Des territoires inégalement intégrés à la mondialisation

Territoire. généralement associé à un sentiment d’appartenance identitaire au lieu considéré ;

le processus de territorialisation se fonde sur des pratiques d’organisation, de gestion, d’administration, d’aménagement, et d’appropriation par un groupe social de l’espace sur lequel il vit et agit.

Rappel fonctionnement de la mondialisation : flux +DIT= infrastructures /ports/Usines DONC impact sur les territoires puisque création infrastructures .

États en concurrence à l’échelle mondiale face aux FTN /choix et donc hiérarchisation des territoires.

Ne pas oublier les Espaces maritimes parce que le commerce maritime est important (80% des échanges de marchandises )et donc les façades CQFD

Quelle hiérarchisation des territoires est mise en place par la mondialisation ?

Les centres d’impulsions majeurs

Les 3 grandes aires de puissance

manuel magnard

La localisation du siège social d’une entreprise indique généralement le pays où la firme s’est initialement développée. Dans ce cadre, on  observe que la domination américaine est forte (plus du quart des FTN), ainsi que l’importance des FTN au sein de l’UE et du Japon, cet ensemble ( EU/Canada; Europe occidentale et Japon ) est nommé TRIADE. Mais apparait une nouvelle carte créant une nouvelle triade . Montent les nouveaux pays du Nord (Corée du Sud, Taïwan), des puissances émergentes (Brésil, Inde) et plus particulièrement la Chine (elle a plus de FTN que le Japon).

Néanmoins, l’opposition Nord-Sud reste d’actualité: l’Afrique n’a pas de FTN d’envergure , l’Amérique latine et l’Asie du Sud sont quasi absentes (hors Brésil et Inde).

À l’échelle des métropoles qui abritent les sièges sociaux des FTN, Tokyo et Beijing devancent New York vu leur poids économique ou politique dominant alors que la force de la métropolisation états-unienne apparaît, puisque 7 métropoles accueillent au moins 5 sièges sociaux. On retrouve le même polycentrisme dans l’Europe rhénane en opposition au poids de la capitale en France, Espagne ou Angleterre. Plusieurs métropoles du Sud émergent: Mexico, São Paulo en Amérique latine, Mumbai en Inde, Shanghai en Chine.

TRIADE : Couramment utilisée par les géographes, l’expression de Triade désigne les trois principales régions qui concentrent les activités, les échanges et les pouvoirs de décision dans le monde : à savoir l’Amérique du Nord, l’Europe occidentale et l’Extrême-Orient autour du Japon.

Nouvelle triade : EU/Europe /Asie Orientale

Une multipolarité des aires de puissance

La montée des pays émergents conduit à un monde polycentrique:

Les BRICS , c’est quoi ? Attention en géo nous parlons plutôt de pays émergents car les taux de croissance sont essentiellement des indicateurs économiques et non géographique .

  • les pays émergents sont partenaires mais aussi concurrents
    • Utilisation des avantages comparatifs par les FTN : MO qualifiées ou non , matières premières..
  • Nous constatons une augmentation des échanges avec des logiques régionales dans le cadre des associations de libre échange régionale  : Asean/Mercosur/ UE

DONC organisation régionale non figée//dynamique

Exemple Asie

Les situations sont fluctuantes, le Brésil devient en 2011 la 6ème puissance mondiale en dépit de faiblesse sociale  :

Mais en 2018, l’économie brésilienne n’a pas décollé même si certains aspects de l’économie sont florissant ( agriculture ) .

Les espaces moteurs de la mondialisation

Archipel mégapolitain mondial

Olivier Dollfus propose en 1996 la première théorisation rigoureuse de l’AMM constitué de « l’ensemble des villes qui contribuent à la direction du monde ». Symboliques des processus de globalisation, elles favorisent la synergie entre les diverses formes du tertiaire supérieur et du « quaternaire » (recherche, innovation, activités de direction). Ces espaces urbains fonctionnent en système, d’où l’image d’un archipel constitué d' »îles » qui concentrent entre elles l’essentiel du trafic aérien et des flux de télécommunication : 90 % des opérations financières s’y décident et 80 % des connaissances scientifiques s’y élaborent. Olivier Dollfus en identifie une demi-douzaine.

