Droit et responsabilité politiques des femmes en France et dans le Monde

Partout dans le Monde, les hommes ont eu le droit de vote avant les femmes. Le droit de vote a été donné aux femmes le plus tôt en Nouvelle-Zélande. En France, les femmes ont eu le droit de vote en 1944, près de 100 ans après les hommes ! C’est plutôt tard pour un pays d’Europe occidentale.

De façon générale, il y a plus d’hommes que de femmes élus dans le Monde et en France. En France, les femmes sont relativement nombreuses dans les conseils régionaux et les conseils municipaux. Les femmes représentent 48% des élus des conseils régionaux mais que 16% des maires. Plus on s’élève dans la hiérarchie du pouvoir, moins les femmes sont présentes. Les femmes ont donc moins accès aux responsabilités.

La parité est le fait d’être, qu’il y ai donc autant d’hommes que de femmes. En ce moment, en France nombre d’hommes et de femmes ministres est identiques, la parité est donc respectée. Les partis politiques lorsqu’ils présentent des candidats aux élections doivent alterner les hommes et les femmes sur leurs listes pour assurer la parité.

Le travail des femmes en France

Dans le Monde, les filles n’ont pas autant accès à l’enseignement secondaire que les garçons. Mais, en France les filles ont autant accès à l’enseignement secondaire que les garçons, elles ont donc, a priori, autant de chance que les garçon d’avoir un emploi.

En France, les femmes sont beaucoup plus au chômage que les hommes car elles sont beaucoup moins convoquées à un entretien d’embauche. Elles gagnent moins d’argent que les hommes notamment car occupent plus des emplois à temps partiel.

Les filles réussissent plus à l’école que les garçons : elles sont plus nombreuses à avoir le baccalauréat et à poursuivre des études. Mais elles accèdent moins à des postes de cadre, à responsabilité. Les femmes sont donc discriminées au travail notamment car les employeurs savent qu’elles prendront probablement un ou des congés de maternité dans leur vie.

Vie familiale et stéréotypes en France

Les femmes effectuent plus de tâches domestiques que les hommes. On constate que les mères de famille s’occupent davantage de leurs enfants et de la maison que les hommes et ont moins de temps pour leurs loisirs et travaillent plus à temps partiel que les hommes. En effet, certaines personnes pensent que les femmes doivent rester à la maison pour faire le ménage et que les hommes doivent travailler et aiment le football, mais ce sont des préjugés et des stéréotypes.

Ces préjugés et stéréotypes sont diffusés dans certaines publicités. En effet, plusieurs affiches publicitaires montrent que les femmes s’occupent de tout à la maison. Dans la plupart des magazines de jouets, par exemple, on vit des petites filles jouant avec des bébés et à la cuisine sur un fond très rose. Mais, certains catalogues luttent contre ces stéréotypes et représentent des filles et des garçons qui jouent ensembles à la dînette, aux poupettes et au bricolage !

Sport à l’école : les filles sur la touche

Au collège, nous avons remarqué des inégalités dans le traitement des filles et des garçons, particulièrement en cours d’Education Physique et Sportive. Pourquoi ces différences entre nous ? D’où viennent-elles ? N’y-a-t-il pas des filles qui surpassent les garçons en sport ? Nous avons mené l’enquête…

Défaite contre une fille: tu assumes ou pas ?

Il arrive parfois qu’au collège, les professeurs d’EPS privilégient les garçons pour montrer l’exemple. « Dans mon cours, ce sont toujours les garçons qui sont choisis pour montrer l’exemple » témoigne une élève de cinquième qui ajoute « je ne trouve pas cela normal : une fille peut aussi être très forte en football ! » Pendant le cours d’EPS, on remarque aussi que beaucoup de garçons n’assument pas de perdre contre une fille. Cela est probablement lié au fait qu’étant montrés en exemple, s’ils ne se montrent pas à la hauteur par la suite, ils se sentent gênés. Alors pour se donner une contenance, ils se moquent des filles : «  C’est sur qu’on va vous battre, vous êtes des filles ! » entend-on régulièrement dans nos cours d’EPS. Cette attitude ne rend pas les filles confiantes en leurs capacités et cela se ressent dans les sports qu’elles pratiquent sur leur temps libre.

Des inégalités constatées

En effet, les femmes sont mises de côté dans certains sports. Selon une idée reçue, les femmes seraient faibles tandis que les hommes seraient forts physiquement. « L’an dernier, je faisais du foot en club » témoigne une élève du collège, « nous étions deux filles et notre entraîneur nous mettait constamment sur le banc de touche ! Un jour, l’entraîneur m’a quand même appelée pour jouer le match : il manquait un joueur. J’ai trouvé ce comportement sexiste: pourquoi les filles ne pourraient-elles pas jouer au foot avec des garçons ? Et pourquoi les garçons seraient-ils privilégiés sur le terrain? ».

De plus, certaines filles n’osent pas pratiquer des sports qui seraient réservés aux garçons. « Mon petit frère fait du judo. Lorsque je vais le chercher, je remarque qu’il y a très peu de filles dans son cours » nous a déclaré une élève de cinquième. « Les cours sont mixtes, donc les enfants des deux sexes pourraient pourtant y participer ! ». Après de telles révélations, nous avons décidé de poursuivre notre enquête en nous demandant quelles pouvaient être les raisons à ces inégalités constatées.

