Les femmes et l’Eglise au Moyen Age

Cet article a été écrit conjointement par des élèves de 5eA du collège Pierre Vernotte et de 5eI du collège Paul Vaillant-Couturier.

Le regard de l’Eglise sur les femmes

Selon la Bible, Adam et Eve sont les premiers humains sur terre, ils ont été créés par Dieu. Eve, la femme a été créée après l’homme. Elle est considérée par l’Eglise comme une associée car elle serait issue de la côte d’Adam : elle n’a pas été faite à partir de ses pieds car sinon elle serait soumise à l’homme, ni à partir de son visage car sinon elle serait supérieure à l’homme.

Eve est considérée comme le personnage négatif de l’histoire religieuse car elle s’est laissée tenter par le serpent et a donné le fruit de la connaissance à Adam. C’est elle qui aurait commis le premier pêché des hommes. À l’inverse, Marie est la femme la plus importante de l’Eglise qui est la mère de Jésus et est considérée comme un personnage positif car elle a relevé toutes les femmes de cette honte.

Pour l’Eglise les femmes sont considérées comme des êtres doubles : elles font le bien comme elles peuvent faire le mal. Les femmes doivent pour cette raison être obéissantes aux hommes et les respecter.

Les moniales : des femmes membre du clergé

Le clergé est composé de plus d’hommes que de femmes. Les seules femmes membres du clergé sont les moniales et appartiennent au clergé régulier.

Les femmes moniales doivent respecter une règle qui dicte leur quotidien ; à Fontevraud, par exemple, il s’agit de la règle de Saint-Benoît adaptée par Robert d’Abrissel. Il y est écrit qu’elles doivent renoncer à la richesse, au mariage, à la coquetterie et ne doivent sortir de l’abbaye : toutes restent à l’écart des fidèles. Les moniales doivent obéir à l’abbesse, parce qu’elle est leur supérieure et qu’elle dirige le monastère.

La vie des moniales est très organisée, elles n’ont pas beaucoup d’heures de repos (7 heures de repos sur 24) et sont très occupées par les offices. Elles lisent des psaumes de la Bible. Lors des messes, elles chantent et prient. De plus, elles soignent et aident les pauvres et les malades et prient lors des des cérémonies des extrêmes onctions. Elles jouent donc un rôle important pour la population chrétienne du Moyen- Age : elles sont toujours présentes pour prier pour les hommes et s’assurer qu’ils vont au Paradis et viennent en aide au plus démunis.

Les prophétesse visionnaires : un nouveau rôle pour les femmes à la fin du Moyen Age

Les prophétesses visionnaires sont des femmes prédicatrices qui voient des images religieuses et dont la parole est écoutée.

A partir de la moitié du XIVe siècle se multiplient la présence des prophétesses visionnaires. Parmi elles, Catherine de Sienne était une visionnaire prédicatrice, elle a vécu au XIVe siècle. Dès son plus jeune âge, elle reçoit une vision de Dieu et agit en bonne chrétienne en s’engageant à consacrer sa vie à Jésus-Christ : elle fait vœu de virginité. Elle se donne deux missions : la croisade pour reconquérir Jérusalem et la réforme de l’Église. Jeanne d’Arc et Hildegarde de Bingen sont aussi des prophétesses visionnaires.

C’est très rare que les femmes soient écoutées, mais elles sont plus entendues et leur parole est recherchée : ce sont les membres du clergé, surtout régulier, les papes et les rois qui écoutent les paroles des prophétesses visionnaires car leurs prédictions sont supposées être inspirées par Dieu et donc retransmettre la volonté divine. Elles ont donc un rôle politique.

Certaines femmes occupent donc une place importante dans l’Église à la fin XIVe s. : elles ont gagné le droit de l’écoute et de la parole par le biais de leurs visions, mais elles restent très minoritaires et inférieures aux hommes dans l’esprit de tous.

Guenièvre, bonne ou mauvaise épouse ?

Cet article a été écrit conjointement par des élèves de 5eA du collège Pierre Vernotte et de 5eI du collège Paul Vaillant-Couturier.

Une princesse celte

Guenièvre est la fille du roi Léodagan de Carmélide. Dans la tradition celte, c’est une magicienne qui a le pouvoir de changer d’âge quand elle embrasse n’importe quel homme.
Ici, c’est le cas avec le roi de Bretagne : Arthur. Elle va par la suite se marier avec lui et devenir la reine de son royaume.

Une reine

Guenièvre est la fille du roi Léodagan de Carmélide et est donc, dès sa naissance, déjà princesse. Plus tard, elle rencontre son futur époux, Arthur, en lui rendant visite dans son royaume. Le soir même, elle reste avec Arthur devant un feu de camps, elle lui tend sa main :
Et lui dit : « je désire être votre femme, Arthur » et elle l’embrasse il fait de même.
Guenièvre épouse donc Arthur et devient reine de Bretagne au côté de son mari. Elle permet à Arthur d’avoir un plus grand territoire car elle lui apporte le duché de Carmélide.