Les villes de l’AMM sont donc d’abord des métropoles mondiales, des « villes mères », productrices d’activités et de richesse. Ainsi le PUB (Produit Urbain Brut) de l’agglomération de Tokyo est quasi égal au PIB de la France et il est deux fois supérieur à la richesse globale de la Chine, celui de New York est près de trois fois supérieur au PIB de l’Inde, etc. ..

METROPOLISATION: mouvement de concentration de populations, d’activités, de valeurs dans des ensembles urbains de grande taille.

Seuls les lieux combinant diversité et complexité sociales, proposant un tissu d’inter-relations intégrées et denses qui relèvent parfois de contacts hasardeux ou aléatoires, peuvent prétendre intégrer cet AMM.

Les métropoles mondiales comme Londres sont en concurrence permanente, par exemple, Londres en 2014 est en pleine expansion, un nouveau Manhattan européen ? Mais c’était avant le Brexit

Les métropoles mondiales modernisent en permanence leurs infrastructures 

le rôle des façades littorales

Une façade maritime est un espace littoral d’échanges et de production (comportant de grands organismes urbains et portuaires) jouant le rôle d’interface entre un arrière-pays continental (hinterland) et un avant-pays maritime (foreland).

Les grandes façades maritimes du monde se trouvent dans l’Atlantique (Northern Range de la mer du Nord de Dunkerque ou du Havre à Hambourg, façade atlantique de l’Amérique du Nord du Saint-Laurent au golfe du Mexique), et de plus en plus dans le Pacifique (façade occidentale de l’Amérique du Nord du Puget Sound à la Californie, façade de l’Asie orientale de la Corée du Sud à Singapour).

Shanghai:

Le port de conteneurs en eaux profondes de Yangshan, ouvert en 2005, est devenu le principal équipement portuaire de Shanghai, complétant celui de Waigaoqiao dans l’estuaire du Yangzi et permettant à Shanghai de devenir le premier port mondial pour les trafics globaux de marchandises et le trafic de conteneurs. Le port apparaît bien adapté à la nouvelle donne du transport maritime marquée par la course au gigantisme (jusqu’à 18 000 conteneurs en 2014). Le quai est rectiligne, très long, et peut accueillir plusieurs navires en même temps, la grande quantité de portiques permet d’accélérer le (dé)chargement des conteneurs – qui peuvent s’accumuler vu la profondeur importante du terre-plein. La situation en pleine mer offre une profondeur permettant d’accueillir les plus gros navires en permanence, sans les contraintes que connaissent les ports d’estuaire. L’accès au continent à partir du port de Luchaogang par un pont autoroutier de plus de 30 km expose cependant le trafic portuaire à des risques de blocage d’origines diverses (typhons, accidents routiers, grèves). Les travaux gigantesques, au lourd impact financier, environnemental et humain (déplacement de villages de pêcheurs), témoignent du mode de développement actuel du pays.

La firme CSCL, d’origine shanghaienne, est devenue le 9e armateur de conteneurs et constitue la 2e compagnie chinoise derrière COSCO, dont le siège est à Beijing. Les lignes CSCL relient Shanghai aux ports chinois et d’Asie orientale ainsi qu’à ceux des autres grandes façades (Northern Range en Europe, côtes nord-américaines). Elles sont dans la logique de la hiérarchisation du trafic conteneur à partir de lignes Tour du monde qui s’articulent sur des hubs régionaux comme Colombo pour l’Asie du Sud ou Rotterdam pour l’Europe occidentale.

L’importance du nouveau quartier de Pudong, au cœur de la dynamique d’insertion de la Chine dans la mondialisation voulue par le pouvoir politique, porte ouverte sur les flux mondiaux financiers (Lujiazui), aéroportuaires, portuaires (Waigaoqiao) et grand espace industriel qui attire depuis vingt ans les IDE (firmes américaines et européennes). L’ouverture en 2013 d’une zone franche de 28 km², associée aux espaces portuaires et aéroportuaires, devrait y favoriser l’essor des services financiers. Pudong est aussi destiné à devenir un pôle touristique. (Parc Disney fin 2015, 7 millions de visiteurs annuels attendus.) Les «réalisations architecturales» symbolisent cette émergence de type CBD, comme le prouve la photographie de la page 86 de votre manuel . Celle-ci montre une skyline qui n’a rien à envier aux métropoles nord-américaines : quatre tours, trois de plus de 400 m et une de plus de 600 m en construction à droite de la photographie dominent la forêt de gratte-ciel qui s’est substituée à un paysage d’immeubles aéré qui existait encore à la fin des années 1980.

