Feb 28 2011

Présentation d’une métaphore

Publié par Elsa dans Image, Sélectionner      

La figure de style concernant le collier de perles vertes me semble être une métaphore très intéressante car elle me parait subtile et recherchée. En effet, on ne la remarque pas à la première lecture, c’est en y réfléchissant que cette dernière prend tout son sens. Le collier de perles symbolise la joie et la vie pour Soleiman. De plus sa couleur verte connote l’espérance et on remarque que tout au long de son voyage il porte ce bijou qui lui est très cher car il lui vient de son frère malade qui n’a pu faire le trajet avec lui. Soleiman va tout de même le donner à un homme qu’il croit être l’ombre de Massambalo, le dieu des émigrés. La légende raconte que pour toute offrande faite à une ombre de ce dieu, le voyage de l’émigré se passera bien. Mais cette ‘’ombre’’ est en fait le capitaine Piracci. Celui ci portera le collier jusqu’à sa mort, produite par une voiture. En  lisant que le collier explose et que les perles vertes se répandent sur la route lors de la fin de sa vie, on peut comparer cela à la fin de son espérance, à son désespoir. Finalement, on peut penser que le collier symbolise tout simplement la vie, et qu’il se casse à la mort de son propriétaire.


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Feb 28 2011

Journal intime de Soleiman

Publié par laura dans Créer, Journal intime      

Lundi 12 mai 2006

C’est bon ! J’y suis! Enfin! Cela fait huit mois que j’attendais de voir ces terres, huit mois que j’avance avec rage dans la peur et la souffrance. La motivation a enfin payé. J’ai envie de crier au monde ma joie, d’embrasser les gens qui passent sur mon chemin. J’ai envie de pleurer de bonheur. Voilà, je pleure. Je sais que le pire est passé de toute façon. C’est extraordinaire, nous sommes passés. Je pense à mon frère, et dire qu’il devait venir avec moi. Je me demande ce qu’il fait. Je me demande s’il est toujours en vie, ou s’il agonise, là-bas. J’ai peur pour lui. Il me manque. J’aurais aimé qu’il sache que j’ai réussi. D’ailleurs, c’est un peu grâce à lui. C’est lui qui m’a emmener jusqu’à la frontière libyenne et qui m’a donné la force d’avancer. A chaque fois que je me sentais mal ou que je commençais à désespérer, je regardais son collier de perles vertes et je repartais du bon pied, près à tout. Boubakar y est pour quelque chose lui aussi, c’est vrai. Il m’a soutenu tout du long depuis notre rencontre. Sans lui, je ne serai jamais ici, bientôt en Europe, à vivre mon rêve, notre rêve. C’est lui qui m’a proposé de le suivre, sans que je n’ai rien demandé. Je l’admire. Je ne sais pas comment il a pu vivre sept ans dans ces conditions. Tout à l’heure, je l’ai aidé. Je pense que je l’ai aidé pour me retrouver. Je n’aurais pas voulu avoir sa mort sur la conscience,  seulement parce que je ne lui ai pas tendu la main. Cela m’aurait rendu fou. J’ai peur de voir ce que je suis devenu! Depuis que je suis parti, j’ai beaucoup changé, il a fallu vivre comme nous pouvions, quitte à voler. C’est dur de devoir ce battre pour chaque petit bout de pain, chaque gorgée d’eau… Mais c’est fini, je ne reviendrai plus en arrière. Je ne regarde plus les terres que nous venons de franchir, je ne repense plus au passé, maintenant, on oublie et on commence une nouvelle vie en Europe. Tout commence maintenant. Si seulement nous avions pu naître en Europe, cela aurait été tellement plus simple! Mais ce n’est pas le cas. Alors on oublie tout, on oublie la peur que nous ressentions, la nuit, ne sachant pas si la police allait surgir cette nuit ou celle d’après pour brûler nos affaires. On oublie la vie que nous avions là-bas dans les forêts, à cinq cents fugitifs. On oublie la peur dans les yeux de nos voisins. On oublie les centaines de personnes que nous laissons derrière nous, qui vont vivre un enfer et devoir essayer encore et encore pour réussir, mais grâce à qui nous avons pu passer. On oublie la raideur des fils barbelés griffant notre dos en passant sous les grilles. On efface tout, et on recommence. Je sens que la vie sera plus simple et plus agréable à présent. En plus, je suis avec Boubakar. Je l’aime bien. Ma jambe me fait atrocement souffrir. Mais c’est pas grave, c’est fini. Je vous laisse, je dois monter dans la camionnette, pour aller au centre de détention provisoire. Au revoir, au revoir Afrique. A nous l’ Europe! Mon dieu, j’ai hâte.

