Propos racistes : Que dit la loi ?

 La source :

http://egalitecontreracisme.fr/ce-que-dit-la-loi

Les propos sont dits « publics », lorsque leur auteur-e a clairement voulu qu’ils soient entendus ou lus par d’autres personnes (dans les médias, au cours d’une réunion publique, sur internet, sur une affiche…).

Sur un réseau social, un message est considéré comme public s’il est accessible à d’autres personnes que les « amis » de l’utilisateur ou de l’utilisatrice ; sinon, il est considéré comme privé. Exemples : sur un profil Facebook, une publication est publique si elle est ouverte aux catégories « amis des amis » ou « tout le monde » ; sur Twitter, tous les « tweets » sont publics.

Différents types de propos

L’injure raciste

La loi définit l’injure raciste comme « toute expression outrageante, terme de mépris ou invective adressé à une personne ou à un groupe à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée » (exemple : « retourne chez toi, sale *** »).

Lorsqu’elle est publique, son auteur-e encourt jusqu’à 1 an de prison et  45.000 € d’amende (articles 29 alinéa 2 et 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881).

Lorsqu’elle n’est pas publique, elle est punie de l’amende prévue pour les contraventions de 5e classe, soit 1 500 € au plus (article R.625-8-1 du Code pénal), et de peines complémentaires (article R.625-8-2 du Code pénal).

La diffamation raciste

Si les propos tenus imputent des faits précis qui portent atteinte à l’honneur d’une personne ou d’un groupe en raison notamment de son origine, de sa religion ou de son apparence physique (exemple : «les ressortissants de tel pays détournent à leur profit les aides publiques »), il s’agit de diffamation raciste.

Lorsqu’elle est publique, son auteur-e encourt jusqu’à un an de prison et/ou 45 000 € d’amende (articles 29 alinéa 1 et 32 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881).

Lorsqu’elle n’est pas publique, elle est punie de l’amende prévue pour les contraventions de 5e classe, soit 1 500 € au plus (article R.625-8 du Code pénal), et de peines complémentaires (article R.625-8-2 du Code pénal).

La provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciste

Si ces propos encouragent la discrimination, la haine ou la violence raciste (exemple : « il faudrait tous les tuer, ces *** »), il s’agit d’une incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciste.

Lorsqu’elle est publique, son auteur-e encourt jusqu’à un an de prison et/ou 45 000 € d’amende, ainsi que des peines complémentaires (article 24 alinéas 6 et 8 de la loi du 29 juillet 1881).

Lorsqu’elle n’est pas publique, elle est punie de l’amende prévue pour les contraventions de 5e classe, soit 1 500 € au plus (article R.625-7 du Code pénal), et de peines complémentaires (article R.625-8-2 du Code pénal).

Le délit d’apologie des crimes

Si ces propos promeuvent ou justifient un crime de guerre ou un crime contre l’humanité (exemple : « ils ont bien fait de tous les exterminer, ces *** »), il s’agit d’un délit d’apologie des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des crimes et délits de collaboration avec l’ennemi. Lorsque ces propos sont publics, leur auteur-e encourt jusqu’à 5 ans de prison et/ou 45 000 € d’amende (article 24 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881).

La contestation de l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité

Enfin, si ces propos nient ou minimisent un fait historique relatif à un crime contre l’humanité (exemple : « c’était pas si grave, de tuer tous les *** »), ils constituent une contestation de l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité. L’auteur-e de telles contestations publiques encourt « jusqu’à un an de prison et/ou 45 000 € d’amende » (article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881).

Pourquoi fait-on de l’histoire, de la géographie et de l’éducation civique ?

Par Jean-Baptiste Veber
mercredi 25 juin 2014

Pourquoi fait-on de l’histoire ?

1) Connaître et assumer ses origines, la/les cultures qui nous ont formées, pour constituer son identité, au fondement de l’individu humain. L’identité donne des repères à la personne, sans repère on fait n’importe quoi sans savoir pourquoi.

2) Comprendre d’où l’on vient, comprendre la société dans laquelle on vit, comprendre les phénomènes, les évènements importants du passé pour pouvoir comprendre les évènements, les comportements, les droits et les devoirs dans le présent. L’école par exemple, ses obligations mais aussi les possibilités qu’elle offre à tout un chacun, est le résultat d’une conquête longue (descente de l’enseignement des élites vers le peuple depuis la Révolution).