Shanghai est devenue une grande place aéroportuaire depuis l’ouverture en 2001 de l’aéroport international de Pudong (45 millions de passagers en 2012) qui a fortement développé la capacité de trafic du premier aéroport de la ville, Hongqiao, situé à Puxi. Il a une double fonction d’aéroport international et de hub chinois et asiatique qui témoigne de son insertion dans le réseau des villes mondiales, le reliant aux principales métropoles asiatiques, états-uniennes et européennes. Depuis le 1er janvier 2004, l’aéroport de Pudong est relié à Shanghai par un train magnétique, le Maglev (vitesse de 30 km en 7 min). DHL, leader mondial du fret aérien, a établi à Pudong en 2012 sa plus importante plateforme asiatique.

Les espaces maritimes

les reflets de la mondialisation

Espace maritime= 70% de la superficie de la planète. Son contrôle est une source de puissance pour les Etats  pénalisant les états sans accès maritime.d’autant plus que les espaces maritimes regorgent de ressources 

Grandes routes maritimes sont les artères de la mondialisation puisque les transports de marchandises sont à 80% maritimes.

Ressources importantes 34% réserves pétroles sont off-shore /30% réserves de gaz sont off-shore /Dvlpt éolien off-shore/Depuis 1970×3 tonnage en poissons+ cable internet sous-marins + developpement des fermes aquacoles /aquaculture , sans oublier l’usage de plus en plus répandu des algues , bref les espaces maritimes suscitent des convoitises 

Importance du contrôle des routes maritimes

Le collier de perles chinois , objectif sécuriser les routes maritimes et l’économie chinoise

Garder la liberté de navigation, assurer la sécurité des approvisionnements et donc sécuriser les points de passage — du détroit de Malacca à celui d’Ormuz, sans oublier celui de Bab Al-Mandeb —, tels sont les objectifs d’une Chine qui modernise rapidement sa flotte. A l’est, elle n’a pas accès à la haute mer, qui reste contrôlée par le Japon et la marine américaine. A l’ouest et au sud, les Etats-Unis ont consolidé leur stratégie d’encerclement et renforcé leur coopération militaire (en Australie, au Vietnam…). Pékin cherche à desserrer l’étau et construit des points d’appui (militaires et portuaires) au Cambodge, au Bangladesh, au Pakistan… jusqu’à Port-Soudan — ce que l’on appelle le « collier de perles (…)

ZEE , un 1/3 des espaces maritimes est territorialisé.164 pays adhèrent à la convention de Montego bay signé en 1982 sous l’égide de l’ONU et rentrée en vigueur en 1994 ! D’après cette convention, l’Etat riverain exerce une souveraineté totale dans les eaux territoriales ( douane, fisc, immigration, ressources..). La ZEE ( jusqu’à 200 miles du rivage ) peut susciter des tensions comme entre la Chine & le Japon ou la Russie qui réclame une extension de sa ZEE arctique.

Les ZEE sont parfois  l’objet de rivalités entre Etats

Les chinois n’hésitent  pas à utiliser une collaboration cinématographique pour asseoir leur légitimité

 

une nouvelle route ?

La Nasa a publié, dans la nuit de vendredi à samedi 20 août, une photographie satellite du nord du Canada, qui révèle que la fonte des glaces offre cet été une voie navigable viable reliant le nord de l’Atlantique au nord du Pacifique. Un signe du réchauffement climatique, selon l’agence spatiale américaine. Derrière, les enjeux géostratégiques sont majeurs.