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Feb 28 2011

Abécédaire

Publié par Manon L-F dans Abécédaire, Relier      

A comme : Angelo

B comme : Boubakar

C comme : Catane

D comme : Dramaturge

E comme : Eldorado

F comme : Fayçal

G comme : Gianni

H comme : Hommes

I comme : Italie

J comme : Jamal

L comme : Libye

M comme : Massambalo

N comme : Nous

O comme : Original

P comme : Piracci

Q comme: Quai

R comme : Roman

S comme : Salvatore

T comme : Tripoli

U comme : Utopie

V comme : Vittoria

Z comme : Zelfana

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Feb 28 2011

Analyse – Titre 13

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      

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XIII – L’ombre

de Massambalo

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FONCTION RÉFÉRENTIELLE

Salvatore est arrivé  à Ghardaïa : il répond à Soleiman qu’il est bien l’ombre de Massambalo et accepte son collier. Il décide de continuer son voyage, de disparaître complètement pour devenir l’ombre de Massambalo en allant de ville en ville de pays en pays : « il ne serait plus que l’ombre qui donne courage aux autres » p.216

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FONCTION SYMBOLIQUE

Fin du parcours de Salvatore qui meurt, dissous dans sa quête mais qui a donné un sens à sa vie puisqu’il a permis la réussite de Soleiman en lui transmettant l’espoir « la fièvre de l’eldorado » p.210.

Il va vers l’ombre, vers l’obscurité de la mort.

Mais en même temps il est devenu comme l’envoyé d’une divinité = il a pleinement accompli son destin.

Lui qui combattait l’immigration s’est mis au service des immigrés.

Il est devenu un passeur, dans le sens noble du terme, et il peut désormais mourir.

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Giacometti – L’homme qui marche (1961)

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(Analyses collectées sur TBI Février 2011)


Feb 28 2011

Article de presse

Publié par Adèle dans Articles de presse, Créer      

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Agression à Ouargla


Mercredi dernier, aux environs de 14h, un homme s’est fait subitement agresser à Ouargla, près d’un bâtiment résidentiel de la rue Mohamed Khemisti. La victime, un marchand de Zelfana, faisait une halte dans la ville avant de repartir chez lui. L’offenseur a profité d’un moment d’inattention pour le prendre par surprise et le frapper au visage. Il s’est écroulé sur le coup, et a repris connaissance 10 minutes environ après l’incident.  Voici les propos de la victime :  » Je ne comprends pas ce qu’il s’est passé, je n’ai rien vu venir. Mon agresseur ne devait pas être dangereux, car à priori sa motivation était de s’enfuir avec mon argent. » Cette dernière n’ayant pas identifié le voleur, l’affaire est considérée comme « close », aucun témoin ne pouvant apporter de précisions.

