La fin des régimes totalitaires

Pour Italie et Allemagne , défaite = fin du régime totalitaire , mais ce n’est pas si simple c’est le  début d’une nouvelle phase = dénazification or la spécificité d’un régime totalitaire = fonder un homme nouveau , il faut donc faire une contre-propagande

URSS Poursuite du régime , mort de Staline en en 1953 mais poursuite du régime même si abandon terreur de masse et culte du chef .En 1956 KHROUCHTCHEV amorce un processus de déstalinisation : objectif améliorer la vie quotidienne des soviétiques pour se concentrer sur les objectifs politique .Destalinisation abandonnée lorsque Brejnev arrive au pouvoir en 1964.Il faut attendre l’arrivée au pouvoir de GORBATCHEV en 1985 pour voir relancer le projet de KH , soit amélioration du quotidien des soviétiques et relance idéologique pour adhésion et non contrainte du communisme .Mais l’URSS est exsangue et va s’effondrer .

Deux temporalités et des acteurs différents .

Comment déconstruire et rebâtir sur les ruines d’un Etat totalitaire ?

La dénazification de l’Allemagne

Dès 1943, la déclaration de Moscou marque l’intention des Alliés de juger les crimes et atrocités perpétrés par les  » officiers et soldats allemands et les membres du parti nazi « . A la fin de la conférence de Postdam (17 juillet-2 août 1945), ils affirment la responsabilité du peuple allemand, s’engagent à dissoudre toutes les institutions nazies,à juger tous ceux qui auraient participé à des atrocités ou des  » crimes de guerre  » et à démocratiser l’Allemagne.
Ils décident alors d’appliquer les « quatre D » : Démocratiser, Démilitariser, Décartelliser l’économie et Dénazifier l’Allemagne. Il s’agit d’interdire le Parti nazi (8,5 millions de membres) et de punir les principaux cadres du régime hitlérien sans provoquer d’épuration massive. Le procès de Nuremberg juge vingt-quatre responsables du IIIe Reich, accusés de crimes contre l’humanité (terme créé spécialement pour la situation), de crimes contre la paix et de crimes de guerre.
L’idée de juger les principaux responsables nazis s’impose pendant la guerre. Cette idée, sans précédent dans l’histoire, s’explique par le caractère total du conflit. Le procès commence officiellement le 20 novembre 1945 et se termine le 1er octobre 1946. Il est alors suivi par le monde entier.

Le procès concerne vingt-quatre responsables politiques (dont le numéro deux du régime hitlérien, Hermann Goering, chef de la Luftwaffe), militaires et économiques. Il concerne aussi quatre organisations : les SS et le SD (service de sécurité de la SS). À l’annonce des accusations, tous plaident non-coupables, invoquant soit leur absence de responsabilité personnelle, soit leur devoir d’obéissance aux ordres. La « solution finale » est alors évoquée, appuyée sur des témoignages des victimes qui avaient réussi à survivre à l’holocauste. Au cours du procès, d’innombrables atrocités sont présentées devant un public choqué. Un nombre considérable de documents incontestables signés par les accusés prouve leur responsabilité.

La plupart des nazis nient l’évidence et la réalité des faits. À propos de la Shoah, certains nazis « ne savaient pas qu’il existait une politique visant à l’extermination des Juifs » et se contentent de reconnaître les « abus » de cette période. Les Soviétiques cherchent à faire porter la responsabilité du massacre de Katyn aux responsables nazis (22 000 officiers polonais y furent exécutés au printemps 1940 par le NKVD). Ce n’est qu’en novembre 2010 que la Russie en reconnaît la responsabilité.

Les sentences sont rendues le 1er octobre 1946 : 12 condamnations à mort par pendaison (Goering échappe à l’exécution en se suicidant la veille) ; des peines de prison variant de 10 ans à la perpétuité pour la plupart ; 3 acquittements. Le NSDAP, la Gestapo, les SS et le SD sont jugés « organisations criminelles » la réalité incontestable du génocide est remise en cause par les révisionnistes qui s’efforcent de décrédibiliser la valeur des témoignages des survivants ou encore par les négationnistes qui nient l’existence même du génocide.

https://education.francetv.fr/matiere/epoque-contemporaine/premiere/article/les-proces-de-nuremberg

Malgré tout, l’« esprit » de Nuremberg a survécu : impossible à mettre en place pendant la guerre froide, deux tribunaux internationaux ont été créés depuis la fin de cette période. Ils ont jugés les criminels de guerre de l’ex-Yougoslavie en 1993 et du génocide rwandais en 1994. La Cour pénale internationale a été créée en 2002 à la Haye.