3) Comprendre la diversité des cultures et des pays du Monde. La mondialisation actuelle nous confronte à un mélange culturel qui implique que l’on connaisse l’histoire des autres régions du Monde pour comprendre les différentes cultures et les gens en général…

4) L’histoire c’est aussi chercher à tirer des leçons du passé, soit imiter/reprendre/entretenir le souvenir de choses qui ont marché, soit ne pas oublier (« devoir de mémoire ») des événements, des époques, des systèmes qui se sont révélés nuisibles au genre humain. C’est aussi chercher à faire mieux, plus juste. En connaissant défauts et qualités de ce qui s’est passé auparavant, on peut s’efforcer de garder un maximum de bien et un minimum de mal.

5) On étudie en particulier l’Histoire de France, car c’est une culture que doivent partager et connaître tous les habitants de la France, car ils appartiennent à une collectivité, un ensemble humain commun, qu’ils le veuillent ou non et qui s’explique par cette histoire.

Pourquoi fait-on de la géographie ?

1) La géographie c’est connaître le Monde dans le présent, savoir comment il s’organise et fonctionne.

2) La géographie fait de l’histoire pour expliquer certains phénomènes du présent et l’histoire fait de la géographie en situant en différents endroits de la planète les civilisations et périodes historiques qu’elle étudie. Allier l’histoire et la géographie permet d’appréhender, comprendre la place de l’homme sur la planète.

3) La géographie s’intéresse aux différents territoires, espaces de la planète, qu’ils soient naturels, physiques, forêts, montagnes, mers et océans, ou transformés par l’homme, campagnes, villes. Elle s’intéresse aux paysages, décrit et explique leur composition, les distingue les uns des autres en fonction des climats, des faunes, des empreintes (culturelles, anthropique), de l’homme puis resitue les espaces ainsi distingués à l’échelle des continents et de la planète.

4) On peut distinguer géographie physique de géographie humaine ; la première s’intéresse aux éléments naturels de la planète, climats, hydrographie, sols, végétations, faunes ; la géographie humaine s’intéresse à l’organisation des pays, des territoires, géopolitique, description des transformations de l’homme apportées à la nature (anthropisation). Mais il est important de mêler les deux dans le raisonnement géographique, car on considère de plus en plus que l’homme est non seulement dépendant de la nature, mais que celle-ci est aussi influencée par celui-ci. Pour comprendre les phénomènes naturels on pense de plus en plus phénomène humain (cf. fonte la banquise, réchauffement climatique/vulnérabilité face aux catastrophes naturelles comme à Fukushima).

5) La géographie situe le Monde tel que nous le connaissons aujourd’hui dans l’espace, l’histoire situe le Monde dans le temps ; grâce à la combinaison de ces deux matières, il est possible de comprendre et maîtriser un tant soit peu le passé et le présent. Et c’est une manière de préparer le plus sûrement l’avenir, même si l’on ne sait jamais ce qui peut arriver !…

Pourquoi fait-on de l’éducation civique ?

1) Vivre en France implique de respecter des règles de vie commune à toute la nation, ce qu’on appelle les lois. Sans cela, aucun sens commun, pas de respect de la collectivité, loi de la jungle, plus de respect des individus, bref l’anarchie.
Les règles imposent des droits et des devoirs qui visent à garantir la liberté de tout le monde. Mais dans une collectivité, c’est-à-dire des gens vivant dépendant les uns des autres d’une manière ou d’une autre, les désirs de liberté des individus peuvent s’opposer, entrer en contradiction. C’est pourquoi la liberté de l’individu s’arrête là où elle risquerait de nuire à un autre individu. Il faut des règles/lois pour respecter ces limites de liberté entre les individus. Et avant de les respecter il faut les connaître.

2) Les droits c’est tout ce que peut faire l’individu en principe, les devoirs c’est tout ce qu’il doit s’empêcher de faire pour respecter la liberté d’un autre individu ou le bon fonctionnement de la collectivité, c’est aussi tout ce qu’il doit faire au service de cette collectivité ou d’un autre individu pour contribuer au bon fonctionnement de l’ensemble.

3) Dans toute collectivité il y a des règles ; objectif – bon fonctionnement de l’ensemble, liberté de chacun dans le respect de l’autre, mais aussi égalité entre les membres de la collectivité, chacun a les mêmes droits et devoirs, pas d’injustice mais en revanche une obligation d’uniformité pour que le tout fonctionne. C’est la République ! Lente conquête de l’égalité et de la liberté de l’individu. L’école est un bon exemple d’institution républicaine. La « constitution » de l’école est son règlement intérieur. Permet d’introduire travail sur le règlement du collège en 6e.

AP: Présenter un document en Histoire géo

Présenter un document en histoire et en géographie.AP logo

Pour présenter correctement un document, il faut donner 5 éléments :

on entre « DANSS» le document.

