm.
Là c’est un contact avec les cris et la brutalité.
Préambule à ce qui allait suivre.

Après quelques jours, nous quittons ce camp, entassées à 120 dans un wagon à bestiaux, portes plombées et barbelés aux lucarnes.
Il y fait chaud, les odeurs pestilentielles gênent la respiration comme le manque d’air.
Nous avons faim et soif.
Quatre jours, trois nuits.
Quelle angoisse pour aller vers l’inconnu !
Cet inconnu s’appelle Ravensbrück.
Dès l’arrivée à la petite gare de Furssenberg, il faut se ranger
« zu fünf », mais chacune ne comprend pas que cela veut dire « par 5 ».
Les hurlements gutturaux écorchent nos oreilles et nous font trembler de peur, le museau des chiens accrochés aux mollets, les coups de crosse de fusil, les coups de gourdin obligent à avancer.
Voilà le portail du camp de Ravensbrück qui paraît nous écraser dès qu’on le franchit.
Choc brutal !
C’est un autre monde : des êtres faméliques, corps amaigris, les yeux creux, têtes tondues se traînent avec leurs guenilles.

En quelques jours nous allons leur ressembler.
Nous passons à la fouille, devons abandonner tout ce que nous possédons : bijoux, vêtements, médicaments, lunettes, chaussures.
Ensuite, c’est la douche commune dans un immense hangar puis la désinfection.
Habillées de guenilles quand il n’y a plus de tenues rayées.
Nous sommes méconnaissables avec les cheveux tondus.
La promiscuité est totale : les voleuses, les criminelles, les prostituées voisinent avec le professeur, l’infirmière, la religieuse.
Ajoutons à cela la cacophonie des diverses langues.
Jamais seule ! Jamais le silence !
L’installation dans le bloc après un appel prolongése fait sous les criset les coups de gourdin de ces êtres abjects que sont tous ces SS qu’on ne peut considérer comme des hommes ou des femmes.
Il faut chercher un châlit libre. On s’y blottit afin d’éviter la schlague. Quelle odeur !
Les déportées qui s’y sont couchées précédemment ont laissé la trace de leur dysenterie, de leurs abcès purulents.
La vermine y règne et s’empresse de se régaler d’un sang neuf.
Quelquefois, nous y sommes à 2 ou 3, en cas de surnombre.
Nous sommes affamées et maigrissons à vue d’œil, car les 200 grammes de pain et la très très maigre soupe, distribués en principe chaque jour, transforment nos corps en squelettes ambulants.
Il faut cependant assister à tous les appels qui peuvent durer jusqu’à 5 à 6 heures par jour, quelquefois durant la nuit.
Nous sommes dans un camp de mort lente, c’est-à-dire que nos bourreaux vont nous faire travailler avec ce qui nous reste de forces.
Combien en sont mortes ! Casser des cailloux dans la carrière, travailler 12 heures de jour ou de nuit, pousser de lourds wagonnets est au-dessus de nos possibilités.
Oui, nous sommes des esclaves, mais notre pensée reste libre, « ils » ne peuvent nous la prendre.
Au cours des longs appels nous nous épaulons et essayons d’accrocher le moral.
Il y avait des examens médicaux, toujours en présence des SS. Nues. Ils ricanaient.
Toutes ces séances furent très pénibles. Je garde un souvenir douloureux d’une terrible humiliation, car devant ces êtres odieux, installées en position adéquate, il a fallu subir brutalement, méchamment, sans hygiène, une visite gynécologique !
Je ne puis oublier les cris déchirants et les pleurs de petites filles tziganes que l’on séparait de leur maman pour les stériliser.
Je ne dois pas taire la cruauté immonde appliquée dans les camps d’extermination, en particulier à Auschwitz-Birkenau où tant de familles juives ont souffert avant d’être exterminées.
Entrer par la porte, sortir par la cheminée !
Nous ne pouvons oublier. Une plaie profonde est toujours prête à saigner.
Nous savons ce que vaut la vie et la Liberté
dont elle a besoin.
Nous survivons pour passer un message.
Merci, jeunes lauréats et professeurs de l’avoir compris.
Merci aussi à cette jeune association d’anciens lauréats qui transmet la continuité et les valeurs de ce sacrifice.
Si nous n’étions pas revenus, l’Histoire s’écrirait autrement.
J’ai confiance en une belle jeunesse.

