11 novembre

Puisque l’ENT est moyennement satisfaisant, je reprend le blog ( un lien sera mis sur la page d’accueil de votre communauté mais il faut que je passe par vos professeurs principaux )

Une reprise en musique s’impose , et je vous propose la chanson de Craonne , 11 novembre oblige !

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Cette chanson qui s’impose comme la chanson des poilus  était à l’origine une chanson d’amour :Bonsoir M’amour, composée par Charles Adhémar Sablon. Chantée par le duo Karl Ditan / Emma Liebel, cette valse au refrain léger, dont les paroles sont écrites par René Le Peltier, remporte un très grand succès dans les cafés-concert en 1911. « Bonsoir M’amour, bonsoir ma fleur / bonsoir toute mon âme / Ô toi qui tiens tout mon bonheur / dans ton regard de femme / de ta beauté, de ton amour / si ma route est fleurie / je veux te jurer, ma jolie / de t’aimer toujours. »

Les paroles de ce qui s’impose comme la chanson de Craonne « définitive » proviennent pour l’essentiel d’un texte antérieur, un morceau appris par cœur et transmis oralement par les combattants dès 1915. Son titre, Chanson de Lorette, se réfère aux violents combats qui ont lieu en Artois, autour de Notre-Dame de Lorette, au printemps 1915.
Au gré des affections et des aléas du conflit, le texte initial de la chanson de Lorette se transforme. De nouveaux couplets apparaissent, alors que le plateau mentionné dans le refrain se situe tantôt en Artois, tantôt en Champagne ou dans le secteur de Verdun. Les paroles de la version ci-dessous se réfèrent à la défense du fort de Vaux (au nord-est de Verdun) , attaqué par les Allemands à partir du 9 mars 1916.
« Quand on est au créneau,[ouverture dans le parapet de la tranchée]
ce n’est pas un fricot, [un passe-droit]
d’être à quatre mètres des Pruscaux. [les Prussiens]
En ce moment la pluie fait rage,
si l’on se montre c’est un carnage.
Tous nos officiers sont dans leurs abris
en train de faire des chichis.
Et ils s’en foutent pas mal si en avant d’eux
il y a de pauvres malheureux,
tous ces messieurs là encaissent le pognon
et nous pauvres troufions [fantassins]
nous n’avons que cinq ronds.
 
refrain
Adieu la vie, adieu l’amour / adieu toutes les femmes / c’est pas fini, c’est pour toujours / de cette guerre infâme / c’est à Verdun, au fort de Vaux / qu’on a risqué sa peau / nous étions tous condamnés, / nous étions sacrifiés. »
Ce couplet exprime une critique virulente des officiers, absente des autres versions connues.
Il faut attendre 1917 pour que le texte se stabilise comme le prouvent les lettres saisies au cours de l’année.
Pour en savoir plus le site de l’histgeobox

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