D : Je relève la DATE du document.

Cela peut me permettre de replacer le document dans son contexte (proche-lointain-local-international; a-t-il été écrit juste au moment des faits ou bien après…)

CONTEXTE: situation ou environnement, politique, militaire, diplomatique, économique, social, culturel… qui entoure la réalisation du document et qui permet de le comprendre.

A : Je précise qui est l’AUTEUR du document.

… et ce que je sais de lui (a-t-il participé aux faits qu’il raconte, donc est-il contemporain ou non?, –

–  est-ce un historien, un journaliste, un témoin, est-il connu ou non, anonyme, engagé ou neutre, son point de vue :

  • est-il objectif ou subjectif ? …)
  • Quel public cherche-t-il à convaincre et pour quels motifs? (allégorie, satire, polémique, propagande…)

N + S : Je donne la NATURE du document, c’est-à-dire ce que c’est comme type de document et sa SOURCE (= d’où il provient).

Déterminer la nature d’un document permet une analyse plus fine de celui-ci.

Comment reconnaître la nature d’un document en histoire-géographie ?

Ce peut être : en distinguant les documents officiels et privés :

– Un document juridique : charte, ordonnance, édit, loi, décret, code, constitution

– Un document administratif: instruction, circulaire, rapport, enquête, registre

– Un document religieux: textes sacrés, sermons …

– Un document scientifique et technique: graphiques, tableaux de statistiques, cartes (et son

échelle : locale, régionale, nationale, continentale, planisphère), croquis, une image satellitaires …

– Un document littéraire : récits, biographies, une lettre, un testament,

romans, poésies, chansons, pièce de théâtre …

– Un document iconographique ou oeuvre d’art : une affiche, une caricature, une peinture (paysage, portrait, nature morte, scène mythologique ou historique), une sculpture, une photographie, un vitrail, une BD, une gravure…

– Un article de presse ou la Une d’un journal, (précise dans ce cas si ce journal est un quotidien, un hebdomadaire ou un mensuel), un discours d’un homme politique…

Pour certains documents (œuvres d’art en particulier) je précise: en quel MATERIAU il est fait, ses DIMENSIONS et son LIEU DE CONSERVATION

S : Je précise le SUJET du document, c’est-à-dire de quoi parle le document; cette information est parfois donnée par le titre du document. Pour les cartes et les croquis : observer lalégende (comprenez-vous tout ?)

Il s’agit de résumer rapidement le contenu du document (en une ou deux phrases).

Attention! Il ne s’agit en aucun cas de recopier le document

J’applique : pour présenter, tu dois rédiger une phrase qui peut ressembler à celle-ci :

«Il s’agit d’un / une ( NATURE) , extrait de (SOURCE)  intitulé «(NOM de l’OUVRAGE / JOURNAL» , écrit par (AUTEUR), paru / publié / réalisé le (DATE) , qui évoque / raconte / relate (SUJET)…»

AP : Construire un croquis ou un schéma cartographique

Un croquis est une représentation de l’espace sur un fond de carte donné.

Un schéma peut être un schéma géographique c’est-à-dire représentant un espace donné.

Les attentes :

  • Un croquis, comme le schéma, sont des formes de réponses organisées à un sujet, qui utilisent le langage cartographique.
  • Ils ont un titre, une légende organisée et hiérarchisée.
  • La légende est précise (définitions, chiffres) avec des titres et un contenu explicites (expliquer les qualificatifs).
  • Le croquis, comme le schéma, comprennent : des plages de couleurs, des figurés ponctuels ou linéaires, des noms.
  • Le croquis, comme le schéma, sont soignés.
  • Le croquis, comme le schéma, respectent les localisations et les orientations géographiques.

Un croquis soigné :

  • Respecter le cadre spatial ou le dessiner (schéma)
  • Ecrire les noms à l’horizontal (sauf pour les fleuves et chaînes de montagnes)
  • Proscrire le coloriage au feutre, les feutres « fluo » et faire les hachures à la règle
  • Ne jamais faire figurer la légende derrière la carte.

Le langage cartographique :

  • Ne pas utiliser de pictogrammes (un avion pour représenter un aéroport par exemple)
  • Réserver les figurés ponctuels pour des informations précisément localisées (villes, aéroports, pôle de compétitivité…)
  • Utiliser les figurés linéaires pour les flux, les axes de communication.
  • Choisir les couleurs selon leur signification habituellement reconnue (vert pour la végétation, marron pour l’industrie, bleu pour l’eau…) et le dégradé de couleurs pour représenter un même phénomène d’inégale intensité. Le blanc est une couleur s’il apparait dans la légende.
  • Être logique : les flux et les figurés concernant la même information doivent être de la même couleur

 

Le choix du langage cartographique est une étape importante de la construction du croquis puisque ce sont les figurés qui permettront de le lire.