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Feb 28 2011

Lecture cursive

Publié par Axelle Ber. dans Lecture cursive - Gaudé, Relier      

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Le soleil des Scorta le soleil des scorta


Genre : Roman

Auteur : Laurent Gaudé

Date de parution : 1er aout 2004

Résumé :

Les Scorta vivent pauvrement à Montepuccio, un petit village d’Italie du sud . Leur lignée est fondée sur un viol, donc née dans l’opprobre, mais ils ont fait vœu de se transmettre de génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. En dehors du modeste bureau tabac familial, ils n’ont rien de matériel mais seulement un souvenir, une expérience, une étincelle de joie ou encore un secret. Un secret comme celui que la vieille Carmela confie à l’ancien curé de Montepuccio.

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Feb 28 2011

Questions

Publié par Nicolas.G dans Questions à Laurent Gaudé      

1) Selon vous, quel est l’intérêt d’écrire ce roman des points de vue interne et externe ?

2) Pourquoi ne pas avoir continué l’histoire de la jeune femme immigrée et de sa vengeance ?

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Feb 27 2011

Association musicale

Publié par swannceldorado dans Association musicale, Relier      


-Schubert « Serenade » :   Image de prévisualisation YouTube

Pour le début du roman quand le roman parle de Salvatore qui vit une vie morose et assez triste comme cette sérénade. La sérénade donne aussi une impression de luxe comme l’est la vie du commandent en comparaison au gens du pays où il vit.

Die Moldau (Smetana) : Image de prévisualisation YouTube

Les moments forts de la musique (quand le ton monte) correspondent aux moments forts de la traversée quand la femme rentre sur le bateau jusqu’à ce que Salvatore vienne la sauver .

Début de la musique méditation de la femme.

1.00 min. montée sur le bateau => la musique commence à devenir plus intense (le début réel de la musique après l’introduction ) donc le début de la musique quand l’action commence vraiment (montée sur le bateau ) .

1.44 min. l’équipage quitte le navire et abandonne les clandestins en pleine mer .

2.28 min. le bébé est jeté a l’eau.

2.36 min. la musique est coupée et remplacée par un bruit strident qui traduirait en partie la douleur de la femme .

Romeo & Juliet – Prokofiev : Image de prévisualisation YouTube

le moment où Salvatore est sur sa frégate et reste sur le pont face à la mer déchaînée à la recherche de barques à la dérive et y trouve un sens pour sa vie. Une musique  dramatique qui enfonce le point sur le fait que que Salvatore et sa frégate sont tout petits face à la fureur des océans .


Feb 27 2011

Lettre de Soleiman à Jamal

Publié par Florence dans Créer, Lettre      

Février 2007

Soleiman

Malaga, Andalousie

Espagne

A Jamal,

Mon cher frère,

Espoir J’espère de tout cœur qu’il n’est pas trop tard et que tu pourras lire ma lettre, car je t’apporte de bonnes nouvelles ainsi que de l’argent. Après un long et difficile voyage, j’ai réussi : je suis en Europe, Jamal ! J’ai trouvé un travail et me suis installé en Espagne depuis peu.

Espoir Mon parcours a été bien plus compliqué que prévu : en effet après être arrivé en Libye, j’étais dans un camion à destination d’Al-Zuwarah mais les hommes du camion se sont arrêtés au milieu de nulle part, ont fait descendre les voyageurs et les ont frappés. Ils ont aussi pris notre argent, puis nous ont abandonnés. J’ai cru que c’était fini et que je devrais retourner chez moi plus pauvre encore qu’auparavant.

Espoir A ce moment, j’ai rencontré Boubakar : un ami boiteux généreux, honnête et sincère. Il a payé ma place pour Ghardaïa : là-bas, il m’est arrivé quelque chose d’ extraordinaire ! Je marchais quand j’ai vu un homme qui attendait. Et alors j’ai su. Je ne saurais l’expliquer mais j’ai deviné que c’était une ombre de Massambalo, le dieu des immigrés. Alors, je lui ai offert ton collier de perles vertes, il m’a porté chance. C’est en pensant à cela, à mon ami Boubakar et à toi que j’ai continué ma route et gardé espoir d’atteindre enfin un jour l’Europe.

