Les européens dans le peuplement de la terre

L’Europe est un vieux foyer de peuplement qui a connu un phénomène d’émigration massif au XIX°s. Comment un si petit continent a-t-il fait pour disséminer sa population sur l’ensemble de la planète?

La  croissance démographique

La croissance démographique européenne s’est réellement accélérée à partir de l’époque moderne, connaissant des épisodes de crises démographiques comme la peste noire ou de croissance démographique.

C’est la TRANSITION DEMOGRAPHIQUE à partir du milieu du XVIII°s qui permet une accélération de la population européenne.

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l’Europe, un foyer d’émigration

Entre 1820 et 1920, près de 60 millions d’Européens émigrent. Plus de la moitié partent pour les EU, plus du cinquième vers l’Amérique latine, à l’exception de la France. La population européenne croient plus vite que la croissance économique, alors des européens partent. Les causes sont diverses : pauvreté, persécutions (juifs en Pologn ), espoir de faire fortune. C’est la révolution des transports qui va permettre ces déplacements.

les Irlandais sont un cas à part :

En mars 1847, le grand homme politique britannique William Gladstone partage avec son ami (et futur cardinal) Henry Manning ses réflexions sur ce qu’il nomme la « plus grande horreur des temps modernes ». Comment expliquer que, « dans une période d’abondance, dans le pays le plus prospère de notre époque, un peuple meure de faim » ? Gladstone évoque la famine qui sévissait alors en Irlande depuis l’automne 1845. Au début des années 1850, le bilan démographique et social de cette catastrophe est déjà très lourd et représente un million de morts et un million et demi d’émigrés pour un pays qui comptait 8,5 millions d’habitants en 1841.

C’est le mildiou, maladie due à un champignon parasitaire, qui est à l’origine de la « famine de la pomme de terre ».(..) Les petits paysans irlandais sont particulièrement affectés car, depuis le début du XIXe siècle, l’essentiel de leur régime alimentaire repose sur la consommation de cette denrée.(..) l’Irlande avait déjà connu des épisodes de famine dans les années 1720, 1730 et 1810 par exemple -, mais les récoltes des années 1846, 1848 et 1849 sont également décimées. Le parasite n’est pas identifié comme tel immédiatement, empêchant qu’il soit endigué (…)La famine tue de deux manières : on estime que deux tiers des victimes meurent littéralement de faim (oedème et dysenterie) et qu’un tiers succombent à toutes les épidémies (choléra, typhus, fièvres) qui se propagent aisément au sein d’une population très affaiblie et concentrée dans les asiles pour pauvres et les grandes villes.(…) Sous le gouvernement du libéral John Russell (1846-1852), l’aide étatique est réduite au strict minimum. Seules les soupes populaires permettent, un temps, de contrer chez certains pauvres les effets les plus sévères de la dénutrition (Soup Kitchen Act, 1846-1847)

Martin Scorsese n'a-t-il pas un peu poussé le bouchon?

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