En 2007, puis en 2012 déjà, cette voie maritime au cœur de l’Arctique s’était ouverte au passage de bateaux scientifiques. Cet été, pour la première fois, c’est un paquebot de croisière de luxe, parti de Sidney direction New York, qui a emmené un millier de passagers à travers ces territoires méconnus et surtout très convoités.La fonte des glaces du passage du Nord-Ouest, observée par la Nasa, réduit potentiellement de 8 000 kilomètres le trajet entre Londres et Tokyo. Un gain de temps considérable pour le commerce international, si les marins venaient à s’équiper de bateaux adaptés à la traversée polaire. La Russie s’est par exemple déjà manifestée par le passé.Sauf qu’il y a contentieux, les Etats-Unis souhaiteraient que ce passage lucratif soit considéré comme un détroit international ouvert bien sûr au commerce mondial, mais aussi à ses frégates militaires, et à ses entreprises pétrolières ou minières.

Une vision disputée par le Canada, qui considère que le passage de l’Arctique traverse ses eaux intérieures. Ce pays considère donc qu’il est le garant de ce passage, et qu’il en va de sa souveraineté nationale.Le contrôle du passage du Nord-Ouest est devenu une priorité nationale, et surtout militaire : augmentation des patrouilles, des exercices et de la surveillance aérienne canadienne, pour éviter que cette voie ne devienne, à terme, une autoroute maritime sans foi ni loi.

http://www.rfi.fr/ameriques/20160820-arctique-fonte-glaces-rechauffement-climatique-passage-nord-ouest-nasa

Quant au passage du Nord-Est les Russes et les chinois se réjouissent de cette opportunité.

Les territoires en marge

les espaces continentaux

Les espaces enclavés sont encore faiblement intégrés à une mondialisation qui s’appuie essentiellement sur les façades maritimes.

L’exemple de la MONGOLIE

Avec la plus grande réserve de charbon au monde, des mines de cuivre, d’or et des gisements de pétrole dans le désert de Gobi, la Mongolie est un pays gâté en matières premières. Malgré cela, le taux de croissance a du mal à décoller et 36% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. De plus, le fait que la Mongolie soit un pays enclavé ne lui facilite pas la tâche.

Ancien pays satellite de l’URSS, elle entretient aujourd’hui de bonnes relations avec la Russie. Les Russes voient dans la Mongolie un point de passage pour acheminer leur gaz et leur pétrole vers la Chine.

La Chine reste le premier partenaire commercial de la Mongolie. Les deux plus grandes mines du pays, Tavan Tolgoi et Oyu Tolgoi situées à proximité de la frontière chinoise, sont idéalement positionnées pour alimenter les importations chinoises de matières premières, notamment en charbon. En effet, la Chine a besoin du charbon mongol pour son industrie sidérurgique (les chinois sont les premiers producteurs d’acier au monde). La Mongolie est donc extrêmement dépendante de la Chine.

La gestion des infrastructures est un point à régler d’urgence si la Mongolie souhaite se délivrer de cette dépendance économique. En 2010, le projet ferroviaire de la « route de la steppe » a été imaginé. Une ligne de chemin de fer devait relier la Mongolie d’est en ouest. Mais ce projet, jugé trop coûteux et pas assez rentable a vite été abandonné. Pour l’instant la seule voie de chemin de fer relie la Russie et la Chine du nord au sud et passe par la capitale Oulan-Bator.

Les PMA

Cet acronyme, forgé en 1971 par le Conseil Économique et Social de l’ONU, rassemble 47 pays en « difficulté » (contre 21 pays lors de sa création). Les PMA, ou Least Developed Countries en anglais, sont le dernier étage de la fusée des pays en développement, soit selon l’ONU le « maillon le plus faible et le plus pauvre » de la communauté´ internationale

Parmi les handicaps structurels que cumulent ces pays, l’ONU recense :

– un faible niveau de vie (leur PIB est inférieur à 745 dollars US par personne)
– une indigence des ressources humaines, traduite par un indice composite qui intégre la mortalité infantile, la nutrition ou encore le taux de scolarisation, ce qui rappelle en partie l’Indicateur de Développement Humain utilisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ;
– le manque de diversification économique ou la « vulnérabilité économique » résultat de trois composantes : la taille et la fréquence des chocs exogènes, l’exposition du pays aux chocs, et sa résilience ou sa capacité à réagir aux chocs ;
– enfin, une population inférieure à 75 millions de personnes.

