Exposition du collège du Looweg

Les élèves de troisième du collège du Looweg ont travaillé en collaboration avec les élèves de 1ère de Mme PEPIN du lycée Jean Michel sur la place de la femme dans la société hispanique, depuis la création en Espagne des premières écoles gratuites pour filles à la fin du XVIIIe siècle jusqu’à la situation des femmes en Espagne et en Amérique latine dans notre société contemporaine.
Les élèves de collège se sont centrés principalement sur l’évolution des droits des femmes jusqu’à la 2ème république et sur la période post franquisme, alors que les élèves du lycée Jean Michel ont davantage travaillé la représentation de la femme sous la dictature.

Le travail sur la période antérieure au franquisme a été réalisé à partir de photos, de lois et d’extraits de textes.
Voici quelques extraits des documents présents sur les affiches de l’exposition.

Defensa de la mujer de Feijoo, 1737 “A tanto se ha extendido la opinión común en vilipendio de las mujeres, que apenas admite en ellas cosa buena. En lo moral las llena de defectos y en lo físico de imperfecciones; pero donde más fuerza hace, es en la limitación de sus entendimientos. […] La preferencia del sexo robusto sobre el delicado se tiene por pleito vencido, en tanto grado, que muchos no dudan en llamar a la hembra animal imperfecto, y aún monstruoso, asegurando que el designio de la naturaleza en la obra de la generación siempre pretende varón, y sólo por error ó defecto, ya de la materia, ya de la facultad, produce hembra.

Dans sa Défense de la femme, Feijoo en 1737 lutte contre les préjugés attribués aux femmes. En effet, elles étaient décrites jusqu’alors comme moralement « pleines de défauts », physiquement « pleines d’imperfections » et intellectuellement très limitées. Feijoo dénonce les théories de médecins de l’époque qui pensent que « la femme [est un] animal imparfait, voire monstrueux, […] le dessin de la nature dans l’œuvre de la création est toujours l’homme, et seulement par erreur ou défaut, […] elle produit des femmes »

1783
Creación de escuelas gratuitas para niñas. Se aprende la doctrina católica, los trabajos manuales y la lectura “Artículo XI. El principal objeto de éstas Escuelas [escuelas para las niñas] ha de ser el labor de manos [coser, bordar, hacer encages]; pero si alguna de las muchachas quisiera aprender á leer tendrá igualmente la Maestra obligación de enseñarlas.”
Création d’écoles gratuites pour filles elles apprennent la religion catholique, les travaux manuels (couture, broderie, dentelle) c’est objectif principal de ces écoles et la lecture mais uniquement si une des jeunes femmes le demande.

1912 la ley de la silla

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1936 la loi sur l’avortement

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La société contemporaine a été abordée à partir de photos, d’articles de presse, de dessins humoristiques et de campagnes publicitaires.

 

Les élèves ont travaillé les documents par petits groupes puis à partir des réflexions, la classe a produit une synthèse en espagnol traduite par la suite en français afin que l’exposition soit intelligible par le plus grand nombre.
Lors de l’exposition, nous avons choisi d’intégrer les écrits des élèves dans un décor rappelant un chantier ou des travaux publics afin de suggérer que l’égalité entre les hommes et les femmes est un processus qui se construit chaque jour et tous ensemble.

Voici quelques photos de la préparation puis de l’exposition qui a eu lieu le samedi 28 mars lors des portes ouvertes au collège du Looweg.

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Les femmes et l’Eglise au Moyen Age

Cet article a été écrit conjointement par des élèves de 5eA du collège Pierre Vernotte et de 5eI du collège Paul Vaillant-Couturier.

Le regard de l’Eglise sur les femmes

Selon la Bible, Adam et Eve sont les premiers humains sur terre, ils ont été créés par Dieu. Eve, la femme a été créée après l’homme. Elle est considérée par l’Eglise comme une associée car elle serait issue de la côte d’Adam : elle n’a pas été faite à partir de ses pieds car sinon elle serait soumise à l’homme, ni à partir de son visage car sinon elle serait supérieure à l’homme.

