L’affiche rouge 1943 / HISTOIRE DES ARTS

 Le contexte historique
Le groupe Manouchian : À partir de l’été 1943, le groupe FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans – Main d’Œuvre Immigrée), composé de travailleurs immigrés et lié au Parti communiste, se lance dans la lutte armée contre l’occupant. Des dizaines de sabotages et d’attentats sont organisés avant que le groupe, dirigé par Missak Manouchian, ne soit arrêté en novembre. Jugés par un tribunal allemand, les 23 membres du groupe sont condamnés à mort et la plupart exécutés, le 21 février 1944, au Mont-Valérien.

La réalisation de l’affiche :
L’affiche a été réalisée par les services de propagande allemands et du régime de Vichy. Tirée à 150 000 exemplaires, elle est placardée dans toute la France en mars 1944 et distribuée sous forme de tract.

Les objectifs de l’affiche :
1) persuader que ces hommes sont des terroristes, et non des libérateurs, et qu’ils œuvrent pour le désordre et la mort, face à l’ordre établi par l’armée allemande. Assimilés à des criminels étrangers à la solde des ennemis de la France, les Résistants sont discrédités.
2) dissuader ceux qui en auraient envie d’entrer dans la Résistance.
Il s’agit d’une affiche de propagande, destinée à influencer l’opinion du destinataire, à lui faire adopter un certain point de vue, au moyen d’un montage de photos, d’images et de textes évocateurs, choisis pour cet effet.
C’est un outil de manipulation de l’opinion publique : elle joue sur les ressorts psychologiques de la peur et de la xénophobie.
L’Affiche rouge est devenue après-guerre un des symboles de la Résistance.

prolongement musique 

Extrait du DVD « Léo Ferré chante les poètes » (Théâtre libertaire de Paris, 1986)

La liste de Schindler de Steven Spielberg

Attention certaines scènes peuvent choquer les âmes sensibles, si vous n’êtes pas en 3eme abstenez vous !

 

La liste de Schindler
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Tout d’abord il faut savoir la liste de Schindler a réellement existé et que grâce a cette liste il a pu sauver les 1100 juifs de son usine. Oskar Schindler, qui n’était d’abord qu’un profiteur, est désormais honoré par les juifs comme l’un des « justes parmi les nations », illustrant le mot du Talmud : « Celui qui sauve un seul homme sauve le monde ».
La liste de Schindler est un film de Steven Spielberg qui est sorti en 1993. Il appartient au genre du drame historique. Il est inspiré du roman du même nom de Thomas keneally , qui a lui-même adapter la véritable histoire d’Oskar Schindler. La durée du film est de 3 heures et 15 minutes. C’est un film en noir et blanc qui traite de la seconde guerre mondiale mais plus particulièrement de la Shoah.

Résumé du film :
À l’automne 1939, les Allemands, victorieux de la Pologne, regroupent les Juifs dans des ghettos, comptant s’en servir comme main d’œuvre à bon marché, en attendant de les exterminer. Industriel joueur, bon vivant et coureur de jupons, Oskar Schindler entend utiliser son sens des affaires et ses amitiés au sein du Parti nazi pour profiter de cette situation et faire rapidement fortune. Conseillé par le comptable Itzhak Stern, il obtient de la communauté juive les capitaux nécessaires au rachat d’une fabrique de casseroles que, nécessité aidant, il convertira plus tard en usine  d’armements. Les denrées de luxe que lui procure Poldek Pfefferberg, un artiste du marché noir, lui servent à soutirer aux autorités allemandes toutes les autorisations et dérogations nécessaires. Bientôt, l’usine de Schindler, qui n’emploie plus que des Juifs, est connue comme une sorte de havre où ces derniers peuvent, pendant un certain temps, espérer échapper au massacre. Mais la menace se précise. À côté de l’usine, un camp de travaux forcés est dirigé par le commandant SS Amon Goeth, un psychopathe qui s’amuse à tirer sur les prisonniers . En mars 1943, Schindler assiste, impuissant, à la liquidation du ghetto de Cracovie. Dès lors, il fera tout pour sauver non seulement «ses» Juifs, mais bien d’autres encore, comme Helen Hirsch, qu’il gagne aux cartes contre Goeth. Sa fortune servira à racheter un par un 1100 ouvriers. À Auschwitz, il découvre l’horreur de l’Holocauste. Lorsque l’Allemagne sera enfin vaincue, Schindler devra, en tant que «criminel de guerre», prendre la fuite avec sa femme Emilie. Mais tous les Juifs qu’il a réussi à sauver, ainsi que leurs descendants, ne l’oublieront jamais. En 1993, les acteurs du film et les “Juifs de Schindler” rescapés lui rendent hommage sur sa tombe.