Yvette LUNDY,
Discours de remise des prix du
Concours de la Résistance et de la Déportation
Châlons-en-Champagne
30 avril 2000

30 avril 2000

La résistance, c’est d’abord un état d’esprit, les actes suivent. Mon idée de la résistance n’était pas de mourir en martyre sur l’autel de la France libérée, j’avais vingt ans et j’aimais trop la vie pour m’offrir en sacrifice. J’avais plutôt en tête de pourrir la vie de l’occupant autant qu’il nous la pourrissait […]

Nous sommes dans un camp dit « de mort lente » : l’extermination se fait par l’usure et l’épuisement des forces vitales dans des tâches harassantes. Pendant douze heures, parfois plus, de jour et de nuit, nous nous brisons les reins à fendre des pierres meulières dans la carrière, nous poussons de lourds wagonnets jusqu’à ce que nos muscles tétanisés nous lâchent […]

J’ai été écouté par des milliers d’enfants et d’adolescents, attentifs, émus, curieux, révoltés, jamais incrédules. Je leur dis : « Ne laissez jamais personne vous bourrer le crâne d’idées toutes faites ! Réfléchissez par vous mêmes avec votre tête et votre cœur ».
Cela fait un demi-siècle que je vais au-devant des jeunes avec la même passion et le même leitmotiv : témoigner de ce qui a été pour que cela ne soit plus.
J’ai quatre-vingt-quinze ans et même si j’ai encore bon pied bon oeil et un joyeux optimisme qui me fait dire parfois que « j’ai la vie devant moi », je sais que je ne pourrai pas continuer éternellement : je me suis attelée à l’écriture de cet ouvrage comme l’ultime étape de mon engagement pour la liberté.

La nouvelle épreuve écrite du DNB en Histoire géo

Les nouvelles modalités

Exercice 1. Analyser et comprendre des documents (20 points)

1 ou 2 documents Environ 5 questions ou consignes

Les questions ou consignes :

– visent à évaluer maîtrise de la compétence du programme du cycle 4 « analyser et comprendre un document » ;

– balayent la totalité des composantes de la compétence sans que cela soit systématique ;

– articulent l’identification, le prélèvement d’informations, le classement, la hiérarchisation, la recherche de sens ;

– supposent la mobilisation des connaissances du candidat pour décrire, analyser, expliquer, contextualiser.

Pas de développement ou de rédaction longue.

Possibilité d’une exigence spécifique dans le langage demandé (réponse sous forme de schéma simple, une seule phrase,…).

Exercice 2. Maîtriser différents langages pour raisonner et utiliser des repères historiques ou géographiques (20 points) 

Le développement construit20 lignes épreuve

obligatoire

  1. Le développement construit.
  • Texte structuré, c’est-à-dire cohérent et ordonné, avec des paragraphes et possibilité d’une introduction-conclusion. Il doit faire environ 20 lignes avec possibilité d’écrire davantage ; il répond à une  question d’histoire ou de géographie portant sur un sous-thème.
  • Un titre permet au candidat d’identifier le thème du programme en référence au sujet.
  • La question commence par : « Rédigez un texte structuré décrivant/présentant…»
  • Possibilité de développer tel aspect davantage approfondi avec l’enseignant (garantir les nouvelles modalités d’enseignement type EPI, parcours artistique et culturel, avenir, citoyen…)
  • Compétences travaillées : raisonnement (connaissances mobilisées dans une description ou un récit), pratique des langages (écrire pour construire sa pensée, pour argumenter, réaliser un récit ou une description, s’approprier et utiliser un lexique en contexte). Utilisation de repères (dans le temps ou dans l’espace).
  1. L’exercice éventuel mettant en jeu un autre langage.
  • Soit en histoire, soit en géographie, peut être directement lié au développement construit.
  • Invite à utiliser un autre langage que l’écrit pour mobiliser des repères historiques, géographiques et/ou traduire un raisonnement
  • Langage graphique, schématique ou cartographique. Feuillet séparé annexé à la copie.
  • Histoire : candidats peuvent être amenés à situer et ordonner des faits historiques, à mettre en relation des faits, à identifier des ruptures ou des continuités. Cela peut se faire sur une frise chronologique.
  • Géographie : candidats peuvent être amenés à localiser et nommer les grands repères géographiques, situer lieux/espaces les uns par rapport aux autres.

Peut se réaliser sur fond de carte et sa légende pour situer des repères en nombre limité. Peut consister en un travail pour compléter carte, croquis, schéma, schéma fléché

Exercice 3. Mobiliser des compétences relevant de l’Enseignement moral et civique (10 points)

Une problématique d’EMC à partir d’une situation pratique

1 ou 2 documents 3 à 5 questions

1 question invite à argumenter et à livrer son point de vue. Ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité de l’argumentation.

Compétences en jeu : celles de l’EMC (4 piliers). Produire une réflexion citoyenne qui peut s’appuyer sur une approche critique par rapport situation pratique et/ou documents, en prenant appui sur des connaissances (notamment les valeurs et les lois, les faits d’actualité et du passé). Donc Raisonner, formuler un jugement, justifier ses choix.

L’articulation HG/Lettres

Deux possibilités :

–  soit l’un des thèmes sur lequel porte l’un des trois exercices d’histoire, de géographie ou d’EMC est repris en français à travers un questionnement relatif au corpus, à l’un des documents de français ou au travail d’écriture ;

– soit l’un des documents d’histoire, de géographie ou d’EMC est commun à l’HG-EMC et au corpus de français et fait l’objet de questionnements différents et séparés.