Eve est considérée comme le personnage négatif de l’histoire religieuse car elle s’est laissée tenter par le serpent et a donné le fruit de la connaissance à Adam. C’est elle qui aurait commis le premier pêché des hommes. À l’inverse, Marie est la femme la plus importante de l’Eglise qui est la mère de Jésus et est considérée comme un personnage positif car elle a relevé toutes les femmes de cette honte.

Pour l’Eglise les femmes sont considérées comme des êtres doubles : elles font le bien comme elles peuvent faire le mal. Les femmes doivent pour cette raison être obéissantes aux hommes et les respecter.

Les moniales : des femmes membre du clergé

Le clergé est composé de plus d’hommes que de femmes. Les seules femmes membres du clergé sont les moniales et appartiennent au clergé régulier.

Les femmes moniales doivent respecter une règle qui dicte leur quotidien ; à Fontevraud, par exemple, il s’agit de la règle de Saint-Benoît adaptée par Robert d’Abrissel. Il y est écrit qu’elles doivent renoncer à la richesse, au mariage, à la coquetterie et ne doivent sortir de l’abbaye : toutes restent à l’écart des fidèles. Les moniales doivent obéir à l’abbesse, parce qu’elle est leur supérieure et qu’elle dirige le monastère.

La vie des moniales est très organisée, elles n’ont pas beaucoup d’heures de repos (7 heures de repos sur 24) et sont très occupées par les offices. Elles lisent des psaumes de la Bible. Lors des messes, elles chantent et prient. De plus, elles soignent et aident les pauvres et les malades et prient lors des des cérémonies des extrêmes onctions. Elles jouent donc un rôle important pour la population chrétienne du Moyen- Age : elles sont toujours présentes pour prier pour les hommes et s’assurer qu’ils vont au Paradis et viennent en aide au plus démunis.

Les prophétesse visionnaires : un nouveau rôle pour les femmes à la fin du Moyen Age

Les prophétesses visionnaires sont des femmes prédicatrices qui voient des images religieuses et dont la parole est écoutée.

A partir de la moitié du XIVe siècle se multiplient la présence des prophétesses visionnaires. Parmi elles, Catherine de Sienne était une visionnaire prédicatrice, elle a vécu au XIVe siècle. Dès son plus jeune âge, elle reçoit une vision de Dieu et agit en bonne chrétienne en s’engageant à consacrer sa vie à Jésus-Christ : elle fait vœu de virginité. Elle se donne deux missions : la croisade pour reconquérir Jérusalem et la réforme de l’Église. Jeanne d’Arc et Hildegarde de Bingen sont aussi des prophétesses visionnaires.

C’est très rare que les femmes soient écoutées, mais elles sont plus entendues et leur parole est recherchée : ce sont les membres du clergé, surtout régulier, les papes et les rois qui écoutent les paroles des prophétesses visionnaires car leurs prédictions sont supposées être inspirées par Dieu et donc retransmettre la volonté divine. Elles ont donc un rôle politique.

Certaines femmes occupent donc une place importante dans l’Église à la fin XIVe s. : elles ont gagné le droit de l’écoute et de la parole par le biais de leurs visions, mais elles restent très minoritaires et inférieures aux hommes dans l’esprit de tous.

Guenièvre, bonne ou mauvaise épouse ?

Cet article a été écrit conjointement par des élèves de 5eA du collège Pierre Vernotte et de 5eI du collège Paul Vaillant-Couturier.

Une princesse celte

Guenièvre est la fille du roi Léodagan de Carmélide. Dans la tradition celte, c’est une magicienne qui a le pouvoir de changer d’âge quand elle embrasse n’importe quel homme.
Ici, c’est le cas avec le roi de Bretagne : Arthur. Elle va par la suite se marier avec lui et devenir la reine de son royaume.