Une femme sacrifiée ?

Guenièvre n’a pas décidé de son mariage, c’est son père, Léodagan qui a choisi son époux pour elle afin de s’allier à Arthur. Arthur agrandit son royaume grâce à ce mariage. Une fois mariée, Guenièvre craint de perdre sa véritable personnalité en jouant son rôle de reine, car comme toutes les femmes et les reines du Moyen Age, elle n’a pas le droit d’exprimer ce qu’elle ressent. Guenièvre se sacrifie donc pour son père puis pour son mari.

Une femme infidèle

Rapidement, Guenièvre n’aime plus vraiment Arthur. En plus de cela, Arthur l’a épousée seulement pour avoir un plus grand territoire. Dès qu’elle rencontre Lancelot, un simple chevalier, ami d’Arthur, elle tombe amoureuse de lui et lui d’elle. Lancelot montre son amour à Guenièvre en réalisant des exploits pour elle et en lui obéissant : c’est de l’amour courtois.

Une nuit, Guenièvre et Lancelot deviennent amants. Guenièvre trompe donc le roi Arthur. Cette situation est difficile pour Guenièvre : elle ne peut pas choisir entre une vie de reine avec Arthur, son mari et une vie de femme aimée avec Lancelot qu’elle aime.

Guillaume Le Maréchal, un chevalier réel

Cet article a été écrit conjointement par des élèves de 5eA du collège Pierre Vernotte et de 5eI du collège Paul Vaillant-Couturier.

Jeunesse et éducation de Guillaume

Guillaume le Maréchal est né aux alentours de 1145 dans une famille de la petite noblesse d’Angleterre. Dans sa famille c’est le cadet, donc il ne pourra pas hériter des terres de son père. Quand Guillaume était encore enfant, il est envoyé en Normandie pour son éducation, chez son cousin, Guillaume de Tancarville. Il se sépare donc de sa mère et de ses sœurs.

Guillaume de Tancarville possède un château fort et détient 94 chevaliers sous sa bannière. Au Moyen Age, les familles nobles envoyaient les jeunes garçons chez un oncle ou un cousin pour prendre conscience de leur place dans la société et devenir chevalier. Guillaume de Tancarville apprend à Guillaume le Maréchal à se battre et à devenir un jeune chevalier. Guillaume le Maréchal est très bon élève, il gagne très souvent et cela crée des jaloux.

Le jeune chevalier, Guillaume le Maréchal

Guillaume le Maréchal devient chevalier après la cérémonie de l’adoubement.
Suite à cette cérémonie, il peut pratiquer la quintaine : il s’agit d’un exercice où le chevalier doit frapper, avec la lance, un mannequin monté sur pivot, qui tourne et assène un coup sur le dos de celui qui l’a frappé. Ce jeu montre le talent et l’adresse des jeunes chevaliers. Guillaume est particulièrement doué pour cet exercice.

Guillaume le Maréchal pratique d’autres activités comme des tournois. Les tournois permettent aux chevaliers de s’entraîner à faire la guerre en s’affrontant en épique et sous différentes épreuves. Dès son premier tournoi, Guillaume le Maréchal fait preuve de courage : en risquant sa vie, en affrontant des combattants dangereux et en ne tombant pas de cheval alors qu’il est blessé. Il est, en effet, un grand tournoyeur et ce fait connaître pour cette qualité dans toute l’Europe.

Guillaume, un proche de la famille royale

Après avoir servi son oncle quelques années, Guillaume le Maréchal devient le vassal de Patrice de Salisbury car Guillaume souhaite servir une maison plus prestigieuse. Patrice de Salisbury, qui a toute la confiance du roi d’Angleterre, est chargé d’accompagner la reine Aliénor en France pour soumettre ses vassaux révoltés. Guillaume fait parti du voyage. Sur le chemin du Poitou, la troupe est attaquée par surprise et Patrice de Salisbury est poignardé dans le dos. Guillaume bondit alors pour le sauver et fait preuve de courage. Patrice meurt de ses blessures mais cet événement permet d’être reconnu par le roi et devient un de ses proches.

Lancelot, un chevalier idéal

Cet article a été écrit conjointement par des élèves de 5eA du collège Pierre Vernotte et de 5eI du collège Paul Vaillant-Couturier.

Un homme élevé par une femme

Lancelot est fils d’un roi mais il a été élevé par la Dame du lac. Ses vrais parents l’ont laissé auprès de la Dame du lac quelque temps, mais quand ils sont revenus une dame habillé tout en blanc avait emporté Lancelot. Il s’appelle Lancelot du lac car c’est la dame du lac qui la élevé.

