Feb 2 2011

Journal intime de la femme du Vittoria

Publié par Adèle dans Créer, Journal intime      

Vendredi 8 septembre 2006


« Je suis seule. Toujours seule depuis qu’on m’a enlevé mon enfant. Je suis seule avec ma tristesse, mon malheur, mon désespoir. Mais je n’ai plus de doutes, l’espoir brûle en moi et ne demande qu’à exploser. Je veux le retrouver.  Hussein Marouk. Rien que ce nom me donne la nausée. Aurais-je la force de le regarder dans les yeux ? De lui parler ? Non, de lui crier ma haine ? Aurais-je le courage de le tuer ? Voilà deux ans maintenant que je travaille dur pour venger mon fils. Deux ans. Et la rage est toujours là. Serais-je un jour apaisée ? Est-ce que je pleurerais encore la mort de mon enfant quand je l’aurais tué ? Toutes ces questions et pas de réponses…

Mon fils s’appelait Amal… un prénom symbolique car il signifie «espoir» en arabe. L’espoir de l’Europe. Mon Eldorado. Je voulais tant lui offrir une vie meilleure. Le souvenir de son corps froid et inerte m’arrache toujours quelques larmes. Mon corps en tremble de rage. C’est cela qui me donne la force. Ces tremblements, si familiers aujourd’hui. Est-ce que mon destin est déjà tout tracé ? Puis-je encore le changer? J’ai l’impression qu’il s’acharne sur moi. L’ironie du sort, c’est la perte d’Amal, mon Eldorado alors que je touchais presque au but. Alors qu’on allait être enfin heureux.

Son père est parti à sa naissance. Sans aucune explication. Cela n’a pas été facile de m’occuper d’Amal toute seule, sans soutien. Maintenant j’ai l’habitude. Les hommes sont perfides et cruels. Je l’ai appris à mes dépends. Je ne crois plus en l’amour. Plus après avoir découvert la vraie nature de l’homme.

J’espère que mon enfant est apaisé là où il se trouve. Quand je pense qu’ils l’ont jeté à la mer… comment ont-ils osé ?Un nourrisson de onze mois, au visage innocent et si pur ? Je me souviens encore du bruit qu’a fait son corps en tombant dans l’eau. Il me hante chaque nuit. Sans cesse. Je veux m’en délivrer. Mais pour cela il faut que je me procure une arme. »



Feb 2 2011

Lieu – Le marché de Ghardaïa

Publié par Ophélie dans Géographie, Informer, Lieu      

Ghardaïa

Pays : Algérie
Wilaya : Ghardaïa
Population : 180 000 habitants
Densité : 600 hab/km²
Superficie : 300 km²

Ghardaïa Le marché aux tapis

« La vie d’un marché est toujours une agréable attraction pour l’observateur étranger intéressé par l’économie locale et la psychologie des habitants.

La place du marché de Ghardaïa est entourée d’arcades et de boutiques, c’est un lieu de rencontre fort animé jusque tard dans la soirée.

Au marché, on y vend toutes sorte d’objets, en particulier de superbe tapis dont la réputation dépasse largement les frontières de la vallée du M’Zab.

En s’élevant vers la vieille ville, en direction du minaret, par des ruelles en escaliers, on croise à mi-hauteur une rue circulaire, qui marquait jadis la limite de la cité. »

Imaginez,  Soleiman, Salvatore, perdus dans la foule qui grouille autour d’eux. Il est tard, le marché est animé. Et Soleiman, intimidé, découvre Salvatore Piracci, le regard perdu.  Massambalo ?

sources : texte ,image


Feb 2 2011

Lettre de Soleiman à Jamal

Publié par Axelle Bel. dans Créer, Lettre      

vvv

Cher Jamal,


Cela fait 8 mois que je suis parti. Ça n’a pas a été simple mais peu importe. Me voilà enfin en Europe.

Je dois cela en grande partie à un homme, Boubakar et aussi aux ombres de Massambalo qui ont veillé sur moi durant tout le voyage.

Je vais maintenant trouver un travail, gagner de l’ argent. Tu vas bientôt pouvoir bénéficier d’ un bon traitement, tu vas guérir je te le promets. En attendant, je te demande juste de te battre, mon frère.

Je suis en Espagne depuis cinq jours. Après notre passage à la frontière espagnole par les barrières de Ceuta, des personnes se sont occupées de nous. Puis nous avons été transportés à Algeciras. Ici il faut être très prudent car nous sommes nombreux et la police est sans cesse à nos trousses. On m’a conseillé d’ aller à Madrid, la capitale du pays. Là-bas il sera plus facile de trouver du travail. J’attends donc l’ occasion de quitter la ville. Une fois là-bas j’essayerai de te joindre.

Je te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi, je me dois maintenant de te le rendre. C’est grâce à toi que je suis arrivé jusqu’ici. Tu vas t’en sortir, mon frère …

Soleiman.

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Feb 2 2011

Question sur l’écriture du roman

Publié par Marion I. dans Questions à Laurent Gaudé      

Monsieur Gaudé,

Lorsque vous avez commencé à écrire le roman,

aviez-vous déjà pensé à la fin de l’histoire ?

Ou est-ce que le « futur » des personnages

se décide au cours de l’écriture ?


Source


Feb 2 2011

Lettre de Salvatore à son ex-femme

Publié par maelleb dans Créer, Lettre      


Salvatore écrit cette lettre pendant la semaine où il prépare son départ pour l’Afrique. Il fait son adieu à sa vie d’homme reconnu. Il laisse derrière lui tout ce qu’il a connu pour aller vers l’inconnu, pour écrire un nouveau chapitre de sa vie. Isabelle,

Bonjour. Je ne sais pas si tu te souviens de moi, je ne sais pas si j’ai encore le droit de te parler, de t’écrire. Mais, je voulais t’envoyer un dernier message… Je voulais laisser ici, en Europe une petite trace de moi.

Aujourd’hui, je fais le deuil de ma vie. Dans quelques jours, je pars pour l’Afrique. Je pars sans rien, sans identité… Je pars pour toujours, je ne reviendrai sans doute jamais.

Alors voilà, adieu !

Salvatore

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Feb 2 2011

Lecture cursive – Ouragan

Publié par Solene dans Lecture cursive - Gaudé, Relier      

Ouragan parut le 10 août 2010

Le dernier livre de Laurent Gaudé se passe en Nouvelle-Orléans, en Louisiane, au cœur de l’ouragan Katrina, en pleine apocalypse. Un groupe de personne affronte la tempête, mais aussi leur passé. Le personnage principal est Joséphine Linc Steelson, presque centenaire,  qui sait et accepte la fin toute proche. Il y a aussi Keanu qui réalisera que le bonheur n’est pas dans le pétrole, mais auprès de Rose. Rose, et son petit garçon, dépassé par les évènements. Un révérend avec le cœur sur la main et enfin un groupe de prisonniers pris au piège dans leurs cellules inondées dont Buckeley, ils font réussir à s’échapper. Tous ces personnages vont se croiser. Certains vont se reconstruire, certains survivront, mais périront.

C’est un livre poignant et intense. Le sixième roman de L.Gaudé.

Ce thème a été beaucoup repris :  Zola Jackson de Gilles Leroy, le livre pointe du doigt les défaillances des missions de sauvetage et d’évacuation.