Mes deux filles
Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe,
L’une pareille au cygne et l’autre à la colombe,
Belle, et toutes deux joyeuses, ô douceur !
Voyez, la grande soeur et la petite soeur
Sont assises au seuil du jardin, et sur elles
Un bouquet d’oeillets blancs aux longues tiges frêles,
Dans une urne de marbre agité par le vent,
Se penche, et les regarde, immobile et vivant,
Et frissonne dans l’ombre, et semble, au bord du vase,
Un vol de papillons arrêté dans l’extase.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=NZbfE6Nl3qs[/youtube]
Demain dès l’aube
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=6yLJBH_Pk6E[/youtube]
Léopoldine s’est noyée accidentellement en 1843.
Adèle a terminé sa vie en 1915 dans un hôpital psychiatrique.
Elle était très malade depuis 1858.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=j3PN-IpSFcw[/youtube]
Un lien étonnant, proposé par Tommi :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=wAwFE3MWWGY[/youtube]
Malédiction
Qu’il erre sans repos, courbé dès sa jeunesse,
En des sables sans borne où le soleil renaisse
Sitôt qu’il aura lui !
Comme un noir meurtrier qui fuit dans la nuit sombre,
S’il marche, que sans cesse il entende dans l’ombre
Un pas derrière lui !
En des glaciers polis comme un tranchant de hache,
Qu’il glisse, et roule, et tombe, et tombe et se rattache
De l’ongle à leurs parois !
Qu’il soit pris pour un autre, et, râlant sur la roue,
Dise : Je n’ai rien fait ! et qu’alors on le cloue
Sur un gibet en croix !
Qu’il pende échevelé, la bouche violette !
Que, visible à lui seul, la mort, chauve squelette,
Rie en le regardant !
Que son cadavre souffre, et vive assez encore
Pour sentir, quand la mort le ronge et le dévore,
Chaque coup de sa dent !
Qu’il ne soit plus vivant, et ne soit pas une âme !
Que sur ses membres nus tombe un soleil de flamme
Ou la pluie à ruisseaux !
Qu’il s’éveille en sursaut chaque nuit dans la brume,
Et lutte, et se secoue, et vainement écume
Sous des griffes d’oiseaux !
un poème VICTOR HUGO.
Hé ben ! Lui qui semble si gentil, si doux, ça c’est de la malédiction !
On dirait que Victor Hugo pouvait exprimer une très violente colère aussi bien que l’amour le plus tendre.
Mais à qui s’adresse cette puissante malédiction ?
Victor Hugo peut être tendre ou très énervé ou de la colère tout simplement il a perdu trois enfants quand même.
A ma fille
O mon enfant, tu vois, je me soumets.
Fais comme moi : vis du monde éloignée ;
Heureuse ? non ; triomphante ? jamais.
— Résignée ! —
Sois bonne et douce, et lève un front pieux.
Comme le jour dans les cieux met sa flamme,
Toi, mon enfant, dans l’azur de tes yeux
Mets ton âme !
Nul n’est heureux et nul n’est triomphant.
L’heure est pour tous une chose incomplète ;
L’heure est une ombre, et notre vie, enfant,
En est faite.
Oui, de leur sort tous les hommes sont las.
Pour être heureux, à tous, — destin morose ! —
Tout a manqué. Tout, c’est-à-dire, hélas !
Peu de chose.
Ce peu de chose est ce que, pour sa part,
Dans l’univers chacun cherche et désire:
Un mot, un nom, un peu d’or, un regard,
Un sourire !
La gaîté manque au grand roi sans amours ;
La goutte d’eau manque au désert immense.
L’homme est un puits où le vide toujours
Recommence.
Vois ces penseurs que nous divinisons,
Vois ces héros dont les fronts nous dominent,
Noms dont toujours nos sombres horizons
S’illuminent !
Après avoir, comme fait un flambeau,
Ébloui tout de leurs rayons sans nombre,
Ils sont allés chercher dans le tombeau
Un peu d’ombre.
Le ciel, qui sait nos maux et nos douleurs,
Prend en pitié nos jours vains et sonores.
Chaque matin, il baigne de ses pleurs
Nos aurores.
Dieu nous éclaire, à chacun de nos pas,
Sur ce qu’il est et sur ce que nous sommes ;
Une loi sort des choses d’ici-bas,
Et des hommes !
Cette loi sainte, il faut s’y conformer.
Et la voici, toute âme y peut atteindre :
Ne rien haïr, mon enfant ; tout aimer,
Ou tout plaindre !
Victor Hugo a aussi deux loups en lui……
Il a en fait perdu 4 enfants. Léopold est décédé à l’âge de trois mois. Seule Adèle lui a survécu. Mais dans quel état !