Le devoir maison et le PLAGIAT

Quelle est la définition du plagiat ?

source : http://plagiat.ec-lille.fr/FAQ_Plagiat.htm

  • s’approprier le travail créatif de quelqu’un d’autre et de le présenter comme sien;
  • s’accaparer des extraits de texte, des images, des données, etc. provenant de sources externes et les intégrer à son propre travail sans en mentionner la provenance;
  • voire résumer l’idée originale d’un auteur en l’exprimant dans ses propres mots, mais en omettant d’en mentionner la source.

Plagier est non seulement un acte malhonnête, mais aussi une infraction qui peut entraîner des sanctions.

Tu as peut-être déjà lu ou vu des articles de presse ou des extraits de livres sur Internet, des photographies, des tableaux. Mais sais?tu que ces textes ou ces images appartiennent à des personnes et qu’il est interdit de les recopier mot à mot dans un exposé pour l’école ? Cela s’appelle alors du plagiat, parce que ces textes sont protégés par le droit d’auteur. Explications.

L’auteur de ce dessin de presse est Jacques Azam.

En savoir plus : https://www.1jour1actu.com/culture/pourquoi-ne-peut-on-pas-tout-recopier-depuis-internet/

 

Le plagiat, c’est quand tu copies une œuvre en faisant croire que tu en es l’auteur. Par exemple, lorsque tu fais un exposé pour l’école et que tu recopies mot à mot le texte d’un auteur qui est publié sur Internet.

Tu n’as pas le droit de recopier ce texte mais tu peux en citer une partie en la mettant entre guillemets et surtout en précisant tes sources et donc l’auteur ! Cela s’appelle le droit de citation.

Cher apprenant, te voilà prévenu : le plagiat n’est pas accepté et si tu t’y aventures tu risques la sanction. Sache aussi que ton professeur a le même réflexe que toi : taper le sujet du devoir donné sur Google, te démasquer est facile et tu passes ensuite pour un paresseux doublé d’un tricheur …

Comment apprendre une leçon ?

1) Se placer dans une ambiance calme et rester concentré sur la leçon ;
2) Lire plusieurs fois la leçon du cahier (à haute voix si possible) ;
3) Bien repérer les mots importants, les dates, les nombres, les définitions. Les mots difficiles peuvent être écrits 10 fois sur un brouillon ;
4) Apprendre les titres et le plan du cours car cela permet de structurer sa pensée ;
5) Fermer le cahier et redire à haute voix la première phrase puis vérifier dans le cahier. Faire ainsi pour chaque phrase de leçon.
6) Cahier fermé, réciter l’introduction puis vérifier. Faire ainsi pour chaque partie du cours.
7) Cahier fermé, réciter toute la leçon y compris le titre et les titres des différentes parties.
8) Si l’on peut se faire interroger par quelqu’un : soit lui réciter le cours, soit répondre à ses questions.
9) Relire les exercices faits en classe ou des passages du manuel étudiés.
10) Ne pas négliger les cartes ni les schémas remplis sur le cahier.

 

« Je n’arrive pas à retenir ma leçon. »
Faire les étapes 1 à 4 le 1er jour,
Faire les étapes 5 à 7 le 2e jour,
Faire les étapes 8 à 10 le 3e jour.

« Mon voisin met 2 fois moins de temps que moi pour apprendre sa leçon. »
Chacun doit travailler à son rythme. C’est le résultat final qui compte.
Participer activement au cours permet aussi de mieux mémoriser la leçon.

« Je n’arrive pas à retenir parce que je ne comprends pas tout. »
Etre bien attentif en classe : sinon on passe souvent à côté des explications.
Ne pas hésiter à demander des explications au professeur durant le cours.
Ajoutons qu’il n’est pas trop tard pour redemander au cours suivant.

« Je n’arrive pas à retenir les mots difficiles et les dates. »
Les écrire au moins dix fois sur un brouillon, placer les dates sur une frise chronologique.

« J’oublie les leçons au fur et à mesure et j’ai du mal à réviser de grandes leçons pour les bilans. »
Il faut apprendre très régulièrement.
Il faut réviser chaque leçon précédente avant d’apprendre la nouvelle.
Il faut prendre conscience que l’on n’apprend pas que pour un devoir mais que l’on apprend pour retenir, pour se servir de ce que l’on a appris.

« Faut-il vraiment apprendre par cœur ses leçons ? »
Cela dépend des exigences de chaque professeur mais aussi de l’objet de la mémorisation (ex. : une définition doit être apprise par cœur car chaque mot qu’elle contient lui donne du sens).
On a coutume de dire que dans les petites classes il faut apprendre par cœur (les leçons n’étant pas trop longues) et favoriser la compréhension et la synthèse dans les classes supérieures (en s’appuyant sur des fiches de révision).

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