Espoir Boubakar et moi nous sommes donc rendus à Oujda, au Maroc, et nous avons rejoint un groupe de clandestins qui, comme nous, voulaient rejoindre l’Europe. Mais des policiers sont arrivés en ville, et nous avons décidé de passer la frontière entre le Maroc et Ceuta le plus vite possible pour enfin être libres, et ne plus craindre les matraques des policiers. Une nuit, nous sommes passés à l’acte : nous avons d’abord attendu des heures sans bouger, puis dès que nous avons entendu le signal, nous avons couru. Cinq cents hommes dévalaient la colline. En arrivant à la barrière, je mis mon échelle contre les barbelés. Je grimpai le plus vite possible, sans craindre les policiers qui tiraient. Mais Boubakar était coincé, alors je suis retourné l’aider.

Espoir Mais ce n’est pas tellement lui que j’ai sauvé : c’est moi. J’aurai été un misérable de passer et de l’abandonner. Je n’aurais pas mérité de passer la frontière. De plus, Boubakar m’a sauvé : après avoir franchi la première barrière je me croyais en enfer : les assaillants arriv aient toujours plus nombreux ; nous étions entassés entre les deux grilles, sans pouvoir aller nulle part. Les policiers espagnols frappaient tout le monde, on ne pouvait plus s’échapper. La foule se piétinait. J’ai cru q ue j’allais mourir. Mais j’ai vu un trou où l’on pouvait passer. Très difficilement, mais on pouvait. Boubakar est passé, mais quand ce fut mon tour, des policiers voulurent se poster devant le trou. Ils me frappèrent ; mais furent bousculés par la foule. Alors Boubakar me prit les poignets et me tira de toutes ses forces. Grâce à lui, je suis passé.

Espoir Tu pourras conter ce récit chez nous, et j’espère que tu seras fier de pouvoir dire: « Voilà l’histoire de mon frère, il est passé de l’autre côté des frontières. »

Espoir Je pense à toi, mon frère.


Soleiman

Source images : 1 & 2


Feb 27 2011

Analyse – Titre 12

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      


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XII – Frères d’enfer

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FONCTION RÉFÉRENTIELLE

Soleiman et Boubakar sont coincés entre les deux grilles : c‘est au tour de Boubakar de sauver Soleiman en le tirant sous la brèche. Évanouissement. « Nous avons traversé l’enfer » p.204

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FONCTION SYMBOLIQUE

Soleiman avait annoncé qu’il ne pourrait vivre sans son frère ch.2 p.51 : il faut être deux pour donner du sens à une vie.

Unis par leurs aventures douloureuses, Boubakar et Soleiman ont créé un lien fraternel qui va leur permettre de sortir de l’enfer. Tous les émigrants se sont jetés devant la grille pour sauver la fuite de Soleiman : leçon de solidarité p.203. Une renaissance va suivre cette chute.

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Barrière de Ceuta

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(Analyses collectées sur TBI Février 2011)


Feb 27 2011

Question sur le livre

Publié par pierre dans Questions à Laurent Gaudé      

Pourquoi avez-vous choisi de construire le premier et le dernier chapitre selon le même schéma y a t-il une signification particulière ?


Feb 27 2011

Géographie – Catane

Publié par Thibault dans Géographie, Informer      


Catane

Catane est une ville de la province du même nom en Sicile en Italie (environ 300 000 habitants).

Catane est située sur la côte orientale de la Sicile, sur la, Mer Ionienne au pied du volcan Etna. Cette ville détient quelques ports commerciaux, même si son littoral est principalement constitué de sable et de roches noires escarpés.

Son climat méditerranéen est très chaud et très sec ( 40°c en été et 10°c en hiver ).

Son nom Catane signifie couteau à écorcher, écorcherie ; en relation avec son paysage volcanique.

Catane fut fondée au VII e siècle par des colons grecs, elle fut souvent détruite par le volcan Etna, mais à chaque fois reconstruite.


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