Une reine

Guenièvre est la fille du roi Léodagan de Carmélide et est donc, dès sa naissance, déjà princesse. Plus tard, elle rencontre son futur époux, Arthur, en lui rendant visite dans son royaume. Le soir même, elle reste avec Arthur devant un feu de camps, elle lui tend sa main :
Et lui dit : « je désire être votre femme, Arthur » et elle l’embrasse il fait de même.
Guenièvre épouse donc Arthur et devient reine de Bretagne au côté de son mari. Elle permet à Arthur d’avoir un plus grand territoire car elle lui apporte le duché de Carmélide.

Une femme sacrifiée ?

Guenièvre n’a pas décidé de son mariage, c’est son père, Léodagan qui a choisi son époux pour elle afin de s’allier à Arthur. Arthur agrandit son royaume grâce à ce mariage. Une fois mariée, Guenièvre craint de perdre sa véritable personnalité en jouant son rôle de reine, car comme toutes les femmes et les reines du Moyen Age, elle n’a pas le droit d’exprimer ce qu’elle ressent. Guenièvre se sacrifie donc pour son père puis pour son mari.

Une femme infidèle

Rapidement, Guenièvre n’aime plus vraiment Arthur. En plus de cela, Arthur l’a épousée seulement pour avoir un plus grand territoire. Dès qu’elle rencontre Lancelot, un simple chevalier, ami d’Arthur, elle tombe amoureuse de lui et lui d’elle. Lancelot montre son amour à Guenièvre en réalisant des exploits pour elle et en lui obéissant : c’est de l’amour courtois.

Une nuit, Guenièvre et Lancelot deviennent amants. Guenièvre trompe donc le roi Arthur. Cette situation est difficile pour Guenièvre : elle ne peut pas choisir entre une vie de reine avec Arthur, son mari et une vie de femme aimée avec Lancelot qu’elle aime.

Guillaume Le Maréchal, un chevalier réel

Cet article a été écrit conjointement par des élèves de 5eA du collège Pierre Vernotte et de 5eI du collège Paul Vaillant-Couturier.

Jeunesse et éducation de Guillaume

Guillaume le Maréchal est né aux alentours de 1145 dans une famille de la petite noblesse d’Angleterre. Dans sa famille c’est le cadet, donc il ne pourra pas hériter des terres de son père. Quand Guillaume était encore enfant, il est envoyé en Normandie pour son éducation, chez son cousin, Guillaume de Tancarville. Il se sépare donc de sa mère et de ses sœurs.

Guillaume de Tancarville possède un château fort et détient 94 chevaliers sous sa bannière. Au Moyen Age, les familles nobles envoyaient les jeunes garçons chez un oncle ou un cousin pour prendre conscience de leur place dans la société et devenir chevalier. Guillaume de Tancarville apprend à Guillaume le Maréchal à se battre et à devenir un jeune chevalier. Guillaume le Maréchal est très bon élève, il gagne très souvent et cela crée des jaloux.

Le jeune chevalier, Guillaume le Maréchal

Guillaume le Maréchal devient chevalier après la cérémonie de l’adoubement.
Suite à cette cérémonie, il peut pratiquer la quintaine : il s’agit d’un exercice où le chevalier doit frapper, avec la lance, un mannequin monté sur pivot, qui tourne et assène un coup sur le dos de celui qui l’a frappé. Ce jeu montre le talent et l’adresse des jeunes chevaliers. Guillaume est particulièrement doué pour cet exercice.

Guillaume le Maréchal pratique d’autres activités comme des tournois. Les tournois permettent aux chevaliers de s’entraîner à faire la guerre en s’affrontant en épique et sous différentes épreuves. Dès son premier tournoi, Guillaume le Maréchal fait preuve de courage : en risquant sa vie, en affrontant des combattants dangereux et en ne tombant pas de cheval alors qu’il est blessé. Il est, en effet, un grand tournoyeur et ce fait connaître pour cette qualité dans toute l’Europe.