Le rôle qu’elle peut avoir sur Lancelot c’est que si Lancelot est élevé seulement par une femme, il pourrait perdre sa force et sa puissance, n’être pas aussi guerrier que les autres chevaliers.

Un chevalier à la cour du roi Arthur

La dame de Lac présente Lancelot au roi Arthur, qui l’accepte parmi ses chevaliers. L’entrée à la cour se fait dans la plus grande église de la ville, il vient s’agenouiller près de l’autel, avec les autres chevaliers. A son arrivée à la cour, Lancelot est confié à Gauvain, le neveu du roi. Il est un bon chevalier car il est courageux, preux, courtois, généreux envers les nécessiteux, toujours prêt à tuer les voleurs et les meurtriers et à secourir les gens.

Un chevalier courtois

Lancelot est dévoué à la femme qu’il aime, Guenièvre, qui est la femme du roi Arthur, donc Lancelot trahit Arthur. On peut parler d’amour courtois car Lancelot a des sentiments pour Guenièvre, mais cette dernière est mariée avec le roi Arthur.

La prouesse qu’il accomplit pour sa Dame est de la servir à sa merci. Cet amour est une trahison pour Arthur car Lancelot embrasse Guenièvre, et il planifie un rendez-vous avec Guenièvre.

Un homme sensible

Les sentiments associés à Lancelot sont l’amour et la sensibilité car il est amoureux de la reine Guenièvre. Guenièvre est déjà mariée avec le roi Arthur, mais elle aime Lancelot. Lancelot est aussi amoureux de la reine mais il est aussi l’ami du roi Arthur. Leur amour est donc impossible. Devant les femmes, Lancelot effectuent de nombreuse épreuves en respectant les codes de l’amour courtois.

Aliénor d’Aquitaine, une duchesse deux fois reine

Cet article a été écrit conjointement par des élèves de 5eA du collège Pierre Vernotte et de 5eI du collège Paul Vaillant-Couturier.

La fille d’un duc

Aliénor est la fille de Guillaume X d’Aquitaine et de Aénor de Châtellerault. Aliénor est née en 1126. Le pouvoir de son père s’étend sur les terres du duché d’Aquitaine mais aussi sur les comtés du Poitou, de la Marche, d’Auvergne, du Périgord, le duché de Gascogne et le vicomté de Limoge. N’ayant pas de frère vivant à la mort de son père, Aliénor hérite des terres immenses de Guillaume.

Deux fois reine

En 1137 Aliénor épouse le prince Louis de France sur désir de son père et à celle du roi de France. Grâce à ce mariage, elle devient reine de France et apporte son duché au domaine royal. Cette union dure jusqu’en 1151. Les époux mettent fin à leur mariage car ils ne s’entendent pas très bien et Aliénor est soupçonnée d’adultère… Malgré ce divorce Aliénor repart comme même avec la dot -ses terres- qu’elle avait apportée au roi de France.

Aliénor épouse ensuite Henry Plantagenêt, duc de Normandie et comte d’Anjou, en mai 1152. Ils deviennent roi et reine d’Angleterre en novembre 1154. Le couple est couronné à Westminster le 19 décembre suivant. Grâce à cette union, Henry II obtient une supériorité sur son ennemi le roi de France. En effet, désormais une majorité des terres à l’ouest du royaume de France sont entre les mains du roi d’Angleterre.

Aliénor et Henry ont de nombreux enfants, deux de leurs fils règnent après eux sur le royaume d’Angleterre : Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre. Aliénor a rempli donc son devoir de reine : elle a donné à son époux des héritiers mâles. De plus, elle est la mère de Blanche de Castille, future mère du roi de France, Louis IX.

Une femme de pouvoir ?

Avant la naissance de ses fils, Aliénor a un véritable pouvoir sur son duché d’Aquitaine et les autres terres, que possédaient son père avant elle : elle a le pouvoir d’un seigneur (le droit de ban) et est la suzeraine de nombreux chevaliers et seigneurs. Les terres sont encore à elle, même si elle mariée. Lorsque Richard naît, c’est lui qui devient duc d’Aquitaine mais c’est Aliénor qui gouverne encore réellement le duché. Aliénor chevauchent continuellement ses immenses possessions

Même mariée, Aliénor a toujours voulu gouverné elle-même son duché sans l’intervention de ses époux. Louis VII, son premier mari, a essayé de contrôler directement les terres de sa femme mais cela a entraîné des disputes entre eux et est une des causes de leur divorce. Henry ll, son second mari, lui laisse plus de libertés et lui confie l’administration du Poitou en 1168. Cependant, lorsque Aliénor est impliquée dans la révolte de ses fils contre Henry II, Aliénor est arrêtée et son époux lui confisque toutes possibilités de gouverner ses terres.