  1. Vous avez à localiser des phénomènes

langag1

2.    vous avez à tracer des limites, des réseaux et/ou à montrer des dynamiques et des flux.

langag2

3.    Vous avez à montrer des hiérarchies entre les phénomènes cartographier, vous aurez à combiner…

langag3

 

langag4

Construire un schéma cartographique, les étapes

 1 – L’analyse du sujet : comprendre ce que doit montrer le croquis pour répondre au sujet 2 – La sélection des informations : repérer les éléments à faire figurer pour « traduire » spatialement la réponse au sujet 3 – Le choix des figurés : retenir les formes et les couleurs les plus appropriées pour représenter les informations  retenues

Comment construire une carte mentale ?

Résultat de recherche d'images pour "CONSTRUIRE UNE CARTE MENTALE"

 

https://www.barem-hatier.fr/sites/default/files/field/image/CM_doc1ok.PNG

Résultat de recherche d'images pour "CONSTRUIRE UNE CARTE MENTALE"

Quelques règles à respecter pour ne pas être sanctionné dans la  notation :

  • respect des consignes
  • respect du sujet
  • une idée : une couleur . SI un exemple est lié à une idée il doit être de la même couleur
  • On utilise très peu de mots pour une lecture efficace: donc pas de paragraphe rédigé, il faut utiliser des mots clés
  • il faut absolument illustrer la carte avec des images ou dessins

Résultat de recherche d'images pour "CONSTRUIRE UNE CARTE MENTALE"

AP: ANALYSER UN GRAPHIQUE

Chaque type de graphique a une utilisation, une construction et une lecture spécifiques. Cependant, tous traduisent une ou plusieurs données statistiques permettant de mettre en évidence certains phénomènes.

  1. Lire un graphique?:
    • Reconnaître le type de graphique

 

Le graphique en courbe montre généralement une évolution. S’il s’agit d’une évolution dans le temps, on met les années en abscisse.

* Le graphique en barres (ou histogramme) est souvent utilisé pour des comparaisons.

* Le diagramme circulaire (ou camembert) permet de représenter et de comparer une proportion.

* Le graphique à double entrée permet de comparer deux éléments avec des unités différentes : les unités sont sur les deux ordonnées

2.Lire le graphique

Il faut déjà relever le titre, puis les unités et enfin la légende.

Pour décrire une évolution il ne faut pas se contenter de dire que « ça évolue », mais décrire avec un vocabulaire précis :

Evolution: c’est un terme qui reprend, sans vous en donner la réponse, le type de tracé de la courbe. Ainsi, dans une question qui vous demande comment évolue la courbe, ou qu’est-ce que vous observé concernant la courbe, vous ne pourrez jamais répondre: “elle évolue“. Erreur que je retrouve souvent dans les copies. L’évolution de la courbe, c’est soit:

  • Une augmentation: la courbe part vers le haut, elle indique une croissance, une augmentation, une inflation, selon le titre et ce qu’elle représente.
  • Une baisse: la courbe part vers le bas, elle indique une décroissance, une crise, une baisse, une déflation, selon le titre et ce qu’elle représente.
  • Une stagnation: la courbe reste rectiligne, elle n’augmente pas, ne baisse pas.
Comment décrire une courbe ?

* L’évolution générale est la différence entre le début et la fin : elle peut être en augmentation, en baisse ou stagner.

 

* Une analyse plus détaillée permet d’utiliser les adjectifs suivants : régulier/irrégulier, fort/faible, variable

* Pour un camembert repérer les parties les plus importantes et les transformer en fraction arrondie : un quart, deux tiers, la moitié…

* Pour un histogramme, repérer les proportions et ne retenir que l’essentiel

* Pour une pyramide, repérer sa forme générale, les creux et les bosses.

3. Décrire le graphique

Il est important de ne pas « recopier le graphique » dans sa description en énumérant tous les chiffres : ne retenir que l’essentiel.

Il faut mettre en relation les différentes informations et en faire un résumé de quelques lignes en utilisant ses connaissances. Une fois que la description est faite on peut chercher des explications.

Après ces quelques rappels, il vous reste à reprendre la méthode de présentation d’un document: DANS [Date, Auteur, Nature, Sujet ou Titre]. Les phrases doivent reprendre l’information du titre et indiquer la date à laquelle vous prenez l’information.

 

 

 

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