Asie Du Sud et de l’Est , les défis de la croissance économique et du développement durable

Les défis de la croissance économique

un pôle majeur de la mondialisation

La Chine représente  40 % /50% de la croissance mondiale et l’Asie 66 % (avec en outre 20 % pour l’Inde 6 % pour l’ASEAN). L’Asie en développement reste de loin la région la plus dynamique avec une croissance de 6,4 % en 2016 qui se tassera un peu en 2017. L’Inde a coiffé la Chine à la première place.( source : Dans son rapport d’octobre 2016 sur les perspectives de l’économie mondiale (World Economic Outook – WEO) FMI)

Grâce à une production industrielle diversifiée ( charbon, textile, informatique, construction navale ..) elle est devenue l’« usine du monde  » .Elle est au cœur des échanges internationaux mondiaux ( marchandises  , matières premières et flux financier ).

L’Asie est le continent qui connaît la croissance économique la plus forte .Partie du Japon et de son modèle de croissance dit en vol d’oie sauvage , relayé par les Dragons (NPI) , elle s’est progressivement diffusée dans les pays voisins .

Les économies asiatiques sont fortement littoralisées , le choix de la conteneurisation dès les années 80 ainsi que les nombreux investissements en infrastructures portuaires ont favorisé l’émergence de la plus grande interface portuaire du monde .

Des acteurs économiques performants

Le rôle des états a été déterminant dans la réussite de la croissance asiatique .Une politique interventionniste en matière économique a été mis en place , sans oublier le rôle des diaspora ( population émigré) chinoise et indienne dans les investissements régionaux .Des capacités financières considérables leur permettent aujourd’hui d’investir sur les marché européens et américains .

Les grandes firmes transnationales asiatiques se sont imposées sur les marchés mondiaux .Fortune Global 500 est une liste de 500 entreprises mondiales classées selon l’importance de leur chiffre d’affaires. Elle est publiée chaque année par le magazine Fortune De 2001 à 2012, il y a eu un changement significatif dans la répartition géographique des entreprises dans le classement du Global 500. Le nombre de sociétés basées en Amérique du Nord a diminué, passant de 215 en 2001 à 144 en 2011 tandis que la contribution des sociétés basées en Asie a augmenté rapidement, passant de 116 en 2001 à 188 en 2012. La part des entreprises basées en Europe a légèrement augmenté au cours de la décennie, de 158 à 160

les japonais TOYOTA, HITACHI, SONY, les entreprises pétrolières comme SINOPEC ( CHINE) ou PETRONAS ( Malaisie ) , les firmes coréennes SAMSUNG, HYUNDAI, LG ou l’Indien TATA ou bien encore le taiwanais ACER

En 2016, la fête des célibataires – représentés symboliquement par les quatre « 1 » du 11 novembre : 11.11 –, les ventes sur les plates-formes du leader chinois du commerce en ligne avaient atteint l’équivalent de 16,38 milliards d’euros en vingt-quatre heures. Alibaba a battu son record cette année, totalisant samedi l’équivalent de plus de 21,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
De quoi confirmer une année de croissance insolente pour Alibaba. L’entreprise, qui domine le commerce en ligne en Chine, a vu sa valeur doubler à la bourse de Wall Street, au point de détrôner un instant Amazon pour le titre du groupe d’e-commerce le plus cher du monde, à la fin d’octobre. Mais ces résultats ne sauraient satisfaire Alibaba, qui voit plus loin que les 730 millions d’internautes chinois.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/11/11/en-chine-le-jour-des-celibataires-organise-par-alibaba-decroche-un-nouveau-record-des-ventes_5213584_3216.html#f3kDSUGCGF63A8Zf.99
Fevrier 2020 reportage de C Dans l’Air : Impact du coronavirus sur le monde

Un vaste marché mais des inégalités qui se renforcent

Le commerce intra-régional ne cesse de se renforcer , il représente plus de 50% du commerce extérieur .