Une fois son second époux mort, son fils Richard devient roi. Reine-mère, Aliénor gouverne officiellement le royaume pendant la croisade de Richard. Elle est régente du royaume d’Angleterre : son pouvoir est très important. Lorsque Richard Cœur de Lion meurt pendant la croisade, c’est elle qui choisit le successeur de son fils : elle choisit son fils cadet, Jean alors que c’est son petits-fils qui aurait du hériter.

A sa cour, Aliénor est une mécène car elle est passionnée d’art et aime aider les artistes pour qu’il puissent faire fortune : elle exerce donc également un pouvoir sur les arts.

Hildegarde de Bingen, une religieuse exceptionnelle

Cet article a été conjointement élaboré par des élèves de 5eA du collège Pierre Vernotte et de 5eI du collège Paul Vaillant-Couturier.

La jeunesse et l’éducation d’une jeune noble, cadette de famille

Hildegarde est née en 1098 à Bermersheim (aujourd’hui en Allemagne), elle est issue d’une famille nombreuse qui fait partie de la haute noblesse. Son éducation est confiée à Jutta, fille du comte de Sponheim. Elle vit dans un couvent, elle apprend le chant, les psaumes en s’accompagnant du décacorde (un instrument de musique à 10 cordes). Comme beaucoup de cadettes, Hildegarde devient religieuse entre 15 et 18 ans. À 38 ans elle devient abbesse du couvent de Disbodenberg.

Hildegarde, une visionnaire

Lorsqu’elle a cinq ans, Hildegarde commence à avoir des visions. Elle les garde d’abord secrète et n’en parle qu’à quelques religieux assujettis aux mêmes règles qu’elle. Ces visions lui seraient inspirées d’une voix du ciel, c’est-à-dire de Dieu. A ses quarante-trois ans, cette voix du ciel qui lui aurait dit de les mettre par écrit. Hildegarde décide donc d’écrire un livre sur ces visons.

Certaines de ses visons parlent de Satan, qui se révolte contre Dieu, mais dont l’action est empêchée par les ange. Ces visions provoquent de la peur, mais aussi du soulagement pour les fidèles qui en ont connaissance : c’est pour cela que les visions d’Hildegarde ont intéressé beaucoup de personnes au Moyen Age.

En effet, grâce à ses visions, Hildegarde est devenue célèbre : plusieurs monarques la demandent auprès d’eux. Elle fait donc différents voyages et prêche (enseigne) également en public.

Une notoriété au service de ses idées et la Foi

Hildegarde est très écoutée, car elle est devenue abbesse et prophétesse mais aussi conseillère auprès de beaucoup de personnes. Elle entretient des correspondances avec les papes Eugène III, Anastase IV et Alexandre III ainsi qu’avec le grand religieux Bernard de Clairvaux. De même, entre 1152-1153, l’empereur Barberousse échange avec Hildegarde. Tous ont voulu la rencontrer afin qu’elle leur raconte ses visions et les conseils dans leurs décisions Ce rôle est exceptionnel pour une femme au XIIe siècle. En effet, à cette époque, les femmes n’étaient pas beaucoup écoutées ; elles étaient sous-estimées et considérées comme inférieures aux hommes.

Sa célébrité s’est répandue dans toute l’Europe et a attiré de nombreuses moniales dans son couvant. Comme celui-ci n’eut rapidement plus de place pour les filles qui voulurent s’inscrire, Hildegarde acquit, en 1165, un ancien double monastère augustin à Eibingen.

Hormis ces visions, la notoriété d’Hildegarde s’explique par les miracles qu’elle aurait accompli : on raconte qu’elle aurait rendu la vue à un jeune garçon aveugle en lui humectant les yeux avec l’eau du Rhin.

Tout au long de sa vie, Hildegarde a donc joué un rôle religieux et aussi politique : grâce à ses visions, elle aurait communiqué avec Dieu, a prêché pour transmettre ses connaissances et aurai accompli des miracles tout en se faisant entendre dans le domaine politique.

Une femme savante

Hildegarde a travaillé sur multiples aspects de la connaissance :
-> Elle a composé de la musique et sait jouer du décacorde.
-> Elle a étudié la médecine des plantes et a fait des livres pour aider les personnes par exemple Les causes et les remèdes, l’Art de guérir par l’alimentation.
-> Elle a voulu transmettre ses visions.
-> Elle a fait illustrer ses livres.

Hildegarde instruit les gens. Les savoirs d’Hildegarde ont encore aujourd’hui du succès car elle a écrit beaucoup de livres et figure sur des fresques. Hildegarde est une femme exceptionnelle car elle aurait le don d’avoir des visions divines, elle est également compositrice et est une guérisseuse efficace.