Le sport, le genre, les médias

Lors d’une séance au centre de documentation et d’information du collège, nous avons étudié l’impact des médias sur la représentation que l’on se fait d’un sport. Nous avons commencé par parler de nous: qui regarde quoi ? Y’a-t-il des différences entre ce que regardent les garçons et les filles ? Et entre les sports pratiqués ? Vous l’avez deviné, la réponse est : évidemment !

Sur les sports pratiqués, nous avons remarqué que les garçons avaient honte de dire qu’ils avaient déjà fait de la danse: « c’est un sport de filles !! » se sont-ils écriés lorsque la professeur documentaliste leur a demandé pourquoi ils riaient. Ce à quoi nous avons répondu que même si la danse classique les gênait, il existait également la danse modern-jazz ou le hip hop, qui étaient pratiquées par des hommes. Mais cela ne leur semblait pas naturel. Au contraire, les filles n’avaient pas honte de dire qu’elles avaient fait du foot mais elles étaient peu nombreuses. Serait-ce dû au fait que le football masculin est le sport le plus diffusé à la télévision ? En effet, la télévision nous influence énormément. Voyez plutôt…

Notre classe est composée de vingt et un élèves : quatorze filles et sept garçons. Treize filles regardent le football à la télé, mais seulement quatre regardent le football féminin. Et c’est encore pire chez les garçons: un seul nous a déclaré regarder le football féminin à la télévision! Et cela s’applique aux autres sports : le basket ou la boxe. Aucun élève (filles comprises, on l’avoue…) ne pouvait citer de noms de sportives féminines. Et pourtant, les basketteuses françaises furent médaillées d’argent au championnat d’Europe en 2013 !!

Lors de ce cours, notre professeur a voulu faire un test. La veille du cours, elle nous a demandé de rapporter une photo de sportif ou de sportive de notre choix, toutes disciplines confondues. Une seule élève avait rapporté une photo de sportive: une gymnaste, sport soi-disant réservé aux filles. Tous les autres élèves avaient apporté des photos de sportifs masculins, le plus souvent des footballeurs. Cela s’explique facilement: le football masculin est le sport le plus diffusé à la télévision. C’est bien la preuve de l’influence des médias sur nos comportements !! Après les photos de footballeurs, plusieurs élèves avaient apporté une photo du basketteur Tony Parker, qui fait de nombreuses publicités et que l’on voit beaucoup à la télévision … Coïncidence ? Certainement pas !

Article écrit dans le cadre de la semaine de la presse

Droits et libertés privés des femmes dans le monde

Dans le Monde, les droits des femmes au sein du mariage ne sont pas toujours les mêmes. Par exemple, à Madagascar les femmes sont considérées comme inférieures à leur mari. Mais ce n’est pas le cas partout ; en France, la femme et le maris sont égaux en droit.

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Carte issue de Attané I., Brugeilles C., Rault W., Atlas des femmes, Paris, ed. Autrement, 2015.

L’avortement et la contraception sont des moyens pour avoir des rapports sexuels sans avoir d’enfant. En Afrique subsaharienne , les moyens de contraception sont peu utilisés et l’avortement est souvent interdit. Mais en France et en Amérique c’est autorisé et plus utilisé. Cela donne de la liberté aux femmes car elles peuvent décider si elles veulent des enfants ou pas.

 

Nous (Fatoumata, Khaled et Manon) trouvons que c’est dans nos droits à tous de vouloir avorter ou prendre des moyens de contraception. Nous pensons que cela ne doit pas être interdit.

08.03.2015 : organisation des journées de travail au collège Paul Vaillant-Couturier

L’objectif de ces deux journées est double pour les élèves :

  • Sensibilisation aux inégalités entre les hommes et les femmes en France et dans le Monde
  • Réalisation de spots radiophoniques de prévention contre les discriminations faites aux femmes

La classe est divisée en six groupes mixtes de 3-4 élèves.

Lundi 16 mars

8h55-12h00 Roulement sur les six ateliers proposés (30 min par atelier)

  • 5 ateliers sur les inégalités homme-femme en France et dans le Monde : « Droit et responsabilité politiques des femmes en France et dans le Monde », « Le travail des femmes en France », « Vie familiale et stéréotypes en France », « Droits et libertés privés des femmes dans le Monde » et « Images sexistes et dévalorisantes de la femme ».
  • 1 atelier sur la composition d’un spot de prévention
13h30-14h25 Brainstorming afin de trouver un slogan commun pour les spots de prévention.
14h25-16h35 Ecriture d’un scénario par groupe sur une « histoire » dénonçant une inégalité homme-femme.

Mardi 17 mars

8h55-9h50 Ecriture par groupe d’un article pour le blog sur un des ateliers de la veille.
13h30-14h30 Mise en musique du slogan commun.
14h30-16h30 Enregistrements de chaque groupe + montage + ajout bruitages par groupe.

 Voir aussi l’article du rectorat de Créteil.