Les femmes pendant la Première Guerre Mondiale : aperçu général

NB : Article écrit par des élèves de 3e après l’intervention en classe d’élèves de 1ère L exposant les rôles des femmes pendant la Première guerre mondiale.

La Première guerre mondiale bouleverse le quotidien des femmes françaises.

Les femmes doivent tout d’abord de se procurer de la nourriture : en temps de guerre, les productions alimentaires se font plus rares. En effet, l’absence des hommes cause des problèmes de main-d’œuvre.

Ainsi, dès août 1914, les femmes assurent le travail des champs. Elles permettent d’assurer l’approvisionnement non seulement de l’arrière mais aussi du front et participent donc à l’effort de guerre. De plus, les femmes travaillent dans des usines notamment d’armement, ce sont les « munitionnettes ». Beaucoup de choses changent pour les femmes pendant cette guerre : dans les usines, les « munitionnettes » s’habillent comme des hommes dans les usines, elles font des gestes d’hommes, travaillent à des postes  des hommes…

N’oublions pas que des femmes s’impliquent plus directement dans un certain nombre d’emplois proche du front comme les infirmières. Les marraines de guerre ont aussi un rôle important qui est celui de soutenir les combattants qui n’ont pas de famille. Enfin, plusieurs femmes ont été employés dans les services publics.

La Première Guerre Mondiale affecte les femmes. Les corps féminins sont affaiblis car certains travaux sont extrêmement physiques et éprouvants. La vie des femmes est également difficile en l’absence des hommes qui sont des maris, des fils, des frères. Elles vivent dans l’attente des nouvelles du front et dans l’angoisse de perdre un être cher. Dans les départements occupés par l’ennemi, en plus d’être sans nouvelle des maris pendant toute la guerre, les femmes doivent subir une occupation très dure de la part des Allemands, des viols ont parfois été commis…

Malgré toutes ces conditions d’une dureté extrême, les femmes ont non seulement assuré leur rôle traditionnel mais, en l’absence des hommes, en ont assumé de nouveaux pendant ce conflit. Cette guerre a changé, ou on peut même dire modifié, le mode de vie et le rôle des femmes dans la société. Elle lui a donné une place plus importante dans le monde du travail. Ces modifications ne sont cependant que momentanées et ne durent que le temps de la guerre.

Résumé du roman « Des hommes passèrent… » de Marcelle Capy

Le roman débute à l’été 1914 lorsque les hommes d’un village du Lot partent au front et leurs femmes se retrouvent sans mari. L’histoire est centrée sur la famille de Madeline, qui est au début du roman fiancée avec Sébastien et vit avec son père.

Quand les hommes partent au front, les femmes doivent s’occuper des travaux plus pénibles et durs d’habitude réservés aux hommes (labour de la terre, vente du bétail). Plus tard, les femmes s’agacent de ces conditions et demandent de l’aide. Des prisonniers allemands sont alors envoyés pour les aider dans les taches difficiles. uvres est jugée moins productive que les Allemands par ase femmes du village.

Lors d’une permission Sébastien décide de rompre toutes ses relations avec Madeline : il lui dit qu’elle « ne ressemble plus à rien ». Madeline a souffert physiquement de la guerre. De plus, une fois la guerre achevée, Madeline doit faire face à la mort de son père, Gary. Elle est donc meurtrie par la guerre.

« Women of Britain say – Go ». Les femmes, un soutien moral aux combattants.

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Affiche émise par le gouvernement britannique en 1915. Conservée au Army National Museum à Londres.

Ce document est une affiche de propagande.

Elle s’adresse aux femmes britanniques qui sont restées en au Royaume-Uni. On voit une famille (une femme accompagnée par ses deux enfants) regardant le mari et père partir à la guerre avec l’armée anglaise.

Le slogan « Women of Britain say – Go ! » signifie « Femmes de Grande-Bretagne dites – Allez-y ! ». L’affiche demande donc aux femmes britanniques d’encourager les hommes à s’engager et de les soutenir une fois qu’ils sont partis au combat. Malgré la douleur et l’inquiétude de l’absence, c’est ce que font les femmes en leur envoyant des lettres : elles les soutiennent moralement.

 

« Souscrivez à l’emprunt national » : un appel au soutien financier des mères

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Affiche émise par la Société générale et réalisée par Georges Redon en 1917. Conservée à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, à Nanterre

CaptureC’est une affiche de propagande émise par une banque nommée « Société Générale ».

La banque demande de l’argent aux mères pour que la banque puisse acheter des armes, des munitions… pour la guerre et aider l’Etat.

L’affiche s’adresse, en effet, aux mères (c’est le personnage central). Elle leur donne une place importante. Son message est que si les mères contribuent à la souscription, la banque aidera à la fin de la guerre et au retour des soldats dans leur foyer. Il n’y aurait donc plus d’enfants terrorisés par la guerre comme on le voit sur l’affiche.

 

« Souscrire à l’emprunt de la victoire, c’est mettre fin à la piraterie  » : aider les femmes infirmières.

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Affiche de propagande émise par l’Etat canadien au Québec pendant la première guerre mondiale . Conservée aux Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Ce document est une affiche de propagande qui s’adresse aux citoyens canadiens du Québec ; elle leurs demande de donner de l’argent à l’Etat.

Dans l’affiche, on peut observer que plusieurs infirmières et soldats périssent dans le naufrage de ce bateau. Comme les hommes sont partis à la guerre, les femmes doivent travailler comme infirmière pour soigner des soldats. Elles participent donc à la guerre et sont proches des combats.
Sur l’affiche on peut lire « Souscrire à l’emprunt de la victoire, c’est mettre fin à la piraterie » ; ce qui veut dire que si plusieurs personnes participent pour donner de l’argent à l’état, la piraterie (les nombreuses morts au front) cessera et que donc le Canada obtiendra la victoire. La souscription apparaît  donc la bouée de sauvetage des hommes et des femmes participant au combat.