Guillaume, un proche de la famille royale

Après avoir servi son oncle quelques années, Guillaume le Maréchal devient le vassal de Patrice de Salisbury car Guillaume souhaite servir une maison plus prestigieuse. Patrice de Salisbury, qui a toute la confiance du roi d’Angleterre, est chargé d’accompagner la reine Aliénor en France pour soumettre ses vassaux révoltés. Guillaume fait parti du voyage. Sur le chemin du Poitou, la troupe est attaquée par surprise et Patrice de Salisbury est poignardé dans le dos. Guillaume bondit alors pour le sauver et fait preuve de courage. Patrice meurt de ses blessures mais cet événement permet d’être reconnu par le roi et devient un de ses proches.

Lancelot, un chevalier idéal

Cet article a été écrit conjointement par des élèves de 5eA du collège Pierre Vernotte et de 5eI du collège Paul Vaillant-Couturier.

Un homme élevé par une femme

Lancelot est fils d’un roi mais il a été élevé par la Dame du lac. Ses vrais parents l’ont laissé auprès de la Dame du lac quelque temps, mais quand ils sont revenus une dame habillé tout en blanc avait emporté Lancelot. Il s’appelle Lancelot du lac car c’est la dame du lac qui la élevé.

Le rôle qu’elle peut avoir sur Lancelot c’est que si Lancelot est élevé seulement par une femme, il pourrait perdre sa force et sa puissance, n’être pas aussi guerrier que les autres chevaliers.

Un chevalier à la cour du roi Arthur

La dame de Lac présente Lancelot au roi Arthur, qui l’accepte parmi ses chevaliers. L’entrée à la cour se fait dans la plus grande église de la ville, il vient s’agenouiller près de l’autel, avec les autres chevaliers. A son arrivée à la cour, Lancelot est confié à Gauvain, le neveu du roi. Il est un bon chevalier car il est courageux, preux, courtois, généreux envers les nécessiteux, toujours prêt à tuer les voleurs et les meurtriers et à secourir les gens.

Un chevalier courtois

Lancelot est dévoué à la femme qu’il aime, Guenièvre, qui est la femme du roi Arthur, donc Lancelot trahit Arthur. On peut parler d’amour courtois car Lancelot a des sentiments pour Guenièvre, mais cette dernière est mariée avec le roi Arthur.

La prouesse qu’il accomplit pour sa Dame est de la servir à sa merci. Cet amour est une trahison pour Arthur car Lancelot embrasse Guenièvre, et il planifie un rendez-vous avec Guenièvre.

Un homme sensible

Les sentiments associés à Lancelot sont l’amour et la sensibilité car il est amoureux de la reine Guenièvre. Guenièvre est déjà mariée avec le roi Arthur, mais elle aime Lancelot. Lancelot est aussi amoureux de la reine mais il est aussi l’ami du roi Arthur. Leur amour est donc impossible. Devant les femmes, Lancelot effectuent de nombreuse épreuves en respectant les codes de l’amour courtois.

De la Révolution à l’Empire : quelle place pour les femmes sous le Consulat et l’Empire ?

Les rôles dévolus aux femmes et aux hommes dans la société issue de la Révolution

Les femmes et les hommes ont deux rôles bien définis dans cette société issue de la Révolution : les hommes sont destinés à commander la vie familiale lorsqu’ils sont mariés et le gouvernement du pays leur est dévolu. Les femmes sont destinées aux taches domestiques que les hommes ne font jamais, dont celle de diriger l’éducation des enfants vers le droit chemin : « préparer l’esprit et le cœur de l’enfant, le diriger de bonne heure vers le bien ». Les hommes pensent que les femmes ne sont destinées qu’à être dirigées par les hommes et qu’elles n’ont pas l’étoffe pour être au même niveau que ces derniers.

