Samuel Paty et la liberté d’expression

Le 16 octobre 2020, l’horreur a  frappé et sa réalité si inconcevable qu’on peine à l’écrire : un collègue a été décapité par un terroriste islamiste devant son collège, en pleine journée . Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique est mort assassiné par un jeune homme de 18 ans fanatisé, tué pour avoir choisi de faire réfléchir ses élèves de quatrième à la liberté d’expression à partir de caricatures de Mahomet issues d’un numéro de Charlie Hebdo.

Extraits du numéro de mon Quotidien du 20 octobre 2020 consacré à Samuel paty :

Un hommage national, c’est quoi??

L’hommage national est une décision du président de la République pour distinguer une personnalité exceptionnelle à l’occasion de ses obsèques. C’est une cérémonie habituelle pour des militaires morts au combat ou des célébrités : d’anciens présidents, des artistes très populaires, etc. Le plus souvent, deux monuments parisiens sont choisis pour l’occasion : les Invalides ou le Panthéon.

Un lieu symbolique

L’hommage national rendu mercredi soir était très différent. Il s’est tenu à la Sorbonne, un lieu symbolique dans notre pays. Pendant le Moyen Âge, cette université parisienne hébergeait les étudiants pauvres. Plus tard, elle a formé de nombreux intellectuels qui ont fait de la France un pays réputé dans le monde entier pour la défense du savoir et des libertés.

Un «?héros tranquille?»

Samuel Paty était un professeur d’histoire-géographie, et à ce titre il enseignait l’éducation à la citoyenneté. Par cet hommage, Emmanuel Macron, le président de la République, a rappelé le rôle capital joué par ceux qui enseignent aux enfants à devenir des hommes et des femmes libres. Dans son discours, Emmanuel Macron l’a qualifié de «?héros tranquille?», c’est-à-dire un citoyen qui exerce son métier discrètement, mais dont la mission d’éducation est essentielle.

L’hommage des jeunes Voilà pourquoi l’hommage à ce professeur modeste et discret, passionné de livres et de connaissances, a eu lieu dans la cour de la Sorbonne. Et pourquoi une centaine de jeunes venus de toute la France ont été conviés à la cérémonie. Qui, mieux qu’eux, pouvait exprimer cette évidence : sans professeur, il n’y a pas d’élèves…

Catherine Ganet

De quoi un professeur a-t-il le droit de parler en classe ?

Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, a été assassiné par un terroriste islamiste. Le tueur lui reprochait d’avoir fait un blasphème, c’est-à-dire une insulte envers la religion. Quelques jours plus tôt, le professeur avait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, le prophète de l’islam.

Alors, y a-t-il des sujets à ne pas aborder en classe ?

Non : un enseignant peut parler de ce qu’il veut dans le cadre de ses cours, tant qu’il respecte le programme scolaire et la loi. Ce cours faisait partie de l’enseignement moral et civique, au programme dans les collèges et lycées. Cette matière doit permettre aux élèves de comprendre les valeurs de la République française. On y aborde notamment les notions de liberté d’expression, de laïcité et de vivre-ensemble. Pour l’illustrer, un professeur peut choisir des exemples dans l’actualité. Comme les caricatures religieuses, qui sont autorisées par la loi en France, même si elles peuvent choquer certains croyants. Le but est d’amener les élèves à un dialogue, afin qu’ils expriment leur ressenti et apprennent à débattre dans le respect. Les seules choses interdites sont d’injurier ou d’appeler à la haine contre une personne ou un groupe de personnes. Mais ça, ce n’est pas seulement en classe : c’est la même chose partout !

Nicolas Martelle

En savoir plus : https://www.1jour1actu.com/info-animee/de-quoi-un-professeur-a-t-il-le-droit-de-parler-en-classe

En savoir plus : https://www.1jour1actu.com/france/ladieu-a-monsieur-le-professeur

 

 

Samuel Paty: J'ai mal à la République! – Moissac au Coeur

Sachez à cette heure que l’éditeur de mon blog ne m’autorise pas à publier les caricatures de Mahomet ici pour des raisons de sécurité… Nous les étudierons donc en classe !