« The frenchwoman in War-Time » : les femmes participent à la victoire.

Affiche annonçant un documentaire de propagande (dans sa version anglaise). Réalisée par Georges Emile CAPON, en 1918. Commandée par la section cinématographique de l’Armée française. Dimensions : 120 x 80,5 cm. Conservée à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine à Paris.

Cette oeuvre fut créée pendant la 1ère Guerre Mondiale, période où les hommes sont au front et les femmes participent à l’effort de guerre. Le rôle des femmes est alors déterminant et, elles accèdent à des activités professionnelles jusqu’alors principalement masculines.

Dans cette affiche, nous voyons trois femmes dans différentes activités : à gauche, une « munitionnette », au centre, une mère qui allaite son enfant avec sa petite fille et à droite une femme qui bêche son champ.

La « munitionnette » est en bleu de travail et actionne une machine à fabriquer des munitions (obus…). Cette activité associe la femme au travail à l’usine ce qui était rare avant la guerre. Cependant, lors de la première guerre mondiale, les femmes remplacent les hommes partis au front.

La mère est au centre car elle symbolise le rôle « naturel » des femmes avant la guerre. En effet, elle représente le milieu familial avec les enfants et les taches ménagères. De plus, le panier de légumes à ses pieds montre qu’elle nourrit ses enfants, sa famille. Sa fille lui montre une lettre, probablement écrite par son mari qui est au front.

L’agricultrice est en rouge et fait le travail aux champs qu’elle partageait avant la guerre avec les hommes. Son labeur permet nourrir les civils mais aussi et surtout les soldats combattants.

Au second plan de l’affiche en filigrane figure la Marianne. Elle est casquée et porte une cuirasse. Elle est dans une position qui inspire la puissance et la force. Elle symbolise la République victorieuse. Elle représente le but de toutes les activités des trois femmes : contribuer à l’effort de guerre, pour la France et la victoire. Cette affiche montre donc que les activités des femmes pendant la première guerre mondiale se sont développées et que les femmes ont joué un rôle important dans la guerre.

« Are you in this? ». Les femmes : une participation à l’effort de guerre jugée comme secondaire.

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Affiche émise pour le gouvernement britannique en 1915, conservée à l’Imperial War Museum à Londres.

L’affiche s’intitulant « Are you in this? » est une affiche de propagande émise par les autorités anglaises probablement faite après la mise en place de la conscription par le premier ministre Lloyd George en 1916.

Le but de cette affiche est d’embrigader les cerveaux et les esprits de ceux restés sur place, les civils tels que les enfants les hommes blessés au combat ou trop âgés pour faire la guerre et les femmes.

L’affiche cherche, notamment, à pousser les femmes à s’investir au service de l’effort de la guerre. Dans cette affiche, on voit bien que les femmes sont investies dans l’effort de guerre de part leur présence en tant qu’infirmières et qu’ouvrières. On voit bien leur engagement dans les usines d’armement.

Cependant, l’affiche ne leur donne qu’un rôle secondaire par rapport aux hommes : elles sont au moyen-plan, représentées en plus petit et entourées par des hommes. Leur engagement semble n’être rien par rapport au travail et à ce qu’endurent les soldats au quotidien (valorisés sur l’affiche) selon l’Etat. L’affiche montre tout de même que les hommes dominent les femmes.

« Will you help the Women of France ? Save wheat » : aider les femmes françaises seules pour les travaux agricoles

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Affiche commandée par le gouvernement américain en 1917. Conservée aux Archives nationales américaines à Maryland.

 

Cette affiche de propagande a été réalisée par Edward Penfield pendant la première Guerre Mondiale. Elle s’adresse aux habitants des USA : elle a pour but de demander de l’aide pour sauver les femmes de France, débordées de travail à cause de la guerre.

On voit trois femmes françaises, des paysannes, en train de travailler dans un champ. Elles ont des outils de travail lourds et encombrants, difficiles à utiliser, elles ont alors besoin d’aide. De plus, la terre semble dure à travailler : il y a beaucoup de pierres. On voit également qu’elles sont fatiguées de travailler.

Les femmes luttent contre la disette, elles doivent travailler dur afin de parvenir à vivre correctement et à se nourrir elles-mêmes et leurs enfants mais également leurs maris, pères et fils partis combattre dans les tranchées.

Cette affiche cherche à émouvoir les Américains, voire même à créer un sentiment de pitié envers les femmes de France car elles vivent une période difficile et ont besoin d’eux pour pouvoir vivre et se nourrir, pour « sauver le blé » comme c’est écrit sur l’affiche.

« Ma Maman » : les femmes victimes de la guerre

"Ma Maman" lithographie d'Abel Faivre, 1916. Conservée à l'Historial de la Grande Guerre de Péronne.

« Ma Maman » lithographie d’Abel Faivre, 1916. Conservée à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne.

L’affiche d’Abel Faivre de 1916 laisse supposer qu’un soldat allemand est entré pour violer la mère de  l’enfant présente sur l’affiche  ; la petite fille pleurant devant la porte, le désordre apparent ainsi que le casque et le manteau d’un soldat allemand le montrent. En effet, beaucoup de femmes en zone occupée à cette époque se font violer, donnant naissance à des enfants dits « enfants ennemis ».

Cette affiche de propagande est créée dans le but de mobiliser les femmes et de provoquer un sentiment de haine envers l’ennemi allemand.