À sa création en 1967, la principale préoccupation des cinq membres fondateurs de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) est d’ordre politique : aussi leurs ambitions sont-elles modestes sur le plan économique. Selon la Déclaration de Bangkok, le projet original de l’ASEAN avait pour objectif « de favoriser la croissance économique, le progrès social et le développement culturel dans la région et de promouvoir la paix et la stabilité

Après la création de l’ASEAN, il faut attendre dix ans et le sommet de Bali (1976), pour que soient lancées les premières tentatives concrètes de coopération économique.Le lancement de la zone ASEAN de libre-échange (ASEAN Free Trade Area – AFTA) en 1992, marque sans conteste un changement de logique, les pays membres cherchant à adosser l’intégration économique régionale de facto observée jusque-là à des initiatives gouvernementales.

Le projet AFTA est par définition géographiquement limité, et ses objectifs sont modestes, en raison de la forte hétérogénéité du groupe mais aussi de la nature même de l’institution, qui revendique un fonctionnement consensuel (le fameux ASEAN way). L’objectif est de mettre en place une zone de libre-échange ASEAN à l’horizon d’une quinzaine d’années, mais il est prévu de procéder par étapes ; les délais pour l’abaissement des barrières douanières intra-zone à un maximum de 5 % sont initialement fixés à 2008 pour les six pays les plus avancés.

Avec l’AFTA, il ne s’agit pas tant de promouvoir le commerce intrarégional que d’améliorer la compétitivité des économies de l’ASEAN. L’AFTA est perçue comme une réussite, et les États membres de l’ASEAN décideront, lors d’un sommet à Vientiane en octobre 2003, d’aller plus loin encore, et de créer à l’horizon 2020 une Communauté économique de l’ASEAN (CEA), appuyée sur « un marché unique et une base productive intégrée ».la CEA est censée créer un marché unique pour la production et la circulation des biens, des services, du capital et du travail qualifié au sein de l’Association, marquant le point d’orgue d’un long processus d’intégration économique s’appuyant sur la réduction progressive des obstacles aux échanges intra-zone.La logique reste celle d’une zone de libre-échange (et non d’une union douanière) ; enfin l’harmonisation des politiques économiques demeure limitée, et la création d’une union monétaire est hors de question

La relation entre la Chine et les pays de l’ASEAN est complexe et ancienne.Elle est caractérisée à la fois par une forte dépendance économique et une profonde défiance vis-à-vis d’une Chine dont la puissance ne cesse de s’affirmer, souvent au détriment des intérêts de ses voisins de l’ASEAN, comme le révèle son attitude en mer de Chine du Sud. Pékin considère l’Asie du Sud-Est comme son aire d’influence naturelle et l’exprime à travers un discours « asiatique » virulent. Le président Xi Jinping a lancé depuis quelques années un vaste projet stratégique de « Nouvelles Routes de la Soie » dont le volet maritime implique directement la plupart des États de l’ASEAN.

En 2001, la Chine lance une initiative majeure destinée à établir une zone de libre-échange entre elle et l’ASEAN. Des initiatives similaires ont été lancées en réponse par le Japon et la Corée du Sud = ASEAN +3

Australie , Nouvelle Zelande e tl’Inde ont aussi passé des accords de libre échange avec les pays de l’ASEAN = ASEAN +6

La Chine de son côté à créé : l’association de coopération de Shanghai

L’Asie s’impose aussi comme une grande destination touristique , avec la Chine , la Malaisie ou la Thaïlande , Singapour étant un grand centre de tourisme d’affaire ou médical.

Malgré la croissance , les inégalités sociales se renforcent

La croissance a davantage favorisé les citoyens plus riches que ceux du bas de l’échelle des revenus. Ainsi, entre 1988 et 2012, les dépenses de consommation des 5 % les plus aisés ont augmenté de 400 dollars (338 euros) par an, mais de moins de 30 dollars pour les 20 % les plus pauvres et de 60 dollars pour le groupe médian (la moitié de la population gagne plus, l’autre moitié gagne moins).