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Le dictateur de Charlie Chaplin : une caricature d’Hitler/ HDA

Le dictateur de Charlie Chaplin est une œuvre étudiée en Histoire des arts en vue de l’oral de fin d’année.

Cet extrait est tiré du film Le Dictateur, réalisé par le cinéaste anglais (et principal acteur du film) Charlie Chaplin. Celui-ci s’est fait connaître à l’époque du cinéma muet avec le personnage de Charlot et un film comme les Temps Modernes. Il s’inspire des acteurs-réalisateurs, tels que Buster Keaton, référence des films comique et burlesque. Le Dictateur a été écrit en 1938, tourné en 1939 et est sorti sur les écrans en 1940. Il sort en France qu’en 1945.

Il s’agit du discours prononcé par le dictateur de Tomainia, Hynkel. Hynkel est évidemment une caricature de Hitler: on reconnaît notamment sa moustache, ses uniformes ou encore sa manière de parler lors de meetings ou à la radio. Chaplin montre bien d’ailleurs tous les instruments dont Hitler s’est servi pour constituer son personnage et imposer sa propagande aux Allemands: avec ses uniformes, Hitler aimait ainsi se montrer en militaire, en chef de guerre prêt au combat, par opposition aux autres hommes politiques en civil désignés alors comme des lâches; par ailleurs, en public, il ne discutait pas, il ne parlait pas mais il criait, il hurlait sa haine des démocraties et des Juifs, notamment lors des meetings du parti nazi.

Il s’agit ici d’une parodie des discours de Hitler pour la théâtralité des gestes, le ton vindicatif, mais cela est exagéré par la violence sur les micros (qui se plient de terreur quand Hynkel s’emporte contre les Juifs) et aussi tourné en ridicule (toussotements, discours à moié incompréhensible…)

Visionnez maintenant un discours du véritable Adolf Hitler devant la jeunesse allemande. Relevez les points communs entre la réalité et la caricature qu’en fait Charlie Chaplin.

Hynkel s’adresse aux dignitaires du régime mais aussi à une foule qui l’applaudit après chaque grande tirade, fait le salut nazi ; mais d’un simple geste (lui-même grotesque), Hynkel fait applaudir ou arrêter d’applaudir la foule : signe de l’obéissance totale des masses au dictateur. Ce qui est à la fois drôle et inquiétant ! Chaplin a bien observé la mise en scène dans les manifestations de masse comme le congrès du parti nazi à Nuremberg.

En nous faisant rire aux dépens de Hynkel, Chaplin nous fait réfléchir (et a fait réfléchir ses contemporains) sur les aspects inquiétants de Hitler et de son régime : – La violence de son discours (expansionnisme, antisémitisme…) – La mise en scène soigneuse des discours de Hitler devant les masses. – L’obéissance aveugle des foules (culte de la personnalité)

Hitler apparaît comme un véritable fou qu’il faut combattre. Pour un artiste comme Chaplin, les armes sont d’abord celle de l’humour, du burlesque.

En bonus 2 autres scènes cultes du Dictateur

La scène finale du film avec un discours très engagé de Charlie Chaplin ( à découvrir en cours de français pour les 3eC )

la basilique Sainte Sophie

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Byzance est une ville fondée par les grecs en 657 avant JC.  Visite de Sainte Sophie, qui fut une mosquée du 15 ème au 20 ème siècle. Avant d’être une mosquée, Sainte Sophie a été une église chrétienne. Avec sa coupole principale qui culmine à presque 56 mètres de hauteur, elle a été pendant plus de 10 siècles le plus grand édifice du monde religieux. Ce bâtiment a été construit par l’empereur romain Justinien. Après Byzance, c’est Constantinople, une ville fondée par les romains.