L’homme, selon les idées d’alors, est fort, robuste, a une grande énergie, il a de l’audace, courageux, il brave les périls les plus dangereux, résistant, propre aux arts/travaux pénibles, tout ce qui est propre à la force et l’intelligence : qualités, qui ne sont pas attribuées aux femmes ! Ces idées sont déjà partagées pas la grande majorité des députés sous la Révolution.

Les femmes sous le Consulat et l’Empire : un recul des droits

Même si les femmes n’ont pas eu de droits politiques « officiels » pendant la Révolution française, elles ont tout de même joué un rôle politique à travers les clubs et leur participation aux journées révolutionnaires. Le Consulat prive les femmes de toutes interventions en dehors de la maison et fait de l’espace publique un lieu uniquement masculin.

Dans le Code civil de 1804, différentes lois nous renseigne sur le statut des femmes et place la femme en position d’infériorité de celle de son époux : elle lui doit obéissance : l’homme est réellement le « chef de famille. Si mari et femme peuvent demander le divorce, les conditions sont plus souples pour qu’un homme l’obtienne qu’une femme. Ainsi, différentes lois « officialisent » la dépendance de la femme vis-à vis de l’homme. Toutes les femmes quelques soient leurs richesses sont toutes soumises à ce même statut.

Mme Roland, une héroïne girondine appréciée

Née en 1754 dans une famille de la bourgeoise parisienne, Marie Jeanne Philipon devient Manon Roland de la Platière après son mariage avec Jean-Marie Roland de la Platière en 1780. Après avoir voyagé en province, Manon et son époux s’installe à Paris pour prendre part aux événements révolutionnaires en 1791.

Mme Roland tient alors un salon, vite renommé où se rendent tous les hommes politiques influent de leur temps. Girondine, cette activité lui permet de nouer des amitiés et peut être de favoriser la nomination de son époux comme ministre de l’Intérieur en mars 1792. Elle conseille alors son mari, certains estiment qu’elle dirige indirectement le ministère. Cependant, plus tard, lorsqu’elle est en prison, elle écrit ses Memoires, où elle nie le rôle majeur qu’on a voulu lui donné après de son époux. Son ouvrage constitue un plaidoyer pour la réserve des épouses. Après septembre 1793, elle s’oppose violemment aux Montagnards et tout particulièrement à Danton. Cette position lui vaut d’être une des égérie des Girondins mais aussi d’être la cible des Montagnards, qui la surnomme alors « la reine Coco ».

Arrêtée le 1er juin 1793 alors qu’elle se rend volontairement à la Convention pour défendre les Girondins attaqués par les Montagnards, elle fait preuve de courage et d’héroïsme. Elle se défend elle-même devant le tribunal révolutionnaire cinq mois plus tard. Le jour même, le 8 novembre 1793, elle est guillotinée. Au sein de la population, Mme Rolland fait plutôt consensus  grâce à son image de « chrétienne », « d’épouse exemplaire » et « d’ardente républicaine ».

Charlotte Corday, une meurtrière contre la Terreur

Née en 1768 et issue d’une famille de petite noblesse normande, Charlotte Corday intervient dans la vie politique de la Révolution. Girondine, elle est plutôt modérée et et indignée par les idées de Marat, un député montagnard proche de Robespierre, directeur du journal l’Ami du peuple et très apprécié des Sans-culottes. Elle lui reproche de pousser à la guerre civile pour devenir dictateur. Ainsi, le 13 juillet 1793, Charlotte Corday tue Marat.

Lors de son procès, elle affirme que son acte qui était destiné a mettre fin à la guerre civile qui ravageait la France : « J’ai tué un homme pour sauver cent mille » déclare-t-elle.

Aux yeux du peuple, qui apprécie Marat, elle passe pour une horrible meurtrière. Les Montagnards, au pouvoir, la présente comme un monstre fanatique et font de Marat un héros, un martyr de la Révolution.