Désavantagés dans leur processus de développement, ces États peinent à s’extirper de la pauvreté. C’est dans ce cadre qu’ils nécessitent un appui particulier de la part de la communauté internationale. Les principaux programmes de soutien liés au statut de PMA confèrent ainsi des préférences commerciales, l’aide publique au développement, l’allègement de la dette ou encore une assistance technique. 

 

Les PMA sont parfois à l’écart de la mondialisation, parfois essentiellement parce que si un pays possède des ressources naturelles comme le Mali, il est intégré à la mondialisation sauf que ses habitants n’en profitent pas.

D’autres comme Haïti ne peuvent se relever d’une catastrophe naturelle faute de structure étatique fiable .

Les zones grises sont intégrés dans la mondialisation mais une mondialisation illégale, des zones de non-droit, du trafic d’armes, de stupéfiants, c’est le cas de certaines zones d’Afghanistan .

il y a aussi le cas de la Corée du Nord, dont nous avons peu de données statistiques, mais qui se tient volontairement en dehors de la mondialisation puisque l’objectif est l’autarcie même si Jim Jong Un semble vouloir s’ouvrir au reste du monde , enfin pas trop quand même .

Les oubliés de la mondialisation ou plus précisemment une mondialisation fluctuante

En 2013, Détroit est la plus grande ville américaine à se déclarer en faillite. Un effondrement stupéfiant pour cette cité industrielle « phare » de presque tout le XXe siècle, symbole de l’éclatante réussite des grands groupes automobiles américains.

Le terme de « shrinking city », traduit par ville rétrécissante ou ville en déclin désigne les conséquences d’un phénomène de rétrécissement urbain, le shrinkage, qui touche les villes sur trois plans : démographique, par la perte de population ; économique, par la perte d’activités, de fonctions, de revenus et d’emplois ; et social, par le développement de la pauvreté urbaine, du chômage et de l’insécurité. Les shrinking cities sont d’abord associées au « déclin urbain » ou encore à la « décroissance urbaine » des villes industrielles états-uniennes et allemandes (schrumpfende Städte) dans les années 1970-1980 et touchent désormais un certain nombre de grandes villes du monde, d’abord européennes et, depuis les années 1990, des pays émergents.

Ainsi, par exemple les shrinking cities de la Rust Belt sont marquées depuis les années 1970 par la perte d’activités, de revenus et d’emplois, ainsi que par le déclin démographique, tant au profit des suburbs que des villes de la Sun Belt. Baltimore, Cincinnati et Philadelphie ont ainsi perdu plus de 20 % de leur population entre 1970 et 2000 ; Détroit, Cleveland, Pittsburgh et Buffalo plus de 30 % et St Louis 44 %. Dans ces villes, le tissu urbain hérité est aujourd’hui surdimensionné par rapport au nombre d’habitants, et beaucoup de logements sont vides (les vacants en anglais)
Le phénomène de rétrécissement se concentre sur certains quartiers des villes en déclin : on parle de « shrinking neighborhoods » aux Etats-Unis. Il s’agit alors souvent des ghettos noirs des villes du Nord-Est.

Les shrinking cities sont souvent liées à la périurbanisation, qui engendre conflits et crises financières dans les villes centres. Mais l’étalement urbain ne traduit pas nécessairement une perte de richesse et permet une approche des shrinking cities moins catastrophiste que celle du « déclin urbain ».
À l’échelle globale, les shrinking cities peuvent être analysées comme une manifestation spatiale de la mondialisation pour les villes n’arrivant pas à trouver leur place dans l’internationalisation de la compétitivité économique et peinant à se connecter aux réseaux globaux. Une autre interprétation s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle certaines sociétés comme la société allemande, voire européenne connaissent un « tournant démographique » dont les répercussions se lisent sur le plan spatial.

geoconfluence

Mais Detroit se relève !

Mais il n’y a pas que les milliardaires qui investissent , les habitants ont fait preuve d’ingéniosité .

Conclusion

les territoires de la mondialisation démontrent la hiérarchisation et la spécialisation des territoires induit par la mondialisation et les stratégies des acteurs ( FTN , Etats ) . Mais cette hiérarchisation n’est pas immuable et concerne des territoires à de multiples échelles .

 

territoire mondialisation NGD2017 2018

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *