Présentation des actions organisées autour du 8 mars 2015 dans l’académie de Besançon

La classe de 1ère ES 4 du lycée Jean Michel de 1ère ES 4 du lycée Jean Michel (Lons-le-Saunier, Jura) a partagé avec la classe de 5e A du collège Pierre Vernotte (Moirans-en-Montagne, Jura) deux jours consacrés à la question de l’égalité entre Homme et Femme.

Lundi 9 mars : les ateliers à l’Université de Franche-Comté

Les élèves ont été accueillis à l’Université de Franche-Comté par des enseignants-chercheurs de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité, laboratoire de recherche en histoire et langues anciennes.

Les élèves de 5e A ont été divisés en petits groupes et ont assisté à différents ateliers menés en Latin par M. Jean-Yves Guillaumin, en Histoire ancienne par M. Antonio Gonzales, en Grec ancien par Mme Marie-Rose Guelfucci, et en Histoire de l’art par Mme Sophie Montel.

Lors de ces ateliers, les élèves ont été confrontés à des textes ou à des œuvres d’art antiques mettant en question le rôle des hommes et des femmes dans l’Antiquité, et ont été familiarisés avec des éléments de civilisation montrant quel rôle était dévolu à chacun des deux sexes dans l’Antiquité.

Accueillis par des doctorants, les élèves ont également pu visiter le laboratoire de recherche de l’I.S.T.A. et se rendre compte de son fonctionnement.

L’ensemble de cette rencontre a été possible grâce au partenariat « une classe, un chercheur » qui fait de Mme Marie-Rose Guelfucci et de M. Jean-Yves Guillaumin des chercheurs associés à la classe de 5e A.

Durant cette matinée, la classe de 1ère ES4 a, quant à elle, pu assister à des mini conférences organisées par M. Rudy Chaulet sur les femmes et la criminalité dans le monde hispanique.

La journée de l’égalité : mardi 10 mars au collège Pierre Vernotte, Moirans-en-Montagne

Pour compléter leur travail de la veille et amorcer la coopération des deux classes engagées dans le projet, les élèves de 1ère ES4 ont été accueillis à Moirans-en-Montagne la journée du mardi 10 mars. Ils ont ainsi assisté avec les 5e A du collège Pierre Vernotte à différentes conférences lors de la matinée.

La première partie de la matinée était consacrée aux inégalités Homme-Femme dans les choix de métiers. Les élèves ont pu écouter les interventions de Mmes Patricia Erlacher et Aurore Geley, respectivement peintre en bâtiment et sergent-chef sapeur-pompier professionnel. Ces interventions ont permis de mettre en évidence la difficulté qu’il peut y avoir à s’engager dans un métier d’homme, mais également de montrer quelle satisfaction cela pouvait apporter. L’ensemble a bien démontré que l’essentiel est d’avoir le courage de ses ambitions sans se préoccuper des stéréotypes liés au sexe.

La deuxième partie de la matinée était destinée à traiter de la question des inégalités Homme-Femme dans le monde. Cette partie était menée grâce à Mme Marie-Odile Gross, ethnothérapeute à la retraite, et à deux représentantes d’Amnesty International, dont Mme Jocelyne Contet, professeur de SVT au lycée Jean Michel. Ces deux interventions ont réussi à mettre en perspective la question des inégalités Homme-Femme et ont permis aux élèves une forme de prise de conscience.

Lors de l’après-midi, les élèves de 5eA ont pu naviguer entre différents ateliers animés pour eux par les élèves de 1ère ES4 de Mme Pépin, grâce à un travail de longue haleine mené au lycée dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, et par Mme Marie-Rose Guelfucci et M. Jean-Yves Guillaumin qui sont revenus avec les élèves sur le travail commencé la veille. L’ensemble s’est conclu autour d’un verre de l’amitié partagé par tous.

Voir aussi l’article du rectorat de Besançon

Droit et responsabilité politiques des femmes en France et dans le Monde

Partout dans le Monde, les hommes ont eu le droit de vote avant les femmes. Le droit de vote a été donné aux femmes le plus tôt en Nouvelle-Zélande. En France, les femmes ont eu le droit de vote en 1944, près de 100 ans après les hommes ! C’est plutôt tard pour un pays d’Europe occidentale.

De façon générale, il y a plus d’hommes que de femmes élus dans le Monde et en France. En France, les femmes sont relativement nombreuses dans les conseils régionaux et les conseils municipaux. Les femmes représentent 48% des élus des conseils régionaux mais que 16% des maires. Plus on s’élève dans la hiérarchie du pouvoir, moins les femmes sont présentes. Les femmes ont donc moins accès aux responsabilités.

La parité est le fait d’être, qu’il y ai donc autant d’hommes que de femmes. En ce moment, en France nombre d’hommes et de femmes ministres est identiques, la parité est donc respectée. Les partis politiques lorsqu’ils présentent des candidats aux élections doivent alterner les hommes et les femmes sur leurs listes pour assurer la parité.

Le travail des femmes en France

Dans le Monde, les filles n’ont pas autant accès à l’enseignement secondaire que les garçons. Mais, en France les filles ont autant accès à l’enseignement secondaire que les garçons, elles ont donc, a priori, autant de chance que les garçon d’avoir un emploi.

En France, les femmes sont beaucoup plus au chômage que les hommes car elles sont beaucoup moins convoquées à un entretien d’embauche. Elles gagnent moins d’argent que les hommes notamment car occupent plus des emplois à temps partiel.

Les filles réussissent plus à l’école que les garçons : elles sont plus nombreuses à avoir le baccalauréat et à poursuivre des études. Mais elles accèdent moins à des postes de cadre, à responsabilité. Les femmes sont donc discriminées au travail notamment car les employeurs savent qu’elles prendront probablement un ou des congés de maternité dans leur vie.

Vie familiale et stéréotypes en France

Les femmes effectuent plus de tâches domestiques que les hommes. On constate que les mères de famille s’occupent davantage de leurs enfants et de la maison que les hommes et ont moins de temps pour leurs loisirs et travaillent plus à temps partiel que les hommes. En effet, certaines personnes pensent que les femmes doivent rester à la maison pour faire le ménage et que les hommes doivent travailler et aiment le football, mais ce sont des préjugés et des stéréotypes.

Ces préjugés et stéréotypes sont diffusés dans certaines publicités. En effet, plusieurs affiches publicitaires montrent que les femmes s’occupent de tout à la maison. Dans la plupart des magazines de jouets, par exemple, on vit des petites filles jouant avec des bébés et à la cuisine sur un fond très rose. Mais, certains catalogues luttent contre ces stéréotypes et représentent des filles et des garçons qui jouent ensembles à la dînette, aux poupettes et au bricolage !

Deux témoignages

Nous nous sommes rendus à Moirans-en-Montagne le 10 mars 2015 avec notre classe de 1°ES4 et notre professeur d’espagnol, Mme. Pépin. Dans le cadre de notre projet sur les inégalités hommes-femmes, nous avons rencontré la classe de 5ème de Mme Patin et  avons assisté à trois récits différents de femmes qui ont toutes dû faire face à des difficultés pour pouvoir exercer le métier de leur choix.

Mme Patricia Erlacher a longtemps cherché sa voie et à essayer plusieurs métiers avant de trouver celui dans lequel elle se sentait vraiment épanouie : le métier de peintre en bâtiment . Elle a dû s’imposer dans un métier principalement exercé par des hommes et a subi de multiples jugements et stéréotypes qui n’ont fait que la rendre plus forte, déterminée et appliquée dans son travail.

Le fait d’être une femme ne la prédestinait pas à exercer ce métier manuel, mais sa précision, ses idées neuves, son savoir-faire et son côté artistique indispensables qui lui ont permis de percé dans ce métier et être reconnue. Néanmoins ses débuts n’ont pas toujours été simples… En effet, elle a été embauchée par une entreprise exclusivement d’hommes et fut l’objet de discriminations sexuées. C’était à elle que l’on s’adressait à la fin du chantier pour faire le ménage …

Elle a ensuite eu le courage et la bravoure de quitter cette entreprise  pour réaliser son rêve et créé sa propre entreprise. L’intervention de cette jeune femme nous a donc montré qu’il est important, et même primordiale de trouver sa voie et de suivre ses ambitions que l’on soit un homme, ou une femme…

Mme Patricia Erlacher

Mme Patricia Erlacher

Mme Aurore Geley quant à elle a trouvé sa vocation en exerçant le métier de sergent-chef sapeur-pompier professionnel . Un emploi qui nécessite de la force physique mais aussi mentale et beaucoup sang-froid. Elle a, avec brio et succès gravit les échelons et les grades de ce métier pour atteindre le poste de sergent. Malgré tout, elle a constaté quelques inégalités dans l’évolution de sa carrière. En effet, son mari pompier également  avait accédé au grade de sergent un an avant elle alors qu’il était entré plus tard dans le métier.

Mais cette différence n’est pas la seule qu’elle rencontra dans sa carrière ! Effectivement, lors de ses missions, ses supérieurs avaient quelques réticences à la laisser partir accompagnée exclusivement d’autres femmes. Malgré ces stéréotypes qui affirmaient que les femmes avaient besoin d’hommes dans ce genre de pratique à haut risque, ces courageuses femmes du feu ont démontré à leurs supérieurs et leurs collègues masculins qu’elles savaient manier la lance comme un homme et qu’elles savaient dompter les flammes les plus dangereuses !

Ateliers du 8 mars 2015

Voici les ateliers qui ont été proposés par les élèves de 1ES4 du lycée Jean Michel au élèves du collège Pierre Vernotte lors de notre journée du 8 mars. Ils ont été élaborés pendant nos séances d’Accompagnement Personnalisé.

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exemples d’ateliers proposés (format pdf)

babette ou comment jouer sur les mots

campagne recrutement éducation nationale

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quizz différence homme femme vidéovêtements

Sport à l’école : les filles sur la touche

Au collège, nous avons remarqué des inégalités dans le traitement des filles et des garçons, particulièrement en cours d’Education Physique et Sportive. Pourquoi ces différences entre nous ? D’où viennent-elles ? N’y-a-t-il pas des filles qui surpassent les garçons en sport ? Nous avons mené l’enquête…

Défaite contre une fille: tu assumes ou pas ?

Il arrive parfois qu’au collège, les professeurs d’EPS privilégient les garçons pour montrer l’exemple. « Dans mon cours, ce sont toujours les garçons qui sont choisis pour montrer l’exemple » témoigne une élève de cinquième qui ajoute « je ne trouve pas cela normal : une fille peut aussi être très forte en football ! » Pendant le cours d’EPS, on remarque aussi que beaucoup de garçons n’assument pas de perdre contre une fille. Cela est probablement lié au fait qu’étant montrés en exemple, s’ils ne se montrent pas à la hauteur par la suite, ils se sentent gênés. Alors pour se donner une contenance, ils se moquent des filles : «  C’est sur qu’on va vous battre, vous êtes des filles ! » entend-on régulièrement dans nos cours d’EPS. Cette attitude ne rend pas les filles confiantes en leurs capacités et cela se ressent dans les sports qu’elles pratiquent sur leur temps libre.

Des inégalités constatées

En effet, les femmes sont mises de côté dans certains sports. Selon une idée reçue, les femmes seraient faibles tandis que les hommes seraient forts physiquement. « L’an dernier, je faisais du foot en club » témoigne une élève du collège, « nous étions deux filles et notre entraîneur nous mettait constamment sur le banc de touche ! Un jour, l’entraîneur m’a quand même appelée pour jouer le match : il manquait un joueur. J’ai trouvé ce comportement sexiste: pourquoi les filles ne pourraient-elles pas jouer au foot avec des garçons ? Et pourquoi les garçons seraient-ils privilégiés sur le terrain? ».

De plus, certaines filles n’osent pas pratiquer des sports qui seraient réservés aux garçons. « Mon petit frère fait du judo. Lorsque je vais le chercher, je remarque qu’il y a très peu de filles dans son cours » nous a déclaré une élève de cinquième. « Les cours sont mixtes, donc les enfants des deux sexes pourraient pourtant y participer ! ». Après de telles révélations, nous avons décidé de poursuivre notre enquête en nous demandant quelles pouvaient être les raisons à ces inégalités constatées.

Le sport, le genre, les médias

Lors d’une séance au centre de documentation et d’information du collège, nous avons étudié l’impact des médias sur la représentation que l’on se fait d’un sport. Nous avons commencé par parler de nous: qui regarde quoi ? Y’a-t-il des différences entre ce que regardent les garçons et les filles ? Et entre les sports pratiqués ? Vous l’avez deviné, la réponse est : évidemment !

Sur les sports pratiqués, nous avons remarqué que les garçons avaient honte de dire qu’ils avaient déjà fait de la danse: « c’est un sport de filles !! » se sont-ils écriés lorsque la professeur documentaliste leur a demandé pourquoi ils riaient. Ce à quoi nous avons répondu que même si la danse classique les gênait, il existait également la danse modern-jazz ou le hip hop, qui étaient pratiquées par des hommes. Mais cela ne leur semblait pas naturel. Au contraire, les filles n’avaient pas honte de dire qu’elles avaient fait du foot mais elles étaient peu nombreuses. Serait-ce dû au fait que le football masculin est le sport le plus diffusé à la télévision ? En effet, la télévision nous influence énormément. Voyez plutôt…

Notre classe est composée de vingt et un élèves : quatorze filles et sept garçons. Treize filles regardent le football à la télé, mais seulement quatre regardent le football féminin. Et c’est encore pire chez les garçons: un seul nous a déclaré regarder le football féminin à la télévision! Et cela s’applique aux autres sports : le basket ou la boxe. Aucun élève (filles comprises, on l’avoue…) ne pouvait citer de noms de sportives féminines. Et pourtant, les basketteuses françaises furent médaillées d’argent au championnat d’Europe en 2013 !!

Lors de ce cours, notre professeur a voulu faire un test. La veille du cours, elle nous a demandé de rapporter une photo de sportif ou de sportive de notre choix, toutes disciplines confondues. Une seule élève avait rapporté une photo de sportive: une gymnaste, sport soi-disant réservé aux filles. Tous les autres élèves avaient apporté des photos de sportifs masculins, le plus souvent des footballeurs. Cela s’explique facilement: le football masculin est le sport le plus diffusé à la télévision. C’est bien la preuve de l’influence des médias sur nos comportements !! Après les photos de footballeurs, plusieurs élèves avaient apporté une photo du basketteur Tony Parker, qui fait de nombreuses publicités et que l’on voit beaucoup à la télévision … Coïncidence ? Certainement pas !

Article écrit dans le cadre de la semaine de la presse

Droits et libertés privés des femmes dans le monde

Dans le Monde, les droits des femmes au sein du mariage ne sont pas toujours les mêmes. Par exemple, à Madagascar les femmes sont considérées comme inférieures à leur mari. Mais ce n’est pas le cas partout ; en France, la femme et le maris sont égaux en droit.

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Carte issue de Attané I., Brugeilles C., Rault W., Atlas des femmes, Paris, ed. Autrement, 2015.

L’avortement et la contraception sont des moyens pour avoir des rapports sexuels sans avoir d’enfant. En Afrique subsaharienne , les moyens de contraception sont peu utilisés et l’avortement est souvent interdit. Mais en France et en Amérique c’est autorisé et plus utilisé. Cela donne de la liberté aux femmes car elles peuvent décider si elles veulent des enfants ou pas.

 

Nous (Fatoumata, Khaled et Manon) trouvons que c’est dans nos droits à tous de vouloir avorter ou prendre des moyens de contraception. Nous pensons que cela ne doit pas être interdit.

08.03.2015 : organisation des journées de travail au collège Paul Vaillant-Couturier

L’objectif de ces deux journées est double pour les élèves :

  • Sensibilisation aux inégalités entre les hommes et les femmes en France et dans le Monde
  • Réalisation de spots radiophoniques de prévention contre les discriminations faites aux femmes

La classe est divisée en six groupes mixtes de 3-4 élèves.

Lundi 16 mars

8h55-12h00 Roulement sur les six ateliers proposés (30 min par atelier)

  • 5 ateliers sur les inégalités homme-femme en France et dans le Monde : « Droit et responsabilité politiques des femmes en France et dans le Monde », « Le travail des femmes en France », « Vie familiale et stéréotypes en France », « Droits et libertés privés des femmes dans le Monde » et « Images sexistes et dévalorisantes de la femme ».
  • 1 atelier sur la composition d’un spot de prévention
13h30-14h25 Brainstorming afin de trouver un slogan commun pour les spots de prévention.
14h25-16h35 Ecriture d’un scénario par groupe sur une « histoire » dénonçant une inégalité homme-femme.

Mardi 17 mars

8h55-9h50 Ecriture par groupe d’un article pour le blog sur un des ateliers de la veille.
13h30-14h30 Mise en musique du slogan commun.
14h30-16h30 Enregistrements de chaque groupe + montage + ajout bruitages par groupe.

 Voir aussi l’article du rectorat de Créteil.