Son geste attise les tensions entre les Girondins et les Montagnards. Après celui-ci, la Convention pourchasse tous les Girondins considérés comme hors la loi. Charlotte Corday est guillotinée le 17 juillet 1793

Théroigne de Méricourt, « la belle Liégoise » ou la « femme-homme sanguinaire » ?

Anne-Josèphe Terwagne nait dans la principauté de Liège en 1762 dans une famille de laboureurs, de prospères paysans propriétaires. Elle décide ensuite de prendre le nom de Théroigne de Méricourt et ses origines lui valent le surnom de « La belle Liègoise » .

Théroigne de Méricourt est connue pour sa grande participation politique et un engagement de militante pendant la Révolution. Elle était la chef de file de certains clubs et assemblées qui réclamaient pour les femmes, des droits politiques dans la société.

Exaltée et portant une tenue d’amazone, elle agit de façon volontaire, harangue les foules et prend les armes, au même titre que les hommes lors de journées d’insurrection. Elle contribue, par exemple, à la marche des femmes sur Versailles (05-06 octobre 1789) et fervente républicaine, elle prend d’assaut le palais des Tuileries (10 août 1792)…

Cette participation violente à la Révolution lui est reprochée. Les royalistes la prennent pour cible et disent d’elles qu’elle est une « femme-homme sanguinaire », une « prostituée », une « furie ». Les « tricoteuses » s’en prennent physiquement à elle et la flagelle publiquement en 1793.

Cette humiliation fait tomber Théroigne dans la folie. Elle est faite internée par son propre frère en 1794 et reste pendant environ 23 ans à l’hôpital de la Salpetrière pour démence chronique où elle meurt.

Olympe de Gouges, une femme libre défendant les droits des femmes

Marie (plus tard Olympe de Gouges) est née à Montauban en 1748. Elle a eu une enfance facile grâce à son père, qui répondait à chacun de ses besoins, mais son père est l’amant de sa femme. Elle grandit à Montauban avec son frère Jean et sa mère, ne rendant visite à son père qu’une fois par semaine qui ne la reconnais pas comme ça fille. Mais sa mère rencontre un autre homme qu’elle épouse, ce dernier interdisant à Marie de rendre visite à son père.

Plus tard Marie se sensibilise aux idées des lumières en se rendant régulièrement au Théâtre,dont elle écrira plus tard des pièces , rencontre Valette, avec qui elle a des débats sur les Lumières, lit , lutte pour le droit de la femme , refuse de se remariée pour rester libre. Elle publie des affiches , où elle écrit des idées des Lumière , ce qui lui vos quelques ennuies et publie un roman épistolaire.

Olympe de Gouges , est une femme libre en amour car elle refuse de se remarier et est plutôt libertine : elle refuse « d’appartenir » à un homme.

Olympe est écrivaine : elle a écrit un roman épistolaire , un livre où elle résume ses pièces de théâtre, et publie plusieurs lettres qu’elle affiche dans Paris.

C’est une femme qui participe à la vie politique de la Révolution française, car elle assiste aux États Généraux , elle parle beaucoup avec les députés de l’Assemblée, elle écrit une pièce dénonçant le racisme envers les Noirs , lutte contre le régime mis en place pendant la Révolution, et ne décrochant pas de ses positions .

Elle défend les droits de la femme notamment en écrivant la Déclaration Des Droits De La Femme Et De La Citoyenne : « La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits » , « Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans les cas déterminés par la loi : les femmes obéissent comme les hommes à cette loi rigoureuse » écrit-elle par exemple.

S’opposant au régime de la Terreur, Olympe est dénoncée par son imprimeur et est condamnée pour la lettre qu’elle voulait publier pour condamner Robespierre. Malgré des aides extérieures, elle est guillotinée le 3 novembre 1793.