Mais la denazification est inachevé .Chaque allemand doit répondre à un questionnaire :

5 000 allemands sont condamnés par les tribunaux alliés , dont 800 à mort pour 486 exécutés .Des visites de camps sont organisés , des documentaires sont projetés , il s’agit de réeduquer la population allemande

Mais c’est insuffisant , les alliés doivent conserver des cadres administratifs , la guerre froide relègue au second plan cette dénazification .

Le labyrinthe du silence , retour sur le procès de Francfort

Guillaume Mouralis est chargé de recherche au CNRS, membre de l’Institut des Sciences sociales du Politique (CNRS / Université Paris Ouest Nanterre

Comment résumer l’importance du procès de Francfort en 1963, dont la préparation est relatée par le film Le Labyrinthe du silence ?

Ce procès est le plus important des trois procès impliquant des employés du camp d’Auschwitz qui se sont déroulés à Francfort dans les années 60. Il a duré de décembre 1963 à août 1965, soit pendant presque deux ans. Parmi les accusés figure notamment Robert Mulka, l’adjoint du dernier commandant d’Auschwitz. Le procès de Francfort est décisif dans l’histoire de la mémoire du nazisme en Allemagne. Le camp d’Auschwitz est alors apparu comme l’un des principaux centres de mise à mort pendant la guerre.

Dans quel contexte s’inscrit-il ?

Il intervient deux ans après le procès d’Eichmann à Jérusalem, qui a fait connaître le camp d’extermination d’Auschwitz, devenu depuis le symbole du génocide des juifs. Il s’ouvre 20 ans après les grands procès de Nuremberg (1945) et de Tokyo (1946). Deux procès contre la direction du camp d’Auschwitz avaient également eu lieu en Pologne à la fin des années 40 (Procès de Cracovie).

Au cours des années 50, le Bundestag (parlement allemand) avait pourtant abrogé tous les décrets édités par les puissances alliées, et abandonné les poursuites pour les crimes commis sous le nazisme.

En 1949, lors de la création de la République fédérale d’Allemagne (RFA), la politique du chancelier Konrad Adenauer repose sur la réintégration massive des Allemands ayant fait l’objet de procédures d’épuration, et sur l’oubli de la période du nazisme. De 1952 à 1958, la justice ouest-allemande condamne seulement quelques dizaines de personnes pour assassinats commis sous le IIIe Reich.

 

Une sortie progressive du totalitarisme en URSS

Au lendemain de la seconde guerre mondiale , L’URSS est puissante , Staline règne en maitre , pas question d’envisager la sortie du totalitarisme , au contraire , l’URSS s’étend au détriment des pays d’Europe centrale .

La mort de Staline en 1953 démontre son emprise sur les soviétiques mais aussi la fascination qu’il pouvait exercer en Europe occidentale .

  • un système économique , social et politique  en crise
    • 1956  Khrouchtchev initie la destalinisation mais l’arrivée au pouvoir de Brejnev en 1964 réduit à néant ses efforts en stoppant toutes les réformes

  • L’économie est en mauvais état , la pénurie est régulière et le niveau de vie des soviétiques stagne
  • Lorsque Brejnev meurt en 1982, 2 vieillards lui succèdent : Andropov et suite à sa mort en 1985 Tchernenko prend les rênes mais meurt rapidement
  • 1985 arrivée de Gorbatchev au pouvoir
  • reportage datant de 1987

  • Des réformes économiques : la PERESTROIKA  : attirer des investisseurs étrangers , autoriser la petite propriété , lutte contre l’alcoolisme
  • des réformes politiques : GLASNOT : retour à la liberté d’expression
  • Des réformes constitutionnelles :Le 26 mars 1989, Gorbatchev créa une nouvelle Assemblée législative : le Congrès des Députés du Peuple d’Union Soviétique dont les deux-tiers étaient des membres élus au suffrage universel, à bulletin secret, sur candidatures multiples. Les premières élections législatives révélèrent l’échec des candidats de Gorbatchev et l’émergence des réformateurs et des nationalistes. Son gouvernement apparut trop modéré pour des réformateurs, partisans d’une économie libérale, et trop réformateur pour ceux qui souhaitaient un retour au communisme.En mars 1990, Gorbatchev fait une réforme constitutionnelle : il crée un poste de Président de l’URSS et diminue le rôle dirigeant du chef du Parti communiste de l’Union soviétique. Le 14 mars 1990, le Congrès des Députés du Peuple élit Gorbatchev pour un mandat de cinq ans. L’élection suivante (1995) était prévue au suffrage universel13. Pourtant, le 1er mai de la même année, il est hué par certains de ses concitoyens. En effet, il est très impopulaire aux yeux des conservateurs du Parti qui le considèrent comme le fossoyeur du régime soviétique.
  • Retour du dialogue avec les occidentaux mais fragilisation au sein de L’URSS

La nostalgie de Staline perdure encore aujourd’hui

Bilan des Etats totalitaires

 

 

 

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