L’Asie-Pacifique est aussi la région du monde où la fortune des milliardaires croît le plus rapidement : quelque 30 % par an entre 2002 et 2014, selon Forbes. Rien qu’en Thaïlande, celle-ci équivaut à 10 % du produit intérieur brut. Les fortunes accumulées par cette catégorie de super-riches nourrissent l’amertume et le sentiment de déclassement des populations

Du formidable développement économique de l’Asie, on retient généralement qu’il a entraîné une réduction massive de la pauvreté. Mais ce « miracle asiatique » n’en est pas moins menacé par un creusement rapide des inégalités sociales. Tel est le message en forme d’avertissement délivré par la Banque mondiale (BM) : dans un rapport publié lundi 4 décembre, l’institution met en évidence « la concentration croissante de revenus et de richesses au sommet ».Quelque 500 millions de personnes ont été tirées de l’extrême pauvreté dans la région Asie-Pacifique grâce à la croissance spectaculaire enregistrée lors des deux dernières décennies. Une classe moyenne a émergé. Selon les estimations de la BM, environ 60 % des habitants de la zone sont désormais à l’abri du besoin. Ils n’étaient qu’un peu plus de 20 % en 2002.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/12/04/le-creusement-des-inegalites-menace-le-miracle-asiatique_5224464_3234.html#jOgr6TSzssr29OWQ.99

L’Asie , les limites à sa puissance économique

Une grande dépendance à la mondialisation

L’Asie n’échappe pas aux crises économiques mondiales ou au ralentissement de la croissance en Europe ou aux États-Unis

La croissance chinoise est repassée sous 10 % en 2008, pour la première fois en six ans, après avoir brutalement freiné au quatrième trimestre, à son tour victime de la crise financière mondiale
Un des premiers effets de la crise est de réduire la demande des pays occidentaux pour les produits made in China, alors que l’économie du géant asiatique est très dépendante de ses exportations.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/01/22/l-economie-chinoise-rattrapee-par-la-crise_1144916_3234.html#gTqlWEeo0T6QzzDQ.99
N’oubliez pas de vous inspirer des conséquences du COVID – 19 sur l’économie chinoise & mondiale
reportage de février 2020 C dans l’air
L’Asie est fragilisée par la financiarisation extrême de son économie : valorisation des profits à court terme , spéculation, corruption …
Le dynamisme de l’Asie dépend aussi de son approvisionnement énergétique ( charbon, gaz, pétrole ) C’est pourquoi de nombreux pays se tourne vers les énergies nucléaire et renouvelable .

Une insertion inégale des territoires dans la mondialisation

I

  • importance des interface maritimes /mégalopoles et grandes métropoles mondiales
  • Une croissance qui se diffuse vers l’arrière -pays = corridors de développement
  • mais des territoires qui restent en marge de la mondialisation : Corée du N ; Laos ,Népal, Bouthan ..

tensions géopolitiques et dégradation environnementale

Les tensions en mer de chine avec les problèmes de  ZEE

Les frontières sont aussi des zones de tensions comme par exemple entre les deux Corée , entre la Thaïlande et le Cambodge, l’Inde et le Bangladesh ou bien encore l’Inde et la Chine
Sans oublier les minorités d’Asie souvent opprimés
L’Asie est aussi un continent fortement pollué et en première ligne des changements climatiques
L’Indonésie va déplacer sa capitale Jakarta , car les risques d’inondations sont trop important .
CONCLUSION
L’Asie est confrontée à de nombreux enjeux démographique : une transition démographique inachevée , une urbanisation rapide , un déséquilibre des sexes et pour certains pays un vieillissement de la population.cependant ces pays connaissent une des plus fortes croissance économique mondiale même si tous n’en profite pas .Toutefois les facteurs de fragilités sont nombreux aussi bien géopolitique qu’environnementaux .

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