Il a publié « Les Orientales » en 1829 et « les contemplations » en 1856.
Victor Hugo n’ a pas eu une vie facile .
OH non il n’a pas eu une vie facile.
Et la mienne, tu crois qu’elle a été facile ? Je voudrais t’y voir, toi, coincé dans une lampe ridicule pendant des centaines d’années. Mais j’ai résisté ! Pas comme le djinn coca qui s’est embrouillé les nychtémères et qui est devenu méchant.
Je suis pas méchant, mais si tu me cherches tu me trouves. Bon, c’est l’heure d’aller dormir…
Sans aucun doute l’horloge biologique de ce pauvre Tartagueul a été considérablement altérée. Moi c’est l’heure où je me lève 🙂
lé djine de fin de série taizévou ! je suie pls à plaindre keuvou.
Quasimodo ! Retourne immédiatement faire tes devoirs ! Je t’interdis de fréquenter ces personnages qui pourraient avoir une influence néfaste sur la façon de penser que JE t’ai inculquée !
Oui, maître.
Et oh on est sur le blog de V.Hugo pas sur le blog des engueulades !!!! JULIE.T
Julie a raison. Je conseille donc vivement aux génies d’aller régler leurs contes (oui je sais j’ai fait exprès) sur l’espace qui leur est réservé.
Cependant je ne supprime pas leurs interventions car ils sont au coeur du sujet, qui est le sujet du coeur… celui de la difficulté de vivre… Il faudra peut-être penser à ouvrir une page sur les romans : Notre Dame de Paris, l’homme qui rit, les misérables….Mmmmm pas bien gai tout ça…
Vous n’ auriez pas vu ma chèvre ?
Chère Esméralda au coeur pur, clique mon nom et tu la retrouveras…
AH ma chèvre!!!!!! Mais c’est affreux !
Hé Frollo faut pas abuser de
qulequinquelqu’un de très gentil comme Quasimodo. Parce que sinon tu va passer pour une personne méchante et pas gentille.Allez dans la boite à djinn là c’est mes deux filles.
Pas facile de ce
sou-mètresoumettre comme lediserdisait VICTOR HUGO puis après ADÈLE devient folle avectouttous les malheurS qu’elle a eu ……………………….C’est tellement triste… mais si beau aussi…
Si vous avez un moment, allez lire
http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/a_villequier.html
Maintenant que Paris, ses pavés et ses marbres,
Et sa brume et ses toits sont bien loin de mes yeux ;
Maintenant que je suis sous les branches des arbres,
Et que je puis songer à la beauté des cieux ;
Maintenant que du deuil qui m’a fait l’âme obscure
Je sors, pâle et vainqueur,
Et que je sens la paix de la grande nature
Qui m’entre dans le cœur ;
Maintenant que je puis, assis au bord des ondes,
Emu par ce superbe et tranquille horizon,
Examiner en moi les vérités profondes
Et regarder les fleurs qui sont dans le gazon ;
Maintenant, ô mon Dieu ! que j’ai ce calme sombre
De pouvoir désormais
Voir de mes yeux la pierre où je sais que dans l’ombre
Elle dort pour jamais ;
…
Adèle est née à paris le 28 juillet 1830 et baptisée le 19septembre avec comme parrain Sainte-Beuve. Elle meurt le 21 avril 1915 à Suresnes, dans la maison de santé où elle se trouvait depuis la mort de son père. Et le site ou j’ai trouvé ceci est : http://www.victorhugo2002.culture.fr
C’est un lien très précieux, Amandine. Félicitations ! Et merci !
Merci encore !!! …
j’ai pas
lèimpression quèil repond al’impression qu’il répond à la question que j’aiposerposée il nousbourbourre juste le crane pour nous faire croire que l’on a appris quElque chose qui nousinterresseintéresse .Moi ce que je dis c’est que vous devriez juste répondre à nos questions parce qU’on les connait
dejadéjà lespoemepoèmes de Victor Hugo.Quelle était ta question et de qui parles-tu ? J’ai l’impression que tu t’es trompée d’article…
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Voici un exemple de ces nombreux spams que je reçois régulièrement. J’ai naturellement supprimé tous les liens associés car je connais le corbeau et le renard de La Fontaine !
Ma tante a tellement aim
eré ce poème qu’elle me l’a fait enregistrer pourque c’estses élèves elle adore notre site c’est elle qui me l’a dit!le site et le blog elle adore!!!Si tu veux bien, on pourra mettre cet enregistrement sur le blog, et tu peux même choisir une musique pour accompagner… A suivre<
J’adore se site bravo webmaître,Amandine,Marie-Anne,océ,Julie t,Willis,et la sirène de l’espace.Bravo a tous pour ce blog Merveilleux!BRAVO!!!!!!